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2016

Cérémonie du 05 décembre 2016 : "1 000 drapeaux pour nos 100 000 morts en AFN."

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Hartung et les peintres lyriques aux Fonds Leclerc : liberté et singularité

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Par Thierry Hay Publié le 15 décembre 2016

Hans Hartung : Acrylique sur panneau de bois aggloméré, 1983. 111 cm x 180. Fondation Hartung-Bergman, Antibes / Adagp, Paris 2016

Les Fonds pour la Culture Hélène& Edouard Leclerc, présente jusqu’au 17 avril 2017, de nombreux artistes lyriques dont le célèbre peintre allemand Hans Hartung, un artiste qui n’a jamais cessé de se renouveler. Hartung est aujourd’hui considéré comme le maître de l’abstraction lyrique. Une présentation qui ne manque pas de fulgurances. A voir.


Enfant, Hans Hartung était fasciné par les orages et les éclairs. Il essayait des les dessiner, de les capturer, sur ses cahiers d’écoliers. Sans le savoir, il dresse, à cet âge, les piliers de ce que sera sa démarche artistique : l’envie d’illustrer l’impalpable, les forces surnaturelles et la pratique de la vitesse, sans oublier son obsession de liberté :  » Quant à moi je veux rester libre, d’esprit, de pensée, d’action. Ne pas me laisser enfermer par les autres ni par moi-même  » a affirmé toute sa vie l’artiste. Malgré cette déclaration, les experts, toujours prompts à ranger les créateurs dans des cases, l’ont qualifié de père de l’abstraction lyrique, pourquoi pas… Pour moi, Hartung a réussi, dans son art, à mélanger rigueur et fulgurance, une sacrée prouesse. Il est un des artistes, très importants, du XXe siècle. Cette exposition aux  » Fonds pour la Culture Hélène & Edouard Leclerc est donc un événement.

Hans Hartung : Vinylique sur toile, 1963. 180 cm x 142. Fondation Hartung-Bergman, Antibes / Adagp, Paris 2016

Hans Hartung : Vinylique sur toile, 1963. 180 cm x 142. Fondation Hartung-Bergman, Antibes / Adagp, Paris 2016

Dresde et les Baléares

Hans Hartung naît le 21 septembre 1904 à Leipzig. Son père médecin est muté à Dresde, c’est là qu’il fait ses études. Au lycée, il se passionne pour Rembrandt et Goya. Dès 1922, il réalise, en ignorant tout des développements de l’abstraction en Europe, ses premières aquarelles abstraites. En 1926, il visite à Dresde, une exposition sur le fauvisme et le cubisme. La multiplicité et la force des couleurs le frappent. La même année, il effectue son premier voyage à Paris, puis, il voyage dans le sud de la France. En 1929, il rencontre, à Paris, une jeune peintre norvégienne :  Anna-Eva Bergman. Il l’épouse. Il expose dans des galeries à Berlin et à Paris. Il s’installe aux Baléares (Minorque), mais les problèmes d’argent ne tardent pas à venir.

Les nazis et la légion étrangère

En 1935, lors d’un voyage à Berlin, il est interrogé par la Gestapo. Il décide de se rendre seul à Paris. Là, son atelier est voisin de celui d’Henri Goetz. Les deux hommes se lient d’amitié. Il rencontre Vassily Kandinsky, Piet Mondrian, César, Joan Miro. Il divorce avec Anna-Eva Bergman et passe beaucoup de temps chez le sculpteur Julio Gonzales, il réalise même une sculpture. Il multiplie les expositions dans différentes galeries et épouse Roberta Gonzales, la fille de son ami sculpteur. Mais l’histoire le rattrape en 1939, désireux de lutter contre le nazisme, il s’engage dans le légion étrangère. Il est brancardier en Afrique du Nord. En 1944, il est blessé lors de l’attaque de Belfort. Il est amputé de la jambe droite. Il est naturalisé français en 1946. Un an plus tard, une exposition à la galerie Lydia Conti le révèle aux critiques et au public parisien. Alain Resnais réalise un film intitulé  » Visite à Hans Hartung « . En 1952, une rétrospective de son œuvre est organisé au musée de Bâle, où il retrouve une vielle connaissance : Anna-Eva Bergman. Il divorce de Roberta Gonzales et épouse à nouveau Anna-Eva Bergman. En 1960, il reçoit le grand prix international de peinture de la Biennale de Venise, ce qui n’est pas rien. Désormais, la reconnaissance est mondiale et il expose dans de nombreuses capitales. Epuisé, malade, Hans Hartung meurt le 24 juillet 1987. Selon sa volonté, ses cendres sont dispersées dans la Méditerranée.

