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Légionnaire toujours...

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COMLE

Éditorial...

                   Lettre...

                                 Dossier de presse...


Le général de brigade Denis Mistral, futur COMLE

https://www.legion-etrangere.com/

Le général Denis Mistral prendra le commandement de la Légion étrangère à l'été 2018.

Le général de brigade Denis Mistral, futur COMLE

Né en 1966, à Marseille, le général Denis Mistral, est saint-cyrien de la promotion Tom Morel (87 – 90). Officier de cavalerie, il est marié, et a trois enfants. Officier de la Légion d’honneur, il a la croix de la valeur militaire avec cinq citations.

Du 1er août 1991 au 31 juillet 1993, il est affecté au 3e régiment de Cuirassiers à Chènevrières, comme chef de peloton AMX 30 B2. Il effectue une mission de six mois en ex-Yougoslavie, à la tête d’une section d’appelés du contingent.

Le 1er août 1993, il est affecté au 1er régiment étranger de cavalerie, à Orange, comme chef de peloton. Il effectue une mission de 5 mois à Sarajevo en tant qu’officier adjoint d’escadron. Du 26 juillet 1996 au 27 juillet 1998, il commande le 1er escadron du 1er régiment étranger de cavalerie. Durant ce temps de commandement, il effectue une mission de deux mois à Mayotte.

Du 1er août 1998 au 31 juillet 2002, il est affecté à l’Ecole Nationale des Sous-Officiers d’Active (ENSOA), comme adjoint en bataillon d’élèves, puis comme chef de cellule évaluation examens. Il est stagiaire du cours supérieur d’état-major de janvier à juin 2002.

Du 1er août 2002 au 31 juillet 2003, il suit la scolarité du Joint Services Command and Staff College à Shrivenham en Grande-Bretagne.

Du 1er août 2003 au 31 juillet 2005, il est nommé chef du bureau opérations et instruction du 1er régiment étranger de cavalerie. Il effectue deux missions en République de Côte d’Ivoire, comme chef de groupement tactique Corymbe, puis comme chef des opérations du groupement tactique interarmes n°2 basé à Man.

Du 1er août 2005 au 1er août 2007, il sert à l’état-major de l’armée de Terre, comme chef de section à l’état-major opérationnel Terre. Puis, il est rédacteur au bureau « plans » jusqu’en 2008, date à laquelle il prend la fonction d’assistant militaire au général Major Général de l’armée de Terre.

De juillet 2009 à juillet 2011, il commande le 4e régiment étranger, à Castelnaudary.

Il quittera le régiment pour rejoindre la 61e session du CHEM et la 64e session de l’IHEDN, jusqu’en juin 2012.

De juillet 2012 à juin 2014, il occupe la fonction de secrétaire général de l’état-major au commandement de la Force Terrestre, à Lille. Il effectuera une mission, en tant que colonel adjoint de la brigade Serval, au Mali.

De juin 2014 à juillet 2015, il est engagé dans l’opération SERVAL, puis BARKHANE, comme représentant du COMANFOR pour le partenariat élargi.

En août 2015, il rejoint la division emploi des forces de l’état-major des armées, comme chef de bureau emploi 1.

Nommé général de brigade le 1er août 2017, il prend le commandement des éléments français au Sénégal (COMELEF).

En août 2018, il sera nommé général commandant la Légion étrangère.


L'esprit de sacrifice

https://www.legion-etrangere.com/

A l'occasion de Camerone, les lieutenants du 1er régiment Étranger se penchent sur la signification de "l'esprit de sacrifice".

Toute une histoire autour de l'esprit de sacrifice

 

Chaque année, dans les jours qui précédent la commémoration du combat de Camerone, nous nous réunissons pour faire une veillée. Ce moment ne doit pas être vu comme un énième instant de cohésion ou l’on se retrouve pour boire un coup et chanter des chants légions. C’est un moment privilégié pour réfléchir au sens de cette commémoration et pour échanger sur ce que représente pour chacun d’entre nous l’esprit de Camerone,  la notion d’esprit de sacrifice. Cet esprit de sacrifice qui a permis aux hommes du capitaine Danjou de remplir la mission qui leur avait été confié.

Face à une mort probable, les légionnaires de la troisième compagnie du régiment étranger ont prêté serment de fidélité. Et lorsque le capitaine Dannjou tombe au milieu d'eux, en exemple, il force l'admiration. Il est immédiatement remplacé par le sous-lieutenant Vilain qui tombera à son tour. L'héroïsme des légionnaires est édifiant jusqu'au dernier geste. Sous l'impulsion de leurs chefs, ils ont fait leur devoir avec une totale abnégation, dans l'acceptation du sacrifice.

Rappelons-nous l’origine de la commémoration du combat de Camerone. Ce n’est que le 30 avril 1906, soit 43 ans plus tard, que fut célébré pour la 1re fois l’anniversaire du combat de Camerone, au poste de Ta-Lung (Tonkin) tenu par 120 légionnaires commandés par le lieutenant François. Ayant appris que le drapeau du 1er Étranger avait reçu la croix de la Légion d’honneur, deux jours avant à Sidi-Bel-Abbès, le lieutenant François fit pavoiser le poste et décorer de feuillages le casernement et organisa une prise d’armes. Il passa lentement en revue le détachement pour marquer la solennité de ce jour extraordinaire. Connaissant l’histoire de son régiment, il parla à ses légionnaires avec des mots simples compris de tous pour exalter devant eux la signification de la décoration du drapeau. Ayant auparavant écouté avec attention les témoignages des anciens légionnaires ayant combattu au Mexique, de mémoire, il fit à son détachement le récit du combat de Camerone. Puis il demanda à ses légionnaires de ne jamais oublier l’exemple de leurs anciens, et de savoir, comme eux, quand il le faudra, mourir pour l’honneur du drapeau. Quand il eut terminé, il tira son sabre et fit présenter les armes au drapeau chevalier de la Légion d’honneur, comme s’il avait été là devant eux. La tradition se répandit et fût officialisée en 1936 à Sidi-Bel-Abbès avec la première présentation de la main du capitaine DANJOU. Elle fût codifiée telle que nous la connaissons aujourd’hui en 1947 par le colonel Gaultier.

Ce combat nous rappelle que la mission est sacrée. Il marque le début d’une longue et héroïque kyrielle de faits d’armes  qui ont forgés l’histoire de la Légion étrangère. L’héroïsme à la Légion n’a pas commencé et ne s’est pas terminé à Camerone. Pour mémoire :

 

23 mai 1832 : Premier fait d’arme. Premier sacrifice.

Dans les environs de Maison-Carrée, à l’Est d’Alger, une tribu rebelle s’agite une nouvelle fois. Une colonne, sous les ordres du commandant Salomon de Mussis, comprenant 27 légionnaires commandés par le lieutenant Châm et 25 chasseurs d’Afrique, patrouille dans la région. Le commandant pousse une reconnaissance avec les chasseurs et laisse les légionnaires au bivouac en réserve. Le commandant Salomon de Mussis et les 25 chasseurs d’Afrique sont attaqués par 75 cavaliers arabes. Le commandant décide de se replier mais lui et ses hommes sont rapidement submergés. Les voyant arriver, un légionnaire donne l’alerte. Le lieutenant CHÂM décide d’appuyer la retraite de ses frères d’arme. le petit détachement de légionnaire va défendre jusqu’à la mort sa position et permettre ainsi au chasseurs de rejoindre la garnison. Leurs cadavres sont retrouvés affreusement mutilés. Le lieutenant Châm est le premier officier de Légion mort au combat.

