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Légionnaire toujours...

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2017




La 13e DBLE va préparer ses infrastructures pour l'arrivée des Griffon

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/

27.12.2017


Une enveloppe de 12,5 millions d'euros a été affectée à la "construction à La Cavalerie (Larzac) des infrastructures de soutien technique des véhicules blindés de nouvelles générations" au profit de la 13e Demi Brigade de la Légion Étrangère (13e DBLE)..

Ces nouvelles infrastructures seront nécessaires pour l’accueil de 29 engins blindés Griffon pour la fin 2019 (étape 1 du programme) et de 6 engins supplémentaires (étape 2, qui fera l’objet d’une autre opération).

Selon le règlement de la consultation, les infrastructures nécessaires à l’accueil de ces véhicules sur le site de la 13e DBLE sont les suivantes:
- Fonction maintenance :
Construction d’un atelier de maintenance NTI1 de 1 393 m²,
Construction d’un atelier/magasin multi technique de 436 m².
- Fonction remise en condition :
Construction d’une station d’entretien de 866 m².
- Fonction remisage/simulation :
Construction de hangars de remisage de 2 323 m².

La réalisation des travaux débutera en janvier 2021 et s'achèvera en juin 2022, selon les prévisions.

La 13e DBLE, commandée par le colonel Guillaume Percie du Sert, se prépare par ailleurs pour sa première projection extérieure depuis son arrivée au Larzac; une unité sera déployée dans le cadre de l'opération Barkhane.


LAUDUN-L’ARDOISE Les crèches, une tradition légionnaire

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http://www.objectifgard.com/

23 décembre 2017

 

Comme chaque année, les hommes du 1er Régiment étranger de génie de la Légion étrangère de Laudun-l’Ardoise mettent les petits plats dans les grands pour fêter Noël, notamment en réalisant des crèches.

Les légionnaires du 1er REG de l'Ardoise rivalisent d'inventivité pour leurs crèches (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Et on peut dire que les légionnaires rivalisent d’inventivité.

Par exemple, la crèche de la troisième section de la quatrième compagnie est « une crèche vivante, en tenues d’époque », explique le chef de la section, le lieutenant Paul-Maxence. On y retrouve une reconstitution plus vraie que nature du monument aux morts d’Aubagne, ceinte de quatre militaires représentant quatre grandes batailles de la Légion, le tout mis en son et en lumière. Et la nativité dans tout ça ? La crèche à proprement parler se dévoile à la fin de la représentation, au cœur du monument. En tout, dix jours de travail et une bonne dose de système D auront été nécessaires.

Les légionnaires du 1er REG de l'Ardoise rivalisent d'inventivité pour leurs crèches (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

On file à la troisième section de la deuxième compagnie, qui représente le temps fort de la section. « On a effectué un stage aguerrissement de trois semaines dans les Alpes, la crèche retrace tout ce qu’on y a fait », explique le lieutenant Luc. Quant à la crèche, elle descend du plafond après la représentation, que les légionnaires ont voulue « interactive », notamment en équipant le spectateur d’un baudrier, montagne oblige. Ici, ce sont trois semaines d’un travail perlé, réparti sur les différents temps de repos, qui ont été nécessaires à son élaboration.

 

Les légionnaires du 1er REG de l'Ardoise rivalisent d'inventivité pour leurs crèches (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Direction la section santé de la Compagnie commandement et logistique, avec pour thème Noël au poste de secours. Ici, il aura fallu un mois pour fignoler cette crèche qui représente, outre la nativité, des scènes de la vie légionnaire, avec l’opération Barkhane, ou celle de Guyane.

Ce sont pas moins de quatorze crèches en tout qui sont confectionnées chaque année au 1er REG pour ce concours annuel. L'année dernière, c'est la deuxième compagnie qui avait raflé le premier prix. Elles seront départagées dimanche par un jury composé du chef de corps et de son épouse, du commandant en second et de son épouse, des commandants d’unité, des présidents de catégories et du bureau environnement humain. Mais plus qu’un concours, « c’est un moment collectif, une pause, avant de repartir de plus belle », estime le lieutenant Luc.

Le 1er REG proposera des portes ouvertes ce dimanche 24 de 10 heures à 16 heures pour venir admirer les crèches. Entrée libre.

Thierry ALLARD

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Le 1er REG de Laudun-l’Ardoise solidaire des blessés de la Légion

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http://www.objectifgard.com/

25 décembre 2017

(DR)

Un chèque de 3 414 euros, correspondant à la somme récoltée lors du concert de la Musique de la Légion étrangère du 30 novembre dernier au Forum de Laudun-l’Ardoise, a été remis par le chef de corps du 1er Régiment étranger de génie, le colonel Pinard-Legry, au général Maurin, le Père Légion, la semaine dernière. Cette somme sera reversée au profit des blessés de la Légion.


La Légion étrangère ouvre un bureau au fenua

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https://www.tntv.pf/

Samedi 23 Décembre 2017

DEFENSE – Un bureau d’information et de recrutement sur la Légion étrangère va ouvrir ses portes au fenua. A partir du 15 janvier prochain, il sera possible de se rendre à Pirae pour avoir des informations ou candidater.

La Légion étrangère ouvre un bureau au fenua

La Légion étrangère a décidé d’ouvrir un bureau de recrutement en Polynésie française.

