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Légionnaire toujours...

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Mot du rédac'chef KB


Mot du rédac'chef kB N° 814

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Il y a un siècle, après des efforts colossaux et de très lourdes pertes, une poignée de braves marquaient les esprits en réalisant la percée de la ligne Hindenbourg. Ce fait d’armes du Régiment de marche de la Légion étrangère (RMLE) a durablement impressionné nos alliés et confi rmé la fi abilité de la Légion comme troupe d’assaut décisive auprès des états-majors français.
De plus, cette percée très meurtrière de part et d’autre, contribua d’une certaine manière à faire douter un ennemi qui se voyait pour la première fois repoussé brutalement au-delà de ses retranchements. Ce fut sans doute pour lui le signe tangible du commencement de la fin.


30 ans après, en 1948, c’est le même esprit redoutable, résolu et farouche, qui va fournir la matrice pour la création d’une nouvelle confrérie de guerriers : les “ légionnaires parachutistes ” !

La filiation semble assez évidente, à la solidité implacable du “ légionnaire-poilu ” de la Grande Guerre, venait s’ajouter la “ foudroyance ” du bras armé tombant du ciel... C’est également au cours de cette même année 1948 que l’archange Saint Michel devient le Saint Patron des parachutistes français.


Ces trois anniversaires vous sont présentés dans votre magazine. Ils permettront d’apporter, nous l’espérons, un éclairage aux plus jeunes d’entre nous. Pour les autres qui connaissent un peu ou bien l’Histoire, ce sera l’occasion de se faire plaisir et de se souvenir...


Vous trouverez aussi l’actualité de la Légion étrangère, les activités sportives, l’entraînement, la vie de nos anciens et bien sûr le volet opérationnel, ce dernier étant notre raison d’être.

 


Nous saluons aussi avec émotion ceux qui partent trop tôt, bien trop tôt...


Je vous souhaite une bonne lecture.


Mot du rédac'chef kB N° 813

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Une pierre à l’édifice…

On évoque souvent le caractère monolithique de l’institution. Des pierres, des cailloux ou des grains de sable se seraient donc amalgamés pour ne faire qu’un ?

Pas si simple, la pierre est libre de rester un pauvre caillou isolé sur le chemin. Une pierre peut aussi décider de rouler sur la route de sa destinée, c’est moins facile mais tellement plus passionnant.

Le passant idiot peut choisir de shooter dans le caillou, mais il réfléchira à deux fois avant d’élancer son pied vers un bloc.

Cet été nombre d’unités ont changé de chefs, mais la continuité est assurée par la cohérence minérale de l’ensemble, c’est cela aussi le monolithe.

L’aventure…
Ce mois-ci, il est question du 1er REC au Levant, une belle aventure au service de la paix qui semble se répéter depuis un siècle.

Autres aventures contemporaines, des jeunes légionnaires vont coiffer leur képi blanc et rejoindre leur régiment.

De jeunes sous-officiers aventuriers vont se lancer eux aussi dans la mêlée et vivre leur plus beau rêve de chef.

Comme il n’y a pas de petites missions, il n’y a pas de petites aventures. À chacun de vivre la sienne au mieux, en la provoquant, en la défiant, et en s’éclatant. Le monolithe tout figé qu’il semble être par nature offre le choix d’une aventure collective à taille humaine.

Les plus forts entraînent l’ensemble dans un même élan et le monolithe s’anime... Il ne faut pas trop chercher à comprendre comment cela marche, c’est ainsi. Ça relève sans doute du mystère.

Bonne lecture à tous…


Mot du rédac'chef kB N° 812

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Il me faut rédiger le mot du rédacteur en chef, et c’est le premier. Alors mieux vaut alors ne pas se rater…

Après avoir été un fidèle lecteur depuis déjà un certain nombre d’années, j’avoue parfois sauter des pages pour ne lire que celles qui m’intéressent. Ce n’est pas bien grave mais cela m’amène aujourd’hui à me poser une question :

à qui vraiment s’adresse ce magazine ?

À la communauté légionnaire bien sûr, réponse évidente et un peu facile, mais soyons plus précis. Pour y parvenir le cahier des charges suivant pourrait-il se résumer ainsi ?

