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2016

La Newsletter 16/54 de l'AALEME.

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A REDIFFUSER SANS MODÉRATION

Bonne Année 2017

Exister est une réalité, un fait, vivre est un art.


Pendant des millénaires, la religion a rempli le rôle de l’éducation de notre manière de vivre et s’est faite directrice de nos vies intérieurs. Aujourd’hui, elle est de moins en moins influente, peut-être est-elle trop rigide pour un monde en pleine transformation et ne correspond plus aux aspirations naturelles des individus-citoyens en quête de sens. Faite de règles qui ne parlent plus qu’à une minorité, elle devrait pouvoir renouveler son regard, son langage pour toucher les âmes.


Etouffés par une forme de déshumanisation idéologique et égoïste, nous nous tournons vers de faux prophètes, sans penser à nous inspirer des philosophes qui ont toujours légué les clés du “savoir vivre ensemble” pour nous aider à accepter la vie comme elle devrait être et nous imposer à vivre dans “l’ici et maintenant” et non “ailleurs et plus tard”…


Nous sommes tous confrontés à un certain nombre de faits que nous n’avons pas choisis, que nous n’avons pas voulus et qui nous sont imposés. Cela commence par notre lieu de naissance, notre famille, l’époque à laquelle nous vivons, c’est aussi notre corps, nos capacités physiques, nos qualités intellectuelles et aussi nos handicaps. Ensuite vient s’ajouter pour compléter le tableau, les évènements qui nous transforment et que nous ne contrôlons pas: les maladies, la vieillesse et… la mort. Ainsi va le “sort” de tout être humain.


Tout se bouscule entre “ce qui dépend de nous” ( opinion, désirs, aversion…) avec ce qui nous appartient de changer et “ce qui ne dépend pas de nous” (corps, conditions de naissance, etc…). Vouloir changer ce qui ne dépend pas de nous c’est mettre un masque et devenir une sorte d’acteur dans un rôle qui affiche son apparence aux yeux des autres.


Je souhaite que tout au long de 2017, vous laissez tomber vos masques réservés aux seuls temps des carnavals et que vous faites de cette année nouvelle un temps fort d’amitié, de solidarité et d’actions concrètes envers les plus démunis d’entre-nous et de tous ceux qui ont besoin des autres en ces temps difficiles et inhumains.

“Que m’importe ce qui n’importe qu’à moi. »

Christian Morisot

Vœuxde l'ASAF 34.

Tous les membres de l’ASAF 34 me chargent de vous souhaiter une

et vous invitent à les rejoindre, chaque fois que vous le pourrez, sur la plage de la Méditerranée où a été gravée cette formule magique.

Charles JANIER, délégué ASAF 34

Vœuxde l'AALE 11

Vœux

Très joyeux Noël

Mes meilleurs vœux pour 2017,

Santé en particulier. Et savourer les bons moments et les joies.

 

Jacky (AALE Isère)

Lettre de Noël de la FSALE

Ce qui est en ligne depuis la dernière Newsletter...

Noël et la Légion étrangère

23 décembre 2016

Le 25 décembre de 14h à 17h30 quartier général de Castelnau au camp militaire, la 13e DBLE convie les habitants à visiter les crèches de ses unités.

Noël est une fête importante à la Légion étrangère ! Tous les légionnaires, cadres et hommes de troupe, passent et fêtent Noël ensemble, en famille. Mais ce n’est pas tout, le concours des crèches de Noël fait partie de la tradition qui se perpétue année après année. Les légionnaires créent leurs crèches avec du matériel de récupération et font parfois preuve de beaucoup d’imagination pour arriver à de beaux résultats.

Chaque compagnie fait sa crèche et ce dans tous les régiments que ce soit au Fort de Nogent, Groupement de recrutement de la Légion étrangère, à Aubagne, le siège de la Légion, maintenant à La Cavalerie ou bien encore sur les théâtres d’opération.

Les crèches doivent représenter Noël et la Légion. Il n’y a aucun prix matériel à la clef mais le concours n’en reste pas moins important et renforce un peu plus la cohésion de ce corps. Le jury est composé de personnes issues de la société civile, religieuse et militaire.

Les thèmes des crèches sont donc variés et mêlent nativité et passé glorieux des unités. Parfois, les légionnaires font aussi des saynettes vivantes, telles les Pastorales Provençales. Par-là, les légionnaires rendent aussi hommage aux anciens et depuis quelques années, les crèches sont ouvertes au public qui peut venir les découvrir.

On remarque que ces soldats d’élite ont gardé leur cœur d’enfant et peuvent faire preuve d’imagination, de créativité et de sens artistique. Quelle que soit la nationalité d’origine ou la religion, aucun légionnaire ne déroge à la tradition !

C’est par de tels outils d’intégration que la Légion inculque à ses hommes au-delà de l’esprit de corps un véritable esprit de famille, tout en développant imagination, talent et débrouillardise. Joyeux Noël à tous !

Noël à la Légion, une fête de famille

Actualités

Publié le 25/12/2016

La crèche de Noël à la Légion Etrangère : tradition à laquelle le régiment de Castelnaudary ne faillit pas./Photo G.K.

La crèche de Noël à la Légion Etrangère : tradition à laquelle le régiment de Castelnaudary ne faillit pas./Photo G.K.

 

Des palettes de bois, quelques planches, des branchages, du feuillage, du sable, du papier et du carton… les crèches à la Légion, c'est l'art de la débrouillardise. Avec des riens, on fait tout et avec art. Depuis quelques jours on s'active, d'abord en dehors des heures de travail et depuis quelques jours, pendant aussi. Le thème est un secret jalousement gardé et n'est dévoilé que le 24 décembre, lors du passage du jury qui, cette année, aura à en juger six, une par compagnie. De l'électricien à l'artiste- peintre, du génie informatique au génial bricoleur, tous les talents de chaque compagnie sont mis à contribution et chacun, quelle que soit sa race, sa religion ou sa nationalité, y apporte un petit quelque chose. Musulmans, juifs ou bouddhistes, catholiques ou athées y travaillent sans relâche, ensemble, comme ici, à la 1re ou à la 3e compagnie où des Ukrainiens s'activent aux côtés d'un Réunionnais, d'un Népalais, d'un Chinois d'un Malgache et d'un Américain. «Les crèches, à la Légion, c'est la famille, le respect», résume ce dernier.

Légionnaire bâtisseur et cohésion

Elles sont une tradition et où qu'il soit dans le monde pour la veillée de Noël, dans sa garnison ou en opération extérieure, le légionnaire aura bâti sa crèche. «Moment de cohésion, où l'on travaille ensemble à un projet commun. On exécute la mission, elle est sacrée», souligne le capitaine de la 3e compagnie. «L'individualisme religieux s'efface au profit du collectif», explique l'officier communication. Le symbole religieux, n'est noté que de 2 points sur 20 lors du concours où le jury notera également la mise en scène, le son, la lumière, le texte, l'accueil…

Noël, à la Légion, comme ailleurs et peut-être un peu plus qu'ailleurs, c'est la trêve.

Noël, c'est la trêve des exercices militaires, des cours de tir, de l'instruction mais pas de l'éducation dispensée à ces jeunes gens venus des quatre coins du monde. Noël, avec Camerone, et plus encore, c'est un moment essentiel de la vie du légionnaire. «Ces jours-là, les cadres ne sont pas avec leurs femmes et enfants mais avec leur seconde famille, ces jeunes légionnaires. C'est l'occasion d'une pause», explique l'officier supérieur adjoint du 4e régiment étranger de Castelnaudary. On s'est d'abord, la semaine précédant Noël, retrouvé autour des challenges, depuis le traditionnel cross qui cette année, long de 11 km, s'est couru autour du canal ; ce sont aussi des rencontres sportives, ludiques : tournois de volley-ball et de football ; matchs de water-polo, combats de sumo… le tout ponctué de repas et de moments de cohésion. C'est aussi le moment où s'ouvrent les bars de Noël, éphémères puisqu'ils ne sont ouverts qu'une semaine. Cadres et engagés volontaires s'y retrouvent après la journée de travail. C'est avec le repas de Noël, l'occasion de confidences, de complicité pour ces jeunes loin de leur famille.

Noël, c'est encore la visite du général Maurin, commandant la Légion étrangère, qui entame un véritable marathon puisqu'il se rend dans tous les régiments de métropole. L'occasion pour lui de rencontrer officiers, sous-officiers et de voir tous les militaires. Il a également procédé à une remise de galons aux nouveaux sergents. C'est aussi le chef de corps qui va à la rencontre de tous, passe un moment avec chacun, à la veillée.

Gladys Kichkoff

Concours de crèches au 2e REP de Calvi : La 3e Cie et la CCL lauréates

Rédigé par (Jean-Paul-Lottier) le Dimanche 25 Décembre 2016

 

La 3e Cie et la CCL du 2e Régiment Etranger de Parachutistes de Calvi ont remporté le traditionnel concours de crèches. C'est un jury composé d'adultes et d'adolescents qui a désigné les lauréates de cette édition 2016

Photos 2e REP

Photos 2e REP

Parmi les fêtes les plus célébrées dans la grande famille de la Légion Etrangère, il y a celle de la bataille de Camerone et bien évidemment Noël.
Au 2e REP de Calvi, comme ailleurs on est très attaché à cette tradition de Noël.
Légionnaires, cadres et hommes de troupe se retrouvent tous ensemble, comme une vraie famille pour une veillée.

Et puis, il y a ce le concours des crèches de Noël qui fait partie de la tradition qui se perpétue au fil des 'années. Tout est bon, pour réaliser sa crèche et les thèmes ne manquent pas.
En ce dimanche 25 décembre, au camp Raffalli, il s'agissait de désigner les compagnies lauréates.
Les crèches, les unes plus belles que les autres étaient composées de différentes maquettes (citadelles, camp Raffalli, maquis corse, territoires étrangers...) ou donnaient lieu à de petites pièces de théâtre jouées par les légionnaires.
Ces crèches étaient si belles qu'il était difficile pour le jury de les départager.
Finalement, le jury composé d'adultes décernait le 1er prix à la 3e Compagnie et celui composé d'enfants et adolescents à la CCL.

Images de Nà Sàn

Voeux de l'AALEME


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Pour le plaisir... “En avant la musique”

Portraits de Légionnaires en Indochine... Années 1950

PATRIA NOSTRA

Conte de Noël

La Plume et le Képi

Publié le 8 décembre 2016 par Veilleurs

Noël dans les Tranchées par Louis Perez Y Cid

Noël dans les Tranchées par Louis Perez Y Cid

« Noël dans les tranchées »

 

« Hier on a fait, au-delà de notre tranchée, l’attaque la plus fulgurante que nous puissions imaginer. Cela s’est fait de nuit, par surprise, dans des conditions de hardiesse incroyables; les armes des groupes ennemis que nous pensions irréductibles leurs sont tombées des mains. Trouvé terré au fond d’une tranchée, un des chefs a été amené captif. C’était la fin de l’opération, les hommes le sentaient, nous pouvions rejoindre nos tranchées. Une autre compagnie de Légion passait triomphale à nos côtés, nous leur crions: « Salut les copains », deux cents bouches répondaient, d’une seule voix: “bonjour camarades”, tout vibrait autour de nous, nous avions conscience de vivre des heures inoubliables. En retournant vers nos tranchées, l’éclatement d’un obus foudroya un légionnaire en plein élan, son grand corps tournoya sur lui-même avant de retomber dans les profondeurs de la terre. Il nous fallait rester vigilants en espérant ne pas être les prochaines victimes de ces bombardements aveugles.

L’état du terrain ne nous permettait pas de courir nous mettre aux abris, une sorte de nonchalance fataliste s’emparait de nous ; notre prisonnier lui, se laissait guider et ne disait mot. Nous étions la veille de Noël, on voyait au loin de gros nuages se dessiner menaçants et la blanche descente des flocons commença. En une nuit, toute la plaine fut ensevelie. Plus aucun bruit ne traversait la campagne immobile. Seuls des corbeaux, par bandes, décrivaient de longues guirlandes noires dans le ciel immaculé, cherchant leur pitance, s’abattant tous ensemble sur les champs livides et piquant la neige de leurs grands becs.

L’ambiance dans notre tranchée-refuge était marquée par le comportement incontrôlable de notre prisonnier qui commença par planter sur nous des yeux fixes, hagards, pour ensuite lever les bras, les tordre et se convulser de la tête aux pieds, rouler par terre en poussant des cris horribles. Toute la nuit, il se débattit en spasmes épouvantables, secoué de tremblements. Nous étions impuissants à le tenir, au point de devoir le lier. Il hurlait sans repos s’exprimant en français d’une voix infatigable. Le pauvre homme était devenu fou et aucun choix ne se présentait à nous que celui de devoir le supporter jusqu’à ce que l’ordre soit donné de le rapatrier vers l’arrière.

Malgré ce fond sonore perturbant, la vie continuait, une étrange et insolite trêve semblait s’être installée, nous étions le jour de Noël, les canons se taisaient et aucun obus ne venait perturber la pâle désolation des champs de bataille.

Quelques légionnaires s’employèrent, tradition oblige, à confectionner une crèche avec les moyens disponibles et les nombreux débris qui jonchaient le sol.

Hans, ainsi se prénommait notre prisonnier, en contemplant la crèche était encore secoué de terribles tremblements, criait toujours, mais d’une voix moins déchirante. On eût dit qu’il ne pouvait baisser les yeux, qu’il était rivé, fasciné, son corps raidi semblait s’amollir. Soudain, il s’était tu et avec un calme impressionnant, inattendu et bienvenu, il s’adressa à nous en ces termes: « Frères soldats, je vous demande humblement pardon pour mes exubérances involontaires, je ne savais me contrôler, j’ai heureusement la chance de connaître votre langue et de pouvoir ainsi vous exprimer ma reconnaissance de m’avoir laissé la vie sauve. J’ai bien cru devenir fou de terreur, de véritables diables sont tombés sur nous et je pense que l’enfer doit ressembler à ce déferlement de violence qui a fait disparaître, dans des conditions cruelles et atroces, mes frères d’armes, mes chers et pauvres compagnons. Ma raison a vacillé dans une sorte de démence, ma souffrance était bien au-delà de ce que je ne pouvais supporter. C’est la vue de votre crèche qui me fait revenir de l’enfer dans lequel je m’étais muré. Elle me projette miraculeusement dans le monde magique de mon enfance où je me revois entouré de mes frères et sœurs sous les regards bienveillants de mes parents. Jamais je ne pourrai oublier cette magnifique représentation que vous avez faite de cet enfant nu, sans défense, emmailloté dans une mangeoire misérable; cette scène insolite en ces lieux restera, pour moi, une révélation et me fait comprendre combien nous sommes semblables. J’avais entendu parler de la réputation de la Légion et je ne donnais pas cher de ma peau au cas où je me retrouverais entre vos mains. Je ne pouvais m’imaginer que vous étiez aussi et surtout des hommes de chair, d’os et de sang avec votre propre sensibilité. Votre crèche est révélatrice de votre humanité, elle redonne un sens à ma vie et un puissant besoin de vivre avec l’espoir de voir naître un monde de paix où la guerre n’aurait plus de raison d’être et où ne s’affronteraient plus les hommes de bonne volonté. N’est-il point vrai que si l’on ne peut rendre les choses heureuses, on peut les rendre moins malheureuses…

Gardez fidèlement cette magnifique tradition encore longtemps, que des hommes comme vous, en ces temps de guerre, puissent prendre le temps de venir s’incliner devant ce nouveau-né est réconfortant et tout à votre honneur.

Joyeux Noël kameraden ».

Christian Morisot.

Le prix de la paix, c’est l’effort de guerre

Les Echos
Les Echos Le 20/12

POINT DE VUE Il est très rare qu’un haut responsable de l’armée française prenne publiquement la parole pour tirer le signal d’alarme. Encore moins lorsqu’il s’agit du Général Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées. C’est pourtant ce qu’il a choisi de faire dans nos colonnes.

Il est très rare qu'un haut responsable de l'armée française prenne publiquement la parole pour tirer le signal d'alarme. Encore moins lorsqu'il s'agit du Général Pierre de Villiers, chef d'état-major des armées. C'est pourtant ce qu'il a choisi de faire dans nos colonnes. Le texte qu'il nous a écrit - il convient de le préciser, avant l'attentat de Berlin du mardi 20 décembre - est à la fois un constat et un appel. Le constat : l'armée française est parvenue à la limite de ses forces. L'appel : il faut ­absolument lui donner les moyens de faire face aux nouvelles menaces qui se multiplient.

Avec la rupture des années 2015 et 2016, nous avons changé d'époque. C'est « la fin de l'insouciance ». La paix, désormais, ne va plus de soi ; il faut la conquérir ; s'extraire du piège dont les deux mâchoires sont le déni et la désespérance. Toutes les forces de défense et de sécurité, toutes les forces vives de la nation sont au défi d'apporter une réponse globale ; car gagner la guerre ne suffit pas à gagner la paix. L'instabilité et la complexité de la situation sécuritaire l'exigent. L'impératif de responsabilité le commande.

La violence érigée en système


D'ores et déjà, nos armées s'opposent, avec une détermination sans faille, au phénomène du terrorisme islamiste radical, qui a érigé la violence en système. L'ennemi que nous combattons est très éloigné des schémas classiques. Nous sommes face à un ennemi qui s'attaque davantage à ce que nous sommes qu'à ce que nous avons. A sa violence barbare, les hommes et les femmes de nos armées opposent la force légitime.

Pour autant, nous devons prendre garde à ne pas nous laisser aveugler par cette seule menace, immédiate et concrète. Le retour des Etats puissances ne laisse plus place au doute. Aux portes de l'Europe, en Asie, au Proche et Moyen-Orient, de plus en plus d'Etats mettent en oeuvre des stratégies qui reposent sur le rapport de force, voire le fait accompli ; tous réarment.

Dans cet environnement en pleine mutation, le choix posé par le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale de conserver la « garde haute », grâce à une gamme étendue de capacités, nous a permis de faire face. Nos trois armées n'ont jamais cessé, depuis lors, d'être aptes à intervenir dans chacun des cinq milieux que sont la terre, la mer, l'air, le cyber et l'espace. Elles n'ont déserté aucun des champs d'affrontement tout en s'adaptant, en temps réel, au nouveau continuum entre défense extérieure et sécurité intérieure. Elles ont toujours assumé la totalité de leurs responsabilités internationales. Cette réalité atteste de la pertinence de notre modèle complet d'armée, tel qu'il a été pensé. Le modèle est bon ; mais il fut taillé au plus juste.

L'accélération du tempo des engagements et la multiplication des crises le mettent sous extrême tension et l'usent. Or, rien ne laisse penser que la tendance puisse s'inverser prochainement. Ainsi que le président de la République l'a rappelé, nous avons « le devoir de nous préparer à une guerre longue ». Il faut comprendre que le moindre décalage de cohérence entre les menaces, les missions et les moyens s'apparente au grain de sable qui grippe le système et conduit à la défaite. C'est le danger auquel nous nous exposerions si rien n'était fait. Tout le monde l'a compris : on ne gagne pas une guerre sans effort de guerre.

