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Légionnaire toujours...

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2009

 


En Afghanistan, le Noël apaisé des militaires français 271209

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27/12/09 

« La Croix » a suivi la première visite pastorale de Mgr Luc Ravel, nouvel évêque aux Armées, en Afghanistan dans chaque base où sont actuellement présentes les forces françaises

Froide et étoilée, la nuit de Noël est tombée sur Tora, « base opérationnelle avancée » (FOB, en anglais) à six kilomètres de la ville de Surobi. Tout autour, les sommets caillouteux de l'austère Afghanistan se dressent dans le silence nocturne. Sur la place d'armes, le clairon retentit, précédant l'arrivée du général Jean-Louis Georgelin, chef d'état-major des armées françaises, venu de Paris pour passer Noël avec le groupement tactique interarmes du district de Surobi (GTIA de 800 hommes).

« Pendant cinq mois, vous avez mené avec succès des opérations difficiles de guerre contre l'insurrection, lance le général aux neuf compagnies au garde-à-vous. Cette guerre est la plus difficile de toutes, parce que l'adversaire, sournois et souvent lâche, se dissimule parmi la population, et parce qu'elle ne peut être gagnée que si la population a confiance dans les forces venues la protéger et l'aider. »

Des propos que prolonge à sa manière Mgr Luc Ravel, en invitant les 200 militaires participant à la messe de la nuit de Noël à se laisser gagner par « la paix que Dieu donne et qui arrive, non par nos blindés ou nos stratégies, mais à travers nos coeurs purifiés ». C'est en Afghanistan que le nouvel évêque aux Armées françaises a choisi de célébrer la joie de Noël, en sachant se faire proche, au cours de sa première visite pastorale, des 3 750 Français actuellement engagés dans la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf), loin de leurs familles et confrontés presque quotidiennement à des situations dangereuses. « Auprès de vous, je me retrouve comme en famille », confiera à plusieurs reprises ce nouvel évêque, lui-même fils de général.

Concours de crèches de la Légion

Dans l'après-midi, Mgr Ravel avait participé au concours de crèches de la Légion étrangère. Plus qu'une tradition - puisque l'esprit de la « famille légionnaire » s'y reflète -, ce rituel amène chaque compagnie de légionnaires à déployer des trésors d'ingéniosité pour établir un lien, à travers divers sketchs, montages ou vidéos, entre leur vie de soldats et la naissance de Jésus. Le jury, habituellement composé des officiers et du « Padre », s'est enrichi cette année du nouvel évêque, visiblement ému.

Autour du colonel Benoît Durieux, qui commande le GTIA Surobi depuis juillet, les jurés notent les huit crèches en lice, puis délibèrent avec sérieux afin de récompenser les trois plus belles. Cette année, deux premiers prix sont attribués : l'un à la Compagnie de commandement et de logistique, qui a su raconter la magie de cette nuit pas comme les autres à travers un bivouac dans la montagne afghane ; l'autre à la 3e compagnie d'infanterie, qui a lu une lettre adressée à sa mère par un légionnaire montant la garde, la nuit de Noël, sur le « Mont-Saint-Michel » dominant la FOB Tora. « Un jour, l'Afghanistan, saigné par des années de guerre, sortira de sa torpeur, et je pourrai dire : j'en étais », exprime avec fierté le lecteur.

Une fierté que l'on retrouve dans les propos du colonel Durieux qui, cartes à l'appui, explique la sécurisation progressive des trois vallées de Jagdaley, Tizin et surtout Uzbin, où dix militaires français ont trouvé la mort lors d'une embuscade en août 2008. « Après une préparation de l'élection présidentielle fin août, puis une phase de contacts patients avec les autorités locales, nous menons une troisième phase, plus active, dans des zones où nous n'étions pas encore allés. »

Une nouvelle route

En cinq mois, cette FOB Tora, initialement conçue pour 250 hommes, s'est élargie afin de pouvoir accueillir un millier de militaires. « Nous construisons en dur, car tout reviendra à l'armée afghane quand nous serons partis », explique le colonel Cyril Youchtchenko, bras droit du chef de corps Durieux, rappelant que « les légionnaires sont aussi des bâtisseurs ».

Mgr Ravel n'aura toutefois pas le temps d'assister à la remise des prix à Tora. À peine la messe de Noël célébrée, il s'envole en hélicoptère vers Nijrab, au nord de la province de la Kapisa. C'est dans cette vaste FOB de 24 ha et d'un millier d'hommes (dont 800 Français, provenant essentiellement du 13e bataillon de chasseurs alpins de Chambéry), qu'est installé l'état-major de la Task Force La Fayette.

