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2016


Octobre : Jean-Yves Le Drian sur le terrain

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Actualités

Publié le 29/12/2016

Politique - Rétrospective : l'année 2016 sur le plan politique

Jean-Yves Le Drian a insisté sur le fait que l'installation de la treizième DBLE devait être «exemplaire dans tous les domaines» /DDM

Jean-Yves Le Drian a insisté sur le fait que l'installation de la treizième DBLE devait être «exemplaire dans tous les domaines» /DDM

En ces derniers jours de décembre, nous vous proposons de revenir, chaque jour, sur les faits marquants de 2016 dans le département. Aujourd'hui, l'année au point de vue politique, marquée par la visite de Jean-Yves Le Drian à La Cavalerie.

21 octobre : c'est une visite lourde de sens qu'effectue Jean-Yves Le Drian au camp militaire de La Cavalerie. Le ministre de la Défense se rend sur place pour procéder à l'installation officielle de la treizième demi-brigade de la Légion étrangère, née ici même en 1940, et dont les premiers membres sont arrivés au printemps dans l'Aveyron. «Les relations entre le Larzac et l'institution militaire ont été particulières, souligne-t-il ce jour-là. Au vu de cette histoire, l'installation pérenne d'un régiment ne semblait pas aller de soi, mais cette rencontre entre un territoire unique par son patrimoine et ses engagements, et une unité qui l'est tout autant, est riche de sens et devrait offrir une alchimie magique.»

Et aussi

1er mai : Jean-Claude Luche, président du conseil départemental et sénateur, annonce qu'il va quitter le premier des deux postes avant le 1er octobre 2017 afin de respecter la loi concernant le non-cumul des mandats.

27 mai (1) : tête de liste régionale et départementale Les Républicains-UDI-MoDem lors du scrutin régional de décembre 2015, Dominique Reynié voit son élection annulée par le Conseil d'État. La plus haute juridiction administrative estime que le Castonétois «ne pouvait être regardé comme ayant son établissement principal dans la région», ce qui le rend inéligible. Trois jours plus tard, Christophe Saint-Pierre, maire de Millau, est désigné chef de file de la droite et du centre dans l'hémicycle régional.

27 mai (2) : Bernard Cazeneuve, alors ministre de l'Intérieur, se rend à Millau, Saint-Beauzély et Salles-Curan, respectivement pour y dévoiler une plaque en mémoire de juifs millavois raflés durant la Seconde guerre mondiale, y renommer l'école communale en l'honneur de Franck Brinsolaro, le policier chargé d'assurer la protection de Charb, qui avait été tué lors de l'attaque contre Charlie Hebdo, et y inaugurer la nouvelle gendarmerie. La première étape de son déplacement donne lieu à un incident, le locataire de la place Beauvau étant pris à partie par des manifestants opposés à la loi Travail qui perturbent la cérémonie avec des cris, des sifflets et autres hurlements de sirènes. «Je n'accepterai jamais l'irrespect des quolibets et des sirènes qui ont couvert la voix de Serge Klarsfeld. L'indignation et la colère sont les deux sentiments que j'éprouve à cet instant», déclare-t-il lors de son discours.

4 août : Emmanuel Macron vient à Rodez, où il visite l'usine Bosch et le musée Soulages. Un déplacement de nature ambivalente pour celui qui est, à ce moment-là - et encore pour vingt-six jours-, ministre de l'Économie, mais dont il se murmure qu'il prépare déjà sa future candidature à l'élection présidentielle, officialisée le 16 novembre.

7 novembre : Marie-Lou Marcel, député de la deuxième circonscription, annonce qu'elle ne briguera pas de troisième mandat.

29 novembre : à la suite de la primaire interne à la majorité, Jean-François Galliard est désigné candidat à la présidence du conseil départemental, que Jean-Claude Luche abandonnera en 2017.

La Dépêche du Midi


Noël à la Légion, une fête de famille

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Actualités

Publié le 25/12/2016

La crèche de Noël à la Légion Etrangère : tradition à laquelle le régiment de Castelnaudary ne faillit pas./Photo G.K.