Volontarisme du ministre de la Défense


L'actualisation de la loi de programmation militaire 2014-2019 a marqué une première étape en mettant un terme inédit à la tendance baissière des trente-cinq dernières années. Le volontarisme du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, soutenu par l'équipe que nous formons, derrière lui, avec les chefs d'état-major d'armée, a permis cette stabilisation, devenue indispensable.

Désormais, pour les armées, cet effort doit se traduire par une hausse progressive du budget de la défense pour rejoindre la cible de 2 % du PIB, avant la fin du prochain quinquennat.

Cet effort, qui correspond, d'ailleurs, à un engagement international de la France et de ses partenaires de l'Otan ne pourra être ni allégé ni reporté, en dépit de la complexité de l'équation budgétaire étatique prévisionnelle. Il vise l'atteinte de trois objectifs qui tous concourent à la robustesse et à l'efficacité de nos armées.

Premier objectif : récupérer des capacités auxquelles il avait fallu renoncer temporairement, pour des raisons budgétaires, à un moment où le contexte sécuritaire était différent. Demain, si rien n'est fait, ces impasses affecteront sérieusement la conduite des opérations. C'est le cas, par exemple, des patrouilleurs hauturiers nécessaires à la surveillance des côtes ; c'est, également, le cas des avions ravitailleurs et des avions de transport qui permettent d'agir dans la profondeur ; il en va de même pour les véhicules blindés qui connaissent un vieillissement accéléré. Ce ne sont là que des exemples parmi d'autres.

Deuxième objectif : aligner les contrats opérationnels sur la réalité des capacités que nous engageons en opération : hommes, équipements, logistique, munitions... Ces contrats, détaillés dans le Livre blanc, sont, désormais, très en deçà de l'engagement réel et actuel de nos forces. Cette situation de distorsion est commune à nos trois armées. Elle n'est pas tenable dans un contexte de dégradation durable de la sécurité et ne pourra être résolue par une réponse exclusivement fondée sur le « tout-technologique ».

Troisième objectif : assurer l'indispensable crédibilité de la dissuasion nucléaire par le renouvellement de ses deux composantes, océanique et aérienne. Pour être soutenable, l'effort doit être lissé sur les quinze prochaines années ; il en va de la cohérence de notre défense au moment du retour des Etats puissances. Différer cette décision acterait, en réalité, un véritable renoncement.

La poursuite de ces trois objectifs, indispensable à la solidité de notre outil de défense s'accorde, il faut le rappeler, avec la logique économique : 1 euro investi dans la défense représente deux euros de retombées pour l'économie nationale avec des effets de levier extrêmement puissants en matière de recherche et de développement, d'aménagement du territoire, d'emploi, d'exportations et, in fine, de compétitivité. En outre, il faut souligner que la recherche technologique duale profite directement au secteur industriel français, dans son ensemble. Enfin, rappelons que c'est l'existence d'une base industrielle solide et pérenne qui permet à notre pays de préserver son autonomie stratégique.

Le temps presse


Pour résumer, l'enjeu de cet effort budgétaire est clair : rester capable d'assurer, dans la durée, la protection de la France et des Français face au spectre complet des menaces. La communauté de vues qui émerge autour de cet objectif raisonnable révèle une volonté collective et assumée de se projeter dans l'avenir et d'agir sans attendre. Le temps joue contre la solidité du modèle.

L'année 2017 doit être, en conséquence, l'occasion d'initier un processus vertueux en conduisant une revue stratégique ramassée. Sur cette base, il faudra procéder au vote d'une nouvelle loi de programmation militaire et préparer un budget 2018, robuste et cohérent, véritable première marche d'une montée en puissance, désormais indispensable. Le temps presse.

Notre pays compte sur ses armées pour résister, affronter et vaincre. C'est bien là leur vocation. A cette sollicitation et à cette confiance, les hommes et les femmes de nos armées répondent avec détermination par un engagement total, parfois jusqu'au sacrifice, en portant des valeurs dont nous pouvons être légitimement fiers : le respect, la discipline, la cohésion, le courage. Ce ne sont pas que des mots pour nos militaires ; ils vivent de ces valeurs et les incarnent. En échange, les armées savent pouvoir compter sur la nation pour soutenir et participer pleinement à cet effort collectif : le prix de la paix c'est l'effort de guerre.

World War II: A Tale of the French Foreign Legion

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6/12/2006 • World War II

 

At first the intelligence officers at the headquarters of the French Foreign Legion in Sidi Bel Abbès, Algeria, were puzzled. The Legion had always had a large complement of Germans in its ranks, but now, in spite of the Nazis’ widespread campaign to discourage Germans from enlisting, even larger numbers were pouring in.

In the late 1930s, as more and more young Germans were joining that famous fighting force, the German press was violently attacking it, and the Nazi government demanded that recruiting be stopped. Books about the Legion were publicly burned in Germany, and the violence against Legion recruiting reached comic heights when Propaganda Minister Josef Goebbels’ department claimed that innocent young Germans were being hypnotized into joining. In 1938, a professional hypnotist named Albert Zagula was actually arrested in Karlsruhe and charged with the offense.

Still the Germans kept joining–until half the privates and 80 percent of the noncommissioned officers in the Legion were German. Eventually, it became evident that this influx had been orchestrated by German intelligence, the Abwehr, to destroy the Legion from within. The new German legionnaires came close to achieving the Abwehr‘s objective.

The French Foreign Legion had always attracted the dispossessed of every land, and in the 1930s there were plenty of refugees throughout Europe. First there were Spaniards, the losers in that country’s civil war; then there were the Jews and others fleeing Nazi persecution; later, Czechs and Poles were added to the list as the German army began its march across Europe. These recruits did not mix well with the new Germans in the Legion. The German noncommissioned officers terrorized the non-Germans under their charge. There were frequent fights and courts-martial. The officers could not trust their own noncommissioned officers. Morale in the Legion plummeted, and there was even some talk of disbanding the entire corps.

When war was declared in 1939, the situation was critical. To ease the problem, large numbers of German legionnaires were shipped off to desert outposts, and the ranks were filled with additional non-German refugees. But the French authorities still thought that there were too many Germans in the ranks, many possibly loyal Nazis, to risk sending the Legion to fight in Europe. Instead, four more foreign regiments were raised in France and trained by veteran Legion officers from North Africa. These legionnaires garrisoned the Maginot Line, the string of concrete fortresses that the French had built as their main defense against Germany. There, they remained inactive during the so-called ‘phony war, when neither the Allies nor the Germans took any serious offensive action.

In spite of the general reluctance to send entire Legion units to France, the French authorities decided that something had to be done with those loyal elements of the Legion that were still marking time in North Africa and itching for a fight. In early 1940, the old Legion was given an active role. Volunteers were called for, and two battalions of 1,000 men each were assembled–one in Fez, Morocco, and the other in Sidi Bel Abbès. Volunteers for those units were carefully screened, and the only Germans left them were veteran Legionnaires of unquestioned loyalty. Those men were given new non-German names and false identity papers to protect them in case they were captured by the Germans.

The two battalions were joined into the 13th Demi-Brigade (13e Demi-Brigade de la Legion Etrangere) and put under the command of Lt. Col. Magrin-Vernerey, one of those military eccentrics who so often turned up in the Foreign Legion, a hard-bitten graduate of St. Cyr and a veteran of World War I. As a result of wounds received in World War I, he had physical disabilities that should long since have disqualified him from service. Severe head wounds had been crudely operated on and left him with a nasty temper, and surgery on a smashed limb had shortened one leg, causing a noticeable limp. But he was a fighter, and that was all the Legion wanted.

When the 13th Demi-Brigade arrived in France, the always-blasé legionnaires showed no surprise when they were issued a strange new type of uniform–and skis. Those veterans of the desert sands were being trained to fight in Arctic snows and outfitted as mountain troops with heavy parkas, boots and snow capes. They were bound for Finland, where the Allies were aiding the Finns in their fight against the invading Soviets, who were at that time in league with the Germans. But before the Legion left France, the Finns bowed to the overwhelming power of the Soviets and accepted the enemy’s terms. The war in Finland was over.

But there was another fight. Winston Churchill, then Britain’s first lord of the Admiralty, had urged the mining of the waters around neutral Norway, where the German navy was escorting convoys of iron ore shipped from neutral Sweden to supply the German war machine. At the same time, Adolf Hitler had decided that the Germans must seize Norway, not only to protect the ore shipments but as a naval base for surface raiders and U-boats. Soon fierce sea battles raged between the Royal Navy and the Kreigsmarine, and at sea the British had the upper hand.

Strong British land forces were also shipped to Norway, but the Germans invaded the country. By April 1940, the Germans had occupied all of the main Norwegian west coast ports–from Narvik in the north to Kristiansand in the south and around the tip of the peninsula to Oslo, the capital. British and Norwegian forces fought hard, but without success. The British were ordered to evacuate Norway.

The Allies had one more card to play. Although they had to abandon southern Norway, the Allies would attempt to wrest the northern port of Narvik from the Germans to prevent ore shipment. An amphibious assault was planned under the overall command of British Lt. Gen. Claude Auchinleck, with the protective guns of the Royal Navy and using mainly French and Polish troops. A key part of this force would be the 13th Demi-Brigade.

When his subordinates asked why the 13th Demi-Brigade was going to Norway, Magrin-Verneret’s oft-quoted reply was typical of the legionnaires’ ours-is-not-to-reason-why attitude. Why? My orders are to take Narvik. Why Narvik? For the iron ore, for the anchovies, for the Norwegians? I haven’t the faintest idea.

The 13th Demi-Brigade was part of a task force called the 1st Light Division, which was commanded by French General Marie Emile Béthouart. The force also included units of the French 27th Chasseurs Alpins and the Polish 1st Carpathian Demi-Brigade, a mountain corps made up of refugees from conquered Poland. There were also many Norwegian units in the area still able to fight.

The plan was to sail up the series of fjords that led to the port of Narvik under the protection of the Royal Navy, which still controlled the Norwegian Sea. The 13th Demi-Brigade was to strike directly at Narvik, with its flanks guarded by the French and Polish mountain troops and the Norwegians.

Opposing the legionnaires was the German garrison under General Edouard Dietl, reinforced by the 137th Gebirgsjager regiment, a veteran mountain unit hastily drilled as paratroopers and dropped into the snow-covered hills. These tough, well-trained mountain troops were as proud of their edelweiss insignia as the Legion was of its seven-flamed grenade. They would be hard to crack.

Before the 13th Demi-Brigade could attack Narvik itself, the nearby village of Bjerkvik had to be taken, for the high ground behind it dominated the strategic port. On May 13, the 13th Demi-Brigade was landed on the Bjerkvik beaches. At midnight, the big guns of the British battleship Resolution, the cruisers Effingham and Vindictive and five destroyers opened up on the German defenders. Shortly thereafter, the advance troops hit the beaches in infantry and tank landing craft. It was the first time in the war that such combined operations took place in the face of enemy fire.

The German reaction was severe. At first light, the Luftwaffe came out, bombing and strafing the ships and beaches. The Legion pushed on in the face of artillery and small-arms fire. Colonel Magrin-Verneret waded ashore, encouraging his legionnaires forward. For a while it was touch and go. Captain Dmitri Amilakvari, a 16-year Legion veteran who was to take a key hill, was held up by furious German fire. Then, shouting A moi la Legion! (the Legion’s traditional version of follow me) to his men, he charged up the slope. The Germans fell back before the savagery of the attack, and the hill was taken. Amilakvari pushed on to Elvenes where he met up with the Chasseurs Alpins on his flank. Bjerkvik, now a smoking ruin, and the surrounding mountains fell to the French.

Then the Legion turned its attention to Narvik itself. In a repeat of the Bjerkvik attack, the port was bombarded from the sea while Allied troops poured over the surrounding mountains. Once again the Luftwaffe appeared and bombed the attacking warships, but Royal Air Force Hawker Hurricane fighters arrived on the scene in the nick of time and cleared the sky of German aircraft. On May 28, the 13th Demi-Brigade marched into Narvik and found the town deserted. The Germans had fled.

For the next few days, the legionnaires pursued the retreating enemy through the snow-covered mountains toward the Swedish border in sub-zero temperatures. Their aim was to capture Dietl and what was left of his troops or force them over the border into Swedish internment. They were just 10 miles from Sweden when they were ordered to return to France. A few weeks earlier the Germans had begun their invasion of the Low Countries, and the phony war was over. All the troops and equipment in Norway were needed in the defense of France. The 13th Demi-Brigade embarked for Brest happy with its victory, the first Allied success of the war, but disgusted that it had not been permitted to finish the job.

Meanwhile, those hastily raised Foreign Legion regiments at the Maginot Line were getting a baptism of fire. Much has been written of the defeat of the French army in 1940, but little is heard of the heroism of many of its beleagured units. One of those heroic units was the 11th Foreign Legion Infantry (REI). The regiment was a cadre of tough legionnaires from North Africa and recent foreign volunteers enlisted in Europe, reinforced by a battalion of unwilling French draftees. The Frenchmen disliked being thrown in with the infamous Foreign Legion, and the result was not pleasant.

In training during the phony war period there was much drunkenness, fighting and courts-martial, but when the German panzers broke through in May, the dissension among the 11th REI’s elements disappeared. While other French regiments were caught up in the panic, turned tail and ran before the overwhelming terror of the German tanks and Junkers Ju-87 Stuka dive bombers, the 11th REI stood firm. During two weeks of hard fighting, they held off their attackers while other French units retreated around them. Finally, almost totally surrounded, they were forced to fall back. Colonel Jean-Baptiste Robert burned the regimental standard and buried its tassel, which was later dug up and returned to the Legion. There were only 450 men of the original 3,000 left to return to North Africa with the 11th REI after the armistice.

The 97th Foreign Legion Divisional Reconnaissance Group (GERD 97) also attained glory during the 1940 debacle. It was probably the only all-veteran North African outfit of the Legion regiments in France. GERD 97 had been organized from the 1st Foreign Legion Cavalry Regiment, the Legion horse cavalry outfit that had been raised in Africa in the 1920s from the remnants of White Russian General Baron Pyotr Wrangel’s cavalry, which had been all but destroyed in the civil war against the Bolsheviks. Mechanized and outfitted with obsolete armored cars, GERD 97 carried out reconnaissance missions, but its scouting days came to an end when it ran into the powerful German Mark III tanks. In typical Legion style, GERD 97 threw itself against those monsters without hesitation, fighting rear-guard actions to cover the retreating French. GERD 97 managed to survive until June 9, when a final, suicidal charge against the panzers left all the Legion vehicles burning. There were no known survivors.

The 13th Demi-Brigade returned to France from Norway, sailing into the harbor at Brest on June 13, almost at the same time the Germans were marching into Paris. Colonel Magrin-Verneret was ordered to form a line as part of the proposed last-ditch Breton Redoubt, but it was no use. The Germans had broken through.

While on a forward reconnaissance mission to determine what could be done to delay the enemy, Magrin-Verneret and some of his officers became separated from the main body of the 13th Demi-Brigade, and when they returned to Brest they could not find any trace of the unit. The reconnaissance party assumed that the main body had been over-run, and the colonel determined that he and his companions should try to get to England, where the British planned to fight on. Every boat seemed to have been taken over by fleeing British and French troops, but the Legion officers finally found a launch that took them to Southampton. Miraculously, most of the 13th Demi-Brigade had already found a way to get there.

On June 18 General Charles de Gaulle, now himself a refugee in England, announced: France has lost a battle, but France has not lost the war! Magrin-Verneret immediately offered the services of the 13th Demi-Brigade to the new Free French movement, and soon they were in training at Trentham Park Camp near Stoke-on-Trent.

On June 25, the French­German­Italian armistice was signed. The men of the 13th Demi-Brigade were given a choice: fight on with de Gaulle, or return to North Africa, which was now under the control of Marshal Henri Philippe Petain’s newly formed Vichy government. The 1st Battalion, strongly influenced by Captain Amilakvari, elected to stay with de Gaulle. The 2nd Battalion went back to Morocco and was disbanded.

The French Foreign Legion, like the rest of the French empire, was now sharply divided. The 13th Demi-Brigade had given its allegiance to the Free French, while the rest of the Legion, scattered throughout North Africa, Syria and Indochina, remained under the thumb of the Vichy government, which meant being under the sharp watch of the German Armistice Commission.

The Germans demanded that the men they had planted in the Legion be returned to the Reich, and the Legion was not sorry to see them go. But the commission had other, not so welcome demands. They had lists of refugee Jews, Germans, Poles, Czechs, Italians and others who they wanted back, to send to concentration camps.

There were many men in the French army in North Africa, particularly in the Legion, who had no sympathy for the Vichy government and hated the Germans. Besides, the Legion had a reputation for taking care of its own. Its intelligence system usually discovered the Armistice Commission’s visits well in advance and knew the names of the legionnaires on the lists. The wanted legionnaires were given with new names, new papers and new identity discs. When the Germans came too close, the refugees would be transferred to far-off Saharan outposts where the commission seldom took the trouble to visit.

Part of the armistice agreement required that French forces surrender all but the most basic weapons. The Legion defied this order and buried or otherwise secreted in remote areas much of its more useful materiel. Many of the Legion’s officers and men in North Africa would have liked to join de Gaulle’s forces, but outright desertion did not appeal to them and surrounding mountains and desert prevented them from reaching the Free French in any great numbers. The Legion units in North Africa simply had to bide their time.

The two elements of the Legion even took on a different appearance. The main body in North Africa still wore the French army prewar uniform–a baggy tunic and breeches with ancient roll puttees–while the Free French wore British-style battle dress or tropical shorts, plus occasional odds and ends left over from the Norwegian campaign. Both Vichy and Free French Legionnaires wore the traditional white kepi of the Legion and displayed its grenade insignia.

The Vichy Legion in North Africa was not only constantly harassed by the Armistice Commission but was short of weapons, gasoline and sometimes even food and tobacco. Legion strength fell to less than 10,000 men, and the Germans continually urged the Vichy authorities to disband it altogether. Morale was at rock bottom, and the rate of desertions and suicides was rising. The 13th Demi-Brigade, on the other hand, was refitted, and new members were added to its ranks.

The 13th Demi-Brigade’s first adventure with de Gaulle was a failure. A battalion under Dmitri Amilakvari, now a lieutenant colonel, left Britain on June 28 bound for Dakar, the principal port of French West Africa. It was part of a large convoy escorted by British and French warships, and the battalion was on the same headquarters ship as de Gaulle himself.

The French general’s plan was to talk this important colony into supporting the Free French cause and becoming the base for all future operations. But de Gaulle had miscalculated. The governor general of the colony, Pierre Boisson, was loyal to the Vichy government, and a brief but violent naval engagement ensued. Not wanting to risk his ground troops, of which the Legion battalion was a major part, de Gaulle decided not to try an amphibious assault on the heavily fortified port. Bitterly disappointed, he ordered the convoy to sail down the African coast to Douala in the Cameroons, which was already on the Free French side.