Pour sécuriser la région et permettre à la population encore sous l'emprise des talibans et insurgés de se tourner vers le gouvernement afghan, les Français de Nijrab participent, aux côtés des Américains, à la construction d'une nouvelle route relayant Surobi à Nijrab sans passer par Kaboul. « Cette route nord-sud va certes permettre un meilleur flux logistique, mais aussi un développement économique local », insiste le colonel Dominique Jacqmin. Et de souligner que le tracé et autres sujets concernant cette route ont été validés par des shoura (assemblées traditionnelles afghanes).

Associer les "locaux"

Ce souci permanent d'associer les « locaux » et les malek (anciens) se retrouve chez la plupart des officiers français actuellement sur le théâtre afghan. Notamment les responsables des Operational Mentoring and Liaison Teams (OMLT), chargés de former et d'accompagner les officiers de l'Armée nationale afghane (ANA), et les gendarmes des Police Operational Mentoring and Liaison Teams (POMLT) qui sont, eux, chargés d'encadrer les policiers afghans.

« Les Afghans, qui voient de nombreux pays à leur chevet, se vivent un peu comme un problème pour le monde entier, explique le colonel Philippe de Beauregard, responsable des OMLT à Tagab, seconde FOB de la province de Kapisa. Or il s'agit de leur donner envie de se prendre en charge. »

Dans cette province de la Kapisa, le P. Renaud, aumônier catholique du régiment du 4e chasseur de Gap, se partage entre Nijrab et Tagab, dans des conditions de vie rustiques. Logés à six dans des tentes « winterisées » (isolées et chauffées pour l'hiver) ou des casemates sommaires, les militaires doivent supporter, pendant leurs six mois de mission, la promiscuité, les températures extrêmes (jusqu'à - 15° l'hiver et 45° l'été), la poussière qui irrite la peau…

« Moi qui aime la figure de Charles de Foucauld, je vis ici un dénuement comparable, je crois, à celui qu'il a pu connaître », estime le P. Renaud, ordonné prêtre en avril et qui vit ici sa première « opex » (opération extérieure) en tant qu'aumônier militaire. « Si nous voulons être à la pointe d'une armée au service de la paix, du bien et des droits de l'homme - ce pourquoi nous sommes ici -, reprendra Mgr Ravel dans son homélie du 25 décembre dans le réfectoire de la FOB Nijrab, sachons accueillir la paix de Dieu et le chemin qu'elle a pris il y a vingt siècles : l'homme. »

Claire LESEGRETAIN, à KAPISA, SUROBI (Afghanistan)

Cintegabelle. Légion étrangère : remise du képi blanc

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Publié le 22/12/2009

Les fameux képis blancs sous bonne garde. Photo DDM, RP.
Les fameux képis blancs sous bonne garde. Photo DDM, RP. 

L'école de la légion étrangère est venue célébrer à Cintegabelle une de ses traditions, celle de la remise du képi blanc.

En effet, après une marche de 50 kilomètres partant de la ferme du Cuin de la 2ème compagnie (dans l'Aude), les engagés volontaires de la section de l'adjudant Ramanantsoa n'avaient qu'une hâte que de coiffer pour la première fois leur képi blanc.

Une cérémonie inoubliable, sous le fameux « Legio patria nostra » puis la récitation du code d'honneur du légionnaire pour ces jeunes légionnaires ont été appréciés la population sur la place de la mairie ; le moment était venu de partager avec Mr Guy David premier adjoint au maire, et le colonel Mistral chef du corps du 4ème Régiment Etranger, un moment de convivialité autour d'un lunch à la salle des fêtes.

Les invités et les anciens combattants, découvraient les valeurs de ces étrangers sous commandement français pour servir la légion.

La légion est une formation combattante composée de volontaires qui s'engagent pour un premier contrat de cinq ans. Cette durée permet de donner une formation très poussée. La Légion est donc une troupe qui se distingue par sa compétence professionnelle et sa disponibilité. Elle est ainsi un lieu d'accueil, une famille pour des hommes venus des quatre coins du monde, des hommes qui n'ont ni caractère, ni idéal commun et qui sont unis par la devise « la Légion Notre Patrie » et les valeurs contenues dans le code d'honneur qui est remis à chaque légionnaire.

Le 4ème Régiment Etranger est l'école de la légion basé à Castelnaudary.

Lors du passage des engagés volontaires à la ferme, l'apprentissage de la langue française est mis en avance avec la méthode képi blanc.

La légion étrangère, composée principalement d'étrangers et de célibataires disponibles sur très court préavis demeure un outil privilégié de gestion des crises.

La Dépêche du Midi

Castelnaudary. La jolie tradition des crèches

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Publié le 19/12/2009

Légion étrangère. Ouvertes au public pour Noël.

