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Landerneau. Hans Hartung nous ouvre les portes de l'abstrait

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Publié le 07/12/2016

Xavier Douroux, créateur et codirecteur du centre d'art contemporain Le Consortium, à Dijon, et commissaire de l'exposition, devant une toile d'Hans Hartung.

Xavier Douroux, créateur et codirecteur du centre d'art contemporain Le Consortium, à Dijon, et commissaire de l'exposition, devant une toile d'Hans Hartung. | Ouest-France.

 

Hans Hartung, Cy Twombly, Georges Matthieu, Gérard Schneider... Dix-huit artistes lyriques sont exposés aux Capucins à partir de dimanche. Le déballage a commencé.

« C'est toujours un moment émouvant de voir les tableaux se dévoiler », confie Marie-Pierre Bathany, directrice du Fonds Hélène et Edouard Leclerc (Fhel).

La mise en scène de la halle des Capucins, imaginée par le scénographe Eric Morin, crée instantanément une proximité avec les oeuvres, même si l'accrochage est toujours en cours et que de nombreuses toiles sont encore à l'abri, dans leur grande caisse de bois.

Dès l'entrée, le travail d'Hans Hartung, chef de file de l'abstraction lyrique, encore peu connu du grand public, nous happe. « Le Fhel a eu la bonne idée de le rendre accessible à tous, apprécie Xavier Douroux, commissaire de l'exposition. Cet artiste a accompli un travail colossal. La peinture était son ADN. »

Engagement

De 1922 à 1932, Hans Hartung suit le mouvement impressionniste, puis se dirige progressivement vers l'art abstrait lyrique. Et c'est au travers de ce vocabulaire surprenant en matière de peinture que l'artiste exprime toute sa jubilation, sa joie de vivre.

« C'était un optimiste, doté d'une grande force morale. Quand il travaillait, il livrait un véritable engagement du corps et de l'esprit, souligne Xavier Douroux. Et pourtant, la vie ne l'a pas épargné : il s'était engagé dans la Légion étrangère pour combattre le nazisme, il a perdu une jambe au combat, il a vécu dans la misère jusqu'à la fin de la guerre. Il peignait alors sur ce qu'il trouvait, comme des cartons. »

Puis, en 1946, le succès arrive. Les gens veulent oublier les horreurs de la guerre et recherchent de la gaieté. La peinture d'Hans Hartung est comme une résonance à ces envies.

Liberté, impulsion

« La peinture lyrique, comme le chant, se construit, se dompte, indique le commissaire. Jusqu'en 1957, Hans Hartung peint par phénomène de report. Il réalise un premier dessin qu'il agrandit dans ses moindres détails. Il crée ainsi une distance entre son premier geste, libre et impulsif, pour arriver à un aboutissement très travaillé. »

Puis, son travail évolue. Il n'utilisera plus de pinceaux, mais des pulvérisateurs, des outils, des balais à gazon pour faire des griffures et donner du volume à son oeuvre. « N'oublions pas qu'Hans Hartung, en 1963, est un des premiers à avoir utilisé des bombes de peinture. Il était un très grand coloriste, même si le noir est très présent dans son oeuvre. »

En précurseur, Hans Hartung a inspiré un grand nombre d'artistes. C'est sans doute pour cela que le Fonds Hélène et Edouard Leclerc, en collaboration avec la fondation Hartung-Bergman, a imaginé une exposition, guidée par les oeuvres de Hans Hartung, qui s'ouvre sur d'autres artistes dits lyriques, « comme une sorte de monographie à dix-huit », sourit Xavier Douroux.

Dimanche 11décembre, ouverture au public dès 10h, et jusqu'au 17avril 2017.


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