Un communiqué des forces armées indique :

« Ce choix est dû à la parfaite correspondance entre le Polynésien et ce qu’attend la Légion étrangère en termes de recrutement, à savoir des hommes ayant un sens profond de la famille, de l’honneur et du respect de la parole donnée, mais aussi des hommes solides, ayant un goût prononcé de l’effort et un mental de guerrier. »

Le bureau ouvrira le 15 janvier prochain. Il sera situé au sein de l’emprise militaire du Taaone ouest, sur la commune de Pirae.

Auprès des recruteurs du centre d’information, la population pourra obtenir toutes les informations utiles sur le profil des candidats recherché, le processus de présélection et le déroulement de la carrière d’un légionnaire.

Au début de l’été 2018, ce poste sera également capable d’accueillir, en cas de besoin, des candidats en provenance des autres îles de Polynésie et qui n’auraient pas de famille sur Papeete.

Rédaction web avec communiqué


Conditions à l’engagement
Pour pouvoir prétendre à un engagement il faut réunir l’ensemble des conditions suivantes ;
- pouvoir justifier de son identité et disposer d’un passeport français en cours de validité pour au moins 8 mois ;
- être âgé de 17 ans à 40 ans non révolus (Pour les mineurs une « autorisation parentale » manuscrite et signée par les deux parents, ou le(s) tuteur(s) légal (aux) est nécessaire. Elle doit être accompagnée d’une copie signée de leur pièce d’identité) ;
-  ne pas avoir de problèmes de justice en cours, avoir un casier judiciaire exempt de crimes ou de délits majeurs ;
- être célibataire ou ne pas avoir plus de deux enfants à charge ou non ;
- avoir une excellente condition physique ;
- être réellement motivé ;
- satisfaire à l’ensemble des tests et examens de sélection.


Lazare Ponticelli, le dernier des Poilus

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https://www.agoravox.fr/

Par Sylvain Rakotoarison (son site) vendredi 22 décembre 2017

Lorsque j’étais petit, je me souviens nettement avoir fait un rapide calcul pour savoir quel âge avait eu mon arrière-grand-mère, que j’adorais et qui me le rendait bien, lorsque la Première Guerre mondiale avait éclaté : 30 ans ! Diable ! Si âgée que cela ! Presque l’âge de ma mère à l’époque du calcul. Je n’avais que 8 ans et pour moi, cette guerre était d’abord une guerre de livre d’histoire, comme celle de "70" (1870) qui a laissé des traces indélébiles dans les cœurs, même le mien, en raison de la situation géographique de la Lorraine et de la perte de l’Alsace-Moselle (dans les classes, on faisait chanter aux enfants des chansons qui dataient de la guerre de 1870). Au début de la guerre 1914-1918, mon arrière-grand-mère n’avait pas encore d’enfant (ils sont nés un, deux et quatorze ans plus tard). J’avais la photo de son mari, de deux ans plus jeune qu’elle, en uniforme, j’en étais presque fier, même si je n’ai pas eu la chance de l’avoir connu, mais il n’y avait pas de quoi être fier, tous les jeunes hommes étaient mobilisés.

C’est treize ans après mon arrière-grand-mère qu’est né Lazare Ponticelli, en Italie (il était Italien), c’est-à-dire il y a cent vingt ans, le 24 décembre 1897 dans le nord de l’Italie. Il a connu trois siècles. Son nom est devenu célèbre le 23 août 2007 lorsqu’il ne restait plus que deux Poilus ("officiels") survivants, lui et Louis de Cazenave (né le 16 octobre 1897), à la mort d’Aimé Avignon, né le 2 février 1897.

Le Président Jacques Chirac avait voulu honorer le dernier Poilu survivant en 2005, en lui réservant une place au Panthéon. Ces trois personnes furent des supercentenaires (plus de 110 ans). Lazare Ponticelli ne voulait pas d’un tel honneur mais après la mort de Louis de Cazenave le 20 janvier 2008, il ne restait plus que lui, à sa grande déconvenue. Avant d’être le dernier, Lazare Ponticelli avait fait état de son opposition à une cérémonie qu’il considérait comme injuste : « Je refuse ces obsèques nationales. Ce n’est pas juste d’attendre le dernier Poilu. C’est un affront fait à tous les autres, morts sans avoir eu les honneurs qu’ils méritaient. On n’a rien fait pour eux. Ils se sont battus comme moi. Ils avaient droit à un geste de leur vivant. Même un petit geste aurait suffi. » ("Le Monde" du 10 novembre 2007).

Issu d’une famille montagnarde pauvre et nombreuse, Lazare Ponticelli fut orphelin de père très tôt (en 1903) tandis que sa mère et ses frères et sœurs ont dû émigrer à Paris pour y gagner un peu d’argent (car sans revenu du père et du frère aîné également décédé), sans lui car ils n’avaient pas assez d’argent pour lui payer son billet de train. Ses premières années furent pour lui très formatrices, car dès l’âge de 6 ans, il lui fallait travailler : « J’ai tout appris de quatre à sept ans et, ce que mon père m’a dit, je ne l’ai jamais oublié : avec le courage, on arrive toujours à ses fins ; bien sûr, on vit des mauvais moments, mais aussi des bons. » (décembre 2006).