1884 TUYEN QANG

Fin novembre 1884, 12 000 combattants chinois (réguliers et Pavillons noirs), sont rassemblés à moins de 10 km de Tuyen Quang. La garnison de 598 hommes est composée majoritairement des 1re et 2e compagnie 1er bataillon du 1er Etranger (390 hommes dont 8 officiers), commandées par le capitaine Cattelin. Jusqu’à janvier 1885, les forces chinoises resserrent le siège. Les hostilités sérieuses débutent le 26 janvier. La ligne de défense des Tonkinois est attaquée ; le village annamite incendié ; les habitants se réfugient dans la citadelle. Un millier de Chinois se lancent à l’assaut. Les légionnaires du blockhaus, sous les ordres du sergent Lebon, repoussent plusieurs assauts. Le 28 janvier, les Chinois ne sont plus qu’à 100m de l’édifice. Pendant plus de 30 jours, ce sera un bombardement continu.

Le 2 mars la colonne de renfort, en tête de laquelle marchent les deux autres compagnies du 1er Bataillon (commandées par le capitaine Frauger)  accroche les Chinois à Hoa Moc, à 8 km de la citadelle. Le matin du 3, jour où la garnison est débloquée par les renforts, le légionnaire Thiébald Streibler (alsacien natif de Mertzwiller) reçoit la dernière balle mortelle, en s’interposant entre des Chinois retranchés dans l’ultime casemate tenue et le vicomte Emmanuel de Borelli, commandant la 1re compagnie. Ce dernier, dédia à Streibler ce superbe poème : "A mes hommes qui sont morts".

 

1943 DJEBEL MANSOUR

Le 5 février 1943, la 2e compagnie du 1er bataillon du 1er régiment étranger est engagée dans le djebel Mansour. Elle résiste sur ses trois points d’appui. A un moment les légionnaires sont débordés sous le poids du nombre des Allemands. Comme à Camerone, les légionnaires tombent tous les uns après les autres  et la compagnie va être anéantie.

Grâce au sacrifice du sergent Khalen, fils du célèbre adjudant-chef, qui, bien que grièvement blessé, tient en respect l’ennemi qui forme à 30m un demi-cercle autour de lui, un adjudant-chef, dix légionnaires et quinze blessés dont le commandant d’unité réussissent a  évacuer la position envahie. Quand il est tué d’une balle dans la tête, le sergent Khalen a brûlé 8 000 cartouches et changé trois fois le canon de son arme.

 

1954 DIEN BIEN PHU

Le sacrifice de milliers d’hommes qui ne fait que retarder un peu plus l’inexorable. Pourtant, les légionnaires ne renoncent pas. Dans l’impossibilité d’être relevés, ils manifestent un courage, une combativité et une résistance inhumaine. Ils n’ont de cesse que de tenter des contre-attaques sur les collines désormais fermement tenues par « les Viets ». Ils n’ont aucune chance de réussir et pourtant ils montent à l’assaut avec une bravoure incroyable. A l’arme blanche, à la grenade, ils engagent les soldats Viêt Minh au corps à corps.

Dans les postes de secours qui ne sont plus que des mouroirs sanglants où l’on manque de tout, les chirurgiens opèrent sans moyens. Plus d’anesthésiants, plus de bandages, plus rien… Les officiers en appellent malgré tout à toutes les bonnes volontés pour continuer la résistance. Et beaucoup de blessés retournent au combat. Partout dans les positions, les actes d’héroïsme se multiplient. Des actions d’anonymes, légionnaires, sous-officiers ou officiers, qui se sacrifient jusqu’à leur dernier souffle. Ils ne se battent plus pour Dien Bien Phu. Ils se battent pour leur honneur.

Des centaines de légionnaires, sachant pertinemment que la situation à Dien Bien Phu est désespérée, se portent volontaire pour être largué auprès de leurs frères d’arme Ils n’ont jamais sauté en parachute. Ce sera leur premier et dernier saut, la plupart du temps la nuit, dans la fureur des explosions et des balles traçantes. Ils n’ont aucune illusion. Ils savent pertinemment qu’ils vont au sacrifice. Beaucoup n’atteindront même pas le sol vivant… D’autres atterrissent directement dans les lignes Viêt Minh. Depuis longtemps déjà, les positions Viêt Minh sont trop resserrées et une grande partie du ravitaillement français tombe dans les mains ennemies.

 

Nous pourrions passer la soirée à citer des exemples ou la légion s’est couverte de gloire. L’esprit de sacrifice n’est pas que dans les combats, il se vit au quotidien, lorsque, comme nous, le choix d’une vocation devient celui d’une vie.

 

Qu’est-ce que l’esprit de sacrifice ?

 

L’esprit de sacrifice pour un militaire conduit  très vite, sous l’expression « sacrifice suprême », au consentement à risquer et à perdre sa vie au combat. L’idée  supposé conduirait plutôt  à comprendre « offrir sa vie » ou « donner sa vie », ce qui redonne une dimension plus positive à la notion de sacrifice, même si les conséquences peuvent être tout aussi absolues et tragiques. L’esprit de sacrifice c’est avant tout la disposition à renoncer à ses propres intérêts au bénéfice d’autrui. C’est en quelque sorte le contraire de l’égoïsme. Cet état d’esprit pousse à faire passer ses propres sentiments et préférences après ceux des autres et de l’institution. Ils impliquent aussi un savoir être et une disponibilité personnelle pesant lourdement sur nos vies et celles de nos familles.

Ainsi, la notion d’esprit de sacrifice ne saurait se réduire au consentement, à la perspective de perdre sa vie au combat. Nous ne pouvons pas adopter ce métier des armes, et surtout y persévérer, simplement pour gagner notre vie. Nous nous devons, ultimement, d’être habités par la volonté d’œuvrer pour l’autre  et d’y consacrer nos forces. Cela implique une forte conviction, un engagement résolu, une solidarité sans faille.

L'esprit de sacrifice se retrouve dans le code d'honneur du légionnaire. Il offre des repères et inspire toute la pédagogie interne à la légion étrangère. Aujourd'hui comme hier, cet esprit nous aide à atteindre des résultats incontestables quel que soit la mission et doit nous guider dans notre quotidien.

 

Par le lieutenant Philippe Soille

Camerone 2018


Edouard Philippe à Aubagne : Camerone présidé pour la première fois par un Premier Ministre

Edouard Philippe, Premier ministre - accompagné de Florence Parly, ministre des Armées, et du général d’Armée Jean-Pierre Bosser, chef d’état-major de l’armée de Terre - présidera la cérémonie du 155e anniversaire de la bataille de Camerone, demain lundi 30 avril 2018, à Aubagne.