La crèche de Noël à la Légion Etrangère : tradition à laquelle le régiment de Castelnaudary ne faillit pas./Photo G.K.

 

Des palettes de bois, quelques planches, des branchages, du feuillage, du sable, du papier et du carton… les crèches à la Légion, c'est l'art de la débrouillardise. Avec des riens, on fait tout et avec art. Depuis quelques jours on s'active, d'abord en dehors des heures de travail et depuis quelques jours, pendant aussi. Le thème est un secret jalousement gardé et n'est dévoilé que le 24 décembre, lors du passage du jury qui, cette année, aura à en juger six, une par compagnie. De l'électricien à l'artiste- peintre, du génie informatique au génial bricoleur, tous les talents de chaque compagnie sont mis à contribution et chacun, quelle que soit sa race, sa religion ou sa nationalité, y apporte un petit quelque chose. Musulmans, juifs ou bouddhistes, catholiques ou athées y travaillent sans relâche, ensemble, comme ici, à la 1re ou à la 3e compagnie où des Ukrainiens s'activent aux côtés d'un Réunionnais, d'un Népalais, d'un Chinois d'un Malgache et d'un Américain. «Les crèches, à la Légion, c'est la famille, le respect», résume ce dernier.

Légionnaire bâtisseur et cohésion

Elles sont une tradition et où qu'il soit dans le monde pour la veillée de Noël, dans sa garnison ou en opération extérieure, le légionnaire aura bâti sa crèche. «Moment de cohésion, où l'on travaille ensemble à un projet commun. On exécute la mission, elle est sacrée», souligne le capitaine de la 3e compagnie. «L'individualisme religieux s'efface au profit du collectif», explique l'officier communication. Le symbole religieux, n'est noté que de 2 points sur 20 lors du concours où le jury notera également la mise en scène, le son, la lumière, le texte, l'accueil…

Noël, à la Légion, comme ailleurs et peut-être un peu plus qu'ailleurs, c'est la trêve.

Noël, c'est la trêve des exercices militaires, des cours de tir, de l'instruction mais pas de l'éducation dispensée à ces jeunes gens venus des quatre coins du monde. Noël, avec Camerone, et plus encore, c'est un moment essentiel de la vie du légionnaire. «Ces jours-là, les cadres ne sont pas avec leurs femmes et enfants mais avec leur seconde famille, ces jeunes légionnaires. C'est l'occasion d'une pause», explique l'officier supérieur adjoint du 4e régiment étranger de Castelnaudary. On s'est d'abord, la semaine précédant Noël, retrouvé autour des challenges, depuis le traditionnel cross qui cette année, long de 11 km, s'est couru autour du canal ; ce sont aussi des rencontres sportives, ludiques : tournois de volley-ball et de football ; matchs de water-polo, combats de sumo… le tout ponctué de repas et de moments de cohésion. C'est aussi le moment où s'ouvrent les bars de Noël, éphémères puisqu'ils ne sont ouverts qu'une semaine. Cadres et engagés volontaires s'y retrouvent après la journée de travail. C'est avec le repas de Noël, l'occasion de confidences, de complicité pour ces jeunes loin de leur famille.

Noël, c'est encore la visite du général Maurin, commandant la Légion étrangère, qui entame un véritable marathon puisqu'il se rend dans tous les régiments de métropole. L'occasion pour lui de rencontrer officiers, sous-officiers et de voir tous les militaires. Il a également procédé à une remise de galons aux nouveaux sergents. C'est aussi le chef de corps qui va à la rencontre de tous, passe un moment avec chacun, à la veillée.

Gladys Kichkoff


Noël et la Légion étrangère

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23 décembre 2016

Le 25 décembre de 14h à 17h30 quartier général de Castelnau au camp militaire, la 13e DBLE convie les habitants à visiter les crèches de ses unités.