For months, the 13th Demi-Brigade marked time in the Cameroons while the Allied authorities decided where to send it next. Then in December, the two battalions– reunited under Colonel Magrin-Verneret, now called Colonel Monclar–left on a long sea journey around the Cape of Good Hope, up the east coast of Africa and into the Red Sea. On January 14, the Legionnaires disembarked at Port Sudan, then British territory. A rail trip took them into the desert where they were to prepare to serve as an adjunct to the main British force in an attack on Italian Eritrea. Just south of the Sudan, Eritrea was mostly stark desert. Lieutenant John F. Halsey, an American newly commissioned in the Legion, described the days of training that followed. Sand and heat nagged and plagued us. The air was hot and dry and the sun was merciless. It burned and scorched necks and the exposed skin between the bottoms of shorts and the tops of socks. It glared on desert sand, on the rocky shale bare of vegetation, on the hills. There was no shade.

That was how it appeared to a new officer, but to many of the Legion veterans, it seemed like old times. Halsey noted that his men broke into cliques and gathered in circles on the sand at various halts, stretching out, apparently unmindful of the sun and sand. They bore up under the training easily. Had Halsey been with the Legion longer, perhaps he would not have been so surprised.

The Eritrean campaign turned out to be a triumph for the 13th Demi-Brigade, but not an easy one. The first Italians they met–in the mountains around Keren–were tough, determined Alpini who resisted the legionnaires with skill and courage. It took several days of hard fighting before the Italians broke and surrendered in large numbers. The Legion seized nearly 1,000 prisoners.

After the battle at Keren, the Legion was off to Massawa, the chief Red Sea port of Eritrea and the last principal city in the country to hold out against the Allies. The outskirts of Massawa were protected by a series of fortifications, dominated by Fort Victor Emanuele. After British artillery heavily bombarded the fort, the 13th Demi-Brigade was ordered to take it. First, the legionnaires had to clean out–with bayonet and grenade–Italian machine-gun emplacements in the surrounding hills. Then they scaled the walls of the fort. When the legionnaires gained the fort the defenders, who up to that point had resisted fiercely, lost heart and surrendered. On the afternoon of April 10, 1941, Colonel Monclar and two truckloads of legionnaires entered Massawa. Eritrea was now wholly in Allied hands.

After the French army was routed in the Battle of France, the Allies had been somewhat skeptical of the abilities of some French military units. After Keren and Massawa, that attitude changed, and when the situation in Syria became serious, the British did not hesitate to seek the aid of French troops. Syria and Lebanon, the lands known as the Levant, had been under French mandate since World War I. The British had tried to avoid any armed conflict with the Vichy forces that controlled the region. Those forces had variously been estimated at between 35,000 and 80,000 strong, all under the command of General Henri Dentz. Among those forces was the 6th REI, the tough, desert-hardened Foreign Legion regiment that had garrisoned Syria for many years.

The Levant was of extreme strategic importance. German Field Marshal Erwin Rommel was threatening Egypt from the west, and if German forces penetrated the Levant, the Suez Canal and the Middle East, with its vital oil, would be menaced. The Germans were demanding the use of ports and airfields in Syria and Lebanon, and the Vichy French were complying. The Allies could not tolerate this. On Sunday, June 8, 1941, a hastily assembled Allied force of about four divisions crossed the Palestine and Jordan borders into Syria. The polyglot army, including British, Australian and Indian troops and a Jewish contingent from Palestine, was later joined by the Free French.

The French complement was itself a colorful mixture. Centered around the 13th Demi-Brigade, it was composed of French Marine infantry, Senegalese Tirailleurs, North African spahis and a cavalry unit of Cherkesses. The latter were refugee Circassian Muslims who in past years had fled from czarist persecution and settled in Syria. Led by Frenchmen, they had deserted the Vichy authorities en masse, crossed into Jordan and joined the Free French forces. Dressed in colorful Cossacklike uniforms, they were expert horsemen and fierce fighters.

As he had at Dakar, de Gaulle hoped that the Vichy regime in Syria would turn its coat and join the Free French, but it was not to be. Dentz obeyed his orders from Vichy France and resisted the invasion. The battle for Syria was sad for all the French forces, but particularly so for the soldiers of the Foreign Legion. Not only was it Frenchman against Frenchman, but in the case of the 13th Demi-Brigade, it was the Free French Legion against the Vichy Legion. For a military unit whose motto was Legio Nostra Patria, the Legion is our country, it was a family fight.

The Free French Legionnaires crossed into Syria from Palestine in the only transport that could be scraped together, a bunch of rickety civilian trucks, cars and buses that kept breaking down at various inopportune moments. The 13th Demi-Brigade, along with elements of the 7th Australian Division, was given the objective of taking Damascus. The march was similar in many ways to the Eritrean experience. Suffocating heat, blowing sand, burning sun, shortages of water all made the march sheer hell–the Legion was in its element.

After several days in the desert, the 13th Demi-Brigade reached the hilly country near Damascus, where the fighting began in earnest. The Legion had no air support and no anti-aircraft artillery, and Vichy French planes took a heavy toll. The Legion was bereft of any effective anti-tank weapons, and it appeared they would be overrun by the Vichy tanks, but at the last moment Free French World War I-vintage 75mm artillery came to the rescue, firing point-blank and destroying the tanks.

Furious infantry fighting erupted all along the line as the Legion slowly advanced toward Damascus. On the outskirts of the city, the 13th Demi-Brigade met its brother legionnaires of the Vichy 6th REI face to face. The 13th Demi-Brigade hesitated–were the other legionnaires friends or enemies? They stared at each other for what seemed to be a very long time. Finally, the 13th sent out a patrol. As it approached the Vichy outpost, the Vichys turned out a guard who smartly presented arms–then took the patrol prisoner!

It was a typically Legionlike gesture, a demonstration of respect from one legionnaire to another. It was also the signal to begin the fight, and attack was followed by counterattack, bayonet charge by grenade assault. In the end, the Vichyites were overpowered, and the 6th REI fell back. On July 21, the 13th Demi-Brigade, battered, bloody and exhausted, marched into Damascus in triumph.

There was more heavy fighting before all the Vichy forces in the Levant capitulated. An armistice, signed on July 14, gave the Vichy troops the opportunity to join the Free French. About 1,000 survivors of the 6th Regiment came over to the 13th Demi-Brigade, enough to form a third battalion. The dead of both sides were buried together. That battle was the end of the division in the Legion that had begun with the Nazi infiltration just before the war. The Syrian affair was the last time the Legion was at war with itself.

Legion units made a token resistance to the American invasion of North Africa in November 1942, but they soon turned about and marched against the Germans in Tunisia. By that time, the 13th Demi-Brigade had joined the British Eighth Army to defeat the Axis forces and chase Rommel out of Egypt and across North Africa.

Rearmed and equipped by the U.S. Army, Legion units fought the Germans in Tunisia, Italy and France. By war’s end, the triumphant notes of the Boudin, the Legion’s marching song, could be heard from the banks of the Danube to the French Alps.

Le colonel Nicolas DUFOUR et l’ensemble des fortes têtes vous souhaitent un très joyeux noël et de belles fêtes de fin d’année.

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Voeux de l'AALESSE

L'AALESSE VOUS SOUHAITE UN JOYEUX NOËL, DE BONNES FÊTES DE FIN D’ANNÉE

ET VOUS INVITE LE 13 JANVIER A 19H00 EN LA MAISON DES ANCIENS COMBATTANTS

POUR LA GALETTE DES ROIS A L'OCCASION DES VŒUX DU PRÉSIDENT.

Voeux de l'AALEN

Voeux de l'UNP 34

Voeux de l'AALERN

 

Monsieur le Président, Cher Camarade,

 

J'ai le plaisir de vous adresser en pièce jointe le bulletin d'information et de liaison de l'Amicale des Anciens de la Légion Étrangère de la région niçoise.

Nous souhaitons que ce bulletin vous informe de ce que nous avons fait ces derniers temps et surtout de ce que nous prévoyons de faire dans les prochains mois afin que, dans la mesure de votre disponibilité, vous puissiez vous joindre à nous.

J'ai à cœur de resserrer les liens entre les associations patriotiques de la région afin de montrer notre union et notre accord sur les valeurs que nous défendons, pour lesquelles nous nous sommes battus et pour lesquels si besoin était, nous nous battrions encore.

Ce bulletin paraît chaque trimestre et je serais heureux d'y inclure des événements que vous organisez et auxquels vous souhaiteriez que nous participions.

Vous savez peut-être que je suis un des membres fondateurs de l'amicale de Montpellier lorsque dans les années 70 je travaillais à Fréjorgues. Aussi je suis très attaché à son évolution.

Je profite de l'envoi de ce bulletin pour vous adresser ainsi qu'aux membres de votre Amicale les meilleurs vœux de notre amicale pour cette nouvelle année.

Cordialement et fidèlement vôtre,

 

CES (h) Philippe de Parseval

DirCom AALE NICE

Voeux de l'AALEL

Voeux de l'AALE 32

QUE LA MAGIE DE NOEL TRANSFORME VOTRE FOYER EN UN HAVRE DE PAIX.

JE VOUS SOUHAITE UN EXELANT NOEL REMPLIE D'AMOUR ET D'AMITIER.

EGALEMENT VOUS PRÉSENTE LES MEILLEURS VEUX POUR 2017.

YVAN BAUS PRESIDENT DE A.A.L.E 32

Deeds of heroism and bravery - 1920


La Newsletter 16/52 de l'AALEME.

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Obsèques du GDI (2S) Ghislain GILLET.

Le Général Rideau a informé la FSALE du décès du GDI (2S) Ghislain GILLET, grand officier de l'ONM et commandeur de la LH, il a notamment servi en Algérie avec le 1er REP et commandé la 13e DBLE de 1978 à 1980 à Djibouti.

Ses obsèques se dérouleront ce mercredi 21 décembre à 14h30 en l'église de Taradeau (VAR) - à côté des Arcs.

Le Général Robert Rideau y sera présent.

Les AALE 06 et 83 participeront à cet hommage.

Merci de relayer l'information.

Colonel (er) JC Bertout Délégué FSALE 06 et 83


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A REDIFFUSER SANS MODÉRATION

2017

2017

Liebe Vereinsmitglieder

Ein weiteres Jahr neigt sich dem Ende zu, Zeit um einen Moment inne zu halten und sich Gedanken zum vergangenen Jahr zu machen. Es war für uns eine Freude, dem Verein vorzustehen und schöne Momente wie zum Beispiel die Reise nach Marseille mit Euch zu erleben. Die persönlichen Kontakte waren für uns eine Bereicherung und bescherten schöne Momente und Erinnerungen.

 

Wir sind frohen Mutes, dass wir 2017 vermehrt Aktivitäten zusammen erleben werden und somit den Verein auch erfolgreich in die nächsten Jahre führen werden. Wir bedanken uns bei allen Mitgliedern für Ihre Unterstützung und Beiträge.

 

Wir wünschen Euren Familienangehörigen und Euch schöne Festtage und einen guten Start in ein erfolgreiches, glückliches und gesundes 2017. Wir freuen uns auf bereichernde und motivierende Treffen im neuen Jahr.

 

Der Vorstand der A.A.A.L.E.

Der Präsident

Armée de Terre : et les nommés sont…

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13 décembre 2016



armee-de-terre-logo

La liste d’aptitude 2017 pour l’armée de Terre est désormais connue. Parmi les généraux de brigade en lice pour le grade de général de division, on notera la présence du général Bellot des Minières (1ère brigade, puis 11e brigade), un des plus jeunes. Légionnaire et parachutiste, il est l’un des représentants de la filière capacités-équipements.

Du même âge, Thierry Burkhard est son «jumeau» : même âge, même arme, même spécialité et est le dernier représentant des très proches collaborateurs du général Georgelin. A son retour de la 13e DBLE, il avait commandé l’EMA/COM puis était parti prendre ses étoiles chez Ange Mancini, alors CNR. Il commande aujourd’hui le J3 du CPCO.

Patron du service militaire volontaire montant en puissance, le général Vianney Pillet (1-11e Cuirassiers) est logiquement promu.

Le général Hervé Gomart (CPOIA) est lui aussi sur la liste. Frère de Christophe Gomart, ce fantassin, légionnaire (3e REI) a commandé la 3e brigade à Clermont-Ferrand et a été chef d’état-major de la MINUSMA.

Le général Charles Beaudouin passe lui aussi à trois étoiles. Il va quitter la STAT, qu’il commandait depuis trois ans. Ce cavalier lourd (6-12e Cuirassiers) pourrait rejoindre l’EMAT.

Pour le grade de général de brigade, deux grands gagnants d’une liste qui «vieillit» : le colonel Pierre Schill, qui est le «terrien» de l’Elysée. Major de sa promotion de Saint-Cyr, ancien du 3e RIMa, il fait l’unanimité.

Du même âge, le colonel Marc Ollier (6-12e Cuirassiers) est lui issu du monde capacités-équipements et a notamment été OCO, sous les ordres du général Bellot des Minières.

Le colonel Bertrand Toujouse (13e RDP) a lui aussi été major de promotion.

Enfin, le colonel Charles Palu (501-503e régiment de chars de combat), chef du bureau Plans de l’EMAT, fait aussi partie des promus.

A quel Peloton / Escadron du R.E.C. appartenaient ces EBR CANBERRA, CASABLANCA, etc…

Photo prise le 11 novembre 1964 sur le tarmac de la Base aérienne de Bou Sfer.

A quel Peloton / Escadron appartenaient ces EBR CANBERRA, CASABLANCA, etc…

 

B.Ballanger   Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Les anciens de la Légion toujours unis

Actualités

Publié le 19/12/2016

Le bureau de l'Amicale des anciens de la Légion étrangère des Hautes-Pyrénées avec le général Jean-Claude Cardinal./Photo Laurent Dard.

Le bureau de l'Amicale des anciens de la Légion étrangère des Hautes-Pyrénées avec le général Jean-Claude Cardinal./Photo Laurent Dard.

L'Amicale des anciens de la Légion étrangère des Hautes-Pyrénées vient de tenir son assemblée générale, ce samedi, à la brasserie Le Parisien à Tarbes, sous la présidence du chef d'escadron Gilbert Hensigner et en présence du général Jean-Claude Cardinal, délégué régional de la fédération d'anciens de la Légion étrangère pour le Grand Sud-Ouest. Pas moins de 26 membres de l'amicale ont assisté à la réunion qui s'est ouverte par une minute de silence à la mémoire de trois grands anciens décédés au cours de l'année : le colonel René Pérignon, l'adjudant-chef Werner Berg et l'adjudant André Dantagnan, valeureux combattants des guerres d'Indochine et d'Algérie.

Après la présentation des rapports d'activité, moral et financier présentés par les membres du bureau, le général Cardinal a livré plusieurs informations concernant la fédération et la Légion étrangère d'active.

Le traditionnel «boudin vin blanc» a ouvert la partie conviviale de l'assemblée générale, suivi d'un repas de cohésion, rythme par les non moins traditionnels «chants Légion».

La Dépêche du Midi

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La crèche des légionnaires ouverte au public jusqu’à vendredi

La Voix du Nord

Par C.-D. C. (CLP) | Publié le 14/12/2016

 

C’est une tradition presque aussi vieille que la Légion. Depuis le début du XXe siècle, époque où sont incorporés des soldats d’Europe Centrale très attachés au symbole de la nativité, les légionnaires réveillonnent à Noël autour d’une crèche avec tous ceux qui, loin des leurs, ont sacrifié leur confort de vie pour défendre la France.

La crèche de la Légion est une tradition presqu’aussi vieille que la Légion.

La crèche de la Légion est une tradition presqu’aussi vieille que la Légion.

 

« Elle est généralement installée par les plus jeunes, souvent en rupture familiale » explique le lieutenant-colonel Yann Doutey commandant du Groupement de recrutement de la Légion étrangère. À visiter jusqu’à vendredi.

Crèche de la Légion, visible aujourd’hui de 11 h à 19 h, et demain de 11 h à 16 h. Parc à Boulets, 42 rue du Magasin, Entrée libre. Contrôle d’identité.

La mémoire des Tchécoslovaques de France engagés en 14-18

Radio Prague

14-12-2016

Télécharger: MP3
http://img.radio.cz/pictures/historie/1svv/bitva_u_verdunu_1916.jpg
Qui sont ces Tchécoslovaques qui se sont battus du côté de la Triple-Entente en France ?

« Il y a deux grands groupes. Il y a d’abord les Tchécoslovaques qui vivaient déjà en France, en fait des Tchèques qui étaient déjà présents en 1914 et qui s’engagent à l’été 1914 pour lutter contre l’Autriche-Hongrie. C’est une initiative locale, parisienne en fait, des associations. Ces gens vont rentrer dans la Légion étrangère et combattre à partir de la fin de l’année 1914. Le deuxième contingent, ce sont des brigades qui sont composés des engagés de 1914 qui ont survécu aux premiers combats mais aussi de volontaires qui sont levés dans des camps de prisonniers en Serbie, en Italie, en Russie notamment. Des prisonniers de guerre austro-hongrois en réalité et qui deviennent des membres de ces brigades à partir du décret du président de la République Raymond Poincaré du 16 décembre 1917, qui crée une armée tchécoslovaque autonome. Ils combattront donc sous un uniforme tchécoslovaque. »

A quelles batailles participent ces Tchécoslovaques ? Cette année, on commémore le centenaire des batailles de la Somme et de Verdun. Y ont-ils pris part ?

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Les soldats du 22e régiment posant au Palais Royal, 1918. Photo: BDIC. F ∆ 2048, association Rovnost

« Oui, ils ont participé à ces batailles. Mais en réalité, ils ont surtout combattu en ces lieux en 1917, donc après la bataille de la Somme, après la bataille de Verdun, mais sur ces théâtres d’opérations qui restaient des lignes de front. Ils combattent fin 1914 en Champagne. Ils vont combattre ensuite en Artois au début de l’année 1915 et puis surtout, quand l’armée est créée et est opérationnelle en juin 1918, ils vont être envoyés dans les Vosges, à nouveau en Champagne, à Vouziers dans les Ardennes, à Terron par exemple. »

Vous êtes l’auteur en 2007 d’un article sur les Tchécoslovaques de France et leur mémoire de la participation à la Première Guerre mondiale. On y lit que cette mémoire est apparue très tôt. Comment naît-elle ?

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La bataille de Somme, photo: John Warwick Brooke

« Effectivement, elle naît très tôt parce que les engagés de l’été 1914 combattent essentiellement à partir de la bataille d’Artois en mai 1915 et on peut dire qu’immédiatement les premiers combats sont tellement meurtriers qu’ils frappent la communauté et il y a immédiatement une volonté de leur rendre hommage. On dit, dès le lendemain du 9 mai 1915, une messe à Paris en leur mémoire. Et à partir de là s’enclenche un processus mémoriel jusqu’à aujourd’hui. »

Parmi les formes que prend cette mémoire, il y a notamment un aspect monumental avec en particulier le cimetière de la Targette…

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Le cimetière de la Targette, Neuville-Saint-Vaast, photo: Archives de Jean-Philippe Namont

« Effectivement, le cimetière de la Targette va être développé sur les lieux mêmes où ont combattu les premiers volontaires le 9 mai 1915. En fait, il y a d’abord un monument qui est érigé en 1925 pour les dix ans de cette bataille, financé par souscription publique, et puis ensuite, à la fin des années 1930, en 1936-38, on décide de créer ce cimetière. Au départ, il était demandé par les Tchécoslovaques de disposer d’un carré au Père Lachaise ; cela sera à la Targette. On va y rassembler les tombes, on y plante des tilleuls de Tchécoslovaquie en 1938 et ce cimetière naît véritablement à partir de là. »

Quelles autres formes prend encore cette commémoration de l’engagement tchécoslovaque ?