Du tachisme à la calligraphie jubilatoire

Toute sa vie, Hartung a multiplié et fait évolué ses techniques créatives. Dès 1931, l’abstrait prend le pas sur le figuratif. Entre 1934 et 1938, il réalise une série intitulée  » tâches d’encre « . Comme il n’a pas beaucoup de moyens, il s’installe aux terrasses des bistrots et commande un café. Cela lui permet, ensuite, de demander de l’encre et du papier. Il dessine, les yeux fermés, des tourbillons d’encre noir. A cette époque, il met au point le procédé du report. Il reproduit en peinture, des dessins exécutés spontanément. Il utilise ce système jusqu’en 1959. En observant cette œuvre, je sens bien qu’ Hartung veut relier ou opposer des forces vives. Dès sa jeunesse, il s’intéresse à la spiritualité, il y a dans cette création une notion de traces qui, par leur énergie, sont capable de dépasser le temps et de suggérer l’essentiel de la vie. Mais attention : l’artiste n’a aucun message à donner, aucun symbolisme à affirmer, pas plus qu’il ne cherche la moindre séduction visuelle. C’est la force du geste qui l’intéresse. Ici, Hartung cultive un équilibre instable. Cette toile me fait penser à un mobile de Calder.

Hans Hartung : Huile, craie noire et pastel sur toile écrue, 1937. 97 cm x 130. Fondation Hartung-Bergman, Antibes / Adagp, Paris 2016

Hans Hartung : Huile, craie noire et pastel sur toile écrue, 1937. 97 cm x 130. Fondation Hartung-Bergman, Antibes / Adagp, Paris 2016

Harmonie et équilibre

En 1957, il se lance dans une série de pastels, cette création en est un exemple. Plusieurs tourbillons se rencontrent pour former une diagonale, où le mouvement courbe, en haut à gauche équilibre la petite flèche située en bas à droite.

Hans Hartung : pastel et fusain sur papier, 1957. 50 cm x 65. Fondation Hartung-Bergman, Antibes / Adagp, Paris 2016

Hans Hartung : pastel et fusain sur papier, 1957. 50 cm x 65. Fondation Hartung-Bergman, Antibes / Adagp, Paris 2016

Expérimentations

En 1961, il commence une nouvelle phase esthétique, il se sert du procédé de pulvérisation et n’hésite pas à gratter sa toile. Il fabrique également ses pinceaux : larges brosses, pistolets, balais de genêts, tuyaux d’arrosage et rouleaux de typographe. Tous ces outils, toutes ces techniques qui ont traversé sa vie, sont toujours au service de l’expression et de l’émotion. Cette superbe toile l’illustre à merveille. C’est un accord de musique, une cascade, un souffle violent, tout à la fois. Elle révèle une force et une amplitude incroyable, un équilibre dans le déséquilibre. Oui, là, on est vraiment dans l’expression lyrique. Et j’adore ce bleu intense :

Hans Hartung : acrylique sur panneau de bois aggloméré, 1975. 102 cm x 130. Fondation Hartung-Bergman, Antibes / Adagp, Paris 2016

Hans Hartung : acrylique sur panneau de bois aggloméré, 1975. 102 cm x 130. Fondation Hartung-Bergman, Antibes / Adagp, Paris 2016

Mouvements

Ce gout de la liberté, de l’ampleur du geste, de son immédiateté, sans perdre de vue pour autant la nécessité d’une composition stricte, Hartung le pratique dès les années 60, mais c’est surtout à la fin de sa vie qu’il le pousse à l’extrême. Ce vieil homme handicapé cogne, frappe la toile. Il la bat avec des balais de végétaux. Il multiplie les procédés de dilutions. Il veille à se renouveler sans cesse. Bien que peignant dans un fauteuil, son geste gagne encore en amplitude. Il met tout ce qu’il lui reste de force dans la bataille.  » L’art me paraît être un moyen de vaincre la mort  » affirmait Malraux« … Cette toile comporte une multitude de cheminements mentaux, l’expression du  » chemin  » noir est frappante.