• Livrer aux légionnaires un magazine moderne et attrayant ;

• Informer sur la vie des régiments au gré des activités et des opérations ;

• Être la tribune fidèle de la vie associative de nos anciens ;

• Être le magazine de référence sur la Légion étrangère que les états-majors s’arrachent ;

• Faire la part belle à la formation, l’entrainement et les activités sportives ;

• Faire rêver le jeune engagé volontaire et finalement l’orienter dans son choix de régiment ;

• Susciter la curiosité d’un jeune homme et lui faire pousser la porte de notre maison ;

• Faire un magazine de guerriers pour des guerriers ;

• Coller bien sûr à la ligne fixer par notre Père légion ;

Voilà, j’en oublie sans doute et vous l’aurez compris, votre magazine est par nature une synthèse.

Avec humilité, modestie et enthousiasme je m’efforcerai d’être le digne héritier de mes prédécesseurs, du premier au 26e.

C’est une belle mission que de contribuer des mots et des images. Pour tout dire je suis fi er d’être à la Légion étrangère “rédac chef ” de KB de continuer de la servir.

Je vous souhaite une bonne lecture et le plus beau des étés.


Mot du rédac'chef kB N° 811

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Chers Amis, Au terme de onze années dans vos rangs dont trois à la tête de Képi blanc magazine, aspirant à d’autres fonctions hors Légion, je vous dis au-revoir et merci.

Au-revoir, car servir à la Légion est une expérience si riche et si singulière que je ne peux pas me résoudre à n’y jamais revenir…

Merci enfin, car la Légion est une œuvre collective, et je ne serai arrivé à rien sans l’aide précieuse de ceux qui m’ont encouragé et soutenu dans cette magnifique aventure.

S’agissant du journal, car c’est bien là le plus important, permettez-moi ces quelques mots supplémentaires :

Merci au Père Légion, garant de notre belle lettre de famille,

Merci à mes chefs de m’avoir fait confiance et de m’avoir donné la direction de la rédaction,

Merci à notre directeur de publication et à toute l’équipe de KB, aux premiers chefs desquels, je tiens à citer le major Ambrosino et l’adjudant-chef Kalubowila, qui ont été pour moi des adjoints fidèles et bienveillant autant que des ambassadeurs rigoureux de notre journal.

Merci à vous, lecteurs assidus de notre magazine, pour vos encouragements à persévérer dans la modernisation de notre journal.

Merci encore à ceux qui parmi vous, nous ont parfois offert une critique constructive, nous invitant à la remise en question et nous poussant à une constante progression.

Merci à nos anciens rédacteurs, correspondants des régiments, nos partenaires et amis, notre imprimeur, nos bienfaiteurs et tous ceux qui concourent à la réussite quotidienne du magazine de la vie de la Légion étrangère

Enfin, chers képis blancs, ce journal est le vôtre, il sert au quotidien au rayonnement comme à la solidarité légionnaires alors défendez le comme votre dernier carré !

Bonne lecture à tous.


Mot du rédac'chef kB N° 810

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“Un Camerone d’exception ! La Légion à l’honneur!”

Outre la venue du Chef du gouvernement, qui présidait la cérémonie de Camerone à la “Maison-mère”, la commémoration du fameux combat était rehaussée cette année, de la présence de la Ministre des Armées ainsi que de celle du Chef d’état-major de l’Armée de terre ; le major général de l’armée de Terre se trouvait quant à lui à Calvi au même moment. Cette année, la traditionnelle cérémonie sur la voie sacrée, mettait en valeur nos blessés mais également le Groupement de recrutement de la Légion étrangère.

En effet, le chef de Corps du GRLE s’est vu confi er le drapeau du 11e REI, dont l’histoire aussi éphémère que glorieuse, ne sera plus menacée de tomber en déshérence et sans doute faut-il y voir un symbole.

À l’heure ou le GRLE a redoublé d’effort pour réaliser la remonté en effectifs de la Légion et à l’heure où nous célébrons nos blessés autant que nous honorons nos morts, pouvait-il y avoir plus bel emblème pour réunir les deux ; car enfin, il n’y a pas de héros qui ne soit passé au préalable par les mains expertes de nos “sergents recruteurs”.

Ce fût encore pour nous l’occasion de chercher dans nos sources, quelques illustres récits sur le 11e REI et ses héros. Certains faits d’armes sont relatés dans : avec les héros de “40” de Marc-André Fabre, ouvrage qui agrémentait naguère la “réunion des Officiers” de Sidi-Bel- Abbès mais je vous invite surtout ce mois-ci à découvrir ou redécouvrir l’excellent ouvrage de Dominique Lormier intitulé : “la bataille de France jour après jour”.