« Les autres formes de l’engagement, c’est un engagement politique puisque l’enjeu pour les Tchèques, c’est d’abord d’avoir un statut particulier pour ceux qui vivent en France et qui sont surtout Parisiens, un statut qui les rapproche du cas des Alsaciens-Lorrains, des Polonais, c’est-à-dire non pas des nations ennemies de la France mais plutôt des nations captives. Il y a donc cette volonté d’échapper au sort des Austro-Hongrois, qui est d’être confiné dans des camps et d’avoir ses biens mis sous séquestre. Il y aussi cet engagement réel pour saisir cette occasion de devenir une Bohême, et puis finalement une Tchécoslovaquie indépendante. Il y a donc vraiment cet engagement politique, mais qui avait déjà connu des formes différentes au XIXe siècle et au début du XXe siècle, où l’on voulait souligner l’identité de la nation tchèque et finalement du projet tchécoslovaque. C’est relayé à partir de 1915 par les immigrés politiques importants. C’est Masaryk et puis c’est Beneš. Et puis c’est à Paris qu’est créé le Comité national tchèque puis tchécoslovaque. Paris est à la fois le lieu de l’engagement de l’été 1914 des volontaires, et en même temps le lieu de l’action politique en tant que capitale importante de l’Entente. »

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Štefan Osuský

Il y a une construction de cette mémoire des Tchécoslovaques de France dans leur engagement lors de la Première Guerre mondiale en même temps que ce processus de formation de l’Etat tchécoslovaque avec l’indépendance obtenue en 1918…

« Tout cela va converger ; c’est-à-dire que célébrer les volontaires de la Première Guerre mondiale qui ont combattu, c’est aussi célébrer l’Entente voire l’amitié franco-tchécoslovaque et la validité du projet tchécoslovaque dans l’entre-deux-guerres. C’est extrêmement important et donc il est assez logique de voir l’ambassadeur Štefan Osuský, ou en tout cas les autorités tchécoslovaques, participer au financement de tous ces lieux de mémoire et être physiquement présents lorsqu’il y a des cérémonies. »

Donc cet aspect mémoriel va aussi servir dans le cadre des relations entre la France et ce nouvel Etat tchécoslovaque. Comment cet aspect mémoriel va ainsi être utilisé ?

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L'infirmière tchèque Marcelline Čapek, engagée volontaire dans la Croix-Rouge, photo : BDIC. F ∆ 2048, association Rovnost

« On va rappeler, notamment lors des moments critiques, la solidité, la durée de cette amitié entre les deux pays. Par exemple, on met en avant pendant la guerre de 14-18 les Tchèques qui ont déjà combattu en 1870 pour la défense de Paris. En 1939, l’ambassadeur Osuský va conserver l’ambassade, le consulat, les lieux représentatifs de l’Etat tchécoslovaque en France, et on va rappeler que cette résistance s’inscrit dans une relation de proximité, malgré Munich donc, entre les deux pays. Ensuite, aujourd’hui encore, ces lieux sont des lieux utilisés lors de visites officielles. On peut aussi rappeler par exemple qu’en 2002, le président Vaclav Havel a fait de la remise du drapeau à l’armée tchécoslovaque à Darney en 1918 le jour des commémorations des forces armées tchèques. »

Vous avez travaillé sur l’immigration tchèque et slovaque en France. Qu’en est-il du travail de mémoire dans le cadre de l’intégration de ces populations en France ?

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La plaque apposée en 1934 dans la galerie de Valois, Palais Royal, Paris, photo: Archives de Jean-Philippe Namont

« C’est en effet quelque chose qui est bien compris par les associations tchécoslovaques, devenues tchécoslovaques dans l’entre-deux-guerres, que d’indiquer que c’est certes un combat pour la Tchécoslovaquie qui s’est déroulé en 14-18, mais c’est aussi un combat pour la France, donc pour ce pays d’accueil, qui devient pour la deuxième génération le paix de naissance de ces enfants issus de l’immigration. C’est un élément qui est mis en avant de façon tout à fait continu, ce qui fait d’ailleurs que toutes les commémorations associent des officiels français, où que cela se trouve, c’est-à-dire par exemple à Paris avec les municipalités ou bien par exemple à Targette avec la municipalité de Neuville-Saint-Vaast où se trouve le cimetière tchécoslovaque. »

On parle de la célébration de l’engagement tchécoslovaque dans les combats de la Première Guerre mondiale mais y a-t-il également une mémoire traumatique ? Est-ce que ces Tchécoslovaques de France vont développer une aversion pour la guerre, des mouvements pacifistes ?

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L'ambassadeur de la République tchèque Pavel Fischer rendant hommage aux soldats de l'armée tchécoslovaque morts pendant la Première Guerre mondiale, cimetière du Breuil, Cognac, 2007, photo: Archives de Jean-Philippe Namont

« Pas vraiment et même pas du tout dans la mesure où les familles qui ont été frappées sont relativement nombreuses pendant la Première Guerre mondiale mais cela reste un engagement qui est valorisé parce que c’est un sacrifice qui était jugé nécessaire. On n’a pas de doute sur le sens du combat qui a été mené. Et puis il y a dans les années 1920, dans les années 1930, un renouvellement considérable. On passe d’une petite communauté de quelques milliers de personnes, 3000 environ, peut-être un peu plus, en 1914, à une communauté de près de 80 000 personnes au maximum en 1930. Donc la plupart des Tchécoslovaques qui vivent en France n’ont absolument pas connu cette période, n’ont pas souffert directement de cet épisode et il ne reste donc guère plus que la mise en valeur positive de l’engagement. L’aspect traumatique n’apparaît pas. »

Sur cette mémoire de la Première Guerre mondiale s’est ensuite ajoutée la mémoire de la Seconde ; les volontaires tchécoslovaques qui ont combattu en France lors de la Seconde Guerre mondiale sont également enterrés au cimetière de la Targette. Comment a évolué la mémoire de la participation tchécoslovaque à ces deux guerres jusqu’à aujourd’hui ?

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Le cimetière de la Targette, Neuville-Saint-Vaast, photo: Archives de Jean-Philippe Namont

« Les lieux qui restent importants dans la célébration restent associés à la Première Guerre mondiale. Ça, c’est très clair. C’est-à-dire qu’aujourd’hui encore, on fête le 28 octobre, le jour de la fête nationale tchécoslovaque, par une cérémonie sur la tombe du soldat inconnu à l’Arc de triomphe. Le 9 mai, anniversaire de la Targette, on dépose également une gerbe à l’Arc de triomphe. A la Toussaint, c’est au cimetière du Père Lachaise, parce qu’il y a un monument, qu’on célèbre tout cela. Il y a donc association entre les deux mais avec des lieux qui restent d’abord associés à la Première Guerre mondiale. »

Pour en savoir plus : https://www.cairn.info/r

Fontenay : la crèche des légionnaires fait revivre la guerre d’Indochine

18 décembre 2016,

Fontenay-sous-Bois, ce samedi. Les légionnaires du Fort de Nogent ouvrent leurs portes à l’occasion de la traditionnelle crèche de Noël pour laquelle ils ont reconstitué une bataille de la guerre d’Indochine. LP/C.P.

« Accrochez-vous bien, on va décoller », résonne une voix dans le magnétophone. « Mais s’accrocher à quoi ? », répond une dame, faussement paniquée. Samedi et dimanche, c’était porte ouverte au Fort de Nogent, à Fontenay-sous-Bois. Comme chaque année, la Légion étrangère dévoilait sa traditionnelle crèche de Noël, exposant cette fois les coulisses d’une bataille de la guerre d’Indochine, celle de Dong Khe, survenue en octobre 1959. « Mais pour que ça colle avec Noël, on fait comme si ça se passait en décembre », précise le légionnaire en charge de la visite. Après avoir défini l’objectif de la mission et être monté dans une réplique de l’avion, les visiteurs arrivent sur le champ de bataille où à la fin du combat, la crèche apparaît. Un voyage dans le temps et fruit d’un travail de six mois de préparation et de deux d’installation pour les soldats de la Légion étrangère.

La crèche sera de nouveau exposée les samedi 7 et dimanche 8 janvier, de 10 heures à 19 heures, boulevard du 25-Août-1944 à Fontenay-sous-Bois.

leparisien.fr

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Le bœuf, l’âne et les légionnaires, par François Sureau

Mardi, 13 Décembre 2016 11:49

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François Sureau, le 13/12/2016

Une crèche italienne Italiene

Une crèche italienne Italiene / ChiccoDodiFC - Fotolia

J’aime depuis longtemps les objets miniatures, ces petits mondes de batailles, de wagons-lits ou de scènes familières, qu’ils soient sacrés ou profanes. Les miniatures nous aident à nous croire romancier. Nous nous tenons devant cette maison de poupée comme Balzac devant le salon Nucingen. Il reste toujours une traite à payer, un meuble à déplacer, un chapitre à écrire. La miniature représente l’espoir. Une maison miniature n’est jamais achevée, puisqu’elle est inhabitable et par là même se dérobe à l’impitoyable épreuve des faits qui est au monde bourgeois ce que les mortelles prouesses d’autrefois étaient à la chevalerie du Graal. Une maison miniature n’est jamais assez miniature. On peut toujours imaginer un meuble, un bateau plus petit. Ainsi la baignoire passe-t-elle de la condition de lac à celle de mer, puis à celle d’océan, cependant que le navigateur apprend l’humilité. La miniature est un puissant auxiliaire de la morale.

On peut aussi y trouver des aliments pour la misanthropie, quand elle nous tente. Le privilège des grands, disait Giraudoux dans La Guerre de Troie, c’est de voir les catastrophes d’une terrasse. C’est aussi le privilège gullivérien des possesseurs d’objets miniatures, qui peuvent moquer le sort des fourmis humaines, animées de passions incompréhensibles, qui prennent place en songe dans les entreponts de quelque Titanic, et s’en vont naviguer à la rencontre d’un cube de glace.

Je suis surtout sensible à la délicatesse des artisans qui les fabriquent et les réparent. Ils prennent garde à ne pas encombrer davantage un monde aussi mal rangé qu’un parlement. De tous les moyens que les hommes ont inventés pour se souvenir de leurs hauts faits, de leurs moments de gloire, la miniature me paraît le plus fin, le plus subtil. Les desservants de ce culte méritent tous les éloges. Ils ont mis tant de gloire et tant d’esprit dans si peu d’espace ; voyez la salle d’honneur du deuxième étranger d’infanterie, à Nîmes, où le combat d’El-Moungar, avec ses mille soldats, tient sur un foulard déplié. Voyez les bateaux de la compagnie de Suez, conservés rue d’Astorg, qui ont tenu dans leurs flancs les richesses du monde, et qu’un enfant pourrait anéantir. Il n’y a pas seulement, selon l’adage anglais, de la beauté dans la petitesse, mais aussi de la dignité. J’aimerais qu’après ma mort l’on pût me réduire au point de me faire traverser, sur une barque funéraire, le bassin du Luxembourg, afin que mon existence terrestre s’achève comme elle a commencé, aux antipodes de toute grandeur.

Vous l’aurez compris, entre toutes les miniatures, les crèches ont ma faveur, dont le double effet de réduction et d’expansion du monde n’est jamais aussi prenant que lorsqu’elles se rapprochent des dimensions humaines. C’est le cas des crèches de Noël de cette Légion étrangère où j’ai été heureux de servir. On peut en voir dans tous les régiments, et, près de Paris, au fort de Nogent. Les légionnaires qui les font avec tant d’amour ne sont, et de très loin, pas tous chrétiens. Et le cœur qu’ils y mettent nous fait apercevoir une autre dimension paradoxale de la crèche, et partant, de Noël. Noël, ce n’est pas essentiellement le sapin, la famille resserrée sur elle-même et cette débauche de cadeaux. C’est l’errance et l’aventure : une famille jetée sur les routes, des bergers en transhumance, des rois mages, savants venus de très loin. Noël est la fête des originaux, des irréguliers. Les légionnaires le sont par excellence. Ils sont, expliquait naguère le P. Tiberghien, l’aumônier du régiment étranger de cavalerie, à une population d’Orange qui les trouvait peut-être un peu remuants, « le bon larron ». Sans doute se souviennent-ils de leurs enfances dans des pays lointains, ou de familles abandonnées. Mais plus que tout ils voient célébrer, justifier même, cette exposition au hasard qui est le fond même, et depuis longtemps, de leur existence.

Il y a trois ou quatre ans, la crèche de Nogent était installée dans une grande poudrière. Le village de Bethléem y était reconstitué, avec des centaines de maisons, et les figurines représentant les habitants circulaient sur de petits rails de train électrique. C’était féerique, avant de devenir poignant. La Sainte Famille passait ainsi lentement de maison en maison, d’auberge en caravansérail, s’entendant partout dire qu’il n’y avait pas de place pour elle. Puis, rejetée de partout, elle arrivait pour finir à un petit fortin aux extrémités de la ville. Joseph frappait. Et la voix, à l’accent rugueux, d’un légionnaire répondait simplement : « Vous pouvez entrer. Ici, c’est la Légion étrangère. »

On trouve dans l’Évangile de la tendresse pour les soldats, mais ce n’est pas d’elle dont je veux parler. Noël, première étape, ultime refuge, n’appartient à personne. Chacun, d’où qu’il vienne, quelque foi qu’il professe, peut y trouver une consolation à la mesure de son cœur. C’est la leçon de la Légion étrangère et j’y pense chaque année avec autant d’émotion.

François Sureau

Le lieutenant Louis Rivet du 1er régiment étranger

La Grande guerre du XXe siècle. 1916/06.

Le lieutenant Louis Rivet du 1er régiment étranger,

religieux profès de la Compagnie de Jésus,
professeur de droit canonique
à l'Université grégorienne à Rome.


(† 9 mai 1915.)


Le R. P. Louis Rivet, de la Compagnie de Jésus, professeur de droit canonique à la célèbre Université grégorienne de Rome, consulteur de la Congrégation des Évêques et Réguliers, auteur d'un important traité sur les Institutions du droit privé ecclésiastique, dont la second volume parut quelques jours avant la guerre, lieutenant au ier régiment étranger (division marocaine), a été tué à l'assaut de la Targette, le 9 mai 1915.

Né à Lyon le 3 mai 1871, Louis Rivet fit ses études dans cette ville, à l'externat Saint-Joseph. Ses condisciples se rappellent un brillant élève, assez heureux pour enlever à quinze ans le diplôme de bachelier avec la mention « très bien ». Un an de préparation à l'école de la rue des Postes, à Paris, lui ouvrit les portes de Saint-Cyr. Sorti quatorzième, avec la liberté de choisir son arme, Rivet voulut servir au 308 bataillon de chasseurs à pied, à Grenoble.

Mais déjà un autre idéal avait séduit son âme très élevée. Son grand-père, Auguste Rivet, avocat à Lyon, décédé en 1890, dont la vie avait été exclusivement consacrée aux œuvres, avait fondé bien , des années auparavant l’œuvre des Douze 'Apôtres pour promouvoir les vocations sacerdotales. Son exemple et ses entretiens jetèrent, sans doute, de bonne heure des germes dans l'âme ardente de son petit-fils. En 1893, le lieutenant rendait le double galon d'argent pour prendre la robe du religieux. Dans sa vie nouvelle, il n'oublia pas; son cœur resta fidèlement attaché à ses chasseurs: « Nous passons avant la cavalerie », disait-il en souriant, mais non sans un certain enthousiasme.

Il était prêtre, professeur de droit canon à Rome, quand éclata la guerre. Il rentra en France le premier jour de la mobilisation et, sa classe n'étant pas encore mobilisée, il sollicita un poste d'aumônier militaire. Cette demande fut refusée. Son âme sacerdotale répugnait à l'effusion du sang; une fois encore, il demanda à servir comme aumônier en première ligne, au poste le plus exposé. Un nouveau refus calma les scrupules de sa conscience. C'est comme lieutenant à la tête d'une section de la légion étrangère qu'il devait donner sa vie à la France.

Le 31 octobre, il partait pour le front. Il n'avait aucun doute; son sacrifice était fait; il ne pensa plus qu'à s'immoler tout entier en excellant comme religieux et comme soldat.

Cette double préoccupation se trahit dans les notes intimes, écrites dans des termes dont il croyait se réserver le secret sur un carnet retrouvé sur son corps, écorné par des balles. Elle paraît également dans ses lettres, généralement très brèves, qu'il écrit pour donner des nouvelles à ses parents ou à sa famille religieuse. De nombreux témoignages l'ont montré payant toujours de sa personne dans les endroits les plus dangereux. En Champagne, il va sous le feu relever des blessés ou donner la sépulture à des morts. Son influence s'exerce par des conversions: le jour de Pâques, il recevra l'abjuration d'un luthérien; un autre jour, il baptisera un juif. Comme il parle couramment l'anglais, l'allemand, l'italien, il a une sphère d'influence exceptionnelle à la légion.

L'heure du sacrifice approchait. Le 21 avril, à la veille de quitter la Champagne pour l'Artois, il écrit à la prieure du Carmel français à Rome: « Pour le succès de nos armes et la régénération tant désirée de notre cher pays, les sacrifices obscurs et les morts ignorées servent autant et quelquefois plus que les actions d'éclat et les traits héroïques que nous lisons avec admiration chaque jour. » Et il faisait cet aveu: « J'ai eu le bonheur de célébrer chaque jour, sauf un, depuis la mobilisation. Priez Notre-Seigneur que cela continue ainsi. » Son carnet prouve qu'il réussit, en effet, à réaliser cet ardent désir jusqu'au matin de sa mort. Le sergent qui, parti avec lui de Lyon le 31 octobre, se trouvait encore à côté de lui au moment de sa mort, racontait avec émotion l'impression causée à ces légionnaires, sortis des milieux les plus différents, par cet officier qui, pour dire sa messe, tantôt restait à jeun jusqu'à plus de midi, tantôt devait renoncer au repos de la nuit, et qui, dans toutes les marches, portait lui-même une chapelle dans son sac. Un légionnaire espagnol écrivait ainsi les impressions que lui avait laissées le P. Rivet deux jours avant sa mort :

C'était le 7 mai 1915, et je ne m'attendais pas à être évacué le lendemain. Je voulais être prêt pour l'attaque. Malgré ma faiblesse, j'étais s0rti du cantonnement au bois, pour m'en aller à l'église d'Aiguières (Pas-de-Calais), une église vieille, petite; église de campagne. Le P. Rivet était en train d'adresser la parole aux soldats. Dans la nef, légionnaires et artilleurs, nous nous pressions. Après le Salut, le P. Rivet annonça qu'on allait commencer les confessions. A ce moment, un jeune homme s'avança vers l'autel, causa avec le curé et le P. Rivet et reçut après le Viatique. Je ne connaissais pas le légionnaire qui communia ce soir. Bientôt, le P. Rivet est au confessionnal; j'y passe, mêlé à la foule des légionnaires. Beaucoup prient les larmes aux yeux. Quand je sors de la confession, je suis plus encouragé. Le P. Rivet avait une gentillesse et un savoir-faire avec douceur qui vous captivaient. De cette confession et de ce confesseur, je me souviendrai toute ma vie. Quelle douceur, quelle admirable manière de comprendre la vie humaine ! Il avait toujours la bonté dans la figure et la charité aux lèvres. Il était un cœur admirable.« Il était un officier modèle. Il est mort comme un vaillant soldat.