Hans Hartung : acrylique sur toile, 1989. 180 cm x 180. Fondation Hartung-Bergman, Antibes / Adagp, Paris 2016

Hans Hartung : acrylique sur toile, 1989. 180 cm x 180. Fondation Hartung-Bergman, Antibes / Adagp, Paris 2016

Démarches lyriques

Si Hartung est la star de cette exposition, elle ne se limite pas à lui. D’autres artistes de l’abstraction lyrique sont présentés. Il ne faut pas oublier, que ce mouvement artistique compte une grande diversité. Cette toile de Sigmar Polke est bien différente de celles d’Hartung. Polke y pratique une juxtaposition d’effets et de cadres. Cette pratique est aujourd’hui très à la mode chez les jeunes artistes.

Sigmar Polke : sans titre, 2007. Technique mixte sur toile, 180 cm x 150. Siegen / The Estate of Sigmar Polke, Cologne / Adagp, Paris 2016

Sigmar Polke : sans titre, 2007. Technique mixte sur toile, 180 cm x 150. Siegen / The Estate of Sigmar Polke, Cologne / Adagp, Paris 2016

Hartung, Polke, Traquandi, Oehlen etc. Tous ces peintres abstraits expressifs, sont des artificiers de l’émotion. Dépassant les modes, chacune de leurs œuvres est un court-circuit sensible et harmonieux. Avec une énergie gigantesque, ils ont su créer une nouveau langage, compréhensible par tous. J’aime cette peinture totalement libre, entièrement consacrée à l’expérimentation, avec un engagement total du corps. Depuis la Fondation Maeght en 2008, Hartung n’avait pas bénéficié d’une grande présentation en France, une raison de plus pour ne pas rater cette exposition. Chacune des oeuvres de Hartung est une boîte de lumière qui éclaire  les esprits.

Fonds Hélène & Edouard Leclerc pour la Culture : couvent des Capucins, 29800 Landernau

Du 11 décembre au 17 avril 2017 : ouvert de 10h à 18h

Entrée : huit euros

Par Thierry Hay


La mémoire des Tchécoslovaques de France engagés en 14-18

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Radio Prague

14-12-2016

Télécharger: MP3
http://img.radio.cz/pictures/historie/1svv/bitva_u_verdunu_1916.jpg
Qui sont ces Tchécoslovaques qui se sont battus du côté de la Triple-Entente en France ?

« Il y a deux grands groupes. Il y a d’abord les Tchécoslovaques qui vivaient déjà en France, en fait des Tchèques qui étaient déjà présents en 1914 et qui s’engagent à l’été 1914 pour lutter contre l’Autriche-Hongrie. C’est une initiative locale, parisienne en fait, des associations. Ces gens vont rentrer dans la Légion étrangère et combattre à partir de la fin de l’année 1914. Le deuxième contingent, ce sont des brigades qui sont composés des engagés de 1914 qui ont survécu aux premiers combats mais aussi de volontaires qui sont levés dans des camps de prisonniers en Serbie, en Italie, en Russie notamment. Des prisonniers de guerre austro-hongrois en réalité et qui deviennent des membres de ces brigades à partir du décret du président de la République Raymond Poincaré du 16 décembre 1917, qui crée une armée tchécoslovaque autonome. Ils combattront donc sous un uniforme tchécoslovaque. »

A quelles batailles participent ces Tchécoslovaques ? Cette année, on commémore le centenaire des batailles de la Somme et de Verdun. Y ont-ils pris part ?