Castelnaudary. La jolie tradition des crèches
Castelnaudary. La jolie tradition des crèches

Ils s'activent à leur préparation. Les crèches de Noël sont une bien jolie tradition de la Légion étrangère qui se perpétue depuis toujours. Les crèches des légionnaires sont fortes de symboles. Il suffit de voir ces jeunes engagés de tous les pays du monde, de toutes religions, travailler la terre, clouer des planches, décorer de houx et de branche de sapins verts ces paysages qui peuvent, indifféremment, être de l'autre bout du monde ou d'un petit coin du Lauragais.

De l'Afghanistan au Tchad

La crèche raconte leur histoire, raconte l'Afghanistan, le Tchad… où d'autres légionnaires seront à Noël, évoque Castelnaudary où les jeunes recrues fêteront, avec les cadres et leurs camarades les fêtes de la Nativité. Les voix graves qui, dans la nuit, mettent en scène l'histoire de l'enfant roi, font, toujours,, quand se taisent les armes, naître beaucoup d'émotion.

Comme chaque année, le régiment ouvrira ses portes au public, le jour de Noël entre 15 et 18 heures. Ils sont des centaines et des centaines de visiteurs à s'y presser chaque année. C'est gratuit et une bonne idée de sortie.

Gladys Kichkoff

800 légionnaires français engagés dans une "démonstration de force" en Afghanistan

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17.12.2009

Plus de 1 100 soldats, dont 800 légionnaires français et des commandos afghans et américains, ont mené jeudi 17 décembre une opération d'envergure à l'est de Kaboul, dans la vallée d'Uzbin. Cette opération, une "démonstration de force" selon la Légion étrangère, est un des déploiements militaires les plus importants pour l'armée française en Afghanistan depuis la chute des talibans fin 2001.

L'opération Septentrion visait, selon le colonel Benoît Durieux, commandant du 2e régiment étranger d'infanterie de la Légion étrangère, "à reprendre pied et réaffirmer la souveraineté des forces de sécurité afghanes dans le nord de la vallée d'Uzbin", fief des talibans dans l'est afghan. C'est dans le sud de cette vallée qu'en août 2008 dix soldats français avaient été tués lors d'une embuscade des talibans.

OBJECTIF DRAPEAU

Les Français, appuyant très largement des unités régulières et des commandos de l'armée afghane, souhaitaient symboliquement planter un drapeau afghan dans un village-clé de la vallée. Ils ont été accueillis, après des heures de progression calme, par des tirs de RPG et d'armes lourdes des insurgés. Ces derniers seraient une centaine dans la vallée, selon le commandement français.

"Cinq soldats américains qui encadraient les commandos afghans ont été blessés par les insurgés", a déclaré un responsable militaire français depuis le centre des opérations Rocco, le poste avancé de l'armée dans cette vallée. Selon un autre responsable militaire, trois des membres des forces spéciales ont été grièvement blessés et deux autres plus légèrement. Ils ont été évacués par hélicoptère vers la base de Bagram. "L'un d'entre eux a été atteint au cerveau et à l'œil, un autre a l'artère fémorale coupée", a expliqué un membre des forces spéciales américaines.

Pendant plus d'une heure trente, insurgés et forces de l'OTAN ont engagé le combat. Aux RPG, mortiers et mitrailleuses lourdes des talibans, la Légion étrangère a répondu à coups d'obus, appuyés par des hélicoptères français Tigre et américains Apache. Deux bombardiers F-15 ont également lâché chacun une bombe d'une tonne sur les positions des talibans. Selon le lieutenant-colonel Hervé Wallerand, chef des opérations, "au moins un taliban a été tué et trois blessés".

ORGANISATION D'UNE CHOURA AVORTÉE

Ce qui aurait dû être l'ultime acte de l'opération, l'organisation d'une choura – ces assemblées traditionnelles des chefs de village –, pour discuter de la présence des insurgés et de l'aide que peuvent apporter les forces de l'OTAN, n'a pu avoir lieu : une erreur de direction, en pleine ascension d'une crête, a fait manquer au commandement français le chemin de la choura.

"C'est un succès parce qu'on a pu entrer dans la vallée. On n'avait jamais été aussi loin au nord. Et les Afghans ont pu poser leur drapeau. Après, tout n'est pas parfait et c'est une opération très compliquée", a estimé le colonel Benoît Durieux. "Le bilan est mitigé, même si on a rempli notre mission première, qui était une démonstration de force. Mais c'est vrai qu'on aurait aimé réunir la choura", a jugé un commandant de la Légion.