Le combat de Camerone est le combat emblématique de la Légion étrangère ; celui qui démontre toutes ses valeurs, dont le sacrifice ultime. En 1906, en Indochine, un chef de poste créa la tradition de cette commémoration. Depuis 1936, l'anniversaire du combat du 30 avril 1863 est célébré de manière solennelle partout où se trouvent des légionnaires. A la Maison Mère d'Aubagne, le commandement de la Légion étrangère organise tous les ans une cérémonie grandiose de commémoration avec près de 5.000 invités. Presque 10 000 personnes viennent ensuite profiter des deux jours de kermesse.

Un Premier Ministre à Aubagne pour Camerone :  une première

Edouard Philippe, Premier ministre, présidera la cérémonie de la bataille de Camerone, lundi 30 avril 2018, à Aubagne. Il sera accompagné de Florence Parly, ministre des Armées, et du général d’Armée Jean-Pierre Bosser, chef d’état-major de l’armée de Terre. Pour ce 155ème anniversaire, la Légion étrangère honorera spécialement les blessés au combat, ceux qui les secourent et ceux qui les soignent.

Sous la IVème et sous la Vème République, aucun Premier ministre n'a présidé à Aubagne une cérémonie de Camerone. Edouard Philippe rend là un "bel hommage à la Légion étrangère", comme le souligne le général Jean Maurin qui fêtera son dernier Camerone à la tête de la Légion (2014, 2018) avant de quitter le service le 26 juillet 2018.


Cette année, le service communication de la Légion étrangère transmettra sur le compte Facebook de la Légion, en direct et à 360°, l'ensemble de la cérémonie, à partir de 9h30.

Camerone dans les régiments de la Légion

Au Fort-de-Nogent, le Groupement de recrutement de la Légion étrangère (GRLE) fêtera exceptionnellement Camerone le 1er mai. En effet, le lieutenant-colonel Yann Doutey recevra des mains du chef d’état-major de l’armée de Terre, à Aubagne ce 30 avril), le drapeau du 11ème REI, dont il aura désormais la garde. Créé dans l’urgence en  novembre 1939, il est intégré, au mois d’avril suivant, à la 6ème division d’infanterie nord-africaine (DINA) où il est chargé d’interdire l’avance allemande. Le 18 juin 1940, le poste de commandement du régiment est installé dans le bureau de poste de Saint-Germain-sur-Meuse (Meuse). L’encerclement est imminent. Il est 20h30. Le régiment a ordre de tenir la position jusqu’à 22h. Afin d’éviter que le drapeau ne tombe dans les mains des Allemands, le commandant prend la décision de le brûler. Le lieutenant-colonel Yann Doutey recevra donc, ce 30 avril, un nouveau drapeau qui sera présenté le lendemain, à Nogent.

A Calvi, le 2ème REP commémorera également le 40ème anniversaire de l’opération Bonite (mai 1978),au cours de laquelle les légionnaires parachutistes ont sauté sur Kolwezi pour délivrer des otages européens retenus dans cette ville minière par des rebelles katangais. Cette commémoration se fera le 30 avril du fait de la future projection du régiment sur l'opération Barkhane.

Les régiments Légion de la 6ème BLB, actuellement en opérations sur tous les territoires (CHAMMAL, BARKHANE, SABRE, etc.), feront un "petit" Camerone intimiste.


« Soldats, savants, serviteurs »

En échos au thème qu'elle a choisi pour l'année 2018 " tu n'abondonnes jamais ni tes morts, ni tes blessés ", la Légion étrangère souhaite honorer pour la cérémonie de Camerone à Aubagne ceux qui au combat, hier comme aujourd'hui, ont été blessés, et ceux qui ont secouru et soigné leurs frères d'armes meurtris dans leur chair, répondant ainsi au cri du coeur du dernier carré des légionnaires de Camerone qui, chaque année le 30 avril résonne en nous sur nos places d'armes comme un commandement : " nous nous rendons si vous nous promettez de relever et de soigner nos blessés et si vous nous laissez nos armes ".

La garde de la main du capitaine Danjou

J’ai désigné le médecin-colonel (er) Rondy comme porteur de la main du capitaine Danjou. Dans l’histoire des commémorations de Camerone, ce sera la deuxième fois que cet honneur revient à un médecin, 44 ans après le médecinaspirant Sebileau. Soldat au Régiment de marche du Tchad pendant la campagne de France et d’Allemagne en 1944 et 1945, médecin-lieutenant au 1er BEP pendant toute la bataille de Dien-Bien-Phu, prisonnier du Vietminh, blessé à trois reprises, le médecin-colonel (er) Rondy a consacré sa vie aux autres, y compris à la retraite où depuis de nombreuses années il aide ses camarades dans leurs démarches administratives relatives aux pensions, à la réforme, à l’invalidité.

Il sera entouré de deux maréchaux de la Légion : l’adjudantchef (er) Ruiz, qui connut la captivité en Indochine, et l’adjudant-chef (er) Ende, qui fut blessé à plusieurs reprises en Algérie. Derrière eux, marcheront l’adjudant-chef (er) Lemonon, infi rmier confi rmé par de nombreuses opérations extérieures, le caporal-chef Jerabek, jeune auxiliaire sanitaire médaillé militaire, et l’ex légionnaire de 1re classe Hoareau, grièvement brulé lors de l’opération intérieure Harpie en Guyane en 2013.

Cette garde de la main du capitaine Danjou est là pour nous rappeler la solidité du lien étroit qui unit les équipes médicales et les blessés.

 

des soldats et des savants

Médecins, infirmiers et auxiliaires sanitaires sont, comme le disait le duc d’Orléans, brillant général de l’armée d’Afrique, “des soldats et des savants”.

Soldats, ils le sont comme leurs frères d’armes avec lesquels ils supportent fatigues, souffrances et dangers de la guerre. À la Légion, le dévouement engendre le dévouement. Au cours des guerres que la Légion a connues, et aujourd’hui en opération extérieure, ce même dévouement les anime : 21 médecins sont morts pour la France dans les rangs de la Légion, et l’avant-dernier des offi ciers dont le nom est inscrit sur les murs de la crypte à Aubagne était médecin au 2e REP.

Quant aux infirmiers et auxiliaires sanitaires tués au combat, on ne saurait les dénombrer. Savants, ils le sont par le courage au service du savoir et de l’esprit de recherche et d’observation. Les progrès du soutien médical opérationnel sont en effet souvent obtenus par l’esprit d’innovation des équipes médicales régimentaires. J’ai consacré un éditorial aux blessés (Honneur et respect au courage malheureux, KB 781). Je souhaite que ce Camerone soit pour eux la marque de notre gratitude pour leur sacrifice, et qu’il représente un signe tangible d’espérance.

Le hasard fait que dans ce même numéro de KB sont annoncés les noms du porteur de la main du capitaine Danjou et de ses accompagnateurs, et est relaté le départ du Père Lallemand. À cette garde de serviteurs composée d’un médecin, d’un infirmier, d’un auxiliaire sanitaire, d’anciens prisonniers ou blessés, répond en écho notre fidèle aumônier, soldat et serviteur qui aime à dire : “celui qui veut être le plus grand, qu’il se fasse serviteur des autres”. Padre, cette garde vous a entendu !

 

Monsieur Légionnaire vous dit : “Merci !”