Noël est une fête importante à la Légion étrangère ! Tous les légionnaires, cadres et hommes de troupe, passent et fêtent Noël ensemble, en famille. Mais ce n’est pas tout, le concours des crèches de Noël fait partie de la tradition qui se perpétue année après année. Les légionnaires créent leurs crèches avec du matériel de récupération et font parfois preuve de beaucoup d’imagination pour arriver à de beaux résultats.

Chaque compagnie fait sa crèche et ce dans tous les régiments que ce soit au Fort de Nogent, Groupement de recrutement de la Légion étrangère, à Aubagne, le siège de la Légion, maintenant à La Cavalerie ou bien encore sur les théâtres d’opération.

Les crèches doivent représenter Noël et la Légion. Il n’y a aucun prix matériel à la clef mais le concours n’en reste pas moins important et renforce un peu plus la cohésion de ce corps. Le jury est composé de personnes issues de la société civile, religieuse et militaire.

Les thèmes des crèches sont donc variés et mêlent nativité et passé glorieux des unités. Parfois, les légionnaires font aussi des saynettes vivantes, telles les Pastorales Provençales. Par-là, les légionnaires rendent aussi hommage aux anciens et depuis quelques années, les crèches sont ouvertes au public qui peut venir les découvrir.

On remarque que ces soldats d’élite ont gardé leur cœur d’enfant et  peuvent faire preuve d’imagination, de créativité et de sens artistique. Quelle que soit la nationalité d’origine ou la religion, aucun légionnaire ne déroge à la tradition !

C’est par de tels outils d’intégration que la Légion inculque à ses hommes au-delà de l’esprit de corps un véritable esprit de famille, tout en développant imagination, talent et débrouillardise. Joyeux Noël à tous !


Le prix de la paix, c’est l’effort de guerre

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Les Echos
Les Echos Le 20/12

POINT DE VUE Il est très rare qu’un haut responsable de l’armée française prenne publiquement la parole pour tirer le signal d’alarme. Encore moins lorsqu’il s’agit du Général Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées. C’est pourtant ce qu’il a choisi de faire dans nos colonnes.

Il est très rare qu'un haut responsable de l'armée française prenne publiquement la parole pour tirer le signal d'alarme. Encore moins lorsqu'il s'agit du Général Pierre de Villiers, chef d'état-major des armées. C'est pourtant ce qu'il a choisi de faire dans nos colonnes. Le texte qu'il nous a écrit - il convient de le préciser, avant l'attentat de Berlin du mardi 20 décembre - est à la fois un constat et un appel. Le constat : l'armée française est parvenue à la limite de ses forces. L'appel : il faut ­absolument lui donner les moyens de faire face aux nouvelles menaces qui se multiplient.

Avec la rupture des années 2015 et 2016, nous avons changé d'époque. C'est « la fin de l'insouciance ». La paix, désormais, ne va plus de soi ; il faut la conquérir ; s'extraire du piège dont les deux mâchoires sont le déni et la désespérance. Toutes les forces de défense et de sécurité, toutes les forces vives de la nation sont au défi d'apporter une réponse globale ; car gagner la guerre ne suffit pas à gagner la paix. L'instabilité et la complexité de la situation sécuritaire l'exigent. L'impératif de responsabilité le commande.

La violence érigée en système


D'ores et déjà, nos armées s'opposent, avec une détermination sans faille, au phénomène du terrorisme islamiste radical, qui a érigé la violence en système. L'ennemi que nous combattons est très éloigné des schémas classiques. Nous sommes face à un ennemi qui s'attaque davantage à ce que nous sommes qu'à ce que nous avons. A sa violence barbare, les hommes et les femmes de nos armées opposent la force légitime.

Pour autant, nous devons prendre garde à ne pas nous laisser aveugler par cette seule menace, immédiate et concrète. Le retour des Etats puissances ne laisse plus place au doute. Aux portes de l'Europe, en Asie, au Proche et Moyen-Orient, de plus en plus d'Etats mettent en oeuvre des stratégies qui reposent sur le rapport de force, voire le fait accompli ; tous réarment.