Afghanistan: démonstration de force de la Légion, cinq Américains blessés

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17/12/2009 par Karim TALBI

 

Plus de 1.100 soldats, dont 800 légionnaires français et des commandos afghans et américains, ont mené jeudi une opération d'envergure à l'est de Kaboul, dans la vallée d'Uzbin, au cours de laquelle 5 soldats des forces spéciales américaines ont été blessés.

Cette opération de 36 heures, une "démonstration de force" selon la Légion étrangère, est un des déploiements militaires les plus importants pour l'armée française en Afghanistan depuis la chute des talibans fin 2001.

L'opération "Septentrion" visait, selon le colonel Benoît Durieux, commandant du 2e Régiment étranger d'infanterie de la Légion étrangère, "à reprendre pied et réaffirmer la souveraineté des forces de sécurité afghanes dans le nord de la vallée d'Uzbin", fief des talibans, entre les provinces de Kapissa et du Laghman, dans l'est afghan.

C'est dans le sud de cette vallée qu'en août 2008, 10 soldats français avaient été tués lors d'une embuscade des talibans.

Les Français, appuyant très largement des unités régulières et des commandos de l'armée afghane, souhaitaient symboliquement planter un drapeau afghan dans un village clef de la vallée.

Ils ont été accueillis, après des heures de progression calme, par des tirs de RPG et d'armes lourdes des insurgés. Ces derniers seraient une centaine dans la vallée, avait estimé le commandement français avant le début de l'opération.

"Cinq soldats américains qui encadraient les commandos afghans ont été blessés par les insurgés", a déclaré à l'AFP un responsable militaire français au centre des opérations sur camp Rocco.

Selon un autre responsable militaire, trois des membres des forces spéciales ont été grièvement blessés et deux autres plus légèrement. Ils ont été évacués par hélicoptère vers la base de Bagram.

Un membre des forces spéciales américaines a expliqué à l'AFP que leurs hommes ont été touchés par un obus de mortier. "L'un d'entre eux a été atteint au cerveau et à l'oeil, un autre a l'artère fémorale coupée", a déclaré cet officier sur camp Rocco, le poste avancé de l'armée dans cette vallée.

Pendant plus d'une heure trente, insurgés et forces de l'Otan ont engagé le combat. Aux RPG, mortiers et mitrailleuse lourdes des talibans, la Légion étrangère a répondu à coups d'obus, appuyés par des hélicoptères français Tigre et américains Apache. Deux bombardiers F-15 ont également lâché chacun une bombe d'une tonne sur les positions des talibans.

Selon le lieutenant-colonel Hervé Wallerand, chef des opérations, "au moins un taliban a été tué et trois blessés".

Dans la soirée, l'ensemble des unités de légionnaires, de soldats afghans et américains se retiraient lentement de la vallée, protégées par l'obscurité mais conscientes des risques de nouvelles attaques des insurgés.

Toute la journée, une fois les soldats déployés au sommet des crêtes des montagnes, pour empêcher des incursions des insurgés des provinces de Kapissa ou du Laghman, drônes, hélicoptères et avions ont survolé la zone, veillant sur l'avancée des transports de troupes blindés, soumis à rude épreuve dans les pentes poussiéreuses et jonchées de grosses pierres.

Ce qui aurait dû être l'ultime acte de l'opération, l'organisation d'une choura - ces assemblées traditionnelles des leaders de village - pour discuter de la présence des insurgés et de l'aide que peuvent apporter les forces de l'Otan, n'a pas pu avoir lieu: une erreur de direction, en pleine ascension d'une crête, a fait manquer au commandement français le chemin de la choura.

"C'est un succès parce qu'on a pu entrer dans la vallée. On n'avait jamais été aussi loin au nord. Et les Afghans ont pu poser leur drapeau. Après, tout n'est pas parfait et c'est une opération très compliquée", a estimé le colonel Benoît Durieux.

"Le bilan est mitigé, même si on a rempli notre mission première, qui était une démonstration de force. Mais c'est vrai qu'on aurait aimé réunir la choura", a estimé un commandant de la Légion.


Lavaur. La crèche de la légion étrangère

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Publié le 16/12/2009

Festivités.

Elle est aujourd'hui, place du tribunal.
Elle est aujourd'hui, place du tribunal.

La légion étrangère fêtera Noël autour d'une crèche mobile installée au cœur d'un car podium, aujourd'hui, mercredi. L'inauguration de cette manifestation aura lieu à 18heures dans la salle du conseil municipal de l'Hôtel de Ville. Cette fête de Noël, qui se déroulait autrefois dans les postes, s'est ouverte au public depuis 2008 (l'année dernière, la crèche avait été installée à Cahors et Albi).Depuis une quarantaine d'années, dans les compagnies, des crèches sont l'œuvre de légionnaires qui ont gardé la sensibilité de leur pays d'origine. Où qu'ils se trouvent, en garnison, à l'entraînement ou en opération, les légionnaires réalisent des crèches. A leurs yeux, Noël est la fête la plus importante de leur patrimoine : elle reflète la diversité religieuse, culturelle, morale et idéologique d'hommes issus de 50 pays et nationalités différentes.