À l’âge de 9 ans, en 1907, Lazare a réussi à prendre le train de Piacenza, en Italie, jusqu’à Paris. Au bout de quelques jours traînant dans la gare de Lyon, il fut recueilli par un chef de gare qui l’a conduit dans un quartier d’immigration italienne. Il commença à faire des petits boulots, et c’est étrange comme la petite histoire côtoie la grande : il fut vendeur de journaux à la criée le jour de l’assassinat de Jean Jaurès, tout le monde dans la rue voulait acheter son journal, et il fut aussi garçon coursier pour la physicienne Marie Curie (qui avait déjà reçu un Prix Nobel).

Après une activité de ramonage qui prospérait avant la guerre (mais plus après), il décida de s’engager dans l’armée pour gagner sa vie. Entre août 1914 et mai 1915, Lazare Ponticelli, de nationalité italienne vivant à Paris et trichant sur son âge, s’est engagé à la légion étrangère pour combattre aux côtés des troupes françaises au Chemin des Dames, puis dans l’Argonne (région qui s’étend sur une partie de trois départements, la Meuse, les Ardennes et la Marne), enfin à Verdun. Il sauva la vie à deux soldats blessés, un Allemand et un Français.

À cause de l’entrée en guerre de l’Italie, la France l’a rejeté de ses troupes car il fut mobilisé dans l’armée italienne, et contre sa volonté, il a poursuivi la guerre dans les troupes italiennes contre les troupes autrichiennes entre fin 1915 et novembre 1918. Les combats furent durs, il fut blessé au visage et fut opéré sans anesthésie, et en 1918, à Monte Grappa, dans les Préalpes vénitiennes, il a vu ses camarades mourir sur le front dans des conditions atroces. Lors d’une bataille à la mitrailleuse, il a réussi à faire prisonniers 200 soldats autrichiens.

Après la guerre, il resta encore mobilisé dans l’armée italienne jusqu’en 1920. Puis, Lazare Ponticelli retourna à Paris et a créé avec ses deux frères (dont un qu’il avait retrouvé dans la légion étrangère, engagé comme lui) une entreprise de chauffage et tuyauterie dans le secteur industriel (son premier client fut Beghin, puis des raffineries de pétrole). L’entreprise a bien prospéré : devenue une multinationale, elle compte maintenant plus de 2 000 salariés français.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, Lazare Ponticelli a demandé la nationalité française pour s’engager mais à 39 ans, il était déjà trop âgé et on le préférait travaillant à l’effort de guerre dans son entreprise qu’il a délocalisée dans la zone libre, puis relocalisée à Paris après l’invasion de la zone libre. Il s’engagea alors dans la Résistance en détournant des wagons d’obus et en mettant à la disposition des FFI les véhicules de sa société lors de la libération de Paris.

Lazare Ponticelli a pris sa retraite en 1960 et se retira dans une maison de campagne. Il n’a pas parlé de ce qu’il avait vécu pendant la Première Guerre mondiale jusque vers la fin des années 1990 (il était déjà proche du centenaire). On lui a remis la Légion d’honneur le 11 novembre 1995 (à l’âge de 97 ans), comme tous les autres anciens combattants de la Grande Guerre survivants (Jacques Chirac a été le premier Président qui se préoccupa de ces anciens combattants).

Peu avant ses 110 ans, Lazare Ponticelli assista comme chaque année, mais pour la dernière fois, aux commémorations de l’Armistice (le 11 novembre 2007) : « Avant de passer à l’attaque, les camarades et moi, on se disait : si je meurs, tu penseras à moi. C’est pour ça que, depuis que la guerre est terminée, je vais tous les 11 novembre au monument aux morts. » (décembre 2006). Après la mort de Louis de Cazenave, Lazare Ponticelli accepta le 23 janvier 2008 des obsèques nationales simples et dédiées aux combattants de la Première Guerre mondiale. Pas question du Panthéon, son esprit de famille lui préférant de reposer auprès des siens.

Lazare Ponticelli est mort le 12 mars 2008. Une cérémonie d’hommage a eu lieu le 18 mars 2008 dans la cour d’honneur des Invalides après une messe à la cathédrale Saint-Louis-des-Invalides (le même genre de cérémonie que récemment pour Jean d’Ormesson, mais aussi Simone Veil, Michel Rocard, etc.), en présence du Président de la République Nicolas Sarkozy, de son prédécesseur Jacques Chirac, du Premier Ministre François Fillon et de la plupart des membres du gouvernement. Un ministre italien a représenté l’Italie.

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Ce fut l’écrivain Max Gallo qui prononça l’éloge funèbre en faisant référence au témoignage bouleversant de Primo Levi sur les camps d’extermination de la guerre suivante ("Si c’est un homme"). Une plaque a été posée aux Invalides : « Alors que disparaît le dernier combattant français de la Première Guerre mondiale, la Nation témoigne sa reconnaissance envers ceux qui ont servi sous ses drapeaux en 1914-1918. La France conserve précieusement le souvenir de ceux qui restent dans l’histoire comme les Poilus de la Grande guerre. ».

Lazare Ponticelli fut un miraculé multiple. Car il faut savoir vivre jusqu’à 110 ans, ce n’est pas donné à tout le monde. Et déjà survivre à 16 ans en pleine guerre : « J’ai eu de la chance. Des dizaines de balles me sont passées entre les jambes, aucune ne m’a touché. (…) Cette guerre, on ne savait pas pourquoi on la faisait. On se battait contre des gens comme nous. » ("L’Express" du 12 mars 2008). Au-delà de l’héroïsme du soldat en 1914, du résistant en 1942, il fut aussi l’une des preuves éclatantes d’une immigration réussie puisqu’il a toujours considéré que sa patrie était la France, pour laquelle il était prêt à perdre la vie, et un entrepreneur à succès puisque sa petite entreprise est devenue un grand groupe.