Loin des poncifs sur la défaite de 40, il rend honneur aux soldats qui défendirent le sol de France avec une ténacité hors du commun, en particulier à ceux de la 6e division d’infanterie nord-africaine dont le fameux 11e REI.


Mot du rédac'chef kB N° 809

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Mes seigneurs, À vous tous, anciens ou plus jeunes légionnaires, abonnés fidèles ou lecteurs occasionnels, nous vous souhaitons à chacun un très joyeux Camerone !

Au delà de ce souhait sincère, qui s’adresse à tous, mon équipe de rédaction et moimême pensons en particulier à nos blessés d’hier et d’aujourd’hui, pour lesquels la Légion et képi blanc ont toujours eu un regard bienveillant et une affection singulière ; ceux à qui cette commémoration est dédiée cette année.

Certes, nous ne marquons pas l’histoire avec KB, cependant ce que nous relatons avec rigueur aujourd’hui sera recensé pour la postérité demain. Képi Blanc Magazine fait depuis toujours référence en la matière et ce qui s’y trouve ne sera en aucun cas oublié, car nous le savons, seuls les écrits restent, c’est bien là la raison d’être de notre beau journal, le sens de notre labeur quotidien!

Le thème de cette année est une véritable mise à l’honneur de ceux qu’un service rigoureux a parfois laissé abimés. Blessé en opération ou en mission, blessé en service courant, blessé de la vie comme aimait à répéter le Padre, ce Camerone est le vôtre et nous sommes fi ers d’être vos émissaires.

Il est parfois bien dur dans la solitude des diffi cultés d’une vie rendue pénible par un coup du sort, de se livrer, de parler, de se raconter, de livrer l’intime. Parfois c’est le désarroi qui menace de prendre le dessus et chez nous, à la Légion, nous ne sommes pas seuls !

Ce qui change aujourd’hui, c’est bien que pour blessés que nous soyons, c’est notre famille toute entière qui modestement et avec détermination va nous porter au devant de la scène comme pour nous rappeler que nos combats ne sont pas vains !

Alors oui, chers camarades blessés, ce Camerone est le vôtre ! Nous vous souhaitons où que vous soyez, qu’il soit heureux et rempli du souvenir des jours heureux et comptez sur nous pour nous battre à vos cotés comme on sait le faire au sein d’une même famille !

Bonne lecture à tous !


Mot du rédac'chef kB N° 808

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Chers lecteurs,

Nous vous l'annoncions le mois dernier, notre vieille Légion a repris son cycle opérationnel et bon nombre de nos frères d'armes sont aujourd'hui en place, ici ou là, au coeur des actions que mène la France en opération extérieure.

Outre l'actualité en Métropole et la fin de la mise en condition avant départ, KB vous propose d'ores et déjà quelques belles images de la bande Sahélo-saharienne avec le 1er REG ou le 1er REC en attendant que les officiers communication Légion saturent la rédaction, de brèves et d'articles faisant la part belle au baroud.

Dans cette attente, je ne résiste pas au plaisir d'illustrer mon propos par cette image de l'OCI du 2ème REG qui ne manquera pas, j'en suis sûr, d'abonder en photos comme en textes de tout genre pour KB.

Nous préparons également la fête mythique de la Légion, et vous souhaiterons tous par anticipation un très joyeux Camerone, en particulier pour ceux qui auront le plaisir de le célèbrer en opération.

Bonne lecture à tous.


Mot du rédac'chef kB N° 807

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" Missions Opérationnelles ; Départ pour le Baroud "

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Après un cycle de préparation aussi dense que rigoureux, des entrainements variés et nombreux, parfois même au-delà des mers, certains d’entre nous sont déjà sous d’autres cieux. D’autres attendent “l’arme au pied”, que l’avion les emmène où la France a besoin d’eux, vers ce baroud tant attendu où l’engagement légionnaire trouve tout son sens.

Ce début d’année permet à la Légion de renouer avec les opérations, au Levant comme en Afrique ou ailleurs. Une fois n’est pas coutume, KB saura vous tenir informé des évolutions de nos troupes sur les théâtres les plus lointains et ne manquera pas non plus, de recenser la vie des unités en base arrière dont l’action n’est pas moins méritante et cruciale.

Quoiqu’il en soit “bonne mission” à chacun.

Permettez-moi par ailleurs de vous parler d’autres départs, moins exotiques et qui méritent cependant toute notre attention.