La Dépêche du Midi

Trois défaites emblématiques

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Mémoire. Sidi Brahim, Camerone, Bazeilles…Le sang des morts nourrit l’esprit des vivants.

 

Trois défaites emblématiques


“En fait de souvenirs nationaux, les deuils valent mieux que les triomphes.” (Renan.) Trois défaites édifiantes devenues symboles du sacrifice du soldat.

Chaque année, le 30 avril, la main artificielle du capitaine Danjou, mort en 1863 à Camerone, au Mexique,est sortie de la salle d’honneur du musée de la Légion étrangère, à Aubagne, puis portée jusqu’au monument érigé à la mémoire des légionnaires tombés au combat.Les chasseurs à pied,eux,commémorent la bataille de Sidi Brahim qui les opposa, en septembre 1845, aux cavaliers de l’émir Abd el-Kader. Quant à l’infanterie de marine,elle commémore rituellement la bataille de Bazeilles au cours de laquelle, le 1er septembre 1870, elle ne succomba, submergée par le nombre, qu’après l’épuisement de ses dernières cartouches.

Comme le rappelle un ouvrage tout récent, le Sacrifice du soldat, c’est tardivement que ces combats devinrent le fait d’armes emblématique des troupes concernées.Napoléon III fit inscrire le nom de Camerone sur le drapeau de la Légion étrangère. Un monument du souvenir fut élevé en 1892 à Camarón, la bourgade mexicaine dont le nom a été francisé. La main articulée du capitaine Danjou avait été auparavant achetée par deux officiers autrichiens à un paysan mexicain et envoyée à Sidi Bel-Abbès, en Algérie, où se trouvait alors la maison mère de la Légion.

Mais ce n’est qu’en 1906 qu’intervint la première célébration “officielle”du combat de Camerone. Elle eut lieu au Tonkin, dans le poste de Ta-Lung, à l’initiative du lieutenant Léon qui commandait 120 légionnaires.Et c’est en 1931 que le général Rollet, commandant la Légion étrangère, choisit le 30 avril pour célébrer la fête de cette arme, de préférence au 10 mars, date de sa création en 1831.

De la même manière, c’est seulement en 1878, trente-trois ans après la bataille de Sidi Brahim, que les chasseurs à pied décidèrent que leur fête serait célébrée le 23 septembre. Quant à la bataille de Bazeilles, elle valut en 1900 à ce village des Ardennes, proche de Sedan, de recevoir la croix de la Légion d’honneur. Mais ce n’est qu’en 1952 que la date anniversaire de ce fait d’armes devint la fête de l’infanterie de marine.

Paradoxalement,qu’il s’agisse de Sidi Brahim, de Camerone ou de Bazeilles, toutes ces batailles se sont soldées par des défaites de nos armes.

Le 21 septembre 1845, le colonel de Montagnac – que l’historien militaire Jacques Garnier a pu comparer, pour ce qui est de l’impétuosité, au général Custer, le vaincu de la bataille de Little Big Horn – apprenait qu’Abd el-Kader et ses cavaliers se trouvaient sur la frontière du Maroc. Il entreprit de les affronter avec 350 hommes du 8e bataillon de chasseurs et 60 hussards, en laissant une partie de sa troupe au bivouac près du marabout de Sidi Brahim. Ce fut un désastre, partagé par une colonne expédiée en renfort. De même, à Camerone, la compagnie de légionnaires du capitaine Danjou fut-elle anéantie par les Mexicains. À Bazeilles, une division de l’infanterie de marine succomba sous les coups de trois divisions allemandes, cette défaite préfigurant celle de l’armée française tout entière dans la cuvette de Sedan et la reddition de l’empereur.

Mais la particularité de ces défaites, c’est qu’elles furent héroïques. Des hommes prouvèrent alors que les mots courage, honneur, devoir avaient un sens. Ainsi leurs actes prirent-ils valeur d’exemples.

À Sidi Brahim, le colonel de Montagnac ayant été tué au début du combat, le capitaine Dutertre, venu avec la colonne de renfort, fut fait prisonnier ainsi que beaucoup de soldats. Le capitaine de Géreaux se retrancha dans le marabout. Abd el- Kader le somma de se rendre. Trois jours de harcèlement, trois refus. L’émir fit amener devant les retranchements le capitaine Dutertre, chargé de convaincre les Français de l’inutilité de leur combat. L’officier cria : « Camarades, défendez-vous jusqu’à la mort ! » et fut aussitôt décapité. Finalement, faute de renforts et de munitions, le caporal Lavayssière organisa une sortie à l’aube du 26 septembre. Son groupe, au sein duquel il avait fait placer les blessés, s’élança vers la plaine. Lorsqu’il fut recueilli, il ne comptait que seize survivants.