Dans cet environnement en pleine mutation, le choix posé par le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale de conserver la « garde haute », grâce à une gamme étendue de capacités, nous a permis de faire face. Nos trois armées n'ont jamais cessé, depuis lors, d'être aptes à intervenir dans chacun des cinq milieux que sont la terre, la mer, l'air, le cyber et l'espace. Elles n'ont déserté aucun des champs d'affrontement tout en s'adaptant, en temps réel, au nouveau continuum entre défense extérieure et sécurité intérieure. Elles ont toujours assumé la totalité de leurs responsabilités internationales. Cette réalité atteste de la pertinence de notre modèle complet d'armée, tel qu'il a été pensé. Le modèle est bon ; mais il fut taillé au plus juste.

L'accélération du tempo des engagements et la multiplication des crises le mettent sous extrême tension et l'usent. Or, rien ne laisse penser que la tendance puisse s'inverser prochainement. Ainsi que le président de la République l'a rappelé, nous avons « le devoir de nous préparer à une guerre longue ». Il faut comprendre que le moindre décalage de cohérence entre les menaces, les missions et les moyens s'apparente au grain de sable qui grippe le système et conduit à la défaite. C'est le danger auquel nous nous exposerions si rien n'était fait. Tout le monde l'a compris : on ne gagne pas une guerre sans effort de guerre.

Volontarisme du ministre de la Défense


L'actualisation de la loi de programmation militaire 2014-2019 a marqué une première étape en mettant un terme inédit à la tendance baissière des trente-cinq dernières années. Le volontarisme du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, soutenu par l'équipe que nous formons, derrière lui, avec les chefs d'état-major d'armée, a permis cette stabilisation, devenue indispensable.

Désormais, pour les armées, cet effort doit se traduire par une hausse progressive du budget de la défense pour rejoindre la cible de 2 % du PIB, avant la fin du prochain quinquennat.

Cet effort, qui correspond, d'ailleurs, à un engagement international de la France et de ses partenaires de l'Otan ne pourra être ni allégé ni reporté, en dépit de la complexité de l'équation budgétaire étatique prévisionnelle. Il vise l'atteinte de trois objectifs qui tous concourent à la robustesse et à l'efficacité de nos armées.

Premier objectif : récupérer des capacités auxquelles il avait fallu renoncer temporairement, pour des raisons budgétaires, à un moment où le contexte sécuritaire était différent. Demain, si rien n'est fait, ces impasses affecteront sérieusement la conduite des opérations. C'est le cas, par exemple, des patrouilleurs hauturiers nécessaires à la surveillance des côtes ; c'est, également, le cas des avions ravitailleurs et des avions de transport qui permettent d'agir dans la profondeur ; il en va de même pour les véhicules blindés qui connaissent un vieillissement accéléré. Ce ne sont là que des exemples parmi d'autres.

Deuxième objectif : aligner les contrats opérationnels sur la réalité des capacités que nous engageons en opération : hommes, équipements, logistique, munitions... Ces contrats, détaillés dans le Livre blanc, sont, désormais, très en deçà de l'engagement réel et actuel de nos forces. Cette situation de distorsion est commune à nos trois armées. Elle n'est pas tenable dans un contexte de dégradation durable de la sécurité et ne pourra être résolue par une réponse exclusivement fondée sur le « tout-technologique ».

Troisième objectif : assurer l'indispensable crédibilité de la dissuasion nucléaire par le renouvellement de ses deux composantes, océanique et aérienne. Pour être soutenable, l'effort doit être lissé sur les quinze prochaines années ; il en va de la cohérence de notre défense au moment du retour des Etats puissances. Différer cette décision acterait, en réalité, un véritable renoncement.

La poursuite de ces trois objectifs, indispensable à la solidité de notre outil de défense s'accorde, il faut le rappeler, avec la logique économique : 1 euro investi dans la défense représente deux euros de retombées pour l'économie nationale avec des effets de levier extrêmement puissants en matière de recherche et de développement, d'aménagement du territoire, d'emploi, d'exportations et, in fine, de compétitivité. En outre, il faut souligner que la recherche technologique duale profite directement au secteur industriel français, dans son ensemble. Enfin, rappelons que c'est l'existence d'une base industrielle solide et pérenne qui permet à notre pays de préserver son autonomie stratégique.