KB ce mois-ci, recense en effet le transfert d’autorité à l’IILE et la cérémonie de départ du lieutenant-colonel Bouchez qui y a servi 4 ans en tant que directeur, au terme d’une carrière bien remplie à la Légion étrangère. L’IILE et KB étant les deux centres d’activités du FELE, il est bien légitime de faire “la part belle” au directeur sortant du domaine capitaine Danjou et de le remercier par ces mots pour le parrainage toujours bienveillant qu’il a su offrir au rédacteur en chef que je suis.

Merci mon colonel et bonne route !

Dans le même registre, le père Yannick Lallemand que l’on ne présente plus, quittera défi nitivement Puyloubier le 5 mars, au terme lui aussi d’une mission exceptionnelle au service des légionnaires.

Je propose donc à ceux qui l’ont connu et apprécié, de bien vouloir nous adresser tout messages de sympathie que nous saurons lui transmettre dans l’attente du journal à venir qui recensera son parcours singulier.

Bonne lecture à tous.


Mot du rédac'chef kB N° 806

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" Une image vaut mille mots, une image peut valoir mille mots "

Comme nous nous plaisons à le dire à KB, le magazine est un peu le journal de marche et des opérations illustré de la Légion. Pourquoi “ illustré ” ? Tout simplement parce que nous faisons une place importante aux illustrations ; évidemment grâce à la photographie, et parfois par d’autres moyens tel que la peinture, le crayonné, la sanguine, le fusain voire la bande dessinée. Une belle couverture, un beau poster, quelques bonnes photos en disent plus long qu’un texte pompeux, trop chargé, illisible même pour celui qui l’a écrit (eh oui…), sans faire état de quelques erreurs orthographiques voire grammaticales, erreurs inacceptables même à l’heure de la domination du SMS.

Notre sous-titre est “ La vie de la Légion étrangère ”. C’est pour cela que nous ne pratiquons pas ce que certains appellent la communication. Nous faisons de l’information. Ce lien familial qui unit actifs, anciens et amis.

Comme le savent nos abonnés, le calendrier 2018, baptisé Regards a pour objectif de s’arrêter sur des moments qui font la place à des instants de “ pause ” visuelle.

Attention cependant ! A l’heure du massacre organisé par les réseaux sociaux, on sait qu’une image volée ou emprunté, peut faire du dégât intentionnellement ou parfois involontairement. Nous faisons tout pour que notre magazine échappe à ce fl éau qui peut “ endommager ” un individu ou une institution, voire l’Institution.

Il y a quelques jours, un vernissage se tenait à Cassis. Une inauguration d’une exposition photos prises par un personnel civil de la Défense qui suit depuis de très nombreuses années l’une de nos unités. A travers les clichés proposés, c’est une partie de la Légion qui était proposé. Nous y reviendrons dans notre prochaine livraison.

Très prochainement, vous pourrez profi ter d’une exceptionnelle exposition photos au musée. Venez y nombreux ; pour regarder, pour apprécier, pour se rappeler ou tout simplement pour y voir des hommes d’exception qui se lèvent chaque jour pour le succès des armes de la France.


Mot du rédac'chef kB N° 805

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Légionnaire, entends-tu ? Légionnaire écoutes-tu ? Les chants de Noël résonnent

En mission en Afrique, j’ai pensé à ce moment si particulier pour nous. Une nuit j’ai même rêvé. J’entendais répéter dans la salle; chanter, làbas, dans l’église ? “Noël ! Noël ! Jésus est né de Marie ! ” Et je me revoyais à Castelnaudary ou à Aubagne. Pendant des jours ils ont répété les mêmes refrains, Antoine, Marcelline, Casimir, Delphine, frères et soeurs en Afrique.

Je viens de rentrer au quartier. Ces quatre mois de mission m’ont fatigué. Je partirais bien en permission pour un sommeil longue durée. Les autres aussi peuvent se dire cela. Les cadres du régiment, au lieu d’être avec leurs familles ou amis, m’ont rejoint moi jeune légionnaire, si éloigné des miens, du pays qui m’a vu naître. Je ne suis pas seul, j’ai malgré tout une famille, malgré les épreuves de la vie une patrie, la Légion étrangère. Et ce sentiment me réconforte. Mon rêve ne serait donc pas un rêve...