Il semble, d'ailleurs, qu'il avait le pressentiment de sa mort depuis quelques semaines. Le 24 avril, en prévenant son ancien, supérieur de son départ pour l'Artois, il ajoutait :

..... L'heure est aux grandes choses et aux efforts virils: je me recommande plus instamment que jamais à vos prières, afin que je fasse mon devoir pleinement et contribue un peu au bien de ceux parmi lesquels je me trouve. Et s'il plaît au bon Dieu que mon nom allonge bientôt la liste de ceux qui, de chez nous, ont donné leur vie pour la France, vous voudrez bien contribuer à consoler généreusement ceux qui s'affligeront de mon départ.


Le 6 mai, il envoie au même religieux comme une sorte de testament spirituel :

6 mai 1915. - Je crois que les événements vont se précipiter pour noua en particulier: c'est dire qu'il faut s'attendre à tout. J'espère que le Sacré Cœur me donnera, pour les grandes circonstances, force, courage et confiance. Les prières constamment dites pour nous nous en sont le garant. Voici, d'ailleurs, le premier vendredi du mois, puis l'anniversaire de Jeanne d'Arc (8 mai, apparition de Saint-Michel). Quant à moi, s'il plaît à Dieu de me demander le sacrifice suprême, comme c'est au moins probable, il me reste à le remercier des grâces reçues durant quarante-quatre ans de vie et vingt-deux et demi de religion. Je lui demande pardon de mes infidélités, mettant toute ma confiance en les mérites de Jésus-Christ et l'intercession de Marie Immaculée. Je remercie aussi de tout cœur la S. J. [ ia Compagnie de Jésus] de m'avoir reçu, entouré de tant de soin. comblé de tant de bienfaits. J'espère en la grâce de la vocation pour mon heure suprême et en l'aide de ses suffrages après.

Le 8 mai, le P. Rivet écrit à son correspondant d'Ore Place en Angleterre (la lettre a été envoyée par un ami à son destinataire) :

Quelle date ! Et comme on désirerait un succès en ce jour, samedi, fête de saint Michel, anniversaire de la bienheureuse Jeanne d'Arc! Le succès, nous l'attendons avec confiance de la miséricorde divine, mais quand ! Pour moi, je m'attends à marcher, et alors ?. A la garde de Dieu !  Nous sommes prêts, nous l'espérons; un bon nombre de nos soldats se sont mis en règle avec Dieu; ils désirent, eux aussi, échanger la vie monotone des tranchées avec les poignantes émotions du combat. Priez le bon Dieu de me donner pour ce moment le courage, l'habileté, et en même temps la possibilité de faire encore quelque bien aux combattants. Quelle belle chose que la communion en viatique à ceux qui vont partir ! C'est consolant et impressionnant. C'est d'ailleurs, pour beaucoup, le seul moyen de communier.

Adieu, cher ami, et si bientôt je suis sur la liste, pensez à moi au saint autel.

Dans les jours qui ont précédé l'attaque du 9 mai, on le vit, pour tout préparer, déployer des qualités guerrières de nature à surprendre autour de lui ceux qui le connaissaient mal; il allait faire de ses hommes des héros, coupables seulement d'être allés trop vite dans les lignes ennemies. La veille,à 10 heures du soir, il se confessa à l'aumônier divisionnaire, convaincu qu'il allait à la mort, sans rien perdre de ce calme et de cette force sereine qui faisaient la caractéristique de son âme. Une dernière fois, à l'aube, il célébra le Saint Sacrifice et dit à un ami en sortant: « C'est sans doute ma dernière messe. »

C'est, en effet, le 9 mai qu'il tomba, dans cette charge merveilleuse et peut-être sans précédent, où la légion étrangère avança de 7 kilomètres sous le feu de l'ennemi. Une relation minutieusement établie décrit ainsi ses derniers moments :

Le P. Louis Rivet est tombé glorieusement le dimanche 9 mai, à 10 h. 1/2 du matin. Il chargeait à la tête de sa compagnie, sur la redoute allemande appelée « les Ouvrages Blancs», devant la route d'Arras à Béthune, juste entre la Targette à droite et Carency à gauche. Sa compagnie était sortie de la tranchée à 10 heures juste, comme toute l'infanterie, après quatre heures d'un bombardement effroyable des tranchées allemandes.

A 10 heures, le tir des 75 s'allongea mathématiquement de 200 en 200 mètres, et l'infanterie débusqua des tranchées.

Le lieutenant Rivet enleva sa compagnie avec beaucoup d'entrain. Ils conquirent les Ouvrages Blancs, les dépassèrent, laissant aux escouades de « nettoyeurs de tranchées» le soin de faire les prisonniers et d'évacuer, à coups de grenades, les abris profonds où se terraient les Allemands; puis ils marchèrent sur la route d'Arras à Béthune, qui formait, à 5oo mètres derrière les Ouvrages Blancs, un ruban parallèle à leur ligne d'attaque et passe à la Targette, la dépassèrent aussi et, arrivés face au bois de la Folie, le lieutenant dit à ses hommes :
— Mes enfants, couchez-vous !

Lui resta debout, la jumelle à la main, examinant le terrain devant lui, pour découvrir les lignes sur lesquelles il allait repartir à l'attaque : à ce moment, une balle l'atteignit en plein front et l'étendit raide par terre. Ses hommes poursuivirent leur attaque, et quand ils repassèrent, ils trouvèrent le corps de leur lieutenant criblé de balles. Ce sont des balles perdues qui l'ont atteint après sa mort; c'est l'une d'entre elles qui A traversé son porte-cartes militaire,

D'autres récits précisent un détail émouvant: prêtre jusqu'au bout, il chargea en tête de tous, mais le sabre au fourreau et le revolver dans l'étui.

Un de ses confrères, M. À. Gaudon, infirmier, recueillant les souvenirs d'un légionnaire polonais, écrivait le 29 juin 1915 ;

Le lieutenant Rivet était renommé pour sa grande bravoure, marchait toujours en tête de ses hommes dans les assauts. En partant pour l'attaque où il devait être frappé, il a dit à ses hommes: « Mes enfants, il faut que, demain matin, je dise ma messe à Douai. »

Une lettre venue de l'état-major du généralissime Joffre fut lue aux très rares officiers survivants; on y remarquait ces paroles :

C'est la division marocaine qui, la première, a enfoncé la muraille Allemande. C'est à la légion étrangère qu'en revient l'honneur.

Dans cet honneur et dans cette gloire, on peut puiser a pleine mains pour auréoler la mémoire du Jésuite lieutenant.

Je ne suis guère pratiquant — écrivait un des rares officiers survivant. de la légion — et peut-être peu croyant; mais, si jamais il existe des saints, le P. Rivet en est un.

Ainsi, c'est un Jésuite expulsé de France qui est tombé l'un des premiers en tête d'une des colonnes d'assaut de « la grande division ». Il s'était avancé si loin que son corps resta plus de cinq mois sans sépulture: on ne pouvait l'approcher. Enfin, le 26 octobre 1915, un sergent brancardier, prêtre lui-même, M. l'abbé L., le relevait et recueillait le crucifix de religieux qui, depuis son noviciat, ne l'avait jamais quitté. Grâce au dévouement inlassable de M. l'abbé L., les restes du P. Rivet ont pu, après de nombreuses difficultés, être transportés dans le cimetière militaire d'Ecoivres, où ils reposent depuis le 11 mars 1916.

Le 4 septembre 1915, le lieutenant Rivet était cité à l'ordre de la division marocaine en ces termes très laconiques, par suite, sans doute, du glorieux trépas de la plupart des officiers qui l'avaient connu :

RIYET (LOUIS), lieutenant au 1er régiment étranger :

A fait preuve en toutes circonstances d'un dévouement calme et résolu; le 9 niai [1915"|, a été tué à la tête de sa section, qu'il portait à l'assaut de retranchements ennemis sous un feu violent d'artillerie et de mitrailleuses

La bataille de l’Artois du 9 mai au 22 juin 1915 avec l’attaque du 2e Régiment de marche du 1er Etranger

Sète : les seniors isolés ont retrouvé le sourire

Midi Libre

JENNIFER FRANCO le 11/12/2016

Sète : les seniors isolés ont retrouvé le sourire

Comme chaque année, depuis six ans, le Cabaret a ouvert ses portes pour la bonne cause. J. F.

Depuis six ans, l'opération Cinquante sourires pour Noël tend à rompre la solitude.

Ce dimanche midi, le Cabaret a fait le plein de sourires... Ils étaient cinquante exactement. Cinquante seniors sétois, vivant seuls, à leur domicile, ou en maison de retraite. Et dont le quotidien est trop souvent rythmé par la solitude. Pour casser cette routine, depuis six ans, l'Amicale des anciens de la Légion étrangère et son fer de lance, Gérard Gimeno Devésa, ainsi que le patron du...

Marie-Jo Amyot d’Inville, veuve de guerre, enseignante, 5 enfants

Ouest-France, toute l’actualité locale et internationale

Publié le 10/12/2016

 

Marie-Josèphe Amyot d’Inville en famille en 1965 à la Morandière en Louvigné-de-Bais.

Marie-Josèphe Amyot d’Inville en famille en 1965 à la Morandière en Louvigné-de-Bais. | DR

Née à Brest, Marie-Jo Amyot d’Inville (1914-2007) a été une figure rennaise. Jean Amyot d’Inville, l’un des cinq enfants de cette veuve d’officier, lui a consacré un livre : "Organisation hors père". Il est l’invité de la paroisse Saint-Louis, lundi 12 décembre, pour deux causeries.

Ils connaissaient un « bonheur inimaginable » et tout s’est brisé d’un coup. En avril 1943, Jacques Amyot d’Inville est officier de la Légion étrangère à Meknès, en Tunisie. Le capitaine saint-cyrien vit avec sa famille. Son épouse s’appelle Marie-Jo. Ellle est née Audren de Kerdrel à Brest, dans une famille d’aristocrates. Son père, d’abord avocat, était conseiller général du Finistère avant d’être maire de Lannilis.

Ensemble, Jacques et Marie-Jo ont cinq enfants : Jacques, Philippe, Marie-Françoise, Marie-Geneviève et Jean, le petit dernier, né en 1942. Le 2 mai 1943, alors « qu’elle est en train de changer Jean », Marie-Jo Amyot d’Inville apprend la « terrible nouvelle ». Son mari a été tué au combat lors de la campagne de Tunisie.

Foi catholique

Une épreuve de plus pour cette femme de caractère qui a perdu sa mère alors qu’elle avait 4 ans. Veuve à 29 ans, mère de cinq jeunes enfants rapprochés (l’aîné a 8 ans, le dernier 1 an), Marie-Jo Amyot d’Inville prend la vie « à bras-le-corps et au pas de course ». Au Maroc tout d’abord, puis à Rennes, elle élève seule sa famille.

« L’éducation passe naturellement et entièrement par elle », raconte son fils Jean dans un livre très touchant, qu’il vient de publier sur sa mère : Organisation hors père. Une éducation fondée sur des valeurs altruistes, humanistes, inspirées par la foi catholique, le patriotisme et un certain humour Amyot d’Inville. Les tâches ménagères ne sont pas oubliées par la maman courage : « Elle coud, répare et cuisine, range et tricote : des dizaines de pulls à son actif. »

Prof de sciences nat

Bien qu’ « aristo », la famille Amyot d’Inville ne roule pas forcément sur l’or. La veuve de l’officier se lance dans la vie professionnelle. Titulaire d’un baccalauréat, Marie-Jo Amyot d’Inville enseigne d’abord au Maroc, chez les franciscaines missionnaires. Puis, à Rennes au collège de l’Adoration, rue d’Antrain.

L’essentiel de sa carrière de professeure se déroule au collège-lycée Saint-Vincent. Elle y enseigne les sciences naturelles. Pour se perfectionner, elle est retournée sur les bancs de la faculté, à 40 ans.

Veuve de guerre, Marie-Jo Amyot d’Inville s’investit aussi dans la vie associative. Ses cinq enfants - qui ont goûté au scoutisme « qui forme les caractères et déforme les vélos » - connaissent des destinées singulières.

Jacques sera missionnaire Père blanc durant 42 ans en Afrique, dont trois ans à Soweto. Philippe sera le numéro deux d’Ouest-France durant plusieurs années (il est décédé en 2006). Marie-Françoise et Marie-Geneviève seront des mères de famille dans la lignée de leur maman. Enfin, Jean sera expert en communication.

Marie-Jo Amyot d’Inville s’est éteinte en 2007 à la maison médicalisée Saint-Cyr de Rennes. Un an après Philippe. Une noble vie s’en allait.

Lundi 12 décembre, Jean Amyot d’Inville est l’invité de la paroisse Saint-Louis pour deux causeries, à 14 h 30 et 17 h 30, au 22, rue Louis-Pasteur, entrée libre. Organisation hors père, par Jean Amyot d’Inville, éditions du Petit Véhicule, 70 pages, et 20 pages d’annexes et de photos. 20 €.

A propos de l’ouvrage « Organisation hors père »

Avril 2016

Entretien de l’éditeur Luc Vidal (Editions du petit Véhicule) avec l’auteur

Luc Vidal. Ce livre est bien différent de vos autres publications. Cette fois vous parlez exclusivement de votre mère. Pour quelle raison ?
Jean Amyot d’Inville. D’habitude ce sont surtout des hommes je présente, notamment ceux que j’ai rencontrés dans ma vie professionnelle de « communicant ». Et quand on évoque ma famille il s’agit toujours des « Quatre frères pour la France ». On avait oublié ma mère à qui je voulais rendre hommage.

LV. Sa qualité principale ?
JAI. L’organisation comme cela figure dans le titre. Pour assumer toutes ses tâches de mère de cinq enfants, de maitresse de maison, de professeur et parfois d’étudiante, de voyageuse et de bridgeuse, elle faisait souvent deux choses en même temps. Avec parfois le risque de ne pas vivre le temps présent, comme cette visite du Musée du Louvre au pas de course… Mais toujours l’obligation de résultat. Autre qualité, la confiance. En plus des voyages en famille, j’ai pu notamment faire des milliers de kilomètres en parcourant l’Europe en auto-stop. Accord immédiat.

LV. Et comme professeur ?
JAI. Elle a eu des milliers d’élèves – environ 400 chaque année – à L’Adoration et à La Providence à Rennes. Pour enseigner les sciences naturelles elle racontait des histoires, faisait beaucoup d’expériences, disséquait des souris et emmenait les élèves sur le terrain, par exemple voir les roches à Mortain. J’ai reçu des témoignages très émouvants d’anciennes élèves après son décès. Elle faisait vivre ce qu’elle disait et enseignait.

LV. Cette organisation venait-elle de ses origines ?
JAI. Sans doute. La solidité du granit armoricain, celui du Finistère et du Cotentin. Les circonstances aussi puisqu’elle a perdu sa mère quand elle avait quatre ans – son père s’est remarié huit ans plus tard à Nantes – et qu’elle s’est retrouvée veuve à 29 ans avec ses cinq enfants. C’était au Maroc, pendant la Guerre. Et elle est passée, sans problèmes, de la chaleur africaine au crachin breton qu’elle appréciait d’ailleurs beaucoup. Elle aimait les jeux de société et particulièrement les cartes. Elle a aussi tapissé quantité de fauteuils, chaises, tabourets et même un canapé tout en entretenant la conversation. Pendant un seul hiver elle a tricoté 50 lapins pour une œuvre caritative. Oral et écrit : elle a adressé des milliers de lettres, toujours réconfortantes et optimistes.

LV. Sans doute aidée par son « milieu » favorisé
JAI. Elle assumait totalement ses origines de vieilles familles dites « nobles » qui exigent d’abord le respect envers les autres, tous les autres, sans aucune condescendance. Les circonstances ont fait aussi que nous étions plutôt des « aristos fauchés », peu avides de mondanités – encore moins de superficialité – comme on peut le croire quand on évoque ce qu’on appelle parfois encore l’aristocratie. Je cite la phrase savoureuse d’Alphonse Allais sur les « re, de, de ». « Il est toujours avantageux de porter un titre nobiliaire. Etre « de quelque chose » ça vous pose un homme comme « être de garenne » ça vous pose un lapin ». D’ailleurs tout cela ne veut plus rien dire : la vraie noblesse est celle du cœur, et elle le montrait bien !

LV. Peu de place pour la fantaisie …
JAI. Mais si ! Elle riait beaucoup. Et son humour a rejailli sur nous, ses cinq enfants. Elle pratiquait aussi l’autodérision, préférable à la moquerie, souvent méchante, envers les autres qui est un sport fort pratiqué de nos jours. Je termine le livre par les fous rires qu’elle avait aux enterrements, pas seulement en raison de l’émotion. D’ailleurs, le jour de son enterrement, elle nous a adressé deux clins d’œil. Et, hasard, coïncidence, providence ? La dernière lettre que mon père lui a adressée en avril 1943 – et qu’elle a reçue après sa mort – faisait état de ses fous rires pendant une messe pendant la Campagne de Tunisie. Comme quoi « Foi et joie » ne sont pas incompatibles. Ces deux mots auraient pu aussi faire un bon titre ! Ou alors : « A bras le corps … et au pas de course ».

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Opération « 1 000 drapeaux » le 5 décembre sur les Champs-Élysées

Lundi, 12 Décembre 2016 19:12

FSALE

jeudi 8 décembre 2016

La journée nationale d’hommage aux morts de la guerre d’Algérie, des combats du Maroc et de Tunisie le 5 décembre à Paris a été un grand moment de fraternité d’armes : elle a rassemblé soixante porte-drapeaux anciens légionnaires de toute l’Europe, intégrés à la masse des porte-drapeaux de la Fédération Maginot, de l’UNC, des Gueules cassées, de la FNAOM, de l’UNP et des autres.

Tous ont adhéré immédiatement au projet présenté avec les associations patriotiques, nos porte-drapeaux n’ont pas hésité à prendre la route, depuis les AALE de Francfort et de Stuttgart, de Genève et de Pau, d’Angers et d’Epinal, de Colmar et de Poitiers, etc … et à défiler à 18h sur les Champs Elysées dans la ferveur des grands rassemblements militaires pour aller raviver la Flamme à l’Arc de Triomphe. Une immense forêt de plus de mille drapeaux matérialisait le succès de ce rassemblement.

L’amalgame a été réalisé entre porte-drapeaux et accompagnateurs de tous âges, issus de tous les régiments étrangers, fiers de partager ensemble ce moment de souvenir des combattants d’AFN et de leur mémoire.