Selon l’Encyclopedia Britannica, plus de 65 millions de personnes ont combattu lors de la Première Guerre mondiale et 9,8 millions de militaires en sont morts. On a dénombré plus de 4 000 anciens Poilus en novembre 1995, 191 en novembre 2001, 87 en novembre 2002, 52 en novembre 2003, 24 en novembre 2004, 12 en novembre 2005, 8 en novembre 2006 et 4 en novembre 2007.

Après la mort de Lazare Ponticelli, il y a eu encore deux anciens combattants français qui n’ont pas eu le "statut" de combattant car ils sont restés moins de trois mois au front : Fernand Goux, né le 31 décembre 1899 et mort le 9 novembre 2008 (il arriva au front le 3 novembre 1918), et Pierre Picault, né le 27 février 1899 et mort le 20 novembre 2008.

Lazare Ponticelli était le dernier combattant français mais pas le dernier combattant tout court. Le dernier engagé dans ce conflit fut une vétéran britannique, Florence Green, née le 9 février 1901, engagée en septembre 1918, et morte le 4 février 2012.

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Après la mort de Lazare Ponticelli, entre ces deux dates, 2008 et 2012, il y a eu encore quinze anciens combattants survivants supercentenaires (ou pas loin), dans d’autres pays : Yakup Satar, né le 11 mars 1898 en Crimée et mort le 2 avril 2008, fut le dernier combattant ottoman ; Franz Künstler, né le 24 juillet 1900 et mort le 27 mai 2008, fut le dernier combattant austro-hongrois ; l’Ukrainien Mikhaïl Kritchevski, né le 25 février 1897 et mort le 26 décembre 2008, fut le dernier combattant de l’armée impériale russe ; Francesco Chiarello (atteint de paludisme en 1918 en Albanie), né le 5 novembre 1898 et mort le 27 juin 2008, et Delfino Borroni, né le 23 août 1898 et mort le 26 octobre 2008, furent les deux derniers combattants italiens ; Waldemar Levy Cardoso, né le 4 décembre 1900 et mort le 13 mai 2009, fut le dernier combattant brésilien (devenu maréchal de l’armée brésilienne en 1966) ; Sydney Lucas, né le 21 septembre 1900 et mort le 4 novembre 2008, et John Campbell Ross, né le 2 août 1899 et mort le 3 juin 2009, furent les deux derniers combattants australiens ; John Babcock, né le 23 juillet 1900 et mort le 18 février 2010, fut le dernier engagé canadien (il n’a pas combattu au front) ; Frank Buckles, né le 1er février 1901 et mort le 27 février 2011, et Andrew Rasch, né le 5 octobre 1901 et mort le 10 décembre 2011, furent les deux derniers engagés américains ; les quatre derniers combattants britanniques furent Henry Allingham, né le 6 juin 1896 et mort le 18 juillet 2009, Harry Patch (le dernier survivant à avoir combattu dans les tranchées), né le 17 juin 1898 et mort le 25 juillet 2009, Claude Choules, né le 3 mars 1901 et mort le 5 mai 2011, enfin, Florence Green, déjà citée. Quant au dernier combattant allemand, Erich Kästner, né le 10 mars 1900, il est mort avant Lazare Ponticelli, le 1er janvier 2008.

Mais ces derniers étaient des survivants. Pour se souvenir des combattants morts pendant cette guerre tragique, des plaques commémoratives qui ont énuméré leurs noms ont été posées dans toutes les communes de France. Histoire de dire que ce serait la "der des ders"…

Note historique sur le siècle antérieur : Les deux derniers vétérans survivants de l’armée française lors des guerres napoléoniennes (entre 1792 et 1815) furent le Français Louis-Victor Baillot (considéré comme le dernier survivant de la Bataille de Waterloo), né le 9 avril 1793 et mort le 3 février 1898, et le Néerlandais Gerrit Adriaans Boomgaard, né le 21 septembre 1788 et mort le 3 février 1899 (considéré comme le premier supercentenaire "homologué").


Les vertus des crèches de Noël au sein de la Légion étrangère

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ttps://fr.aleteia.org/

Agnès Pinard Legry | 22 décembre 2017

Légion étrangère. La crèche témoigne de la richesse et la variété des talents qui animent les légionnaires.

Peu connue du grand public, la tradition des crèches de Noël au sein de la Légion étrangère s’impose comme l’un des rites fédérateurs de ce corps d’élite. Plongée dans la richesse d’un héritage construit et légué par des générations de légionnaires.

Chaque année, au matin du 14 juillet, le pas lent des pionniers de la Légion étrangère résonne sur le bitume des Champs-Élysées. Coiffés d’un képi blanc ou d’un béret vert, les hommes qui la composent interpellent. Corps d’élite de l’armée française, la Légion étrangère représente 7 % des effectifs de l’armée de Terre et devrait compter d’ici l’année prochaine 8 900 hommes. Rassemblant aujourd’hui près de 160 nationalités, elle témoigne de l’importance de fédérer ces soldats autour d’une histoire, d’un passé commun. Et comment l’incarner si ce n’est par des traditions, des rites ? « Les rites sont dans le temps ce que la demeure est dans l’espace », écrivait ainsi Saint-Exupéry dans Citadelle.