Nous sommes à la fois si différents et si semblables. Noël est une fête de partage. L’Afrique avec ses pauvretés et ses richesses me l’a encore fait comprendre. Mon rêve continue et je me vois au milieu des bergers de Bethléem intrigués par l’étoile, par la lumière avec ce chant des anges si inhabituel, si beau, si mystérieux, comme parfois nos propres chants...

Nous avons allumé le feu du bivouac. Nous sommes au calme, le souffle reposé. La mémoire de quelques exploits que l’aventure militaire a bien voulu nous donner produit un concert de soupirs, de commentaires entre rires et larmes. Parfois nous frémissons entre le réconfort d’une telle soirée et l’angoisse du rêve qui devient cauchemar, parfois. Et pourtant, le sommeil ne va pas nous assaillir tout de suite... Même les paroles d’un chanteur bien connu me reviennent : “Il suffira d’une étincelle, / D’un rien, d’un geste / Il suffi ra d’une étincelle, / D’un mot d’amour / Pour... Allumer le feu / Allumer le feu. Je souris devant la fl amme mais n’en parle pas à mon binôme qui préfè re au palmarès des célébrités françaises, un acteur costaud porté récemment en triomphe par les légionnaires de la maison-mère. Allez, encore quelques bouts de bois sec pour maintenir la fl amme dans la nuit, un peu de chaleur au clair de lune.

Mes souvenirs de mission nourrissent mon rêve. Nous avons encore beaucoup couru aujourd’hui dans la brousse : avec les premières pluies de la saison, l’herbe est fraîche. À nous deux, nous arrivons à les guider tous à travers bosquets et savanes, ruisseaux et collines : maintenant nous deux sommes bien fatigués : tout le groupe est assoupi, la section à son tour ronfle, bientôt toute la compagnie rêve d’aventures. Moi je rêve mais je ne dors pas. Je n’ai pas sommeil. Marcelline m’a laissé un fond de pâte de maïs avec la fameuse sauce légumes.

Je suis légionnaire; plus jeune, je n’aimais guère l’école, les livres et les cahiers. Mais depuis qu’est-ce que j’ai appris… et je me suis promis d’apprendre tous les jours. Notre école à nous, ou tiens si j’osais, la crèche du petit Jésus, elle est là, c’est la grande savane, l’ombre des baobabs, les rigoles et les termitières, les vautours et les gerboises, les chèvres et les ânes, les fennecs et les antilopes qui jouent près de nous. Je me dis que Jésus est venu une fois à un endroit particulier pour nous montrer qu’il ne faisait pas semblant. Maintenant c’est moi qu’il vient voir que je sois en Afrique ou dans le sud de la France ou outre-mer. Il vient voir chacun dans son pays et sa culture. Il vient nous apprendre à être une famille !

Camarade entends-tu? Le rythme des tam-tams de la foule au loin, dans l’église, des cantiques que je commence à connaître par coeur tellement ils les ont répétés pendant tout le mois : Ça parle d’une mère, qui s’appelle Marie, et d’un nouveau né dans un enclos pour les bêtes : Jésus ! Jésus ! chantent-ils, et d'anges du ciel, “Dieu est des nôtres” chantent-ils : est-ce possible ?
… Et de bergers. Des gens bien utiles mais faisant parfois peur aux gens bien rangés. Ces bergers auraient mérité d'être légionnaires! Me dis-je !

Oui écoute, camarade. Est-ce que ce sont les africains qui chantent comme des légionnaires ou des bergers-légionnaires (voilà que je ne sais plus les différencier) qui se rassemblent comme peut le faire une grande famille africaine à l'échelle d'un village en fête ou d'une paroisse joyeuse.

Ils chantent pour nous : écoute, mon frère, mon ami, mon camarade : “Noël ! un enfant nous est né de Marie” les bergers entendent les anges du ciel : “Emmanuel ! Dieu avec nous !” Comme ils chantent bien ! Je fredonne avec eux, tout doucement.
“Jésus, l'enfant de Dieu est né, Marie l'a enfanté ; les bergers sont réveillés par la grande lumière et les anges.” Regarde bien, légionnaire : tu la vois, cette lumière ? Ferme avec moi les yeux : non, ce n'est pas un rêve ! C'est plus vrai qu'un rêve, c'est du soleil, c'est un sourire au fond du coeur et une douce chanson “Gloire à Dieu ! Paix à toi, Berger !”.

Noël légionnaire, Noël africain, Noël pour former la famille humaine… Tu es mon plus beau Noël !


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