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2011

Mort du sergent Zingarelli : l’hommage de la Nation avant celui de Saint-Claude

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Disparition. Le légionnaire jurassien, tué jeudi matin en Afghanistan, sera rapatrié en France lundi. Élevé au grade de sergent-chef à titre posthume, Damien Zingarelli va recevoir les honneurs de la Nation, de ses frères d’armes et de sa famille. Il venait d’avoir 27 ans et était natif de Saint-Claude. Son frère Steven voudrait qu’on garde de lui le souvenir « d’un type bien ». Et si les raisons de l’engagement sont personnelles à chaque légionnaire, le Jura et tout particulièrement Saint-Claude connaissent aujourd’hui le prix du devoir.


Un légionnaire chaurien tué en Afghanistan

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Publié le 31/12/2011 Jean-Marie Calvet

Mohammed El Gharrafi, a donné sa vie à son pays.

L'un des deux légionnaires français tués en Afghanistan, l'adjudant-chef Mohamed El Gharrafi habite Saint-Martin Lalande. Il laisse une femme et 4 enfants.

L'adjudant-chef Mohammed ElGharrafi, 39 ans, fait partie des deux militaires français tués tout dernièrement en Afghanistan par un taliban infiltré dans l'armée régulière. Depuis septembre, l'adjudant-chef El Gharrafi, servait dans la région de Kapisa, une région reculée de l'Afghanistan, où son grand professionnalisme était mis au service de l'armée régulière afghanne. Il était donc engagé au sein d'un détachement armé conjointement par les forces françaises et afghanes. Il venait d'être héliporté et finissait l'installation d'un poste lorsqu'il a été blessé mortellement par les balles d'un soldat infiltré dans l'armée afghanne. Comme beaucoup de ses frères d'armes, il avait été formé au 4e Régiment Etranger de Castelnaudary et était devenu Lauragais d'adoption. Il s'était installé avec son épouse et ses quatre enfants, aujourd'hui âgés de 4ans, 8 ans, 11 ans, et 13 ans, dans la commune de Saint-Martin-Lalande, aujourd'hui plongée dans le désarroi.

Engagé dans la prestigieuse Légion Etrangère en 1992, il n'a cessé au cours de ces vingt dernières années, de démontrer qu'il était bien le militaire d'élite digne de servir dans cette Arme. 1re classe en 1993, Caporal en 1994, caporal/chef en 1996, Sergent en 1999, Sergent/Chef en 2005, Adjudant en 2008, il venait d'être nommé Adjudant/Chef, le 1er décembre 2011. Une brillante carrière, pour ce sous-officier supérieur, qui a servi en ex-Yougoslavie, au Tadjikistan, en Guyane, à Djibouti et en Afghanistan, partout où la France avait besoin d'hommes de sa trempe.Habituellement, le malheur est bien loin de nos frontières. Aujourd'hui, il a frappé en plein cœur de notre Lauragais. Mohammed El Gharrafi, est le 26e soldat français tué en Afghanistan cette année, le 78e depuis 2001.


Biographie de l'adjudant-chef Mohammed el-Gharrafi, tué en Kapisa le 29 décembre 2011

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29.12.2011


Le Sirpa Terre vient de communiquer la biographie de l'adjudant-chef (depuis le 1er décembre) Mohammed EL GHARRAFI, marié et père de quatre enfants, qui a rejoint les rangs de la Légion étrangère, le 3 décembre 1992, en souscrivant un premier contrat de 5 ans. En revanche, conformément aux voeux de la famille du sergent également tué ce matin en Kapisa, aucun élément biographique le concernant ne sera rendu public.

"Mohammed El Gharrafi effectue sa formation initiale au 4e Régiment étranger (4e RE - Castelnaudary) où il se fait d'emblée remarquer par sa motivation et sa rusticité. Il choisit alors d'intégrer le 1er Régiment étranger de génie (1er REG - Laudun) le 3 mai 1993.