À Camerone, même scénario. L’armée française assiégeait Puebla.Averti qu’un convoi transportant 3millions baen numéraire, du matériel de siège et des munitions était en route pour le rejoindre, le colonel Jeanningros désigna la 3e compagnie du régiment étranger pour aller à sa rencontre. À sa tête : le capitaine Danjou, assisté par les sous-lieutenants Maudet et Vilain. Apparurent les Mexicains, au nombre de 2000. Danjou, tout en combattant, se replia vers l’auberge de Camerone, dont la cour était ceinte d’un haut mur. Un officier mexicain le somma de se rendre. Danjou refusa, jura de se défendre jusqu’à la mort et fit prêter le même serment à ses légionnaires.

Ceux-ci se battirent toute la journée, sans eau ni nourriture, par une chaleur extrême. Danjou fut tué à midi, Vilain deux heures plus tard. En fin d’après-midi, face aux Mexicains ayant réussi à envahir la cour, il ne restait plus que cinq hommes autour de Maudet. À son tour, celui-ci tomba, ainsi que deux légionnaires.Les trois survivants allaient être massacrés quand un officier mexicain leur offrit de se rendre. Réponse du caporal Maine : « Nous nous rendrons si vous nous promettez de relever et de soigner nos blessés et si vous nous laissez nos armes. » « On ne refuse rien à des hommes tels que vous ! » répliqua l’officier.Bilan de la journée : une compagnie de la Légion anéantie mais, en face, 300 morts et autant de blessés.

À Camerone, les légionnaires ne se sacrifièrent pas que pour l’honneur. En retenant l’ennemi pendant une journée entière, ils permirent au convoi en route pour Puebla de parvenir à destination.

De même, aux Thermopyles, Léonidas et ses Spartiates, qui attendaient les Perses entre mer et montagne, ne purent empêcher ceux-ci de déferler finalement sur la Grèce, mais les retinrent suffisamment pour permettre à l’infanterie du Péloponnèse de faire retraite avant d’affronter ultérieurement l’ennemi.

Plus près de nous, en se faisant tuer avec ses hommes, après la bataille de Torfou, pour interdire aux Vendéens victorieux le pont de Boussay sur la Sèvre nantaise, le chef de bataillon Chevardin permit en 1793 à Kléber et à ses Mayençais de se replier sur Nantes et d’y préparer leur revanche. De même, les défenseurs d’El Alamo, en se faisant massacrer jusqu’au dernier, laissèrent au général Sam Houston du temps pour mobiliser ses Texans contre les Mexicains de Santa Anna. Quelques exemples parmi d’autres.

La bataille de Bazeilles (illustrée dès 1873 par un tableau d’Alphonse de Neuville, les Dernières Cartouches) ne put, quant à elle, empêcher la défaite de l’armée impériale à Sedan. Du moins témoigne-t-elle que, comme à Sidi Brahim et Camerone, ni le courage ni le sens du devoir ne manquèrent aux troupes françaises. Le 31 août 1870, la division de marine, dite aussi division Bleue, commandée par le général de Vassoigne, reçut l’ordre de reprendre le village de Bazeilles conquis par l’ennemi. Ce fut chose faite à la tombée de la nuit. Mais, dès l’aube, le 4e corps d’armée bavarois contre-attaquait. Les marsouins le repoussèrent à deux reprises. Vers 16 heures, les munitions manquèrent, tandis que le flot ennemi grossissait. Quelques officiers et une trentaine de soldats, blessés pour la plupart, se retranchèrent dans une auberge, la maison Bourgerie. Ils tinrent bon pendant quatre heures, jusqu’à l’épuisement de leurs cartouches. La division Bleue avait perdu 2 600 hommes dans la bataille.

Si la main du capitaine Danjou est pieusement préservée à Aubagne, les cendres des combattants tués à Sidi Brahim sont conservées au mausolée aménagé au château de Vincennes, qui abrita pendant longtemps une garnison de chasseurs et où leurs représentants se réunissent chaque année. La terre de Bazeilles, elle, est enfermée dans une urne au musée des Troupes de marine à Fréjus.

Une autre défaite, celle de Diên Biên Phù, s’inscrit dans cette même tradition d’héroïsme. Elle a donné son nom à une promotion de Saint-Cyr.Deux autres promotions de cette école d’officiers ont reçu les noms de combattants illustres de cette bataille :“Lieutenantcolonel- Gaucher”(1983),“Lieutenant- Brunbrouck” (2004). Quatorze promotions de l’école des sous-officiers d’active de Saint-Maixent ont pareillement reçu le nom d’un sous-officier tué à Diên Biên Phù.