Je souhaite terminer cet éditorial en rendant hommage aux médecins de Légion, en citant le docteur Bonnette qui écrivait au lendemain du centenaire de création de la Légion étrangère, non sans une pointe d’humour :

“le médecin de Légion doit réunir, à un bon savoir professionnel, des qualités physiques et morales bien trempées. Il doit avoir une certaine habitude de la troupe et des notions assez étendues sur les maladies exotiques… qu’il sera un jour appelé à traiter et à combattre…

Soumis au déplacement de ces bataillons d’assaut, il est désirable qu’il soit célibataire, robuste, dans la force de l’âge, expérimenté, dévoué, d’une riante intrépidité à la française qui lui fasse mépriser le danger et secourir les blessés sous les balles de l’ennemi… Il doit être vigoureux, d’aspect agréable, de tenue correcte, montant bien à cheval, d’un abord franc et courtois, les interrogeant avec calme, ne proférant jamais une parole malsonnante, ne faisant jamais un geste déplacé, sachant excuser certaines fatigues, certains embarras gastriques…

La sévérité doit être réservée aux meneurs, aux simulateurs, qui, s’ils ne sont pas évincés dès le début, exploitent leurs ruses et empoisonnent le service médical. La bonté n’exclut pas la fermeté… Pour apprécier les légionnaires, il faut les connaître, vivre au milieu d’eux, les voir à l'œuvre et les aimer.”

Docteurs, infirmiers, auxiliaires sanitaires, blessés, Padre ! Monsieur Légionnaire vous dit : “Merci !”

 

Par le Général de division Jean Maurin commandant la Légion étrangère
(Képi-blanc Magazine N°808)


Les képis blancs déployés dans les opérations

La montée en puissance des effectifs de la Légion étrangère est quasiment achevée et la Légion étrangère vient d’entrer dans un cycle de projection en opération extérieure. Les képis-blancs seront donc présents cette année dans la plupart des opérations : ils sont prêts !

 

« D’autres s’installent, vous m’avez dit de marcher ». Ces paroles du capitaine Bourgin, commandant de compagnie au 2e REP tué au combat le 1er mars 1959 au douar Ouillen en Algérie, sont extraites de sa célèbre prière retrouvée sur lui à sa mort. Hier comme aujourd’hui, elles illustrent parfaitement la vie du légionnaire, dont la tâche quotidienne est faite d’entrainements, de gardes, d’opérations, d’attentes, de formations, au rythme des activités de son régiment.

 

 

La montée en puissance des effectifs de la Légion étrangère est quasiment achevée

 

Après trois années marquées par la montée en puissance des compagnies supplémentaires et de la 13e DBLE, dans un contexte de forte participation à l’opération Sentinelle, les unités de Légion étrangère stationnées en métropole, dans leur majorité, vont marcher de par le monde en retrouvant les projections et opérations extérieures.

La montée en puissance des effectifs de la Légion étrangère est quasiment achevée à l’heure où sont écrites ces lignes. En effet, la 5e compagnie de la 13e DBLE se met actuellement sur pied et réalise pour ses jeunes légionnaires ses formations d’infanterie internes. Cette compagnie, dernière-née de la montée en puissance, sera pleinement opérationnelle cet été, soit 30 mois après l’arrivée du harpon de la 13 au Larzac, en janvier 2016. C’est l’ultime étape de la manœuvre de montée en puissance qui a fait gagner à la Légion en 3 ans environ 2000 hommes, et qui a bénéficié aux régiments opérationnels de métropole, grâce à l’appui de tous, animés par le culte du caractère sacré de la mission. Pour autant, cette montée en puissance, réalisée pour les effectifs, ne sera pleinement achevée que lorsque tous les spécialistes et gradés nécessaires à ce nouveau format seront formés. C’est désormais l’enjeu de l’année 2018, qui voit l’effort soutenu de formation du 4e RE se reporter des compagnies d’engagés volontaires vers la compagnie d’instruction des cadres et la compagnie d’instruction des spécialistes.

 

La Légion étrangère vient d’entrer dans un cycle de projection en opération extérieure

 

La Légion étrangère vient d’entrer dans un cycle de projection en opération extérieure, à travers ses régiments appartenant à la 6e BLB et la 11e BP. Ce cycle a été inauguré par deux escadrons du 1er REC et une compagnie du 1er REG, rentrés récemment en France de l’opération Barkhane et de Djibouti. C’est heureux, car la Légion a été, est et restera une troupe combattante, composée d’étrangers, au service de la France, qui n’attendent qu’une chose : partir au baroud. Le processus actuel de projection de l’armée de terre, conjugué à la réduction conjoncturelle des opérations extérieures, ne permettra malheureusement pas à tous nos régiments d’être déployés en unités constituées. Le nombre des zones de déploiement, l’éclatement et l’articulation des unités sur le terrain exigeront donc subsidiarité, exemplarité, intelligence de situation et initiative à tous les échelons.

Cette reprise du cycle des opérations extérieures, tant attendue, est la bienvenue ! Les régiments s’y préparent avec rigueur et détermination, tout en poursuivant l’opération Sentinelle sur le territoire national, et en maintenant l’effort sur les formations internes ou à Castelnaudary, qui sont le garant des succès de demain. Ce rythme d’activités est très exigeant pour les régiments, mais c’est le prix que doit payer une troupe de métier comme la Légion étrangère, pour remplir More majorum toutes les missions qu’exige la France, sur son sol ou à l’étranger.

 

 

Ils sont prêts

L’état-major tactique du 1er REC et un escadron vont partir en opération au Liban. D’autres unités ou pelotons du Royal Etranger s’apprêtent à partir en Côte d’Ivoire, à Barkhane, en Nouvelle-Calédonie. Le 2e REP relèvera en juin la 13e DBLE actuellement en opération au Sahel avec son PC, les 1ère et 2e compagnies et une compagnie VBCI du 2e Etranger. En Irak, le PC du 1er REG participe à l’opération Chammal. Ce régiment envoie des unités et détachements à Barkhane, en Nouvelle-Calédonie, au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Liban. Le 2e REI fournit également actuellement la compagnie d’infanterie du DLEM, un détachement en Irak, et s’apprête à projeter une unité en Martinique et des détachements au Burkina-Faso et aux Emirats arabes unis.

Vous aurez dans les prochains numéros de Képi blanc des nouvelles de ce kaléidoscope des unités en opération extérieure.

Sur le volet des opérations intérieures, le 3e Etranger voit s’accroître sa participation aux opérations Harpie et Titan : une compagnie tournante supplémentaire devrait le rejoindre prochainement pour un mandat. La participation du DLEM aux missions de lutte contre l’immigration clandestine est également croissante. Et en métropole, le 2e REG, rentré du cycle de projection en opérations fin 2017, renchaine sur un cycle Sentinelle.

Les képis blancs seront donc présents cette année dans la plupart des opérations menées aujourd’hui par l’armée de terre. Souhaitons-leur un plein succès dans leurs missions. Ils sont prêts, car comme leurs anciens, ils se sont entrainés avec rigueur pour être à la hauteur de l’héritage légué. Car tant dans le cadre de la montée en puissance et de la formation que dans celui de la projection : « La mission est sacrée, tu l’exécutes jusqu’au bout, et s’il le faut, en opérations, au péril de ta vie. »

 

Par le Général de division Jean Maurin commandant la Légion étrangère

(Képi-blanc Magazine N°807)


Au revoir Padre !