La FSALE a convié tous les participants à l’issue de la cérémonie à un repas de corps au Fort de Nogent. Porte-drapeaux, présidents et accompagnateurs ont partagé avec le chef de corps du GRLE un moment de convivialité. Portés par l’élan du défilé sur la plus belle avenue du monde, les anciens ont entonné les chants Légion de tradition et de bivouac et se sont quittés tard dans la nuit, heureux d’avoir participé à ce bel hommage national et témoigné de leur attachement à l’Institution.

Hommage aux Morts pour la France

Midi Libre

Le 08/12/2016

Éloge funèbre du LCL Pierre Legris

Les premières années de Diego Suarez - 1908 - 1912 : Les années d’or

10 novembre 2016

Construit en 1910, l’Hôtel des Mines est le symbole de la réussite d’Alphonse Mortages. Il devint rapidement le plus bel hôtel de Madagascar

La fabuleuse découverte de l’or d’Andavakoera par Alphonse Mortages, en 1907, se produit à un moment où les perspectives économiques de Diego Suarez sont plutôt moroses après la fin des travaux du Point d’Appui de la flotte. Mais la fièvre de l’or qui s’empare de la province du Nord permettra-t-elle le rebond attendu ? Beaucoup l’espèrent et, en 1911 « La dépêche coloniale illustrée » titrera « L’or, moteur du développement »

L’or du Nord

Nous ne reviendrons pas sur l’histoire d’Alphonse Mortages, que les lecteurs de la Tribune connaissent bien (n° 11 à 114 de La Tribune de Diego). C’est en 1907 que commence vraiment l’exploitation de l’or découvert dans la région d’Ambakirano. Au départ, l’or est extrait avec des moyens rudimentaires : pioches, pelles, batées…. Mais, dès 1907, Mortages et son associé Grignon peuvent fêter la demi-tonne d’or. Résultats mirifiques qui vont enflammer l’imagination de tous les habitants de la région et des aventuriers venus de partout ! Les années qui suivent ne démentent pas les espérances des prospecteurs : d’après l’ingénieur Bordeaux, le premier à avoir visité les placers de Mortages, la production totale fut en 1908 de 962 kg et de 1282 kg en 1909. Soit environ 3 tonnes d’or pour les premières années d’exploitation ! Inutile de dire que ces résultats donnèrent des idées. D’autant plus que Mortages, homme chaleureux et exubérant n’avait pas caché sa bonne fortune, éblouissant la population en descendant la rue Colbert avec ses sacs d’or étalés avec complaisance ! Aussi, dans la population de Diégo, européens et indigènes furent pris par la fièvre de l’or. Le Signal de Madagascar signalant l’arrivée des ingénieurs des Mines envoyés par les sociétés aurifères créées en France parle « d’une véritable effervescence à Diego Suarez ». Le directeur des salines de Diégo, M. Plion, avait même donné lecture, dans une soirée artistique, d’ une œuvre de son cru intitulée : La fièvre de l’or !
Quelles furent donc les conséquences de cette ruée vers l’or pour la Province de Diego Suarez ?

Les afflux de population

Les européens, tous métiers confondus, devinrent souvent prospecteurs et se firent attribuer des concessions, qu’ils revendirent parfois à des Sociétés spécialisées (c’est le cas de la société des Mines d’or de la Loky qui a repris les concessions de trois habitants de Diego Suarez : Lepeigneux, colon à la Montagne d’Ambre, Josse, commerçant à Antsirane et Montagne, négociant à Anamakia) Quant aux « indigènes », ils affluèrent en grand nombre sur les placers : on compta jusqu’à 10.000 Antaimoro employés à Andavakoera.
Nous l’avons vu : avec la fin des travaux du Point d’Appui, Diego Suarez avait connu une véritable dépression économique : les milliers d’ouvriers embauchés par l’armée pour construire les routes, les quais, les fortifications, se trouvèrent alors sans emploi. Beaucoup repartirent d’où ils étaient venus : à La Réunion, à Maurice, en France ou dans les autres régions de Madagascar. La découverte des gisements d’Andavakoera fut un véritable appel d’air. La population européenne de Diégo qui culminait à 1868 individus en 1906 (militaires non compris) en comptait 2457 en 1911. Pour la seule ville d’Antsirane on comptait une vingtaine de prospecteurs ! Quant au nombre des « indigènes » il était passé de 22.720 à 47.962 ! L’afflux de population et le renouvellement des centres d’intérêt économiques entraînèrent de profonds changements.

La réorganisation administrative

La région où avait été trouvé l’or appartenait à ce que l’on appelait le « secteur antankarana », qui depuis 1905 était rattaché à la province de Nosy-be. Mais cette dernière n’avait pas les moyens d’assurer la logistique qu’impliquaient les nouvelles découvertes. De plus, Mortages était foncièrement attaché à Antsirane et comptait bien en faire le centre administratif de ses activités. La découverte des mines d’or eut pour effet de rendre à la province de Diego Suarez cette partie du Nord de Madagadascar qui n’était pourtant pas très proche d’Antsirane. Ce rattachement fut arrêté le 9 juin 1910.
Aussi, dès le début, se posa la question de l’acheminement du matériel et de l’exportation de l’or.

La route des placers

Dès les premières perspectives d’exploitation aurifère, la Province de Nosy Be avait vu le parti à tirer de cette exploitation. On lit dans le Diego Suarez cette opinion de Locamus, ardent défenseur de la prééminence de Nosy Be sur Diego : « Le centre minier aurifère le plus important de la colonie se trouve dans la Province de Nosy Be. Jusqu’à ce jour, il avait été desservi par Diego Suarez et un nombre considérable de travailleurs avait été affecté à l’établissement d’une route charretière devant relier Antsirane au territoire des placers. » Mais Locamus fait remarquer que la voie la plus courte, pour se rendre sur le centre minier c’était « la voie fluviale du N.O, flottable aux marées hautes jusqu’à quelques kms seulement des placers ». En fait, du matériel destiné aux placers de Mortages et Grignon fut effectivement débarqué à Nosy Be puis transporté par boutres mais, rapidement la route fut préférée pour acheminer le précieux métal vers un centre portuaire qui en permettrait l’exportation. Cette « route des placers » est, comme le bassin de radoub, un serpent de mer : commencée mais jamais finie, elle fut l’objet de réclamations sans nombre des exploitants des champs aurifères et de la population qui voulait y avoir accès. Pourtant des promesses avaient été faites : lors de sa visite à Diégo en 1909, le gouverneur Augagneur indique le montant des sommes allouées : « Le montant des devis présentés pour la route des placers, était arrêté par le service régional à 200.000 francs. Le Gouvernement Général vient de nous accorder CINQ CENT MILLE FRANCS (environ deux millions d’euros actuels) dont 100.000 à prélever sur le budget ordinaire et 400.000 à prélever sur la caisse de réserve de la Colonie. » Fin 1909, l’Administrateur-Maire « a mis la Chambre consultative au courant des progrès des travaux de la route des placers et leur indique les parties qui pourront être, à moins de cas de force majeure, être livrées à la circulation au 31 décembre de cette année ». Mais les travaux ne vont pas vite et Mortages le fait remarquer à Augagneur : « La circulation, même dans les parties considérées comme terminées, y est très difficile en saison sèche, et, prochainement, c’est-à-dire dès les premières grandes pluies, elles seront impraticables. » Deux ans après, en 1911, elle était loin d’être terminée si l’on en croit le Bulletin économique de Madagascar : « La route dite des Placers doit relier Diego Suarez au village d’Ambakirano, situé au centre de la région aurifère de l’Andavakoera. Sa longueur est de 138 km. A la fin de 1910, la plate-forme était construite sur 100km et l’empierrement terminé sur 33 kms. »

L’apport économique

Le commerce retrouva un certain dynamisme. Le commerce de détail, d’abord, du fait de l’augmentation et du meilleur pouvoir d’achat de la population. En effet, en raison de l’insuffisance de la main d’œuvre, les travailleurs des placers étaient beaucoup mieux payés que la population du reste de l’île. Le commerce portuaire qui avait toujours été déséquilibré à Diégo (les importations dépassant de beaucoup les exportations) fut dopé par l’exportation de l’or. L’Annuaire de 1912 indique que près de 4000 kilogrammes d’or ont été extraits des placers Mortages et Grignon depuis 1906. La télégraphie sans fil, qui sera accessible aux particuliers, facilite le désenclavement d’Antsirane « l’un des principaux centres commerciaux de la colonie » (Bulletin économique de Madagascar). L’enrichissement de la ville (par les taxes qu’elle percevait) et de certains particuliers eut des conséquences heureuses sur l’urbanisme.

Une ville rénovée

C’est à cette époque (en 1909) qu’Antsirane fut doté d’un tribunal (celui que nous connaissons) qui fut immédiatement l’objet des critiques des antsiranais. Critique sur son esthétique que la plupart des journaux de l’époque tournent en dérision : « Diégo, il est vrai, a une compensation : son palais de justice de création récente et construit en face de la résidence non sans que l’on ait empiété sur un square, agrément de la ville. C’est un bâtiment de style spécial, ce qui d’ailleurs en fait le charme non moins spécial. On retrouve les mêmes dispositions intérieures à la kasbah, en Alger. » Et l’article termine en comparant le Tribunal à un « Bains-Douche » (Le progrès de Madagascar). Pauvre tribunal à qui l’on reproche son allure « spéciale » mais aussi ses malfaçons : « Depuis que ce bâtiment original est terminé on s’est rendu compte, maintes fois, que lorsqu’il pleuvait, on y était moins à l’abri que dehors » (La cravache antsiranaise). L’article conclut en disant que « le Tribunal ne pouvant siéger dans une douche » il s’est installé dans la Mairie !
Autre amélioration : celle de la rue Colbert par le comblement du ravin Froger. Ce ravin, qui se trouvait au carrefour de la rue Colbert et de l’Avenue de France coupait en deux la rue Colbert. On le franchissait sur un pont en bois mais, en saison des pluies, il inondait tout le quartier. « Ce ravin, qui traverse en partie la ville d’Antsirane, recueille les eaux pluviales et les eaux ménagères de plusieurs quartiers ainsi que les immondices provenant de l’égout des casernes. Toutes ces eaux et matières s’écoulaient mal, à cause des nombreuses sinuosités du ravin. En certains point même, les eaux restaient stagnantes et devenaient un foyer d’infection pour une partie de la ville ». (Bulletin économique de Madagascar juillet 1911). Un premier projet prévoyait de construire un canal à ciel ouvert bordé de banquettes engazonnées mais on décida ensuite de le couvrir pour des raisons d’hygiène.
Autres améliorations : l’agrandissement du château d’eau ; la construction, en 1909, de la poste (que nous voyons encore en face de l’ancien hôtel …de la Poste !) ; la construction, en 1910, du bâtiment des domaines. Des crédits furent également affectés à une nouvelle canalisation d’eau, à l’entretien des rues, à l’éclairage de la ville, à la construction de trottoirs et de caniveaux. Antsirane commençait à ressembler à une vraie ville ! Mais ce qui fit surtout la fierté des Antsiranais, ce fut, en 1910, la construction de l’Hôtel des Mines.
Symbole de la réussite d’Alphonse Mortages, il devint rapidement le plus bel hôtel de Madagascar. Mortages est alors au faîte de sa gloire.

Mortages, roi de Diego Suarez

La Revue de Madagascar donne une idée de sa célébrité : « M.Mortages s’est embarqué le 25 mars à Marseille pour Madagascar. De nombreux malgaches ont accompagné à la gare d’Orsay le sympathique administrateur des mines de l’Andavakoera. » Ses affaires se développent : « Car la Société que MM. Mortages et Grignon voulaient créer pour donner plus d’extension à l’exploitation de leurs terrains aurifères, a été constituée avec un plein succès, M. Mortages devenant administrateur en mission à Madagascar, et M.Grignon administrateur délégué à Paris. » et elles se diversifient : « M.Mortages va se trouver obligé de faire face aux multiples affaires de son usine de manioc de la vallée du Sambirano, où l’on doit traiter annuellement 6000 tonnes de ce produit. » Et, surtout, « il a fait construire à Diego Suarez le magnifique hôtel des Mines dont les colons de cette ville ne sont pas médiocrement fiers. »
Capitaliste adulé (il faut dire que Mortages est un homme gai et généreux), il est considéré comme le bienfaiteur de la ville et est nommé, dès 1909 Président de la Chambre consultative. En 1910 il devient conseiller du commerce extérieur de Madagascar. Il est l’interlocuteur du Gouverneur Général lorsque celui-ci se déplace à Diego Suarez. Période dorée pour Mortages qui, comme la cigale ne saura pas préparer son avenir et finira ruiné mais toujours respecté par les habitants de la ville à laquelle il a tant donné.

Et pour Diégo ?

Il est certain que la découverte de l’or d’Andavakoera a apporté une certaine prospérité à Diego Suarez. Cependant, cette prospérité, fondée sur une seule ressource, n’a pas vraiment suffit à assurer une prospérité durable pour une ville dont le développement reste entravé par le manque de moyens de communication. Et la « fièvre de l’or » au Nord de Madagascar, comme ailleurs, n’a pas eu que des effets bénéfiques !
A suivre
■ Suzanne Reutt

Souvenirs pour servir à l'histoire du premier régiment de la Légion étrangère - 1864


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A REDIFFUSER SANS MODÉRATION

La Légion étrangère au combat 1914-1918

Éditions La Simarre, éditeur, imprimeur à Joué-lès-Tours

Format 22 x 22

112 Pages

DESSINS DE MARCEL DURIEUX

TEXTE DU LIEUTENANT-COLONEL PHILIPPE PASTEAU

Préface Serge Babary et Jacques Chevtchenko

Avant Propos Général de division Jean Maurin

En collaboration avec la Ville de Tours

12 €

La Grande Guerre à la pointe du crayon

La Nouvelle République

08/12/2016

Le lieutenant-colonel Philippe Pasteau a commenté et classé les dessins de Marcel Durieux conservés et exposés aux archives municipales. - Le lieutenant-colonel Philippe Pasteau a commenté et classé les dessins de Marcel Durieux conservés et exposés aux archives municipales.

Le lieutenant-colonel Philippe Pasteau a commenté et classé les dessins de Marcel Durieux conservés et exposés aux archives municipales.

Conservés aux archives municipales, les dessins de guerre de Marcel Durieux sont exposés et publiés dans un bel ouvrage. Un témoignage passionnant.

Peut-être plus que les mots, les dessins du légionnaire Marcel Durieux donnent une idée de ce qu'a été la guerre dans les tranchées. Affûté comme une baïonnette, son crayon saisit sur le vif ou a posteriori la vie au quotidien des soldats dans la Champagne, l'Aisne, la Somme et enfin la Lorraine. Son trait ressemble à celui de la gravure selon la technique de la pointe sèche, la plus à même de creuser des sillons, dans le ciel, les campagnes ou sur le visage des Poilus.

A la fin de l'ouvrage, certains dessins, des œuvres d'après-guerre certainement, sont même en couleurs. À l'inverse de beaucoup de dessins de propagande, le style de Marcel Durieux ne cherche pas à magnifier le soldat, à l'ériger au rang de mythe, mais le montre parfois aussi abîmé que le théâtre des batailles.

Au Fort de Vaux comme à Camerone

Né en Belgique en 1889, Marcel Durieux a vécu au Canada puis il est venu en France en 1914 pour s'enrôler dans la Légion étrangère. Il a participé à de nombreuses offensives, souffert des gaz. Avec le régiment de marche de la Légion étrangère, il a illustré les combats jusqu'en 1918 au nord de Soissons ce qui lui a valu sa neuvième citation à l'ordre de l'armée et l'attribution de la fourragère double aux couleurs de la Légion d'honneur et de la Croix de guerre.
Après la guerre, il ne retourna pas en Belgique ni au Canada où il avait vécu mais il a fini par s'établir dans la Vienne où il mourut en 1976 à Iteuil. De lui, on ne sait pas grand-chose parce que personne n'a trop creusé. L'avant-propos est signé par le général de division Jean Morin et les dessins sont commentés par un militaire de la direction des ressources humaines de l'armée de Terre, de Tours, le lieutenant-colonel Philippe Pasteau. Il a déjà consacré un livre à l'histoire des Tourangeaux dans la Grande guerre, engagés sur toutes les grandes batailles dans l'Est. L'exposition présentée aux archives municipales suit la chronologie de toute la guerre.
« Je pense que Marcel Durieux n'a pas toujours été en première ligne, du moins plus à partir de 1915. Ses dessins montrent beaucoup de roulante, d'artillerie, caractéristique de l'arrière. Son dessin sur la reddition du Fort de Vaux, avec les Allemands qui présentent les armes au commandant Raynal et à ses hommes, me fait penser à Camerone, en 1863, avec les Mexicains qui ont fait de même. Mais Durieux n'a pas participé à cette scène. »
Ses dessins sont conservés aux archives de la Ville de Tours, dans le fond de l'amicale des 32e et 232e régiments d'infanterie.

« La légion étrangère au combat 1914-1918 », dessins de Marcel Durieux, texte du lieutenant-colonel Philippe Pasteau. Éditions La Simarre : 12 €. Exposition aux archives municipales, à la chapelle Saint-Eloi, jusqu'au 23 décembre, de 9 h à 12 h et de 14 h à 17 heures.

Raphaël Chambriard

« On nous envoie là où ça pète », témoignent des légionnaires

Ouest-France, toute l’actualité locale et internationale

Publié le 05/12/2016

 

Portrait de légionnaire, extrait du livre.

Portrait de légionnaire, extrait du livre. | DR/Mareuil Éditions

Bertrand Constant est un ancien légionnaire, tout comme Victor Ferreira. Lui est devenu comédien, l’autre photographe. Ensemble, ils ont tiré le portrait de 64 de leurs anciens camarades et leur donnent la parole dans un livre. Un ouvrage atypique, tant les témoignages de légionnaires sont rares. Bertrand Constant explique sa démarche.

Qu’est-ce qui fait le mythe de la Légion ?


Ce sont des soldats d’élite. Mais il y a aussi le projet auquel ils peuvent adhérer, l’accompagnement, l’entraînement technique… Les meilleurs remplacent les meilleurs. Et on les envoie là où ça pète. Il y a un mythe en interne, le légionnaire est le meilleur soldat du monde. Dans le code d’honneur du légionnaire, on n’abandonne pas son camarade au front. Si un est blessé au front, les autres font tout pour l’évacuer, et s’il est mort, son corps n’est pas laissé à l’ennemi. Le légionnaire lui-même est conscient de tout cela...

Un lundi en mémoire de la guerre d'Algérie

L'Est-Éclair

Publié le Lundi 5 Décembre 2016

Plus de 10 000 Aubois ont servi en Algéri e, 119 n’en sont pas revenus.

Il y a quelques semaines, un 119 e  nom a été porté à la stèle des AFN, située à l’angle du boulevard Carnot et de l’avenue Maréchal-Joffre à Troyes.

Vladimir Tomachewsky est «  mort pour la France » en 1962, année de la signature des Accords d’Évian qui mettent fin à la guerre d’Algérie. Né à Troyes en 1939, le soldat tombé à La Ferrière – aujourd’hui Chaabat El Leham, dans l’Oranais – manquait encore au monument de sa ville natale vraisemblablement en raison de son statut de légionnaire.