Tout a été dit sur la décision qui conduisit les meilleures unités de l’armée française à se trouver piégées dans cette cuvette au nord-ouest du Viêtnam. En 1952,le Viêt-minh s’était cassé les dents sur le camp retranché de Na San. Le haut commandement français lui promettait le même sort à Diên Biên Phù. Ce fut l’inverse, grâce à l’artillerie installée par l’ennemi autour de la cuvette, sous le couvert de la jungle. Mais, pas plus que la présomption du colonel de Montagnac n’entache la mémoire des chasseurs de Sidi Brahim, l’échec de l’expédition du Mexique celle des légionnaires de Camerone ou la défaite de Sedan celle des marsouins de Bazeilles, l’erreur du commandement français à Diên Biên Phù ne peut gommer la somme des souffrances et des sacrifices consentis par les dixsept bataillons engagés dans la bataille.

Les chiffres témoignent de la violence de celle-ci. Au moment de l’assaut final, après 57 jours de combats ininterrompus,la garnison se réduisait à 10 300 hommes, parmi lesquels 4 436 blessés, dont près de 3 400 dans un état grave. Les survivants furent conduits dans des camps où la mortalité atteignit 60 %. Ainsi, seulement 3 290 des combattants du camp retranché furent libérés après la signature des accords de Genève.

À propos de ces faits d’armes, le lieutenant-colonel Gilles Aubagnac,aujourd’hui conservateur du musée de l’Artillerie, parle de « défaites sublimées ». Plus que les victoires, ce sont elles, en effet, qui fournissent les images les plus fortes. La victoire de Vercingétorix à Gergovie émeut moins que sa reddition à Alésia, la conquête du plateau du Pratzen à Austerlitz exalte moins que l’anéantissement du dernier carré de la Garde à Waterloo.Ernest Renan, prononçant son discours célèbre sur le thème : “Qu’est-ce qu’une nation ?”, affirmait : « La souffrance en commun unit plus que la joie. En fait de souvenirs nationaux, les deuils valent mieux que les triomphes, car ils imposent des devoirs, ils commandent l’effort en commun. »


Belpech. Commémoration

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Publié le 17/11/2009

La cérémonie au monument aux morts. Photo DDM, G. Fontès.
La cérémonie au monument aux morts. Photo DDM, G. Fontès.

La commémoration du 91e anniversaire de la fin de la Grande Guerre s'est déroulée, cette année encore, dans la plus grande ferveur. Malgré un temps maussade, ils étaient nombreux à se souvenir. Après la cérémonie religieuse autour de l'Association des anciens combattants et de son président, le conseil municipal, le conseiller général, les représentants des pompiers, de la gendarmerie, de nombreux maires du canton, les enfants des écoles et leurs maîtres, les habitants du village, ont formé un long cortège. Au monument aux morts, après le dépôt de gerbes et de fleurs, la lecture des messages par les enfants, la « Sonnerie aux morts » et la « Marseillaise » jouées par les musiciens, et la présence d'un imposant piquet d'honneur de la légion étrangère, ont donné à cette cérémonie une grande ampleur et beaucoup d'émotion. Après le verre de l'amitié pour tous, servi dans la salle polyvalente, offert par les anciens combattants, un chaleureux repas, bien préparé eut lieu dans la salle de la médiathèque, accompagné par des airs d'accordéon, pour clôturer cette journée.

La Dépêche du Midi

Castelnaudary. La caserne Lapasset fête ses 132 ans d'existence

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Publié le 11/11/2009

Inauguration. Du 15e régiment d'Infanterie au 4e régiment Étranger, ce lieu chargé d'histoire est devenu aujourd'hui l'Espace Tuffery.

MM. Falcou et Canalès retracent la riche histoire de l'ancienne caserne Lapasset. - DDM
MM. Falcou et Canalès retracent la riche histoire de l'ancienne caserne Lapasset.DDM

«Ici s'élevait de 1879 à 1991 la caserne d'infanterie portant le nom du Général Ferdinand Lapasset». C'est par ces mots que débutait la cérémonie de dévoilement d'une plaque commémorative, hier matin, à l'entrée de l'ancienne caserne Général Lapasset, devenue l'espace Tuffery, du nom du maire de Castelnaudary de 1959 à 1970. Acquis par la ville, l'ancien Quartier, reconverti à des fins civiles, a subi de nombreuses modifications.