 

Au revoir Padre ! "60 ans au service de la France, 55 ans au service de l'Eglise ! 23 ans au service de la Légion ! Soldat et prêtre"... le Père Lallemand, est fait Légionnaire d'honneur avant de nous faire ses adieux empreints d'humilité.

60 ans au service de la France, 55 ans au service de l’Eglise, 23 ans au service de la Légion

 

C’est dans cette salle d’honneur du musée de la Légion étrangère, que sont accueillis chaque semaine selon un rite immuable les jeunes engagés volontaires en partance pour Castelnaudary, quatre mois plus tard ces mêmes engagés devenus légionnaires lorsqu’ils sont affectés dans leur régiment, et ces mêmes légionnaires aguerris par cinq à quarante années de service lorsqu’ils disent Au revoir à la Légion à quelques heures de leur retour à la vie civile. C’est donc dans cette même salle d’honneur que nous avons choisi de vous dire Au revoir, Padre, notre Padre. Vous ne vouliez pas faire de bruit en nous quittant, mais nous ne voulions pas que vous partiez dans l’indifférence. Dans la sobriété de cette salle d’honneur qui lui donne toute sa solennité, nous tenons à vous exprimer toute notre reconnaissance pour ce que vous nous avez apporté. Nous, c’est la maison mère de la Légion étrangère bien sûr, mais ce sont aussi toutes ces têtes qui vous sont familières et qui représentent les régiments, les anciens, les familles et les amis qui vous sont si chers. Ces têtes présentes autour de vous, mais aussi tous ces visages des légionnaires qui sont passés par cette salle d’honneur.

60 ans au service de la France, 55 ans au service de l’Eglise, 23 ans au service de la Légion. Soldat et prêtre. Padre, vous êtes un homme de courage et un homme de foi, qui avez mis en pratique chaque jour cette citation du curé d’Ars, qu’aimait tant rappeler le Père Hirlemann, au point qu’il la fit graver dans l’église de Puyloubier : “on n’a rien fait tant qu’on n’a pas tout donné.”

Il est difficile de dissocier chez vous le soldat du prêtre, tant dans votre vie les vertus de l’un se sont nourries de celles de l’autre. C’est d’ailleurs ce qu’écrivit si bien l’un de vos chefs de corps, recevant un jour la redoutable mission de vous noter, et qui trouva cette phrase salvatrice, mais sonnant ô combien juste : « la sainteté est entrée dans la Légion. »

 

Il est difficile de dissocier chez vous le soldat du prêtre

 

Soldat, vous l’avez été, d’abord par le service des armes puisque comme chef de commando de chasse en Algérie, vous avez été cité à deux reprises. Soldat, vous le resterez comme aumônier militaire, en ayant troqué votre arme pour votre service quotidien des plus humbles, par votre présence rassurante et par le gain de deux autres citations. A cette bravoure du soldat, vous avez joint à maintes reprises le courage de l’engagement, physique et moral. En accueillant sur le port de Marseille sous la huée des dockers, une quarantaine de harkis et leurs familles, de la section de l’un de vos frères qu’il réussit, malgré tous les barrages, à envoyer en France, et donc, à sauver de l’assassinat par le FLN. Cela vous valut, par la pleutrerie d’un préfet et d’un évêque, d’être ordonné avec six mois de retard, non pas traditionnellement dans la cathédrale du diocèse comme vos amis séminaristes, mais en catimini dans votre village du Poitou.

Une des grandes vertus du soldat est la patience. Vous avez dû attendre six ans de sacerdoce pour rejoindre l’aumônerie militaire, que vous désiriez tant, car cette affection pour ces harkis, pour nos soldats et pour l’Algérie où l’un de vos frères y est mort pour la France, était alors punie.

En septembre 1970, vous accédez à l’aumônerie militaire, auprès des chasseurs alpins de Chambéry et de Bourg Saint-Maurice. Puis en 1972, ce sont les parachutistes du 3e RPIMa et en 1975 la Corse, principalement au sein de nos deux régiments de Légion qui y sont stationnés à Calvi, Corte et Bonifacio. Vous enchainez les missions, les exercices et les opérations en Corse, en Guyane, à Kolwezi, à Djibouti, et aux Comores. Mais ce que retiendront d’abord les légionnaires, c’est votre présence quotidienne auprès d’eux, à l’ordinaire quand vous servez la soupe, lors des marches et des manœuvres où vous donnez d’abord aux autres la nourriture que vous portez, lors des 8000 TAP, lors des 1er sauts des jeunes légionnaires. Vous êtes celui « qui ne parle pas comme les autres » disent les légionnaires. C’est vrai, l’aumônier ne donne pas d’ordre, mais vous êtes là, dans l’épreuve, dans la difficulté ou dans la solitude de ces légionnaires qui vous adoptent déjà comme l’un des leurs.

En 1981, vous quittez une première fois la Légion pour Pau et son 1er RCP que vous accompagnerez dans la douleur et dans l’épreuve du lâche attentat de Drakkar en octobre 1983 au Liban, alors que vous venez d’être nommé aumônier du groupement aéroporté à Albi, auprès du 3e RPIMa de Carcassonne. Puis c’est le Tchad, la Nouvelle-Calédonie, et la République centrafricaine. Vous quittez l’uniforme en 1986 et retournez au Tchad, pour 10 ans au service des chrétiens de l’armée tchadienne. Vous y côtoyez la misère, et le dénuement vous renforce dans votre foi au service des plus petits.

 

La sainteté est entrée dans la Légion

 

Montpellier, Castelnaudary, Aubagne, et aujourd’hui nos anciens de Puyloubier et d’Auriol. Le grand soldat bien connu de tous est aussi le saint prêtre qui déjeunait à l’ordinaire chaque dimanche avec les tous jeunes engagés volontaires en partance pour Castelnaudary, qui marchait avec eux pour qu’ils gagnent leur képi blanc, qui accompagnait les jeunes officiers en formation, qui aujourd’hui toujours conseille et réconforte ceux qui le souhaitent, qui visite les blessés, les malades et les anciens, qui marie, baptise, pardonne, enterre et absout.

Padre, vous aimez à dire « autre celui qui sème, autre celui qui récolte ». Soyez persuadé qu’en ces 60 années au service de notre pays, ce que vous avez semé auprès des plus humbles a déjà porté du fruit. La communauté légionnaire vous en remercie. Elle vous souhaite une bonne retraite partagée entre votre famille dans le Poitou et vos frères moines de Ganagobie. Elle souhaite vous exprimer sa reconnaissance d’une manière toute particulière : vous élever à l’honorariat. Vous ne rejoignez pas le millier de légionnaires de 1ère classe d’honneur, ni la centaine de caporaux d’honneur, mais la dizaine de légionnaires d’honneur que compte dans son histoire la Légion étrangère, car comme le dit l’Écriture « celui qui veut être le plus grand, qu’il se fasse serviteur des autres ». Vous avez été le serviteur de Monsieur légionnaire. Il vous dit merci, légionnaire Lallemand.

Par le Général de division Jean Maurin commandant la Légion étrangère

Discours du 15 février 2018, à Aubagne


Tu n’abandonnes jamais ni tes morts, ni tes blessés...