Dès son arrivée dans son régiment, il montre de réelles qualités de soldat et confirme sa volonté de progresser en réussissant pleinement les stages de formation initiale à la fonction de sapeur de combat et de démineur. Toujours volontaire et discipliné, il donne entièrement satisfaction et est élevé à la distinction de 1ère classe le 3 octobre 1993. Bien intégré dans sa compagnie et maîtrisant tous les savoir-faire du sapeur d'assaut, il est naturellement désigné pour suivre la formation générale élémentaire et est nommé caporal le 1er octobre 1994.

Le 5 novembre 1996, il est désigné à sa demande pour servir au 3e Régiment étranger d'infanterie (3e REI) en Guyane française pour un séjour de deux ans.

A l'issue, le 1er juillet 1999, il se porte volontaire pour servir au 2e Régiment étranger de génie (2e REG) à Saint-Christol, qui est en cours de création, et s'investit dans toutes les formations montagne et groupe commando montagne. Il est nommé sergent le 1er novembre de la même année. Ses résultats lui permettent d'être promu sergent-chef le 1er avril 2005, adjudant le 1er octobre 2008 et, tout récemment, adjudant-chef le 1er décembre 2011.

Il a effectué trois opérations extérieures avant 2011 (FORPRONU en Ex-Yougoslavie en 1993 et 1995, PAMIR au Tadjikistan en 2009), une mission de courte durée en Guyane française en 2004, des renforts temporaires à l'étranger en République de Djibouti en 2001, 2003, 2005 et 2007, au Liban en 2006 et deux missions au Tadjikistan et au Liban en 2010.

En septembre, il est envoyé en Afghanistan, en Kapisa, au sein des Operational mentoring and liaison teams (OMLT) auprès du Kandak 33 de l'armée nationale afghane (ANA).

Le 29 décembre 2011 en début de matinée, alors que la Task Force LA FAYETTE (TFLF) et la 3e brigade afghane sont engagées en vallée de Tagab, il est mortellement touché en compagnie d'un autre sous-officier du Groupe commando montagne (GCM) de son régiment.

Les deux sous-officiers étaient déployés au sein du GCM du Battle Group TIGER. Ils étaient engagés au sein d'un détachement de liaison d'appui et de soutien (DLAS), armé conjointement par des forces françaises et afghanes, dont le rôle est d'appuyer les unités de l'ANA. Héliporté pendant la nuit, le DLAS avait pris position sur les reliefs surplombant le poste de Jangali tenu par l'ANA. Les deux militaires français terminaient l'aménagement de leur poste de combat quand un soldat de l'ANA a ouvert délibérément le feu sur eux. Le tireur a immédiatement été neutralisé.

L'adjudant-chef EL GHARRAFI est détenteur d'une citation du niveau brigade avec attribution de la croix de la valeur militaire, de la médaille d'outre mer avec agrafe « Liban », des médailles commémoratives françaises « Ex-Yougoslavie » et « Afghanistan », de la médaille d'or de la défense nationale avec agrafes « Légion étrangère » et « mission d'assistance extérieure » et du titre de reconnaissance de la nation.


Der unbekannte Soldat

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29. Dezember 2011

Er studierte Bauingenieurwesen, aber was er suchte, waren seine Grenzen. Gespräch mit einem, der zur Fremdenlegion ging 

© dpa - Bildfunk

ZEITmagazin: Wie kam es zu dem Entschluss, ich breche alle Brücken ab und gehe zur Fremdenlegion – jener berühmt-berüchtigten Truppe internationaler Freiwilliger, die zur französischen Armee gehört?

Legionär: Die Idee ist lange gereift. Zwei Tage bevor ich nach Paris gefahren bin, habe ich mir die Fahrkarte geholt und mit mir gekämpft. Die Entscheidung, dort zu bleiben, stand nicht felsenfest. Die Chance, von der Fremdenlegion akzeptiert zu werden, ist nicht groß, nur jeder zehnte Bewerber wird genommen.