Légion étrangère. Reproduction miniature du monument aux morts de Sidi bel Abbès, transporté et installé au 1er régiment étranger d'Aubagne, maison mère de la Légion étrangère.

« Noël, fête chrétienne marquant la venue sur terre pour tous du Messie est, par-delà toutes les croyances, la fête de la famille légionnaire », rappelle le général de division Jean Maurin, commandant la Légion étrangère. Rapidement après sa création en 1831, la Légion étrangère a fêté Noël. Un témoignage rapporte ainsi qu’en 1912, à Fez, le 2e régiment étranger célébrait Noël « autour d’une crèche vivante, comme c’était alors la tradition. Les draps, les chèches, les ceintures bleues constituaient l’essentiel des déguisements de la sainte Famille et des bergers. [….] À minuit, les officiers venaient dans les chambres et la veillée commençait alors autour de la crèche avec ses chants, ses chœurs allemands, russes, espagnols. » Cette tradition n’a cessé de s’enrichir au fil des années : « Au cours de la Grande Guerre, une dimension supplémentaire fut ajoutée avec la réalisation de spectacles, de jeux ou et de sketches. Peu à peu, les crèches vivantes laissèrent la place à des crèches confectionnées par les légionnaires. C’est après la guerre d’Algérie qu’est apparu le concours de crèches au sein de chaque régiment avec attribution de prix par un jury », soulignait il y a deux ans le général Dary, ancien commandant de la Légion étrangère et ancien Gouverneur militaire de Paris.

Ces crèches, réalisées aussi bien dans les garnisons que sur le terrain en opérations extérieures, sont l’occasion de découvrir la richesse et la variété des talents qui animent ces légionnaires. Rivalisant d’imagination, d’ingéniosité et de débrouillardise, ils réalisent ainsi des crèches de Noël, œuvres d’art saisissantes d’humanité. Car au-delà de la scène de la nativité à proprement parler, la crèche témoigne de ce qu’a vécu l’unité, la section, le régiment au cours de l’année qui vient de s’écouler. Le lieutenant-colonel Rousselle, commandant en second du groupement de recrutement de la Légion étrangère, a fait partie, l’année dernière, du jury de sélection. Ce dernier comprend notamment le chef de corps, quelques cadres, le plus jeune légionnaire et éventuellement quelques autorités locales.

Légion étrangère. Passage du jury des creches de Noel au régiment.

« Une crèche m’a particulièrement marqué, se souvient-t-il. L’unité, qui avait été largement déployée dans le cadre de l’opération Sentinelle, avait représenté avec du papier mâché les monuments parisiens dont elle assurait la sécurité. Ce « spectacle » était accompagnée d’une voix, celle d’un légionnaire, qui récitait une lettre envoyée à sa mère où il faisait part de la solitude qu’il pouvait parfois ressentir en ce temps de Noël ». « La Nativité, avec Jésus, Marie et Joseph, est systématiquement présente. Mais il s’agit aussi de raconter une histoire, leur histoire (celle des légionnaires NDLR) », insiste-t-il.

Cette année, le groupement de recrutement de la Légion étrangère, situé au Fort-de-Nogent, a choisi comme thème le 11e régiment étranger d’infanterie. Créé en 1939 au début de la Seconde Guerre mondiale, il a été dissous en 1940. « S’il n’a eu que six mois d’existence, les hommes de ce régiment ont incarné le courage ultime : le sacrifice de leur vie pour l’accomplissement de leur mission. Sur les quelque 3 000 hommes que comptait le régiment, 2 300 ont été tués, rappelle le lieutenant-colonel Rousselle. En avril 2018 nous allons recevoir la garde du drapeau du 11e régiment étranger d’infanterie, d’où le choix de faire notre crèche sur ce thème.

Légion étrangère. Crèche légionnaire.

« Le monde entier a retenu de Noël l’image de la Sainte Famille. Noël, dans la tradition chrétienne est devenu ainsi la fête de la famille. Cette fête de la famille a largement dépassé la chrétienté, puisque toute famille, de par le monde, a le souci de se réunir à cette occasion, rappelle encore le général Dary. La Légion se présentant comme un refuge et une famille d’accueil pour tous ses hommes venus du monde entier, il paraissait naturel qu’elle intégrât cette fête à son patrimoine. Le légionnaire a fui ou quitté un métier, une patrie, des amis, une fiancée, et seule la chaleur d’une famille peut remplacer un tel vide dans le cœur et l’esprit d’un homme, surtout la nuit de Noël ». « Noël est fêtée avec ferveur par toute la communauté légionnaire lors de la veillée du 24 au 25 décembre, quelles que soient les circonstances, pour qu’au cours de cette nuit, plus que jamais, la Légion tienne lieu de famille au légionnaire », insiste également l’actuel commandant de la Légion étrangère, le général Maurin. Une Patrie, une famille.

Légion étrangère. la crèche témoigne de ce qu’a vécu l’unité, la section, le régiment au cours de l’année qui vient de s’écouler.


Blaise Cendrars : un baroudeur en Pléiade

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http://lenouveaucenacle.fr/

21 décembre 2017 / Julien Leclercq

Les éditions Gallimard publient les oeuvres romanesques de Blaise Cendrars (1887-1961) dans la prestigieuse collection de la Pléiade. Un hommage littéraire à la mesure du talent de l’écrivain. Deux tomes qui alternent entre la poésie et la tragédie, la fantaisie et la comédie.