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Les soldats du 22e régiment posant au Palais Royal, 1918. Photo: BDIC. F ∆ 2048, association Rovnost

« Oui, ils ont participé à ces batailles. Mais en réalité, ils ont surtout combattu en ces lieux en 1917, donc après la bataille de la Somme, après la bataille de Verdun, mais sur ces théâtres d’opérations qui restaient des lignes de front. Ils combattent fin 1914 en Champagne. Ils vont combattre ensuite en Artois au début de l’année 1915 et puis surtout, quand l’armée est créée et est opérationnelle en juin 1918, ils vont être envoyés dans les Vosges, à nouveau en Champagne, à Vouziers dans les Ardennes, à Terron par exemple. »

Vous êtes l’auteur en 2007 d’un article sur les Tchécoslovaques de France et leur mémoire de la participation à la Première Guerre mondiale. On y lit que cette mémoire est apparue très tôt. Comment naît-elle ?

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La bataille de Somme, photo: John Warwick Brooke

« Effectivement, elle naît très tôt parce que les engagés de l’été 1914 combattent essentiellement à partir de la bataille d’Artois en mai 1915 et on peut dire qu’immédiatement les premiers combats sont tellement meurtriers qu’ils frappent la communauté et il y a immédiatement une volonté de leur rendre hommage. On dit, dès le lendemain du 9 mai 1915, une messe à Paris en leur mémoire. Et à partir de là s’enclenche un processus mémoriel jusqu’à aujourd’hui. »

Parmi les formes que prend cette mémoire, il y a notamment un aspect monumental avec en particulier le cimetière de la Targette…

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Le cimetière de la Targette, Neuville-Saint-Vaast, photo: Archives de Jean-Philippe Namont

« Effectivement, le cimetière de la Targette va être développé sur les lieux mêmes où ont combattu les premiers volontaires le 9 mai 1915. En fait, il y a d’abord un monument qui est érigé en 1925 pour les dix ans de cette bataille, financé par souscription publique, et puis ensuite, à la fin des années 1930, en 1936-38, on décide de créer ce cimetière. Au départ, il était demandé par les Tchécoslovaques de disposer d’un carré au Père Lachaise ; cela sera à la Targette. On va y rassembler les tombes, on y plante des tilleuls de Tchécoslovaquie en 1938 et ce cimetière naît véritablement à partir de là. »

Quelles autres formes prend encore cette commémoration de l’engagement tchécoslovaque ?

« Les autres formes de l’engagement, c’est un engagement politique puisque l’enjeu pour les Tchèques, c’est d’abord d’avoir un statut particulier pour ceux qui vivent en France et qui sont surtout Parisiens, un statut qui les rapproche du cas des Alsaciens-Lorrains, des Polonais, c’est-à-dire non pas des nations ennemies de la France mais plutôt des nations captives. Il y a donc cette volonté d’échapper au sort des Austro-Hongrois, qui est d’être confiné dans des camps et d’avoir ses biens mis sous séquestre. Il y aussi cet engagement réel pour saisir cette occasion de devenir une Bohême, et puis finalement une Tchécoslovaquie indépendante. Il y a donc vraiment cet engagement politique, mais qui avait déjà connu des formes différentes au XIXe siècle et au début du XXe siècle, où l’on voulait souligner l’identité de la nation tchèque et finalement du projet tchécoslovaque. C’est relayé à partir de 1915 par les immigrés politiques importants. C’est Masaryk et puis c’est Beneš. Et puis c’est à Paris qu’est créé le Comité national tchèque puis tchécoslovaque. Paris est à la fois le lieu de l’engagement de l’été 1914 des volontaires, et en même temps le lieu de l’action politique en tant que capitale importante de l’Entente. »

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Štefan Osuský

Il y a une construction de cette mémoire des Tchécoslovaques de France dans leur engagement lors de la Première Guerre mondiale en même temps que ce processus de formation de l’Etat tchécoslovaque avec l’indépendance obtenue en 1918…

« Tout cela va converger ; c’est-à-dire que célébrer les volontaires de la Première Guerre mondiale qui ont combattu, c’est aussi célébrer l’Entente voire l’amitié franco-tchécoslovaque et la validité du projet tchécoslovaque dans l’entre-deux-guerres. C’est extrêmement important et donc il est assez logique de voir l’ambassadeur Štefan Osuský, ou en tout cas les autorités tchécoslovaques, participer au financement de tous ces lieux de mémoire et être physiquement présents lorsqu’il y a des cérémonies. »

Donc cet aspect mémoriel va aussi servir dans le cadre des relations entre la France et ce nouvel Etat tchécoslovaque. Comment cet aspect mémoriel va ainsi être utilisé ?