Le dernier article du Code d’honneur du légionnaire est le thème choisi par la Légion étrangère pour l’année 2018. Par ce choix, en ce centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale, la Légion veut se souvenir de ses morts, soutenir ses blessés, et être digne de l’héritage légué.

Tu n’abandonnes jamais ni tes morts, ni tes blessés...

2018 Souvenons-nous de nos morts.

 

“Parce qu’un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir.” Le maréchal Foch nous incite à nous rappeler le sacrifice de nos Poilus.

En 1918, un an après avoir été décoré de la croix de la Légion d’honneur et reçu, pour la 1re fois, la fourragère aux couleurs de la Légion d’honneur, le Régiment de marche de la Légion étrangère, aux ordres du lieutenant-colonel Rollet, est décoré de la médaille militaire pour ces faits d’armes héroïques :

- le 26 avril, au Bois de Hangard, il brise la marche des Allemands sur Amiens. Perdant plus de 800 des siens il obtient sa 7e palme ;

- fin mai, il contient les assauts de l’ennemi sur ses positions de la Montagne de Paris ;

- le 12 juin, il anéantit les efforts d’une division allemande tout entière à Amblény et Saint-Bandry ;

- en juillet, à l’Est de la forêt de Villers-Cotterêts, en offensive et avec l’appui des chars Renault, il fait 450 prisonniers. Perdant 780 hommes, il obtient sa 8e palme ;

- le 14 septembre, après 12 jours d’une lutte épique qui lui permet d’ouvrir une large brèche dans l’un des secteurs les mieux organisés de la défense en profondeur allemande, il rompt la Ligne Hindenburg sur le plateau de Laffaux, capturant un régiment allemand entier, le célèbre Kronprinz Wilhelm. 275 légionnaires tombent au feu, 1 118 sont blessés. Le RMLE reçoit sa 9e palme à sa croix de guerre.

Il y a 75 ans, en 1943, les légionnaires combattent en Tunisie. Près de 400 légionnaires y meurent au combat pour la France.

1948 est l’année de la création des Bataillons étrangers de parachutistes. Le 1er mars 1948 à Dalat, la 13 perd pour la 2e fois son chef de corps au combat, le lieutenant-colonel Brunet de Sairigné. Le 25 juillet, la 2e compagnie du 3e étranger fait Camerone à Phu Tong Hoa face à 5 000 Vietminh.

Le 29 mai 1958, un autre Soleil meurt au combat : le lieutenant-colonel Jeanpierre, commandant le 1er REP, “le soldat type, le soldat pur, qui a vécu et est mort en légionnaire, avec valeur et discipline, dans l’honneur et la fidélité” dira de lui le général Gardy dans l’éloge funèbre.

20 ans plus tard, le 19 mai 1978, les légionnaires parachutistes sautent sur Kolwezi. Le sergent-chef Daniel, le caporal-chef Alliou, les caporaux Arnold et Harte, le légionnaire Clément y meurent pour la France. Vingt sont blessés.

Il y a 25 ans, en 1993, les légionnaires interviennent au sein de la FORPRONU et de l’APRONUC. Y meurent pour la France le légionnaire Benko, du 2e REP, le 12 février à Sarajevo, et le caporal-chef Curum, du 6e REG le 12 juin au Cambodge.

à tous ces morts des années anniversaires ou jubilaires, associons leurs 40 000 frères d’armes morts pour la France en servant la Légion étrangère. Souvenons-nous en particulier de ceux du 11e REI : 2 300 en quelques semaines de combat en mai juin 1940 ! En 2018, un honneur particulier leur sera rendu puisque, par décision du CEMAT, la garde du drapeau du 11e REI va être confiée au Groupement de recrutement de la Légion étrangère.

 

2018 Soutenons nos blessés.

 

Depuis toujours, la Légion étrangère prend soin de ses blessés. Dès ses débuts, en 1833, elle met en place en Algérie des centres de repos pour accueillir ses nombreux malades et blessés au cours des différentes batailles. En 1934, ému lorsqu’il débarque un jour à Marseille par l’errance d’anciens légionnaires médaillés, cités, blessés, le général Rollet crée la Maison du légionnaire d’Auriol. Dans le même temps, d’anciens légionnaires aident, de leur propre initiative, leurs camarades après leur réforme. En 1954, la Légion étrangère fonde le domaine du capitaine Danjou, à Puyloubier, et y installe l’Institution des invalides de la Légion étrangère pour l’accueil des nombreux blessés d’Indochine, puis d’Algérie.

En 2010, dans ce même esprit de solidarité et de gratitude, le général Alain Bouquin, commandant la Légion étrangère, instaure une journée des blessés afin d’imposer aux régiments de Légion, au-delà de leur rythme d’opérations et d’entraînements, un moment privilégié pour penser à ceux qui, venus de loin, portent dans leur chair les marques de leur courage, de leur loyauté et de leur détermination au service de notre pays. Est également créée la Commission de suivi des blessés de la Légion étrangère (CSBLE), qui met en place la structure d’un conseil de famille qui veille sur les siens.

Le parcours du légionnaire blessé s’inscrit pleinement dans celui de l’armée de Terre, voulu par le CEMAT. Il agit en étroite liaison avec le Service de santé des armées et les autres organismes compétents. La Légion étrangère apporte, en amont, mais aussi dans la longue durée, un appui complémentaire qui intègre la spécificité des militaires servant à titre étranger. La journée des blessés, voulue par le CEMAT à la date anniversaire de la bataille de Solférino, est dédiée à ceux qui ont été meurtris dans leur chair, pour le service de la France. Que cette journée du 23 juin leur donne courage et espérance.

 

2018 Tenons nos armes à la main.

 

Le code d’honneur du légionnaire oblige. Particulièrement ce dernier article des devoirs du légionnaire au combat, cité en titre, et qui s’achève d’ailleurs par “ni tes armes” !

L’année 2018 sera riche en déploiements extérieurs, tant attendus après trois ans d’opérations intérieures, de montée en puissance, et de préparation opérationnelle.

Aujourd’hui, les légionnaires ont à cœur d’être toujours prêts à dire ce que répondirent, en 1960 après le combat de Beni-Smir, leurs anciens de la 1re compagnie portée du 2e étranger aux pilotes d’hélicoptères admiratifs de la bravoure légionnaire : “ on a fait ce qu’on nous a appris dans ce cas-là, avec efficacité. Notre boulot, quoi, jusqu’au bout. On est légionnaires ! ”

 

Bonne année 2018 à tous !

 

Par le Général de division Jean Maurin commandant la Légion étrangère

(Képi-blanc Magazine N°806)


La 13e DBLE est devenu aujourd’hui un outil de combat

La 13e DBLE est emblématique de la réussite de la remontée en puissance et la densification de la Force opérationnelle terrestre (FOT) depuis 2015. Transfert des EAU vers le Larzac, redimensionnement du régiment, et engagement enfin, le chef de corps a tenu une conférence de presse pour annoncer son prochain départ en opération extérieure, inséré dans le dispositif Barkhane. Un belle prouesse.