Cent dix-neuf jeunes Aubois sont morts en Afrique du Nord entre 1954 et 1962, explique Sébastien Touffu, directeur de l’Onac de l’Aube (Office national des anciens combattants).

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La France semble avoir consciencieusement abandonné le terrain à Djibouti

Logo Jeune Afrique

Publié le 30 novembre 2016

 

Le secrétaire d’État français chargé des Relations avec le Parlement répondait à l’invitation d’Ali Hassan Bahdon, le ministre djiboutien de la Défense et des Relations avec le Parlement, pour une visite de travail de quarante-huit heures, avant de s’envoler à nouveau directement vers Paris. Sans passer par la case éthiopienne, contrairement à Jean-Yves Le Drian, dernier officiel français à avoir fait le déplacement à Djibouti, en juillet 2015, après avoir reporté deux fois sa venue.

Le ministre de la Défense, lui aussi en visite pour moins de quarante-huit heures, n’avait alors pas pu s’empêcher de rendre une visite de courtoisie aux autorités éthiopiennes. Ce qui avait passablement agacé les Djiboutiens.

Comme si les liens séculaires tissés entre la France et la petite république ne pouvaient justifier à eux seuls le voyage d’un membre du gouvernement français. D’autant que Djibouti attendait ce déplacement depuis plus de quatre ans, c’est-à-dire depuis qu’Henri de Raincourt, à l’époque ministre chargé de la Coopération, avait assisté à l’investiture d’Ismaïl Omar Guelleh, alors fraîchement réélu pour un troisième mandat.

Le dernier président français à avoir visité le golfe d’Aden, un soir de janvier 2010, s’appelle Nicolas Sarkozy. Fidèle à son style, l’ancien chef de l’État n’avait même pas passé une heure complète en compagnie de son homologue djiboutien avant de rentrer à Paris. Juste le temps de parler des dossiers qui fâchent, comme celui de l’affaire du juge Borrel ou de la réaffectation, prévue un an plus tard, de la 13e demi-brigade de la Légion étrangère (DBLE) à Abu Dhabi. Après quarante-neuf années de présence à Djibouti, le départ des bérets verts sonne alors comme un symbole des nouvelles amitiés et priorités de Paris dans la région.

Quel contraste avec le ballet diplomatico-militaire des autres puissances à Djibouti ! Pendant que la France y espaçait ses visites et réduisait son contingent, les autres partenaires du pays y renforçaient leur présence.

Le plus vexant, pour les Djiboutiens, c’est encore de voir le désintérêt quasi général des acteurs économiques français

Du Japonais Shinzo Abe, en 2013, au vice-président chinois, Li Yuancho, il y a quelques jours, en passant par le secrétaire d’État américain, John Kerry, ou encore le président turc, Erdogan, en 2015, les responsables politiques de haut niveau se succèdent au palais présidentiel. Les GI sont aujourd’hui plus nombreux que les soldats des Forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj). Et, depuis 2008, quelques centaines de Japonais, d’Allemands, d’Italiens et d’Espagnols y sont positionnés à l’année – officiellement pour lutter contre la piraterie le long des côtes somaliennes. En attendant l’arrivée des troupes chinoises début 2017. Et peut-être russes et indiennes à plus long terme.

Le plus vexant, pour les Djiboutiens, c’est encore de voir le désintérêt quasi général des acteurs économiques français, au moment où le pays se construit – au sens propre – un nouvel avenir, grâce aux milliards investis par la Chine, mais aussi par le Japon, le Brésil, la Turquie, le Royaume-Uni…

Lors de son entretien avec le président Guelleh, auquel on ne peut reprocher la moindre attitude antifrançaise, Jean-Marie Le Guen a formulé « le vœu de voir les entreprises françaises s’investir à Djibouti ». Elles vont devoir se dépêcher pour rattraper le retard pris ces dernières années face à leurs concurrentes éthiopiennes, émiraties, sud-africaines, etc. Et même la langue française commence à être malmenée dans les rues de la vieille ville au profit de l’anglais, de l’arabe et de l’amharique. En attendant le mandarin ? Incontournable il y a encore dix ans, la France semble avoir consciencieusement abandonné le terrain. Oubliant que la nature a horreur du vide.

Olivier Caslin

Le 4e RE a baptisé sa 6e compagnie, héritière de la 6e compagnie portée

Lignes de Défense

24.11.2016

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J'avais annoncé, il y a quelques mois (lire ici), le projet de création d'une compagnie de réserve au sein du 4e régiment étranger. C'est désormais chose faite. 40 réservistes ont déjà été recrutés et ils ont effectué leur FMIR (formation militaire initiale du réserviste) entre le 4 et le 19 novembre.

Le 19 novembre, lors de la cérémonie célébrant le quarantième anniversaire de l'implantation du 4e RE à Castelnaudary, la 6e compagnie a été officiellement "baptisée". Elle reprend les traditions de la 6e compagnie portée.

Le capitaine Toulouse a pris le fanion de la 6e compagnie qui est actuellement composé d'une section dirigée par l'ADC Martins (photo 4e RE).

Son fanion est de couleur blanc supérieur et rouge inférieur, dans un carré coupé en deux en diagonale.

Des réservistes de cette compagnie portent un képi "infanterie" noir, le képi blanc étant réservé aux seuls ex-légionnaires.

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«Полезу выручать москаля, даже если ненавижу его»

héraut

Владимир Ващенко 29.11.2016

 

Французский легион: как русские и украинцы вместе служат после событий в Донбассе

Eric Gaillard/Reuters

Около 35% служащих во французском Иностранном легионе — это русскоязычные из Восточной Европы. Согласно данным последних лет, значительную часть из них составляют выходцы из России и Украины. В интервью «Газете.Ru» двое легионеров — русский и украинец — рассказали о том, как политические противоречия и война в Донбассе повлияли на их отношения друг с другом.

Французский Иностранный легион (Legion etrangere) — одно из самых боеспособных соединений современной армии Франции. В его состав входит в том числе элитное подразделений французской армии — 2-й парашютно-десантный полк, который выполняет задачи, аналогичные тем, что ставят перед российским спецназом ВДВ. Подчиняется легион напрямую президенту Франции, бойцы соединения участвовали во всех военных операциях, которые проводило французское государство в последнее время: в Косово, Мали и Ираке. В настоящее время, согласно открытым данным,

около трети всех легионеров составляют выходцы из Восточной Европы.

Как сообщил «Газете.Ru» источник, знакомый с ситуацией, большая часть из них — это уроженцы России, Украины, Белоруссии и Молдавии.

В «кодексе легионера» прописано, что в этом соединении «нет цветов кожи, национальностей, вероисповедания», там все равны. Из этого вытекает, что все противоречия по национальному признаку будущие бойцы должны оставлять за дверью вербовочного пункта.

Однако из любого правила бывают исключения, что и показала гражданская война в Югославии 1991–1995 годов. Тогда в составе легиона служило немало сербов и хорватов, которые с началом боевых действий на Балканах отправились воевать каждый за свою сторону. Некоторые из них даже достигли серьезных успехов: например, Анте Готовина, уволившийся из легиона в звании старшего капрала (аналог старшего сержанта в ВС РФ), дослужился до генерал-лейтенанта армии Хорватии и в ходе войны командовал отдельными корпусами хорватских вооруженных сил. Серб Милорад Улемек после прибытия на родину из легиона командовал спецподразделениями «Супертигры» и «Красные береты».

«Газета.Ru» побеседовала с русским и украинским бойцами Иностранного легиона, чтобы выяснить, насколько сильно конфликт на юго-востоке Украины сказался на их взаимоотношениях. По просьбе военных их имена, фамилии и некоторые личные данные изменены.

— Как давно вы служите в Иностранном легионе?

Никита Зверобоев, 21 год, родился и вырос в подмосковной Балашихе: Год и восемь месяцев.

Сергей Шпачик, 33 года, родился и вырос в Бердянске Запорожской области: Служу два года.

— Были ли у вас проблемы в изучении французского языка?

Зверобоев: Поначалу да, но благодаря знаниям английского мне было учить его чуть легче, чем остальным. Сейчас я знаю все термины, необходимые мне для службы, хотя все равно хотел бы знать французский лучше.

Шпачик: Французский язык — это самая главная проблема для меня здесь. Начал изучать его с нуля, знал только счет до трех и интернациональное «бонжур». Сейчас более или менее объясняюсь, для службы хватает.

— Какова ваша воинская специальность?

Зверобоев: Сапер.

Шпачик: Пулеметчик одного из пехотных полков. Хотя это несколько условно: навыками обращения с огнестрельным оружием должны, по инструкции, владеть все легионеры, все должны уметь управлять машиной и некоторыми видами бронетехники. Отдельно обучают связистов, саперов, военных санитаров, а также военных механиков.

— Есть ли в вашем подразделении люди с Украины / из России?

Зверобоев: Да, трое украинцев.

Шпачик: Русские есть. Хотя для

французов и представителей иных национальностей все мы — белорусы, украинцы, русские и даже молдаване — русские.

По-русски говоришь, родился в бывшем СССР, значит, русский. Подробнее никто не вникает.

— Изменились ли как-то ваши отношения с украинскими или русскими сослуживцами после начала боевых действий в Донбассе?

Зверобоев: Никак не изменились. Общаемся очень дружно как на территории части, так и за ее пределами.

Шпачик: Нет, не особо изменились, тем более русские из моего подразделения здесь оказались уже после начала этого бардака. Про политику никто не говорит, да и особо не интересуется, если честно. Я даже больше скажу: во Франции в принципе эта тема неинтересна.

Для тех, кто живет здесь, происходящее на Украине — это какие-то мелкие разборки банановых республик.

Вот, например, у нас есть два парня с Украины. Оба были на «майдане». Только один — в «Беркуте», а второй — так называемый активист «майдана». То есть воевали, по сути, один против другого. Да, вначале, когда они попали в учебку, у бойцов были разногласия по этому поводу, потому что каждый оставался при своем мнении. Но потом, как я уже говорил ранее про последний кусок хлеба, они стали чуть ли не лучшими друзьями.

— Обсуждали ли вы в принципе этот конфликт?

Зверобоев: Да, конечно. Общее мнение тех украинцев, которых я знаю, в двух словах такое: «Зря наши правители все это затеяли, простые люди по обе стороны конфликта ничего от этого не выигрывают».

Шпачик: Как я уже сказал, почти нет.

— Подшучиваете ли вы по-доброму друг над другом из-за вашего происхождения?

Зверобоев: Конечно, и никто на это не обижается. У меня есть дежурная шутка про то, что они себе еду наверняка готовят на костре, так как привыкли без газа жить (улыбается). Это помогает отвлечься от тягот службы, в армии без юмора никак.

Шпачик: Поржать над национальными особенностями — это дело святое. Всякие там «москали» и «бандеровцы» в шутках фигурируют постоянно.

— Участвовали ли вы в боевых операциях?

Зверобоев: Я был не на боевой, но в миссии за пределами Франции, шесть месяцев там провел, только вернулся.

Шпачик: Боевых действий Франция сейчас не ведет. И не скоро будет, так как хватает и внутренних проблем. Но в форме нас держат и постоянно готовят к боевым действиям. Что вполне логично.

— Если возникнет ситуация, в ходе которой появится угроза жизни вашему сослуживцу с Украины / из России, а единственным, кто мог бы ему помочь, окажетесь вы, вы поможете?

Зверобоев: Конечно, здесь совершенно не важна национальность.

Шпачик: Даже если я его терпеть не могу, все равно полезу выручать, и не только в боевых условиях. Это базовый принцип легиона, на этом все держится.

— Допускаете ли, что встретитесь когда-нибудь уже вне легиона с вашими сослуживцами с Украины / из России как друзья?

Зверобоев: Не то что допускаю, а даже надеюсь на это. Мы успели стать хорошими приятелями за недолгое время совместной службы.

Шпачик: Допускать-то допускаю, но это маловероятно, потому что жизнь в легионе от гражданской жизни сильно отличается, и нам, скорее всего, просто не о чем будет разговаривать. Те, кто уходит со службы, обычно уходят и из твоей жизни.

À Valence, un ancien légionnaire achète un appartement... spécialement pour héberger les SDF !

Publié le 09/12/2016 Par Nathan Weber


Parfois, les véritables héros ne sont pas ceux que l’on voit le plus…

Éric Ondoua est un ancien légionnaire, fan de free-fight et garde du corps de profession. Et c’est également, malgré sa carrure imposante, un homme d’une douceur et d’une bonté incroyable : car le premier front sur lequel il combat, c’est la lutte contre le mal-logement et la précarité.

Le Dauphiné Libéré - Drôme

Ainsi, il vient tout juste d’acheter un appartement à Valence… spécialement pour y héberger des SDF !

À lui seul, il a déjà accueilli une quarantaine de personnes en quelques semaines. L’endroit est ouvert à tous les sans-abri ou autres « personnes en galère » qui ont la volonté de retomber sur leurs pattes, et pour les y aider, il leur offre à leur arrivée des kits avec de quoi s’habiller, des produits de toilette et de la literie.

Il procure cette aide de manière totalement bénévole à travers l’association qu’il a montée, TEAMBMONDE, mais attention cependant : il ne s’agit pas de rester les bras croisés, c’est la seule règle chez Éric ! « Ils peuvent rester plusieurs nuits, mais il y a des règles fixes ici : le lever matinal, et après je veux que la journée, ils cherchent à s’en sortir. Ils ont une aide administrative avec des bénévoles et deux séances de sport obligatoire,» explique-t-il au Dauphiné Libéré.

Plus qu’une aide temporaire, Éric Ondoua tient surtout à ce que ses protégés s’en sortent par leurs propres moyens, afin qu’ils puissent reconquérir leur dignité. Pour cela, il est bien sûr nécessaire d’avoir un point d’ancrage avec la possibilité de se laver et de se changer, ce qui peut les aider à trouver du travail plus facilement.

Éric-Love Ondoua / FACEBOOK


L’association TEAMBMONDE fonctionne aussi grâce aux dons sur des plateformes de financement participatif, et à travers Facebook. Elle reçoit également des dons en vêtements, en matériel de puériculture, mais aussi des meubles pour aménager l’espace.

Si vous êtes intéressé pour aider Éric, vous pouvez le suivre sur sa page Facebook Éric-Love Ondoua ou bien vous rendre sur la plate-forme de financement participatif Cotizup.


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"Légionnaire", comprendre de l’intérieur la Légion Étrangère et de ses hommes

Corse Net Infos - Pure player corse

Rédigé par le Samedi 26 Novembre 2016

Pour la première fois, un ancien officier de la Légion et un Légionnaire donnent la parole à 64 de leurs camarades. Pendant 2 ans, Victor Ferreira a rencontré près d’une centaine de Légionnaires à travers le monde en leur posant toujours les mêmes questions. Ceux-ci se sont livrés en confiance parfois même en poésie. Bertrand, en transformant les entretiens et les questions en narration s’est attaché à préserver la sincérité et l’exactitude de leurs propos. Ce livre unique permet de comprendre de l’intérieur la Légion Étrangère et notamment ces hommes aux parcours si différents qui ont tous fait un jour le choix de s’engager pour un même idéal.

L’Extrait
« J'ai arrêté le lycée en 1re pour faire une carrière de footballeur professionnel. J'ai échoué, et comme il n'y a rien à faire d'intéressant dans mon pays, je suis venu en France. J'ai continué à jouer au foot en amateur, en DH, et j'ai encore arrêté, ça ne marchait toujours pas. Mon frère est Légionnaire au 2e REI à Nîmes. Il m'en parlait constamment. Il m'a raconté comment se passait la vie de Légionnaire, tout ce qu'il y avait d'extraordinaire à ses yeux. Et il dénigrait toujours le foot : pas assez ambitieux. Il m'a retourné la tête à force et j'ai fini par voir la Légion comme un défi. Je voulais montrer à mon frère que « j'en avais aussi » !
(Georges, 29 ans, du Sénégal»)

Le Livre
Légionnaire est un livre unique. Du plus jeune au plus ancien, du nouvel engagé volontaire à l’officier, du Français d’origine au lointain Kirghize, soixante quatre légionnaires se sont laissés photographier, malgré la tradition de l’anonymat, tout en mettant « leur cœur sur la table ».

Un jour, ils ont franchi la porte d’un centre de recrutement de la Légion Étrangère.;
Pourquoi ? Pour quelles raisons ont-ils choisi d’abandonner leur première vie et d’en conquérir une seconde ? Au nom de quoi ont-ils accepté de risquer la mort au service de la Légion, et donc au service de la France ?

Entre confessions et révélations, ce livre est une rencontre exceptionnelle avec ces soldats mythiques, partout admirés, craints sur tous les théâtres d’opération et que le monde entier nous envie. Chaque portrait, composé d’une photo et d’un monologue, propose au lecteur une expérience hors du commun : devenir Légionnaire à son tour. Au moins le temps d’une lecture…

Les auteurs

Né au Portugal en 1963, Victor Ferreira a quitté son pays en 1983 pour venir en France. Il s’est engagé à la Légion Étrangère en 1984. Il a servi au 4e RE (Castelnaudary), à la 13e DBLE (Djibouti), au 3e REI (Kourou) et au 2e REI (Nîmes), où il a fait la plus grande partie de sa carrière et a participé à de nombreuses opérations extérieures. Il a quitté la Légion fin 2007 en tant qu’adjudant-chef. Reporter-photographe, il se consacre à des projets artistiques : expositions photographiques, écriture de livres (La Légion dans la peau, La traversée des Pyrénées), films documentaires...

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Mareuil Editions – 46 rue Raffet – 75016 Paris

Saint-Cyrien, Bertrand Constant débute sa vie professionnelle comme officier parachutiste dans l’Armée de Terre. Pendant trois ans, il va commander une section de combat du 2e Régiment Étranger de Parachutistes, basé à Calvi. En 2000, il quitte la Légion et prend une année sabbatique au service d’une mission humanitaire installée au Brésil. À son retour, il choisit de réaliser un vieux rêve de jeunesse et se lance avec succès dans une carrière de comédien et de réalisateur.

La Légion étrangère en concert gratuit à Laudun-l’Ardoise

Objectif Gard

25 novembre 2016

(Photo d'illustration : T. Blomqvist / Légion étrangère)

(Photo d'illustration : T. Blomqvist / Légion étrangère)

Les légionnaires du 1er Régiment étranger de génie de Laudun-l’Ardoise ont aussi la fibre musicale.

Présente dans toutes les grandes manifestations militaires, la musique de la Légion étrangère ce n’est pas uniquement un coup de clairon, c’est surtout un répertoire large interprété par des militaires qui sont également des musiciens.

Pour vous en convaincre ou redécouvrir cette musique, la Musique de la Légion étrangère donnera un concert ouvert au grand public le jeudi 1er décembre au Forum de Laudun-l’Ardoise. Le concert est gratuit. Cependant, si les spectateurs le souhaitent, une participation libre est ouverte au bénéfice du Foyer d’entraide de la Légion étrangère.