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L'infirmière tchèque Marcelline Čapek, engagée volontaire dans la Croix-Rouge, photo : BDIC. F ∆ 2048, association Rovnost

« On va rappeler, notamment lors des moments critiques, la solidité, la durée de cette amitié entre les deux pays. Par exemple, on met en avant pendant la guerre de 14-18 les Tchèques qui ont déjà combattu en 1870 pour la défense de Paris. En 1939, l’ambassadeur Osuský va conserver l’ambassade, le consulat, les lieux représentatifs de l’Etat tchécoslovaque en France, et on va rappeler que cette résistance s’inscrit dans une relation de proximité, malgré Munich donc, entre les deux pays. Ensuite, aujourd’hui encore, ces lieux sont des lieux utilisés lors de visites officielles. On peut aussi rappeler par exemple qu’en 2002, le président Vaclav Havel a fait de la remise du drapeau à l’armée tchécoslovaque à Darney en 1918 le jour des commémorations des forces armées tchèques. »

Vous avez travaillé sur l’immigration tchèque et slovaque en France. Qu’en est-il du travail de mémoire dans le cadre de l’intégration de ces populations en France ?

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La plaque apposée en 1934 dans la galerie de Valois, Palais Royal, Paris, photo: Archives de Jean-Philippe Namont

« C’est en effet quelque chose qui est bien compris par les associations tchécoslovaques, devenues tchécoslovaques dans l’entre-deux-guerres, que d’indiquer que c’est certes un combat pour la Tchécoslovaquie qui s’est déroulé en 14-18, mais c’est aussi un combat pour la France, donc pour ce pays d’accueil, qui devient pour la deuxième génération le paix de naissance de ces enfants issus de l’immigration. C’est un élément qui est mis en avant de façon tout à fait continu, ce qui fait d’ailleurs que toutes les commémorations associent des officiels français, où que cela se trouve, c’est-à-dire par exemple à Paris avec les municipalités ou bien par exemple à Targette avec la municipalité de Neuville-Saint-Vaast où se trouve le cimetière tchécoslovaque. »

On parle de la célébration de l’engagement tchécoslovaque dans les combats de la Première Guerre mondiale mais y a-t-il également une mémoire traumatique ? Est-ce que ces Tchécoslovaques de France vont développer une aversion pour la guerre, des mouvements pacifistes ?

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L'ambassadeur de la République tchèque Pavel Fischer rendant hommage aux soldats de l'armée tchécoslovaque morts pendant la Première Guerre mondiale, cimetière du Breuil, Cognac, 2007, photo: Archives de Jean-Philippe Namont

« Pas vraiment et même pas du tout dans la mesure où les familles qui ont été frappées sont relativement nombreuses pendant la Première Guerre mondiale mais cela reste un engagement qui est valorisé parce que c’est un sacrifice qui était jugé nécessaire. On n’a pas de doute sur le sens du combat qui a été mené. Et puis il y a dans les années 1920, dans les années 1930, un renouvellement considérable. On passe d’une petite communauté de quelques milliers de personnes, 3000 environ, peut-être un peu plus, en 1914, à une communauté de près de 80 000 personnes au maximum en 1930. Donc la plupart des Tchécoslovaques qui vivent en France n’ont absolument pas connu cette période, n’ont pas souffert directement de cet épisode et il ne reste donc guère plus que la mise en valeur positive de l’engagement. L’aspect traumatique n’apparaît pas. »

Sur cette mémoire de la Première Guerre mondiale s’est ensuite ajoutée la mémoire de la Seconde ; les volontaires tchécoslovaques qui ont combattu en France lors de la Seconde Guerre mondiale sont également enterrés au cimetière de la Targette. Comment a évolué la mémoire de la participation tchécoslovaque à ces deux guerres jusqu’à aujourd’hui ?