ZEITmagazin: Haben Sie das allein mit sich ausgemacht?

Legionär: Komplett mit mir selber. Ich habe niemandem gesagt, dass ich nach Frankreich gehe. Ich habe eine Pro-und-Kontra-Liste aufgestellt und dachte, wenn es nicht klappt, dann war es halt ein schönes Wochenende in Paris. Leider Gottes war ich nicht so gut informiert, wie ich glaubte. So kam es dazu, dass ich vier Monate lang komplett verschwunden war.

ZEITmagazin: Was heißt das?

Legionär: Zum Aufnahmeritual der Legion gehört es, dass einem der Kontakt nach außen komplett versperrt wird: kein Telefon, kein Internet, nichts. Und da ich niemanden informiert hatte, galt ich vier Monate lang als unauffindbar. Wie alle Bewerber in Paris ging ich zum berühmten Fort de Nogent. Man wird in ein Büro geführt, wo man einen neuen Namen bekommt und seine Dienstnummer. Dort wird einem alles weggenommen, der Ausweis, alle Papiere. Dann ging es nach Aubagne bei Marseille , da werden medizinische und psychologische Tests gemacht. Und es wird geklärt, ob man ein Straftäter ist. Die Institution, die das klärt, heißt im Jargon Gestapo.

ZEITmagazin: Gestapo, wie im Nationalsozialismus?

Legionär: Nur anders betont: Géstapó, genau.

ZEITmagazin: Was stand eigentlich auf Ihrer Positivliste?

Legionär: Die Erfahrung. Das Abenteuer. Versuchen, mich mir selbst zu beweisen.

ZEITmagazin: Kennen Sie den Gedanken: bei null anfangen – mal sehen, ob ich es schaffe?

Legionär: Es ging sehr stark darum, bei null anzufangen. Sich klar zu werden, was man psychisch, physisch in der Lage ist zu leisten.

ZEITmagazin: Wann wussten Sie, es gibt kein Zurück ?

Legionär: Auf der Fahrt nach Castelnaudary zur Grundausbildung. Ab dann ist man Soldat, man wird eingekleidet, der Umgangston wird härter. Du darfst zwei, drei persönliche Dinge mitnehmen, dann geht’s los. Die Ausbildung ist sehr hart. Nach der ersten Woche ist man so erledigt, dass man es kaum noch schafft, Gedanken an Privates aufrechtzuerhalten. Die Ausbilder schaffen es mit einer gewissen Methodik, einem das Denken zu nehmen. Man funktioniert nur noch.

ZEITmagazin: Welche privaten Dinge nahmen Sie mit?

Legionär: Zwei Familienfotos und den MP3-Player mit meiner Musik, der wurde mir gleich wieder abgenommen. Musik wäre ein Halt, die Ausbilder wollen das unterbinden. Auch die eigene Sprache ist verboten, es wird nur französisch gesprochen. Die zwei anderen Deutschen und ich wurden strikt getrennt, um zu verhindern, dass wir deutsch sprachen.

ZEITmagazin: Ihre Familie wusste nicht, wo sie waren?

Legionär: Nein. Sie hatte eine Vermisstenanzeige aufgegeben, über die Polizei, später über die Kripo, die aber wenig herausfanden. Erst ein Freund meines Vaters hat meinen PC durchleuchtet und festgestellt, auf welchen Internetseiten ich gesurft habe und dass eine der letzten die der Legion gewesen war.

ZEITmagazin: Konnten Sie später Kontakt herstellen?

Legionär: Wir haben uns durch den Zaun unserer Kaserne ein Handy besorgt, in einer Nacht-und-Nebel-Aktion. Damit haben wir unsere Familien angerufen. Das war eigentlich verboten.

ZEITmagazin: Wie haben Ihre Eltern reagiert?