Le temps presse


Pour résumer, l'enjeu de cet effort budgétaire est clair : rester capable d'assurer, dans la durée, la protection de la France et des Français face au spectre complet des menaces. La communauté de vues qui émerge autour de cet objectif raisonnable révèle une volonté collective et assumée de se projeter dans l'avenir et d'agir sans attendre. Le temps joue contre la solidité du modèle.

L'année 2017 doit être, en conséquence, l'occasion d'initier un processus vertueux en conduisant une revue stratégique ramassée. Sur cette base, il faudra procéder au vote d'une nouvelle loi de programmation militaire et préparer un budget 2018, robuste et cohérent, véritable première marche d'une montée en puissance, désormais indispensable. Le temps presse.

Notre pays compte sur ses armées pour résister, affronter et vaincre. C'est bien là leur vocation. A cette sollicitation et à cette confiance, les hommes et les femmes de nos armées répondent avec détermination par un engagement total, parfois jusqu'au sacrifice, en portant des valeurs dont nous pouvons être légitimement fiers : le respect, la discipline, la cohésion, le courage. Ce ne sont pas que des mots pour nos militaires ; ils vivent de ces valeurs et les incarnent. En échange, les armées savent pouvoir compter sur la nation pour soutenir et participer pleinement à cet effort collectif : le prix de la paix c'est l'effort de guerre.


Les anciens de la Légion toujours unis

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Actualités

Publié le 19/12/2016

Le bureau de l'Amicale des anciens de la Légion étrangère des Hautes-Pyrénées avec le général Jean-Claude Cardinal./Photo Laurent Dard.

Le bureau de l'Amicale des anciens de la Légion étrangère des Hautes-Pyrénées avec le général Jean-Claude Cardinal./Photo Laurent Dard.

L'Amicale des anciens de la Légion étrangère des Hautes-Pyrénées vient de tenir son assemblée générale, ce samedi, à la brasserie Le Parisien à Tarbes, sous la présidence du chef d'escadron Gilbert Hensigner et en présence du général Jean-Claude Cardinal, délégué régional de la fédération d'anciens de la Légion étrangère pour le Grand Sud-Ouest. Pas moins de 26 membres de l'amicale ont assisté à la réunion qui s'est ouverte par une minute de silence à la mémoire de trois grands anciens décédés au cours de l'année : le colonel René Pérignon, l'adjudant-chef Werner Berg et l'adjudant André Dantagnan, valeureux combattants des guerres d'Indochine et d'Algérie.

Après la présentation des rapports d'activité, moral et financier présentés par les membres du bureau, le général Cardinal a livré plusieurs informations concernant la fédération et la Légion étrangère d'active.

Le traditionnel «boudin vin blanc» a ouvert la partie conviviale de l'assemblée générale, suivi d'un repas de cohésion, rythme par les non moins traditionnels «chants Légion».

La Dépêche du Midi


Fontenay : la crèche des légionnaires fait revivre la guerre d’Indochine

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18 décembre 2016,

Fontenay-sous-Bois, ce samedi. Les légionnaires du Fort de Nogent ouvrent leurs portes à l’occasion de la traditionnelle crèche de Noël pour laquelle ils ont reconstitué une bataille de la guerre d’Indochine. LP/C.P.

« Accrochez-vous bien, on va décoller », résonne une voix dans le magnétophone. « Mais s’accrocher à quoi ? », répond une dame, faussement paniquée. Samedi et dimanche, c’était porte ouverte au Fort de Nogent, à Fontenay-sous-Bois. Comme chaque année, la Légion étrangère dévoilait sa traditionnelle crèche de Noël, exposant cette fois les coulisses d’une bataille de la guerre d’Indochine, celle de Dong Khe, survenue en octobre 1959. « Mais pour que ça colle avec Noël, on fait comme si ça se passait en décembre », précise le légionnaire en charge de la visite. Après avoir défini l’objectif de la mission et être monté dans une réplique de l’avion, les visiteurs arrivent sur le champ de bataille où à la fin du combat, la crèche apparaît. Un voyage dans le temps et fruit d’un travail de six mois de préparation et de deux d’installation pour les soldats de la Légion étrangère.