Avant l’ère du tourisme de masse, le voyage était avant tout initiatique. Il consacrait un début dans la vie. Pour l’enfant de bonne famille, le périple devait lui conférer un supplément d’âme avant de faire carrière. Pour le fils du peuple, la pérégrination à travers le monde était une initiation à la rudesse et à la vie en solitaire.

Comme Jack London, Blaise Cendrars appartient à cette seconde catégorie. Un authentique bourlingueur. Un pèlerin des temps modernes. La vie de Frédéric Louis Sauser, né en Suisse, se conjugue aux quatre coins du monde : la Russie, puis le Brésil, New York et Paris où il se lie avec les autres artistes qui illuminent alors la capitale du monde : Apollinaire, Chagall, Archipenko.

« Il n’est pas tombé au front comme Charles Péguy, mais une partie de Cendrars est malgré tout morte et enterrée dans les tranchées ».

Au début de la Première Guerre mondiale, Cendrars invite les artistes étrangers qui vivent en France à s’engager dans la Légion étrangère. Il connaîtra la bataille de la Somme puis la grande offensive de Champagne en 1915, où il perdra son bras droit. Il composera désormais son oeuvre de sa main gauche, et cela donnera l’un de ses chefs d’oeuvre publié en 1946 : La Main coupée. Il n’est pas tombé au front comme Charles Péguy, mais une partie de Cendrars est malgré tout morte et enterrée dans les tranchées.

Cendrars et la poésie du monde

« Chez Cendrars, tout se suit. Le même souffle se déploie dans les vers comme dans la prose »

Ces deux volumes de la Pléiade permettent de saisir l’immensité de son oeuvre. Poésie, roman, reportage et même cinéma : Cendrars a tout exploré et presque tout réussi. Mais son cheminement entre les différents genres est successif. Dans son excellente préface, Claude Leroy note justement : « Au mutisme de Rimbaud qui hante tous les modernes, lui compris, Cendrars oppose sa propre alternative : un adieu au poème qui, revivifié par la blessure, l’a conduit vers la prose en une exploration permanente des signes ». Le grand mérite de cette édition est de ne pas séparer l’oeuvre poétique de l’oeuvre romanesque, comme il est coutume de le faire. Chez Cendrars, tout se suit. Le même souffle se déploie dans les vers comme dans la prose.

Les Pâques à New York et La Prose du Transsibérien et de la petite Jeanne de France font certainement partie des plus beaux textes poétiques du XXe siècle. Ses romans sont intimement liés à « La Prose du Transsibérien », et surtout à ces vers : « Je suis en route / J’ai toujours été en route / Je suis en route avec la petite Jehanne de France / Le train fait un saut périlleux et retombe sur toutes ses roues / Le train retombe sur ses roues / Le train retombe toujours sur toutes ses roues ». De la ruine de Sutter en Californie qu’il retrace dans L’Or jusqu’à Emmène-moi au bout du monde ! en passant par Moravagine – authentique prouesse narrative sur la folie furieuse d’un homme qui parcourt le monde – les mots de Cendrars sont en route.

La richesse des notices et la qualité des annotations permettent au lecteur de non seulement tisser des liens entre les différents textes de Cendrars mais aussi de le replonger dans un siècle marqué non seulement par la guerre, mais aussi par le surréalisme, les cabarets, les peintres de Montmartre et les poètes du Quartier latin. L’oeuvre de Cendrars est une ode à l’infini. Chaque coin du globe semble à sa portée, mais c’est en France qu’il a voulu vivre sa vie de poète et c’est pour la France qu’il a failli mourir. Il était l’Ulysse du XXe siècle.


Une nouvelle crèche pour la Légion Etrangère à Nice

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https://blogs.mediapart.fr/

16 déc. 2017

 

A l’approche des fêtes de fin d’année certaines traditions reviennent au premier plan. Une des plus simples et vivaces dans le Sud-Est de la France est celle des crèches. Les crèches de la Légion Étrangère ont dès le départ pour caractéristiques de privilégier les matériaux de récupération, pour évoquer à la fois la crèche catholique symbolisant la naissance de Jésus-Christ ET la Légion.

A l’approche des fêtes de fin d’année certaines traditions reviennent au premier plan.

Une des plus simples et vivaces dans le Sud-Est de la France est celle des crèches.

La première connue est celle – vivante - de Saint François d’Assise à Greccio, en Italie pour Noël 1223, et la première crèche sculptée connue – celle d’Arnolfo de Cambio - date de 1288. C’est dire que l’on vient de loin quand on parle de crèche.

La Légion Étrangère, elle, date en France de 1831. Dès son origine, elle célèbre Noël avec une ferveur particulière et – le plus souvent – avec très peu de moyens matériels.

Fanions et grenade Légion © Davric

Fanions et grenade Légion © Davric

Les crèches de la Légion Étrangère ont donc dès le départ pour caractéristiques de privilégier les matériaux de récupération, pour évoquer à la fois la crèche catholique symbolisant la naissance de Jésus-Christ ET la Légion. Ceci avec parfois une très grande originalité.

Crèche Légion AALE de Nice © Delphine Trojani

Crèche Légion AALE de Nice © Delphine Trojani

Ce n’est pas forcément dans les plus grandes unités que se trouvent les plus belles, quelques légionnaires imaginatifs peuvent réaliser des merveilles dans une unité élémentaire.