Legionär: Sie waren erleichtert, Gewissheit zu haben.

ZEITmagazin: Warum hatten Sie ihnen nichts gesagt?

Legionär: Ich habe überlegt, informiere ich meine Familie oder nicht. Ich glaube, ich habe es nicht getan, um mir keine Blöße zu geben, wenn ich scheitere. Im Nachhinein eine krasse Fehleinschätzung. Was man Familie und Freunden damit antut, ist eigentlich unverzeihlich.

ZEITmagazin: Wie lange dauerte die Grundausbildung?

Legionär: Vier Monate, davon einen Monat auf der »Farm«, das ist ein altes Gebäude, wo die Legionäre auf Kondition gebracht werden. Mit Unterernährung, wahnsinnig viel Stress und Schlafmangel wird versucht, den Menschen erst mal ihren Glauben zu nehmen, ihren Willen zu brechen. Man bricht sie, um sie dann wieder neu aufzubauen. Es klingt pervers, aber das ist die Methode, und sie funktioniert, das muss man leider sagen.

ZEITmagazin: Gab es noch Inseln, um bei sich zu sein?

Legionär: Nicht alles ist weg. Ich glaube, den Menschen im Innersten zu brechen und einen anderen Charakter aufzubauen ist sehr schwer. Das kriegt auch die Legion nur schwer hin. Die arbeiten hart daran, aber ich glaube, im Inneren bleibt man doch man selber. Man ändert bloß bestimmte Einstellungen zum Leben. Ich bin von meinen Eltern zu einem hilfsbereiten, höflichen und zuvorkommenden Menschen erzogen worden, und ich glaube, mir diese Eigenschaften zu nehmen, das hat die Legion nicht geschafft.

ZEITmagazin: Ihr Wunsch, an Ihre Grenzen zu gehen, sich kennenzulernen – hat er sich erfüllt?

Legionär: Ja.

ZEITmagazin: War es nur schrecklich oder auch gut?

Legionär: Es war auch gut. Es gab schreckliche Situationen, und man versucht im Nachhinein oft, sich das schönzureden. Obwohl mir das klar ist, weiß ich, dass ich dort schöne Zeiten verbracht habe. Man muss sich vorstellen, die Soldaten der Fremdenlegion kommen aus über 130 Nationen, rund um die Uhr ist man zusammengepfercht, in den besten Zeiten war ich mit 16 Nationalitäten auf der Stube. Das sind Erfahrungen, die man sonst kaum macht, dass Leute mit 16 politischen, religiösen und ethnischen Hintergründen so miteinander leben können, so aufeinander achtgeben, dieser Zusammenhalt ist eine sehr positive Erfahrung. Dazu meine persönlichen Erfahrungen: dass ich meine physische und psychische Belastbarkeit kennenlernte. Es gibt Momente im Leben, da sagt man, bis hierhin und nicht weiter. Was ich dort gelernt habe, ist, dass man sich seine Grenzen immer viel zu früh setzt – ein Selbstschutz, das ist nichts Schlechtes. Aber es geht weiter, es geht länger, das ist eine positive Erfahrung.

ZEITmagazin: Waren Sie in Kampfeinsätzen?

Legionär: Darauf möchte ich nicht antworten.

ZEITmagazin: Sie sprachen von schrecklichen Situationen – können Sie ein Beispiel geben?