La crèche sera de nouveau exposée les samedi 7 et dimanche 8 janvier, de 10 heures à 19 heures, boulevard du 25-Août-1944 à Fontenay-sous-Bois.

leparisien.fr

La crèche des légionnaires ouverte au public jusqu’à vendredi

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La Voix du Nord

Par C.-D. C. (CLP) | Publié le 14/12/2016

 

C’est une tradition presque aussi vieille que la Légion. Depuis le début du XXe siècle, époque où sont incorporés des soldats d’Europe Centrale très attachés au symbole de la nativité, les légionnaires réveillonnent à Noël autour d’une crèche avec tous ceux qui, loin des leurs, ont sacrifié leur confort de vie pour défendre la France.

La crèche de la Légion est une tradition presqu’aussi vieille que la Légion.

La crèche de la Légion est une tradition presqu’aussi vieille que la Légion.

 

«  Elle est généralement installée par les plus jeunes, souvent en rupture familiale » explique le lieutenant-colonel Yann Doutey commandant du Groupement de recrutement de la Légion étrangère. À visiter jusqu’à vendredi.

Crèche de la Légion, visible aujourd’hui de 11 h à 19 h, et demain de 11 h à 16 h. Parc à Boulets, 42 rue du Magasin, Entrée libre. Contrôle d’identité.


Le bœuf, l’âne et les légionnaires, par François Sureau

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La Croix logo

François Sureau, le 13/12/2016

Une crèche italienne Italiene

Une crèche italienne Italiene / ChiccoDodiFC - Fotolia

J’aime depuis longtemps les objets miniatures, ces petits mondes de batailles, de wagons-lits ou de scènes familières, qu’ils soient sacrés ou profanes. Les miniatures nous aident à nous croire romancier. Nous nous tenons devant cette maison de poupée comme Balzac devant le salon Nucingen. Il reste toujours une traite à payer, un meuble à déplacer, un chapitre à écrire. La miniature représente l’espoir. Une maison miniature n’est jamais achevée, puisqu’elle est inhabitable et par là même se dérobe à l’impitoyable épreuve des faits qui est au monde bourgeois ce que les mortelles prouesses d’autrefois étaient à la chevalerie du Graal. Une maison miniature n’est jamais assez miniature. On peut toujours imaginer un meuble, un bateau plus petit. Ainsi la baignoire passe-t-elle de la condition de lac à celle de mer, puis à celle d’océan, cependant que le navigateur apprend l’humilité. La miniature est un puissant auxiliaire de la morale.

On peut aussi y trouver des aliments pour la misanthropie, quand elle nous tente. Le privilège des grands, disait Giraudoux dans La Guerre de Troie, c’est de voir les catastrophes d’une terrasse. C’est aussi le privilège gullivérien des possesseurs d’objets miniatures, qui peuvent moquer le sort des fourmis humaines, animées de passions incompréhensibles, qui prennent place en songe dans les entreponts de quelque Titanic, et s’en vont naviguer à la rencontre d’un cube de glace.

Je suis surtout sensible à la délicatesse des artisans qui les fabriquent et les réparent. Ils prennent garde à ne pas encombrer davantage un monde aussi mal rangé qu’un parlement. De tous les moyens que les hommes ont inventés pour se souvenir de leurs hauts faits, de leurs moments de gloire, la miniature me paraît le plus fin, le plus subtil. Les desservants de ce culte méritent tous les éloges. Ils ont mis tant de gloire et tant d’esprit dans si peu d’espace ; voyez la salle d’honneur du deuxième étranger d’infanterie, à Nîmes, où le combat d’El-Moungar, avec ses mille soldats, tient sur un foulard déplié. Voyez les bateaux de la compagnie de Suez, conservés rue d’Astorg, qui ont tenu dans leurs flancs les richesses du monde, et qu’un enfant pourrait anéantir. Il n’y a pas seulement, selon l’adage anglais, de la beauté dans la petitesse, mais aussi de la dignité. J’aimerais qu’après ma mort l’on pût me réduire au point de me faire traverser, sur une barque funéraire, le bassin du Luxembourg, afin que mon existence terrestre s’achève comme elle a commencé, aux antipodes de toute grandeur.