La 13e DBLE, l’unité emblématique de la réussite de la remontée en puissance de la FOT

 

La 13e DBLE est emblématique de la réussite de la remontée en puissance et la densification de la Force opérationnelle terrestre depuis 2015. Implantée aux Emirats Arabes avec 60 légionnaires permanents, elle est rapidement identifiée pour être un pion important dans la définition de la nouvelle architecture d’armée permettant de rééquilibrer l’offre stratégique entre opérations extérieures et territoire nationale.

Symboliquement, le drapeau arrive sur le plateau du Larzac (Aveyron) le 29 juin 2016. Immédiatement, le régiment a trois paris à emporter : s’implanter sur un territoire marqué [le transfert], aligner des effectifs identiques à ceux des régiments d’infanterie [le redimensionnement], et surtout faire du régiment une unité opérationnelle projetable [l’engagement].

C’est la pleine réussite de ces trois étapes que le chef de corps a voulu marquer en organisant une conférence de presse en janvier 2018, à la veille d’engager une partie de ses hommes sur l’opération Barkhane. Après seulement 2 ans, la 13 est aujourd’hui totalement opérationnelle. S’il y aura toujours une surveillance sur le suivi du chantier infrastructure, le chef de corps goûte légitimement son plaisir de pouvoir annoncer son départ en OPEX.

Le colonel Guillaume Percie du Sert est chef de corps depuis deux ans. Il a 44 ans et est Saint-Cyrien d’origine. Il a une belle connaissance opérationnelle dans les rangs de la Légion, et a servi dans les états-majors centraux à Paris.

« L’objectif de cette conférence est d’informer les Aveyronnais sur la finalité de l’intense préparation opérationnelle du régiment qu’ils ont pu percevoir dans la région depuis notre installation : la 13e DBLE est devenu aujourd’hui un outil de combat qui voit dans la phase de projection qui arrive, l’aboutissement de sa montée en puissance sur le plan opérationnel.

En 2016, le régiment est arrivé en Aveyron, à la Cavalerie, dans le cadre de la remontée en puissance des effectifs de l’armée de Terre voulu par le président de la République pour lutter contre les nouvelles menaces et suite aux attentats de 2015. Comme tout nouvel arrivant, nous avions quelques inquiétudes, mais, d’emblée, J’ai  été marqué par l'accueil chaleureux des élus et de la population du Sud Aveyron. Bonnes relations que je souhaite pérenniser.

Pour notre installation, l’armée de Terre a souhaité que cette formation soit emblématique en matière d’infrastructures respectueuses de l’environnement et d’équipements modernes. C’est aujourd’hui encore un chantier en cours, mais qui livrera un camp rénové, moderne et adapté à notre façon de vivre et de nous entraîner. Pour moi, c’est un chantier important qui scelle notre implantation sur cette terre. Puis la 13e DBLE a vu ses effectifs croitre très rapidement pour devenir un régiment d’infanterie à part entière, un régiment qui terminera complétement sa montée en puissance en 2018, en alignant  1300 hommes sur ses rangs. Mais nous sommes déjà à plein régime.

Parce que l’opérationnel est notre quotidien, tout en montant nos murs et en accueillant nos jeunes légionnaires, nous avons participé, comme les autres régiments, à la mission Sentinelle déployée sur le territoire national (Paris, Marseille, Toulouse, Perpignan, Besançon…).

Mais aujourd’hui, dans le cadre d’une relève programmée, je vous annonce que la 13e DBLE va rejoindre le Mali afin de poursuivre au plus loin la protection des Français qu’elle a assuré ces derniers mois au plus près dans l’opération Sentinelle.

La 13e Demi-brigade de Légion étrangère arrive donc au terme de sa montée en puissance. Elle est aujourd’hui un régiment apte à la projection extérieure. Elle effectuera sa première OPEX au premier trimestre. Il s’agit d’un évènement marquant de l’Histoire de la « 13e DBLE implanté au Larzac ». A peine installée, la 13 part assurer  la sécurité de la France et des Français, là-bas, à l’étranger et dans les forces de souveraineté et de présence dans les DOM-COM. C’est notre métier. Nous laisserons nos familles entre vos mains amicales, nous partons rassurés.

Deux compagnies de combat seront engagées en OPEX pour au moins quatre mois. Les légionnaires ont effectué une mise en condition finale extrêmement intense pour remplir leur mission de manière efficace. Composées de d’anciens expérimentés et aguerris et de jeunes légionnaires dont ce sera la première OPEX, ils sont prêts à combattre et servir la France avec honneur et fidélité. La 13e DBLE part remplir la mission qui lui a été confiée au nom de la France avec en tête son Histoire ancienne et récente.

Il s’agira de la huitième relève programmée depuis le lancement de l’opération Barkhane. Là-bas se joue une partie de notre sécurité nationale (discours du Président Emmanuel Macron à Niamey, le 22 décembre), qui se traduit par la lutte contre les groupes terroristes dans la bande Sahélo-Saharienne. La lutte contre ces groupes terroristes nécessite une réponse globale dont Barkhane constitue le volet militaire aux côtés d’acteurs politiques, diplomatiques et économiques. Pour accomplir ses missions, les 4000 hommes de Barkhane s’attachent à développer la mobilité, la flexibilité et la réactivité pour pouvoir mener des actions dans la profondeur et assurer le soutien des populations.

Au Mali je commanderai un groupement tactique inter-arme d’infanterie (GTIA). Il y aura environ 400 hommes de la 13e DBLE et 350 autres soldats, venant d’autres régiments. L’objectif est de répondre à un spectre de missions le plus large possible.  Pendant 4 mois, nous aurons pour objectif de combattre et de détruire les groupes terroristes, de continuer la coopération avec les forces du G5 Sahel, en premier lieu avec celles du Mali, et de soutenir constamment les populations pour qu’elles puissent vivre en paix. Sur le terrain, nous nous projetterons en profondeur, loin des zones habituelles, pour surprendre l’ennemi.

Ce que je veux, c’est remplir la mission avec le coût humain minimum. Plus de dix soldats français sont déjà morts depuis le début de l’opération Barkhane, sans compter les blessés. Il y a des risques constitutifs au métier de militaires. Le sacrifice suprême, pour chacun d’entre nous, est à prendre en compte.

Ce sera dense et intense. Pendant quatre mois, ce sera du non-stop. 24 h/24. Il n’y a pas de dimanche, pas de jours de repos. On sera dans une période où il fera 30 °C dehors et à la fin, 45 °C. Dans les véhicules, ça peut monter à 70 °C. Ce sont des conditions extrêmement difficiles. Mais on est prêt pour réussir la mission, tout le monde est extrêmement enthousiastes. On cherche à donner la meilleure image de la 13e DBLE. Pour le régiment, c’est un aboutissement. On a à cœur de réussir.

C’est parce que la 13e DBLE est le régiment de tous les Aveyronnais que je souhaitais aujourd’hui  vous informer personnellement  de ce que nous allions faire là-bas.»