Le concert débutera à 20h30, ouverture des portes à 19h30, placement libre dans la limite des places disponibles.

Le clochard et les crèches,

La Croix logo

François Sureau, le 22/11/2016

Juillet 2005: Sans domicile fixe au Pont-Neuf à Paris (75), France.

Juillet 2005: Sans domicile fixe au Pont-Neuf à Paris (75), France.

La mémoire s’est presque entièrement effacée d’un clochard qui vivait, à la fin des années 1950, à Paris, sur les berges de la Seine, entre le Pont-Neuf et le pont Alexandre-III, et le plus souvent sous le pont du Carrousel, près du port des Saints-Pères. Les dessous du pont du Carrousel se présentent comme un couloir voûté où ceux de la rue dorment dans des alvéoles aménagées entre les piles du pont. L’homme était appelé, on ne sait trop pourquoi, Pierre l’ermite. C’était, paraît-il, un avocat de Troyes qui, jeune encore, avait tout quitté pour vivre à la cloche. Jusque dans les années 1960, des confrères de Paris, stagiaires ou ténors du barreau, venaient le consulter sur des questions délicates et il y répondait volontiers. C’est auprès d’eux qu’on pouvait recueillir, jusqu’à ces dernières années, quelques indications sur l’existence passée de Pierre l’ermite. Ce juriste fin et discret avait commencé à donner quelques indices de singularité. Il s’était mis peu à peu à dire la vérité à ses clients. « Que croyez-vous ? Votre affaire est mauvaise et c’est la vôtre. Tout de même, frauder ainsi, c’est aussi bête qu’immoral. » Peu à peu, les remarques étaient devenues plus nettes, plus sardoniques, comme s’il se vengeait d’on ne savait quoi. « Je ferai de mon mieux, mais vous allez morfler, mon bonhomme. » Il appelait ainsi aussi bien les dignitaires de l’industrie locale que les malfrats de rencontre, et tous s’en choquaient également, les malfrats surtout, dont le cuir est plus tendre que celui des patrons. À ce jeu, il avait perdu sa clientèle en deux ans, puis, libre de toute attache, sans famille connue, était parti un beau matin sans laisser d’adresse, épinglant sur la porte de son cabinet un carton où l’on pouvait lire « Tu l’as voulu, tu l’as eu », et, en dessous et en lettres capitales : « Démerdez-vous. » Son unique collaborateur avait signalé sa disparition, et l’avait cherché quelque temps, puis avait réussi à force d’adresse et de compassion à reprendre sa clientèle évaporée au fil des années de révolte.

Il vivait de rien, déchargeait des légumes aux Halles, dispensait des conseils à ses compagnons d’infortune et, à Noël, passait d’église en église pour y aider à arranger les crèches, pour lesquelles il éprouvait une étrange passion. Il avait, semble-t-il, servi à la Légion étrangère, où les crèches sont révérées, au-delà de toute différence d’origine ou de foi religieuse.

Sa trace se perd en 1968. A-t-il été victime des événements de mai ? A-t-il jugé qu’il en avait assez vu ? Je n’ai jamais autant regretté la disparition de ce Diogène du droit que la semaine dernière, quand le Conseil d’État a rendu cet arrêt sur les crèches dont l’indigence intellectuelle eût réjoui également Voltaire et Louis Veuillot. Car enfin, que sont ces crèches, « religieuses » par nature et qui, ici ou là, peuvent cesser de l’être par l’effet de je ne sais quel folklore ? Et qui, inacceptables selon la loi dans le hall d’une mairie, deviennent acceptables cent mètres plus loin ? Sans doute le clochard de Troyes m’eût-il expliqué avec sagesse comment le Conseil d’État était passé en trente ans à ce comportement de rois mages sans étoile, sans boussole, prêts à adorer on ne sait quoi au hasard du Journal officiel.

J’espère que cet errement restera exceptionnel. Nous sommes nés, nous avons grandi dans un pays où, au fond, les principes de la démocratie libérale étant par ailleurs réputés acquis, deux choses nous protégeaient : la dignité du comportement du personnel politique, et le bon fonctionnement des contrepoids institutionnels. La première a largement disparu : on s’appelle par son prénom, on se tutoie comme à la halle, on se rappelle les services rendus, on expose les secrets du gouvernement et on s’insulte plus souvent qu’à son tour. Restent le Conseil constitutionnel, qui remplit bien son office, et le Conseil d’État. Pendant plus d’un siècle les demi-dieux du Palais-Royal ont mis leur intelligence spéculative au service du bon sens, protégeant les soutanes et les cloches après la loi de séparation, accordant au général tout ce qu’il voulait sauf les cours militaires condamnant à mort sans recours. Il faut souhaiter qu’ils retrouvent vite ces chemins-là.

François Sureau

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Légion : opération immersion dans les clubs de la ville

Actualités

Publié le 25/11/2016

Handballeurs  civils et légionnaires  posent ensemble./ Photo DDM.

Handballeurs civils et légionnaires posent ensemble./ Photo DDM.

 

De nombreuses manifestations ont marqué le 40e anniversaire de présence à Castelnaudary, du 4e Régiment étranger. La journée du samedi restera dans toutes les mémoires qui a commencé par une aubade de la musique de la Légion étrangère qui la veille au soir, avait offert un concert à la halle aux grains ; elle s'est poursuivie par une superbe prise d'armes, au cœur de la ville, présentation de matériel, démonstration de combat rapproché ; en soirée, le «4» a offert un magnifique feu d'artifice aux Chauriens qui ne l'ont pas boudé. La place de la République, un 18 novembre était aussi bondée que les soirs de spectacle de la Fête du cassoulet. En marge de la journée, ont eu lieu d'amicales rencontres sportives. Pas vraiment de challenge comme aiment à en mettre en place les Fortes têtes. Les légionnaires ont choisi l'immersion dans les clubs de la ville. Pas de compétitions mais des entraînements communs et d'amicales rencontres entre les sportifs du régiment et ceux des clubs civils. Pendant une petite semaine, on a joué ensemble au rugby, au handball au badminton; on a aussi pédalé ensemble et même nagé ensemble. «Pas de perdant ,uniquement des gagnants !Le 4ème R.E pour renforcer sa relation avec la vie associative chaurienne. Le B.C.CA pour sa volonté d'être également une association citoyenne , active et rayonnante sur le territoire où elle évolue.Partager un moment sportif et humain avec une institution incontournable de Castelnaudary était une évidence pour le B.C.CA «, témoigne-t-on au badminton.

Gladys Kichkoff

Reconnaissance de la Nation pour Juan Ruiz

Actualités

Publié le 25/11/2016

Juan Ruiz durant la cérémonie du 11 novembre./ Photo DDM, Jal

Juan Ruiz durant la cérémonie du 11 novembre./ Photo DDM, Jal

À l'occasion de la dernière cérémonie du 11 Novembre à Saint-Gaudens, Juan Ruiz a été décoré de la médaille de la reconnaissance de la Nation. Tout un symbole… C'est aussi l'occasion de revenir sur le parcours terrible de cet homme âgé de 97 ans, par ailleurs membre de l'association «Memoria Y Exilio». Juan Ruiz est né en mars 1919 à Puebla de Los Infantes, en Espagne, dans la province de Seville. Dès 1936, à 17 ans, il s'engage pour défendre la République Espagnole. Il participe à la bataille de Pozoblanco avant de partir à Barcelone et de prendre part au combat de la bataille del Ebro au sein de la 13ème Brigade Internationale. En février 1939, il passe en France lors de la Retirada, avec 500 000 républicains espagnols. Il est interné au camp de concentration du Barcarès. «Je préférais mourir sur le front que dans ce camp» dit-il aujourd'hui pour expliquer son engagement dans la Légion étrangère, pour laquelle il va combattre en Afrique du Nord sous les ordres des troupes de choc du Général Leclerc. Il est fait prisonnier en Tunisie en 1943 ; transféré en Italie puis en Allemagne, il est ensuite interné dans un camp en Pologne. Ayant le statut de prisonnier de guerre, il n'est pas dans un camp d'extermination. 60 Espagnols sont dans ce camp. Juan Ruiz est libéré en 1945 par les Russes. Il rentre en France par Arras, puis Marseille et Toulouse. Avant d'arriver, en 1947, à Sauveterre de Comminges où il exerce le métier de bûcheron et charbonnier. Puis de venir vivre à Saint-Gaudens où il réside toujours. Juan Ruiz a combattu 9 ans durant le franquisme et le fascisme, 9 ans consacrés à la défense de la liberté. De nombreuses fois décoré, il arbore ses médailles tous les ans lors des cérémonies du 14-Juillet. Désormais, il en compte une de plus. Une bien belle.

La Dépêche du Midi

Histoire d'un concert

Le Petit Journal | Toulousain | Logo

11/11/2016

Le Petit Journal | Toulousain | Culture | Les choeurs de la Légion Etrangère

(Les choeurs de la Légion Etrangère)
Souhaitant venir en aide aux blessés de l’Armée de Terre et à leurs familles, le général de division Patrice Paulet crée un premier concert en décembre 2011 à la cathédrale Saint-Etienne.
Le succès est immédiat avec plus de 950 participants.
En 2015, 43 000 € sont récoltés. Cette 4ème édition devrait battre le record puisque plus de 1500 donateurs ont été comptés.
L’objectif est de récolter des dons au profit de deux associations, reconnues d’utilité publique « Terre Fraternité », présidée par le général Bernard Thorette et « Entraide Parachutiste » présidée par le général Yves Jacops.
Toutes deux œuvrent, chaque jour, pour l’amélioration de la qualité de vie des blessés et de leurs familles : accueil des familles, appareillage, secours financiers, bourse scolaire, aménagement de véhicule handicapé, reconversion...

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Le «4», c'est 96 ans d'existence, et 40 années en Lauragais

Actualités

Publié le 22/11/2016

Prise d'armes, place de la République./ Photo DDM, Gladys

Prise d' armes , place de la République ./ Photo DDM, Gladys

La prise d'armes de cet anniversaire du 4e régiment étranger avait un éclat particulier , ce samedi. Les «fortes têtes » fêtaient, en effet, leur quarantième année de présence à Castelnaudary . L'occasion de cérémonies et festivités au cœur même de la ville qui les a accueillis en novembre 1976. C'est le général Maurin, commandant la Légion étrangère, qui présidait la cérémonie. L'occasion d'un rappel historique de l'épopée du «4», né au Maroc il y a quatre-vingt- seize ans. «Votre régiment a aujourd'hui l'âge du sage, une sagesse acquise dans l' épreuve des combats au Maroc, au Levant, en Indochine et en Algérie ». Et de souligner comme «cette sagesse avait mûri, grâce à un sens exceptionnel du bien commun qui s'est concrétisé à maintes reprises par la priorité donnée au service des impératifs de restructurations de la Légion étrangère. Dissous à trois reprises, restructuré maintes fois, le «4», honnête et fidèle , a toujours rempli avec abnégation et brio les missions confiées. Aujourd'hui, le «4» «fait face remarquablement à la montée en puissance de la Légion étrangère, qui est effective depuis dix-huit mois et s'achèvera en 2018. Le recrutement a augmenté de 80 %, la formation des gradés et des cadres a pratiquement doublé , et celle des spécialistes a augmenté de plus d'un tiers. Je salue vos efforts et votre abnégation», a souligné le général qui rappelait qu'en 1976, arrivaient de Corte ( Corse ) en Lauragais les 1re et 2e compagnies du groupement d'instruction de la Légion, tout en soulignant combien l' histoire du «4» est intimement liée à celle de la ville, et rendait hommage à la décision du député-maire Jean-Pierre Cassabel, en 1976, d'accueillir avec cœur, détermination et confiance les «fortes têtes». Et le général de conclure : «Le 4e régiment étranger peut être fier du travail accompli».

Dossier réalisé par Gladys Kichkoff

Patrick Maugard, 1re classe d'honneur

Actualités

Publié le 22/11/2016

Le première classe d'honneur Maugard, entouré des anciens chefs de corps du «4». / Photo DDM, Gladys

Le première classe d'honneur Maugard, entouré des anciens chefs de corps du «4». / Photo DDM, Gladys

«L'honorariat est une marque de gratitude envers une personne qui a rendu des services à l'institution qui l'honore», a souligné le général Maurin, commandant la Légion étrangère. Pour la Légion, «c'est le général Rollet qui lança cette tradition, en restant très mesuré dans cette mesure de gratitude», a-t-il poursuivi. «Véritable fondateur de la Légion moderne, visionnaire, il nous a montré la route à suivre en nommant à l'honorariat, avec parcimonie, des personnalités très diverses.

L'honorariat, pour la Légion étrangère, c'est d'abord la manière simple de rendre hommage, de manière gratuite et désintéressée, aux amis de la Légion qui entrent dans la famille parce qu'ils se sont distingués par leur abnégation, leur dévouement ou leur attachement à tous ces étrangers devenus fils de France, non par le sang reçu mais par le sang versé». À peine un peu plus de 1 200 personnes ont ainsi reçu cette distinction. Si Patrick Maugard a été choisi, «c'est d'abord parce qu'il est le maire de la ville, que sur quarante ans, cela fait déjà plus de la moitié que vous êtes à la tête de la ville, et j'ai pu mesurer votre fidélité envers le 4e étranger et la Légion étrangère, une fidélité marquée par votre présence systématique à toutes nos activités, et votre attachement à la solidarité légionnaire, votre soutien à la Solidaire et pas seulement puisque tous les ans, vous amenez le cassoulet aux anciens de Puyloubier où il est, je puis vous l'assurer, très attendu». Une distinction qui va droit au cœur du récipiendaire. «Il n'aura échappé à personne que j'ai un profond attachement à cette famille, dans laquelle je me reconnais autour de ses valeurs. Des valeurs liées à la défense de notre République, à son socle de solidarité qui guide son action au quotidien et dessine un destin collectif et intégrateur d'une efficacité exceptionnelle, au point de conduire des jeunes gens, qui n'ont découvert notre pays que quelques semaines auparavant, à sacrifier leur vie à la défense de nos valeurs», a souligné Patrick Maugard.

La Dépêche du Midi

Le 4e régiment Légion étrangère célèbre le 40e anniversaire de son installation à Castelnaudary

Un concert haut de gamme

Actualités

Publié le 22/11/2016

À la Halle aux grains. / Photo DDM, Gladys

À la Halle aux grains. / Photo DDM, Gladys

C'est une des formations les plus prestigieuses de l' armée française . L'histoire de la musique de la Légion étrangère commence avec celle de la Légion , créée par le roi Louis-Philippe, en 1831. Les musiciens légionnaires se produisent aux quatre coins du monde. Chacun de leurs concerts est un événement . Placés sous la baguette du chef de musique, le lieutenant-colonel Émile Lardeux, les cinquante musiciens ont donné un concert exceptionnel aux invités du 4e régiment étranger , vendredi soir, à la Halle aux grains.

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Sur la route… de la Légion étrangère, sur le Larzac

19.11.2016

La Légion sur le Larzac… L’annonce a fait un drôle d’effet. Comme le ferait celle d’une garnison de parachutistes à La Sorbonne, ou d’un réacteur pressurisé nouvelle génération à Plogoff! Mais finalement, la nouvelle n'a pas défrisé les moutons.

1ère sortie officielle des légionnaires arrivés au Larzac

1ère sortie officielle des légionnaires arrivés au Larzac Crédits : francetvinfo.fr - Radio France

La Légion sur le Larzac…

L’annonce a fait un drôle d’effet, comme le ferait celle d’une garnison de parachutistes à la Sorbonne, ou d’un réacteur pressurisé nouvelle génération… à Plogoff!

Les habitants du Larzac ont dû se pincer quand ils ont appris la nouvelle en juillet 2015, jusqu’à ce que soit officialisée, en octobre dernier, la présence sur les Grands Causses de la 13e Demi-brigade de Légion étrangère, stationnée jusque-là dans les Emirats arabes unis, et qui a semble-t-il trouvé à son goût les hauts plateaux du sud du Massif central.

Sauf que l’effet fût finalement celui d’un pétard mouillé! Un pschiiit magistral... Car à part une poignée d’opposants, rappelant à qui veut les entendre les combats qui ont opposé les agriculteurs à l’armée, de 71 à 81 contre l’extension du camp militaire, l'annonce de l'arrivée de la Légion n'a pas défrisé les moutons.

En reportage : Sur le site militaire de La Cavalerie, avec le colonel Guillaume Percie du Sert ; avec Gilles Gesson, fondateur du mouvement « Gardem lo Larzac », collectif qui refuse la présence de l’armée ; et avec Solveig Letort, sympathisante EELV, adjointe au maire de La Couvertoirade chargée du tourisme.

En plateau : Pierre-Marie Terral, historien spécialiste des mouvements sociaux et du Larzac, auteur de Le Larzac, de la lutte paysanne à l'altermondialisme (Privat, 2011)

Emission enregistrée le vendredi 18 novembre dans les studios de France bleu Pays d’Auvergne à Clermont-Ferrand.

Intervenants Pierre-Marie Terral : Historien

Témoignage d'un ancien engagé dans la Légion Étrangère (Madrid - juillet 2016)

La Légion en tête de gondole dans les librairies avec trois livres qui lui sont consacrés

Lignes de Défense

18.11.2016

 

Trois ouvrages consacrés à la Légion étrangère ont récemment été publiés et ils méritent tous les trois une mention dans Lignes de défense.

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Légionnaires, de Victor Ferreira et Bertrand Constant, aux éditions Mareuil, 158 pages, 20 €. Cet ouvrage de témoignages est le fruit de la collaboration d'un ancien officier de la Légion, Bertrand Constant, et d'un autre ancien légionnaire, l'adjudant-chef Ferreira. 64 légionnaires ont été photographiés et chacun d'eux a livré son récit, sous forme d'un court monologue.

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2e Etranger. 175 ans d'histoires d'hommes et de combat, d'André-Paul Comor, aux éditions Pierre de Taillac, 248 pages, 35 €. André-Paul Comor, qui enseigne à l'IEP d'Aix, est un spécialiste de la Légion à laquelle il a consacré, outre sa thèse (sur la 13e DBLE), quatre ouvrages dont un Histoire et Dictionnaire de la LE. Il publie chez Pierre de Taillac un ouvrage très bien illustré et documenté sur le 2e REI.

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Nouvelle histoire de la Légion étrangère, de Patrick de Gmeline, chez Perrin, 652 pages, 26 €. L'auteur a déjà publié une quarantaine de livres d'histoire militaire; ce n'est donc pas un novice. Mais il n'avait jusqu'alors rien écrit sur la Légion. L'auteur a d'ailleurs hésité. Pourquoi un nouveau livre? Patrick de Gmeline explique sa démarche dans l'introduction qu'il ne faut pas négliger car elle précise sa démarche et son ambition. Pour le reste, ce livre de référence prolonge, jusqu'en 2016, l'histoire de la glorieuse unité.

1841- 2016, 175 Ans d'histoire du 2e Régiment étranger d`infanterie


Obsèques de Madame Jean Kieffer.

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Obsèques de Madame Jean Kieffer

Messe de requiem

Le lundi 21 novembre 2016 à 14H00 en l'église Sainte Eulalie,


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