Vous l’aurez compris, entre toutes les miniatures, les crèches ont ma faveur, dont le double effet de réduction et d’expansion du monde n’est jamais aussi prenant que lorsqu’elles se rapprochent des dimensions humaines. C’est le cas des crèches de Noël de cette Légion étrangère où j’ai été heureux de servir. On peut en voir dans tous les régiments, et, près de Paris, au fort de Nogent. Les légionnaires qui les font avec tant d’amour ne sont, et de très loin, pas tous chrétiens. Et le cœur qu’ils y mettent nous fait apercevoir une autre dimension paradoxale de la crèche, et partant, de Noël. Noël, ce n’est pas essentiellement le sapin, la famille resserrée sur elle-même et cette débauche de cadeaux. C’est l’errance et l’aventure : une famille jetée sur les routes, des bergers en transhumance, des rois mages, savants venus de très loin. Noël est la fête des originaux, des irréguliers. Les légionnaires le sont par excellence. Ils sont, expliquait naguère le P. Tiberghien, l’aumônier du régiment étranger de cavalerie, à une population d’Orange qui les trouvait peut-être un peu remuants, « le bon larron ». Sans doute se souviennent-ils de leurs enfances dans des pays lointains, ou de familles abandonnées. Mais plus que tout ils voient célébrer, justifier même, cette exposition au hasard qui est le fond même, et depuis longtemps, de leur existence.

Il y a trois ou quatre ans, la crèche de Nogent était installée dans une grande poudrière. Le village de Bethléem y était reconstitué, avec des centaines de maisons, et les figurines représentant les habitants circulaient sur de petits rails de train électrique. C’était féerique, avant de devenir poignant. La Sainte Famille passait ainsi lentement de maison en maison, d’auberge en caravansérail, s’entendant partout dire qu’il n’y avait pas de place pour elle. Puis, rejetée de partout, elle arrivait pour finir à un petit fortin aux extrémités de la ville. Joseph frappait. Et la voix, à l’accent rugueux, d’un légionnaire répondait simplement : « Vous pouvez entrer. Ici, c’est la Légion étrangère. »

On trouve dans l’Évangile de la tendresse pour les soldats, mais ce n’est pas d’elle dont je veux parler. Noël, première étape, ultime refuge, n’appartient à personne. Chacun, d’où qu’il vienne, quelque foi qu’il professe, peut y trouver une consolation à la mesure de son cœur. C’est la leçon de la Légion étrangère et j’y pense chaque année avec autant d’émotion.

François Sureau

Sète : les seniors isolés ont retrouvé le sourire

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Midi Libre

JENNIFER FRANCO le 11/12/2016

Sète : les seniors isolés ont retrouvé le sourire

Comme chaque année, depuis six ans, le Cabaret a ouvert ses portes pour la bonne cause. J. F.

Depuis six ans, l'opération Cinquante sourires pour Noël tend à rompre la solitude.

Ce dimanche midi, le Cabaret a fait le plein de sourires... Ils étaient cinquante exactement. Cinquante seniors sétois, vivant seuls, à leur domicile, ou en maison de retraite. Et dont le quotidien est trop souvent rythmé par la solitude. Pour casser cette routine, depuis six ans, l'Amicale des anciens de la Légion étrangère et son fer de lance, Gérard Gimeno Devésa, ainsi que le patron du...


Marie-Jo Amyot d’Inville, veuve de guerre, enseignante, 5 enfants

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Ouest-France, toute l’actualité locale et internationale

Publié le 10/12/2016

 

Marie-Josèphe Amyot d’Inville en famille en 1965 à la Morandière en Louvigné-de-Bais.