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Le cimetière de la Targette, Neuville-Saint-Vaast, photo: Archives de Jean-Philippe Namont

« Les lieux qui restent importants dans la célébration restent associés à la Première Guerre mondiale. Ça, c’est très clair. C’est-à-dire qu’aujourd’hui encore, on fête le 28 octobre, le jour de la fête nationale tchécoslovaque, par une cérémonie sur la tombe du soldat inconnu à l’Arc de triomphe. Le 9 mai, anniversaire de la Targette, on dépose également une gerbe à l’Arc de triomphe. A la Toussaint, c’est au cimetière du Père Lachaise, parce qu’il y a un monument, qu’on célèbre tout cela. Il y a donc association entre les deux mais avec des lieux qui restent d’abord associés à la Première Guerre mondiale. »

Pour en savoir plus : https://www.cairn.info/r

Hondelatte raconte - Bruno Sulak, le gentleman braqueur

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le 09 décembre 2016

 

Crimes, faits divers, histoires inquiétantes ou étonnantes, Christophe Hondelattepropose aux auditeurs d’Europe 1 de revenir durant une heure, sur les aventures humaines et les histoires vraies qui ont marqué la France, en les ponctuant d’archives de la station.

Bruno Sulak, le gentleman braqueur

Au printemps 1978, Bruno Sulak se lance dans le braquage. Mais après son 3ème holdup, il se fait arrêter par la police qui le recherchait depuis qu’il avait déserté de la Légion Etrangère. La police tombe sur le butin et les armes dans le coffre de sa voiture. Il échoue en prison…


Le 4e régiment Légion étrangère célébre le 40e anniversaire de son installation à Castelnaudary

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Sur la route… de la Légion étrangère, sur le Larzac

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19.11.2016

La Légion sur le Larzac… L’annonce a fait un drôle d’effet. Comme le ferait celle d’une garnison de parachutistes à La Sorbonne, ou d’un réacteur pressurisé nouvelle génération à Plogoff! Mais finalement, la nouvelle n'a pas défrisé les moutons.

1ère sortie officielle des légionnaires arrivés au Larzac

1ère sortie officielle des légionnaires arrivés au Larzac Crédits : francetvinfo.fr - Radio France

La Légion sur le Larzac…

L’annonce a fait un drôle d’effet, comme le ferait celle d’une garnison de parachutistes à la Sorbonne, ou d’un réacteur pressurisé nouvelle génération… à Plogoff!

Les habitants du Larzac ont dû se pincer quand ils ont appris la nouvelle en juillet 2015, jusqu’à ce que soit officialisée, en octobre dernier, la présence sur les Grands Causses de la 13e Demi-brigade de Légion étrangère, stationnée jusque-là dans les Emirats arabes unis, et qui a semble-t-il trouvé à son goût les hauts plateaux du sud du Massif central.

Sauf que l’effet fût finalement celui d’un pétard mouillé! Un pschiiit magistral... Car à part une poignée d’opposants, rappelant à qui veut les entendre les combats qui ont opposé les agriculteurs à l’armée, de 71 à 81 contre l’extension du camp militaire, l'annonce de l'arrivée de la Légion n'a pas défrisé les moutons.

En reportage : Sur le site militaire de La Cavalerie, avec le colonel Guillaume Percie du Sert ; avec Gilles Gesson, fondateur du mouvement « Gardem lo Larzac », collectif qui refuse la présence de l’armée ; et avec Solveig Letort, sympathisante EELV, adjointe au maire de La Couvertoirade chargée du tourisme.

En plateau : Pierre-Marie Terral, historien spécialiste des mouvements sociaux et du Larzac, auteur de Le Larzac, de la lutte paysanne à l'altermondialisme (Privat, 2011)

Emission enregistrée le vendredi 18 novembre dans les studios de France bleu Pays d’Auvergne à Clermont-Ferrand.