(Extraits de du point presse : Colonel Guillaume Percie du Sert - Chef de corps de la 13 DBLE)

En septembre 2017, dans sa présentation « quelques nouvelles de la Légion », le général Maurin, commandant la Légion étrangère, plaçait la remontée en puissance de la 13 DBLE au sein de la manœuvre d’ensemble de toute la Légion. Pour constituer rapidement un régiment opérationnel, la ressource a été puisée dans les régiments qui, par ailleurs devaient créer une unité élémentaire supplémentaire : « la mission fixée est de créer une unité de combat supplémentaire dans chacun des cinq régiments appartenant à la FOT (2e REI, 2e REP, 1er REC, 1er REG et 2e REG), et de faire de la 13e DBLE qui comptait une soixantaine de militaires permanents aux Emirats arabes unis, un régiment d’infanterie métropolitain à plus de 1200 hommes ». Plus loin, le général Maurin poursuivait en disant : « Tout cela est possible grâce à la solidité du légionnaire […] Tout cela est possible grâce aux régiments des forces et d’outre-mer […] Tout cela est possible grâce au travail quotidien, de la plus haute qualité, du Groupement de recrutement de la Légion étrangère et du 1er Etranger ,[…] Grâce évidemment à l’état-major du commandement de la Légion, qui a conçu, conduit, coordonné et soutenu cette manœuvre. Tout cela est possible grâce au 4ème Etranger de Castelnaudary, creuset de la Légion étrangère ». La projection aujourd’hui de la 13DBLE est bien le remarquable résultat particulier du chef de corps, comme celui d’un effort collectif de la Légion étrangère.


2018, la Légion se retrouve sur un message fort et fédérateur !

http://www.legion-etrangere.com/

27 Janvier 2018

 

La Légion étrangère a rendu officiel le thème principal de l’année 2018, permettant à la communauté Légion de se retrouver sur un message fort et fédérateur : «Tu n’abandonnes jamais ni tes morts, ni tes blessés...». Autour de ce thème, la Légion délivre trois messages : nous nous souvenons de nos morts,  nous sommes une fraternité sans faille, nous sommes valeureux.

Le général Jean Maurin, commandant la Légion étrangère, a rendu officiel le thème principal de l’année 2018, permettant à la communauté Légion de se retrouver sur un message fort et fédérateur. S’imposant  à chaque régiment comme un phare, il est également répété à chaque occasion.

Ce thème sera le dernier article du Code d’honneur du légionnaire : «Tu n’abandonnes jamais ni tes morts, ni tes blessés...». Il aborde la solidarité en se souvenant de nos morts et en soutenant nos blessés. Il introduit la commémoration 1918 - 2018, et dit qu’un homme n'est rien sans mémoire. Il ouvre enfin sur les opérations dans lesquelles les légionnaires vont être engagés durant les deux premiers quadrimestres de l'année, au péril de leur vie si nécessaire.

 

Sur ce thème, Camerone sera le moment  fort !

 

 

Cette année, le médecin en chef Jean-Louis Rondy sera le porteur de la main du capitaine Danjou lors de la cérémonie du 30 avril 2018, à Aubagne. A travers lui, la Légion rendra un hommage particulier au Service de Santé des Armées (SSA) et à la manière remarquable dont il prend en compte et accompagne nos blessés.

A 17 ans, en 1943, Jean-Louis Rondy entre à l'organisation civile et militaire (OCM) au sein de laquelle il participe à la libération de Paris. Puis, dans les rangs de la Division Leclerc, il est engagé dans la campagne de France et d'Allemagne. Après la guerre, il reprend ses études et prépare l'admission à "Santé Navale", où il sera admis en 1948. Nommé médecin-lieutenant en 1952, affecté au 1BEP, il rejoint le Tonkin. Il participe aux opérations dans le Delta et effectue un saut opérationnel sur Diên Biên Phu en novembre 1953. « Après mes études de médecine, j'étais breveté parachutiste et commando en 1952 et je suis parti en Indochine où j'étais affecté à ma demande comme médecin au 1er bataillon étranger parachutiste, un bataillon déjà glorieux bien que tout jeune puisque créé en 1948. Je suis parti avec eux, j'ai sauté à Diên Biên Phu, le 21 ou 22 novembre 1953. On a pris d'assaut la ville pourtant occupée par les Viets. Et mon bataillon est resté dans la cuvette jusqu'au dernier, jusqu'au 8 mai ». Il est blessé et capturé le 8 mai 1954. Il restera très marqué par cette détention inhumaine : «Ce qui m’a le plus marqué, c'est le lavage de cerveau. Les Viets voulaient nous imposer leur point de vue, nous convertir au communisme. Pas très facile car leurs arguments étaient fallacieux ! ». Libéré 4 mois plus tard, il sera rapatrié sanitaire et hospitalisé durant  presque un an.  Il servira de nouveau dans les rangs de la Légion étrangère, comme médecin-commandant au 3REI (1965 - 1967)  à Madagascar, durant les évènements aux Comores.

Au cours d'une interview, en 2014, le colonel Rondy disait : «Je crois qu'il faut entretenir la mémoire du sacrifice »… c'est tout l'objet du thème de cette année.

 

Au-delà de Camerone, la Légion étrangère délivre trois messages forts.

 

 

Nous nous souvenons de nos morts… Plus de 40 000 étrangers sont morts pour la France depuis la création de la Légion étrangère. C'est un sacrifice important, qui a lui seul fait taire les détracteurs, à lui seul impose de plier le genou ! Symboliquement, la légion se souviendra de tous ses morts à travers la commémoration du centenaire de la fin de la Grande Guerre, et participera à de nombreuses cérémonies aux côtés des amicales.

Elle inaugurera, en juin 2018, une nouvelle exposition : "Zinoview - Cendrars : regards croisés de deux légionnaires sur la Grande Guerre". La Légion rendra également un honneur particulier à ses anciens, en confiant le drapeau du 11e REI, régiment dissout en 1940, au Groupement de recrutement de la Légion étrangère.

Nous sommes d'une fraternité sans faille… Nous fréquentons ici, le supplément d'âme de la Légion, son empathie, sa dignité, sa capacité à prendre soin aussi longtemps que nécessaire de ceux qui, blessés, portent les cicatrises douloureuses de leur courage. Depuis toujours, la Légion étrangère prend soin de ses blessés. Elle y sera encore attentive du fait du fort engagement opérationnel de l'année 2018.

Cette année encore, le général commandant la Légion étrangère, adossera la Journée des blessés de la Légion étrangère à celle de l'armée de Terre. C'est la Commission de suivi des blessés de la Légion étrangère (CSBLE) qui se chargera de son organisation.

Par ailleurs le Médecin en chef Luc AIGLE - professeur agrégé, conseiller santé du général COMLE - retrace, dans un livre à paraître "Indicatif Clochette : 70 ans au service des légionnaires parachutistes" (indicatif radio des médecins des légionnaires parachutistes) la vie des médecins au cours des opérations majeures des BEP et des REP.

Nous sommes valeureux… Les légionnaires d'aujourd'hui sont résolument les dignes successeurs de leurs anciens. Ils ont su enrichir les rangs de la Légion de leur jeunesse enthousiaste, de la multiplication de leurs origines (150 nationalités en 2018, 50 en 1960), d'expériences nouvelles.  Dans ce contexte moderne, ils s'abreuvent aux mêmes valeurs de courage, d'honneur et de fidélité au service de la France.

Après trois ans d’opérations intérieures, de montée en puissance, et de préparation opérationnelle, 2018 sera l'année de l'engagement en opération extérieure. Liban, Niger, Mali, etc… La Légion répond présent, l'arme chargée, au service de la France.

 


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