Marie-Josèphe Amyot d’Inville en famille en 1965 à la Morandière en Louvigné-de-Bais. | DR

Née à Brest, Marie-Jo Amyot d’Inville (1914-2007) a été une figure rennaise. Jean Amyot d’Inville, l’un des cinq enfants de cette veuve d’officier, lui a consacré un livre : "Organisation hors père". Il est l’invité de la paroisse Saint-Louis, lundi 12 décembre, pour deux causeries.

Ils connaissaient un « bonheur inimaginable » et tout s’est brisé d’un coup. En avril 1943, Jacques Amyot d’Inville est officier de la Légion étrangère à Meknès, en Tunisie. Le capitaine saint-cyrien vit avec sa famille. Son épouse s’appelle Marie-Jo. Ellle est née Audren de Kerdrel à Brest, dans une famille d’aristocrates. Son père, d’abord avocat, était conseiller général du Finistère avant d’être maire de Lannilis.

Ensemble, Jacques et Marie-Jo ont cinq enfants : Jacques, Philippe, Marie-Françoise, Marie-Geneviève et Jean, le petit dernier, né en 1942. Le 2 mai 1943, alors « qu’elle est en train de changer Jean », Marie-Jo Amyot d’Inville apprend la « terrible nouvelle ». Son mari a été tué au combat lors de la campagne de Tunisie.

Foi catholique

Une épreuve de plus pour cette femme de caractère qui a perdu sa mère alors qu’elle avait 4 ans. Veuve à 29 ans, mère de cinq jeunes enfants rapprochés (l’aîné a 8 ans, le dernier 1 an), Marie-Jo Amyot d’Inville prend la vie « à bras-le-corps et au pas de course ». Au Maroc tout d’abord, puis à Rennes, elle élève seule sa famille.

« L’éducation passe naturellement et entièrement par elle », raconte son fils Jean dans un livre très touchant, qu’il vient de publier sur sa mère : Organisation hors père. Une éducation fondée sur des valeurs altruistes, humanistes, inspirées par la foi catholique, le patriotisme et un certain humour Amyot d’Inville. Les tâches ménagères ne sont pas oubliées par la maman courage : « Elle coud, répare et cuisine, range et tricote : des dizaines de pulls à son actif. »

Prof de sciences nat

Bien qu’ « aristo », la famille Amyot d’Inville ne roule pas forcément sur l’or. La veuve de l’officier se lance dans la vie professionnelle. Titulaire d’un baccalauréat, Marie-Jo Amyot d’Inville enseigne d’abord au Maroc, chez les franciscaines missionnaires. Puis, à Rennes au collège de l’Adoration, rue d’Antrain.

L’essentiel de sa carrière de professeure se déroule au collège-lycée Saint-Vincent. Elle y enseigne les sciences naturelles. Pour se perfectionner, elle est retournée sur les bancs de la faculté, à 40 ans.

Veuve de guerre, Marie-Jo Amyot d’Inville s’investit aussi dans la vie associative. Ses cinq enfants - qui ont goûté au scoutisme « qui forme les caractères et déforme les vélos » - connaissent des destinées singulières.

Jacques sera missionnaire Père blanc durant 42 ans en Afrique, dont trois ans à Soweto. Philippe sera le numéro deux d’Ouest-France durant plusieurs années (il est décédé en 2006). Marie-Françoise et Marie-Geneviève seront des mères de famille dans la lignée de leur maman. Enfin, Jean sera expert en communication.

Marie-Jo Amyot d’Inville s’est éteinte en 2007 à la maison médicalisée Saint-Cyr de Rennes. Un an après Philippe. Une noble vie s’en allait.

Lundi 12 décembre, Jean Amyot d’Inville est l’invité de la paroisse Saint-Louis pour deux causeries, à 14 h 30 et 17 h 30, au 22, rue Louis-Pasteur, entrée libre. Organisation hors père, par Jean Amyot d’Inville, éditions du Petit Véhicule, 70 pages, et 20 pages d’annexes et de photos. 20 €.


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Traduction

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