Cette tradition continue après même toute obligation de service, quand « rendus à la vie civile » les anciens légionnaires se retrouvent dans leurs amicales. Là encore, l’improvisation et l’imagination ont droit de cité, dans le respect de la tradition d’ensemble.

Alors être invité à découvrir une crèche par les légionnaires, que ce soit en unité ou dans une amicale, c’est toujours un grand moment.

Un moment de réunion, un moment de rappel des valeurs communes de ce corps particulier de près de 9.000 hommes (il n’y a aucune femme dans la Légion), un moment de convivialité et de partage, et aussi un moment de surprise et d’attention.

Comment ont-ils fait ? Quel sera le thème ? Quelle sera la variante (ou le gag) qui émaillera la crèche ?

C’est aussi – quant on n’est pas légionnaire – un honneur que d’être invité à partager l’événement.

C’est ainsi que je l’ai ressenti cet après-midi, dans les locaux de l’Amicale des Anciens de la Légion Étrangère de Nice.

Crèche AALE de Nice © Delphine Trojani

Crèche AALE de Nice © Delphine Trojani

J’étais venu en ami, pas en photographe, donc sans rien pour en garder souvenir. Et puis il arrive que le destin fasse bien les choses et qu’une photographe, ostéopathe et invitée elle aussi, non seulement prenne de belles photos mais ait la gentillesse de les partager.

Crèche AALE Nice © Delphine Trojani

Crèche AALE Nice © Delphine Trojani

Merci à Delphine Trojani pour ces images, où la crèche se retrouve cette fois sous un toit bien particulier fait d’un képi de sous-officier (ou officier subalterne) recouvert de la protection d’origine en toile (devenue rarissime) qui donnera ensuite naissance au « képi blanc » symbolisant la Légion Étrangère. Beige à l’origine, elle sera au fil des ans blanchie par les légionnaires soucieux de marquer ainsi leur ancienneté sous le soleil d’Afrique. Ce soir, c’est devenu le toit de l’étable…

Une fête amicale, un moment d’échange et de partage, avec tous les légionnaires présents à Nice, hors service, ou encore et toujours en service, en tenue de sortie ou de combat, « Sentinelle » oblige.

Crèche AALE de Nice © Delphine Trojani

Crèche AALE de Nice © Delphine Trojani

La tradition n’est pas morte, la Légion est bien vivante, Saint Antoine peut en être fier.

Didier CODANI


La fabrication de la crèche : un moment particulier pour le sergent-chef Benjamin

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15 Décembre 2017

Dans quelques jours, le Sergent-chef Benjamin fêtera son 8eme Noël à la Légion étrangère. Pour la première fois cette année, son commandant d’unité lui a confié la réalisation de la crèche compagnie.

MZ : Chef, cette année vous allez devoir construire la crèche de Noël pour votre compagnie. Qu'est-ce que cela représente pour vous ?

SCH Benjamin : Contrairement à Camerone, l'autre grande fête de la Légion étrangère, qui a un caractère plus martial, plus tourné sur le combat et le sens du sacrifice, noël est une activité plus dans l'esprit famille. Cela donne l’occasion aux légionnaires de participer à une fête qui privilégie la cohésion et permet de se retrouver dans des activités de groupe après une année intense. L’une de ces activités est la réalisation des crèches. A la Légion la crèche de Noël ce n’est pas une affaire de religion, mais plutôt de tradition et de fraternité familiale. Quelque chose entre nous... entre légionnaires... on est là, réunis derrière la devise legio patria nostra. Chrétiens, musulmans, bouddhiste, juifs, orthodoxes, païens ou athées, on s'en fiche, tout le monde s’y colle. Cette année c'est mon tour ! Et je suis fier de participer à ce moment fort, car le 24 soir nous serons tous ici, au quartier, pour le réveillon de Noël... et Noël c'est la crèche ! On a toujours fait comme ça !

MZ : Comment la fabrication de la crèche s'organise t'elle ?

SCH Benjamin : Premièrement, il faut un responsable par crèche. Dans les régiments opérationnels, c'est souvent le plus jeune des lieutenants de la compagnie. Ici, au 1er régiment étranger, c'est en général un sergent-chef ou un adjudant. Il compose ensuite son équipe de travail. Cette année je vais réaliser la crèche de ma compagnie avec 4 légionnaires pour m’assister. Certains ont de l’expérience dans la peinture ou la sculpture. A la légion on trouve toujours des gars doués de leurs mains. Ils m’apportent une aide précieuse sur le projet et ils peuvent montrer beaucoup de créativité. Il faut prendre en compte la partie électrique, savoir jouer avec la lumière et le son pour émerveiller le spectateur. Nous devons aussi concevoir le thème. Il illustre souvent des actions et des missions que les légionnaires ont vécues au fil de l'année.

MZ : Combien de temps avez-vous pour la réaliser ?

SCH Benjamin : C’est une course contre la montre. C'est à moi de prévoir le temps nécessaire : il faut la finir avant le 24 décembre au soir et être prêt pour pouvoir participer au challenge opposant toutes les crèches du régiment. Et la construction se réalise dans le plus grand secret. Il ne faut pas "dévoiler" ni le thème, ni le décor, aux autres compagnies. Pour moi, c'est rendez-vous sur objectif ! A la Légion toutes les missions sont sacrées.

MZ : En opération, les légionnaires construisent-ils également une crèche ?