Les pavillons marquant l'entrée ont été conservés, et abritent aujourd'hui les bureaux de la Caisse d'Allocations Familiales et de la Caisse Primaire d'Assurance Maladie. Face à l'entrée, au fond de la cour, là où se trouvait l'Etat- Major, se dresse le bâtiment de la nouvelle médiathèque. Les immeubles qui bordaient la cour ont été démolis. Sur la gauche, se dresse désormais une magnifique résidence, la droite, pour l'instant, constitue un parking bien pratique, à deux pas du centre-ville. Malgré ces modifications, les lieux respirent l'histoire. Depuis la convention passée en 1874 entre la ville de Castelnaudary et le Ministère de la Guerre, cet endroit est riche de 132 ans d'histoire, au cours desquels dix unités militaires ont marqué les lieux. Lors de l'inauguration de la plaque, M. Françis Falcou, président des Amis de Castelnaudary, l'historien de la ville avec un grand «H», et M. Canalès, président du comité de coordination des Associations Patriotiques, se sont fait un plaisir de nous rappeler cette longue page d'histoire chaurienne. Le 15e RI de 1879 à 1907, le 143e RI de 1907 à 1914, puis de 1919 à 1924, le 80e RI (3e bataillon) de 1924 à 1935, le 15e RIA de 1936 à 1939. Lors de la seconde guerre mondiale, la caserne servira d'hôpital militaire, puis subira l'occupation allemande (1942-44). Laissée vacante, elle accueillera les élèves du collège Blaise d'Auriol de 1953 à 1955.De 1957 à 1962, c'est le 8e de Tirailleurs Tunisiens qui s'y implantera. Le 3e RPIMA et le 8ème entre 1962 et 1964. Le Centre mobilisateur 143, de 1965 à 1976, avant que n'arrive, le 23 novembre 1976, la Légion Étrangère, et son 4e Régiment, «la fierté de notre ville», précisera M. Patrick Maugard, le maire, avant de dévoiler la plaque historique en compagnie du colonel Denis Mistral, commandant le «4».

La Dépêche du Midi

Castelnaudary. Hommage aux morts pour la France

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Publié le 04/11/2009

Rassemblés au cimetière de l'Est, d'abord devant le caveau du Souvenir français, puis au carré de la Légion étrangère, les Chauriens se sont souvenus.

Mmes Jacqueline Besset, conseillère régionale, et Hélène Giral, suppléante du député, déposent une gerbe au carré des légionnaires.Photo DDM. - DDM
Mmes Jacqueline Besset, conseillère régionale, et Hélène Giral, suppléante du député, déposent une gerbe au carré des légionnaires.Photo DDM.DDM

Oui, les corps constitués, les associations patriotiques et même le grand public, s'étaient déplacés en nombre pour cet hommage solennel aux morts pour la France. À l'heure ou le débat sur « l'identité nationale », bat son plein, Castelnaudary, a honoré « les morts pour la France », et non pas « les Français morts pour leur Patrie ». La nuance est grande. Les porte-drapeau de toutes les associations, les élus de tous bords, les officiers, les sous-officiers et les hommes du rang du régiment chaurien le 4e RE, les anonymes, les sapeurs-pompiers et les gendarmes, tous recueillis dans la même dignité. Certes, personne n'a hurlé la « Marseillaise », en chantant faux et en s'égosillant comme dans certains meetings, mais l'émotion était palpable lorsqu'elle a retenti dans le silence du cimetière. Dans un « présentez armes » impeccable, le piquet d'honneur de la légion étrangère, composé d'hommes qui seraient pour certains vraisemblablement candidats au charter, s'ils n'étaient revêtus de l'uniforme de l'armée française. Un magnifique hommage rendu à tous ceux qui sont tombés pour le drapeau bleu, blanc, rouge, aux quatre coins de la planète, et peu importe qu'elles étaient leurs origines. Une cérémonie, très simple et grandiose à la fois. Simple dans son déroulement. Quelques gerbes devant le caveau du Souvenir français, d'autres devant le carré des légionnaires. Deux « Sonnerie aux morts » et une « Marseillaise ». Mais grandiose par l'émotion qui se dégageait. Le simple ordre « Aux morts ! », du chef de corps du « 3 », en direction son clairon, pour la sonnerie, donnait la chair de poule. Castelnaudary sait se souvenir, la France sait se souvenir. L'hommage du peuple français à ceux qui sont tombés pour qu'il vive libre se moque bien des races et des nationalités. Ceux qui se posent des questions sur l'identité nationale devraient peut-être venir plus souvent assister à ce genre de cérémonie. Non pas aux grandes mises en scène de l'Arc de triomphe de la Capitale, mais aux plus simples, celles en fait qui sont le plus sincères et qui vous prennent aux tripes.

La Dépêche du Midi

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