Intervenants Pierre-Marie Terral : Historien


Une cérémonie du 11 novembre sous le signe de la jeunesse

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mayotteOutre Mer

Par Chamsudine Ali Publié le 11/11/2016 à 10:24

Le BSMA, Bataillon du service militaire adapté a été maître de cérémonie lors de la commémoration de l'armistice à Dzaoudzi ce matin

© Francetv

En l’absence du patron du détachement de la légion étrangère, le commandant militaire de Mayotte, c’est le  Lieutenant-colonel Dominique Bonte, Chef de corps du BSMA, bataillon de service miliaire  adapté, qui a été l’autorité principale de la cérémonie organisée dans le jardin de la mairie de Labattoir.

C'est le lieutenant colonel Bonte du BSMA, qui a été l'autorité militaire supérieure présente dans cette commémoration © Francetv

© Francetv C'est le lieutenant colonel Bonte du BSMA, qui a été l'autorité militaire supérieure présente dans cette commémoration

C’est aussi l’occasion de mettre en avant la formation et l’insertion professionnelle des jeunes et rendre ainsi hommage au travail fait par cette unité installée à Combani, au centre de Mayotte de 28 ans.
L’officier précise que « ce genre d’anniversaire n’est pas organisée seulement en mémoire de nos anciens, le message doit être passé aux plus  jeunes de manière qu’ils puissent garder en mémoire le sacrifice de nos anciens. Il est important que ces jeunes soient présents à ce type de commémoration et non pas uniquement les anciens ».
Les anciens combattants et anciens militaires étaient bien présents, fideles au poste comme d’habitude.

Les anciens étaitent présents aussi

Les anciens étaitent présents aussi

Cette année, la cérémonie a aussi été marquée par la Marseillaise « chantée et jouée » par des collégiens de Doujani et leur professeur.  « Une prestation à la hauteur de nos anciens conclue Lieutenant-colonel Dominique Bonte.

Jeunes collégiens de Mgomabani chantant la "Marseillaise" la main sur le coeur © Francetv

© Francetv Jeunes collégiens de Mgomabani chantant la "Marseillaise" la main sur le coeur

Le MINDEF et le CEMAT à la 13e DBLE

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MINDEF au Larzac "La 13e DBLE doit être un centre de référence"

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Le soutien de l’armée française pendant la guerre de Corée

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KBS World Radio

2016-10-29

Le soutien de l’armée française pendant la guerre de Corée

Lors de la guerre de Corée (1950-1953), ce sont plusieurs pays alliés qui sont venus en aide à la Corée du Sud, combattant contre les forces communistes de la Corée du Nord. Parmi eux, le pays du Matin clair a pu compter sur les Etats-Unis, le Royaume-Uni, le Canada mais aussi la France ainsi que d’autres nations.

Ce ne sont pas moins de 3 421 volontaires français qui ont décidé de venir en aide au pays. Parmi eux, se trouvait André Belaval, ancien légionnaire de première classe, décédé en juillet 2015. Ses cendres ont été accueillies en Corée du Sud ce lundi 24 octobre et une cérémonie en son honneur a été tenue à l’aéroport d’Incheon.

Son souhait était de reposer auprès de ses camarades au cimetière militaire des Nations unies. Ces cendres ont donc été conservées au cimetière national de Corée, situé au centre de Séoul, avant l’inhumation à Busan le samedi 29 octobre, où reposent 44 Français ; l’ancien légionnaire est devenu le 45e.

André Belaval s’est battu dans les rangs du bataillon français de l’Onu, mais la force navale française était également de la partie. Ce sont 269 soldats français qui sont morts au champ d’honneur pour aider à sauver le pays du Matin clair dans cette période très sombre.

Pour mieux connaître les événements allant de 1950 à 1953, une exposition itinérante du bataillon français de l’Onu en Corée est toujours en cours, et ce jusqu’au 30 décembre 2016. Un numéro de Séoulscope a été consacré à cette exposition et est disponible sur la page dédiée (http://world.kbs.co.kr/french/event/f130y/).


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