SCH Benjamin : Faire une crèche de Noël en OPEX c'est différent. Il n’y a pas le temps et nous avons moins d’outils disponibles qu’en régiment. Dans ce cas, les crèches sont réalisées avec des bouts de bois ou tout ce que l’on trouve sur le terrain. On la réalise souvent en une après-midi seulement. L'important, c'est de préserver la tradition, de s'octroyer un moment de répit pour penser à nos familles, et être entre nous... je veux dire entre frères d’armes.

MZ : Un mot pour conclure ?

SCH Benjamin : Dans tous les cas, Noël, la crèche, la veillée, la fraternité, tout cela reste toujours un souvenir très fort dans la tête d’un légionnaire, qu’il soit nouveau ou ancien, car Noël c'est la fête légionnaire par excellence.

Interview réalisé par Mina ZEGGAR, stagiaire

Division rayonnement & patrimoine de la Légion étrangère

 


Qui es-tu Tavite Veredamu ?

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Publié le 30 novembre 2017

VIDEO. France 7 - Qui es-tu Tavite Veredamu ?

Tavite Veredamu fait de sérieux dégâts sur les pelouses de Fédérale 1. Crédit photos : Armand Deyron


L'équipe de France de rugby à 7 a fait appel au 3e ligne de Nîmes Tavite Veredamu pour le tournoi de Dubaï. Un joueur qui ne laisse personne indifférent.

Ce vendredi débute la nouvelle saison des Sevens World Series avec le tournoi de Dubaï. Pour les Bleus, présents sur place depuis déjà une grosse semaine, les phases de poules débuteront par un match contre l'Écosse. Il faudra ensuite de frotter à l'Angleterre et l'Espagne. Une poule à portée des hommes de Jérôme Daret. Le nouveau sélectionneur de France 7 va découvrir le circuit mondial mais il ne sera pas le seul. Aux côtés des cadres sous contrat comme Laugel et Parez, on trouve Tavite Veredamu (28 ans, 1m90, 105 kilos). Son nom ne vous dit peut-être pas grand chose mais sur les pelouses de Fédérale 1 où il évolue avec le club de Nîmes (1er de la poule 4), le Fidjien d'origine ne laisse pas indifférent. En l'espace de six matchs joués (6 titularisations) cette saison, il a inscrit 7 essais, dont un quadruplé.

Michel Berard, manager du Rugby Club Nîmois

C'est un bel athlète. Un joueur complet et un gros défenseur. Nous on le fait jouer en 3e ligne aile, mais il pourrait très bien évoluer au poste de numéro 8 ou bien chez les trois-quarts, au centre, à l'aile et même à l'arrière.

Une polyvalence qui devrait lui faciliter la tâche à 7. C'est dans son pays natal qu'il a découvert cette discipline. Il a commencé le rugby en 2005 au sein du club de Nakavu au Fidji avant de rejoindre Nîmes en 2010. Son parcours est plutôt atypique puisque Tavite est sous-officier au sein du 2e Régiment étranger d'infanterie de la Légion étrangère. "Il est arrivé chez nous par hasard, se souvient Michel Berard. On ne sait pas s'il a été muté ici. Il a peut-être demandé autour de lui où il pouvait jouer au rugby et il s'est présenté au stade. Le club est connu par les militaires du coin." Au RCNG, on a vite appris à le connaître même s'il a peu joué en Fédérale 2 lors de son arrivée à cause de son travail. C'est après la relégation à l'échelon inférieure qu'il a pu enchaîner les matchs. "On s'est aperçu qu'il était largement au-dessus des autres". Des performances qui lui ont notamment permis d'être sélectionné avec l'équipe de France militaire pour la Coupe du monde 2015. Avec comme point d'orgue, la victoire historique face à la British Army avec un essai à la clé. Son meilleur souvenir sportif.

Ils étaient une poignée à surclasser les autres lors de cette compétition. " C'est un extraterrestre et depuis un moment", confie son coéquipier en équipe de France militaire Antoine Robichon. Ses performances sont allées crescendo. Il a par la suite été invité à participer à un tournoi de rugby à 7 et été repéré par la Fédération française de rugby. "Le manager des équipes de France à 7, Christophe Reigt, m'a appelé en juin dernier pour que Tavite parte en stage à Biarritz avec l'équipe de France". Et il a su convaincre puisqu'il a été rappelé pour un second stage avant d'être sélectionné pour le Tournoi de Dubaï. Sera-t-il le nouveau facteur X des Bleus, désormais privés de Virimi Vakatawa ?

Crédit vidéo : Rugby Club Nîmois

Une fierté pour le club même s'il va cruellement manquer en championnat. "On va être un peu orphelin mais c'est la vie. C'est comme lorsqu'on a un enfant doué et qu'il quitte le cocon familial. En plus d'être bon sur le terrain, c'est un garçon charmant". Le Rugby Club Nîmois a d'ailleurs déjà failli le perdre. Tavite Veredamu a en effet été contacté par des clubs de Pro D2 mais il aurait dû quitter l'armée. Or il est encore engagé. Il devra donc finir son temps avec la Légion après sa pige avec la FFR. On parle d'un contrat fédéral de deux ans. Il pourrait donc très bien jouer la Coupe du monde l'année prochaine aux Etats-Unis. Il n'est pas impossible qu'il soit prolongé en vue des Jeux olympiques de Tokyon en 2020 s'il est performant sur le circuit mondial. Premier élément de réponse ce vendredi à Dubaï.


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