Legionär: Da gibt’s mehrere. Man muss sich seinen Platz in der Legion erkämpfen. In Deutschland gab es Diskussionen, wie mit Soldaten umgegangen wird. Der Vorfall auf der Gorch Fock mit der Soldatin, die ums Leben kam, wurde stark kritisiert. Wenn ich das höre, denke ich immer, die werden mit Samthandschuhen angefasst. Was in der Legion an der Tagesordnung ist, ist mit der deutschen Armee nicht zu vergleichen. Das sind raue, harte Sitten. Es gibt so viele schöne Leitsprüche der Legion. Marschier oder stirb. Mach mit oder verrecke. Und so ist es im Endeffekt auch, sie wollen deine böse, harte Seite nach außen kehren, sie wollen, dass du dich durchbeißt. Und so ist es auch intern. Der hohe Dienstgrad versucht den niederen fertigzumachen, und der versucht sich zu wehren, indem er standhaft bleibt. Andere schlimme Erfahrungen musste ich in Afrika machen: Mitanzusehen, wie es den Menschen dort geht, hat mich sehr nachdenklich gemacht. Wenn man erlebt, wie fünf-, sechsjährige Kinder hinter deinem Lkw herrennen und um Wasser betteln, das geht einem schon nahe.

ZEITmagazin: Sehen Sie Deutschland anders seitdem?

Legionär: Schon. Ich sehe Deutschland nicht in einem schlechten Licht, ich glaube, wir Deutschen sind gern unzufrieden mit dem, was wir haben, obwohl es uns sehr gut geht wirtschaftlich. Ich streite nicht ab, dass es nicht allen gut geht, aber man muss sich über die Verhältnisse klar werden. In anderen Ländern werden Leute verfolgt wegen der Religion, der Ethnie, Massenmorde sind an der Tagesordnung und hungernde Kinder. Trotzdem verlernen es diese Menschen nicht zu lachen, was erstaunlich ist, besonders in Afrika ist mir das aufgefallen – und dann steht man hier in Hamburg in der S-Bahn und guckt in die trübseligen Gesichter mancher Menschen in Anzügen und Krawatten und denkt sich: Wow, geht’s uns wirklich so schlecht?

ZEITmagazin: Leben Sie im Gefühl, das Härteste hast du erlebt, härter kann’s nicht kommen?

Legionär: Ich denke, es kann immer was Härteres kommen. Es gibt andere Schicksalsschläge, die einen runterreißen können, etwa einen Menschen zu verlieren. Aber es gibt in Deutschland eine gewisse Sicherheit. Man kann hier in Zeitspannen denken: Was mache ich in fünf Jahren, in zehn? In anderen Ländern geht’s darum, wo kriege ich in diesem Moment mein Essen her. Wenn man so etwas mal erlebt hat, sieht man die Dinge gelassener.

ZEITmagazin: Können Sie mit dem Wort Demut etwas anfangen?

Legionär: Ich empfinde mich selber nicht als demütig. Dazu bin ich nicht religiös genug.

ZEITmagazin: Warum haben Sie die Legion verlassen?

Legionär: Die Idee ist in einem Urlaub aufgekeimt, 40 Tage im Jahr stehen dem Legionär zu, die er in Frankreich verbringen muss. Ich habe mich nicht daran gehalten und bin nach Deutschland gefahren, aus Sehnsucht nach der Familie. In meiner Heimatstadt habe ich mich verliebt und beschlossen, ganz zurückzugehen.

ZEITmagazin: Wie lange waren Sie da bei der Legion?

Legionär: Ungefähr dreieinhalb Jahre. Der erste Vertrag gilt für fünf Jahre.

ZEITmagazin: Und wie sind Sie so früh rausgekommen?

Legionär: Ich bin in einer Nacht-und-Nebel-Aktion mit einem großen Rucksack über den Zaun gesprungen, aus der Kaserne in Frankreich geflüchtet, habe ein Taxi zum Bahnhof genommen und mich dort versteckt. In Frankreich fällt man mit meinem Haarschnitt sehr schnell auf. Man weiß sofort, das ist ein Fremdenlegionär. Ich habe mich dann in den Zug über Straßburg nach Deutschland gesetzt.

ZEITmagazin: Ohne Zwischenfälle?

Legionär: Glücklicherweise ja. Die Gendarmerie hat mich kurz angesprochen, aber die sind relativ handzahm, wenn man sagt, dass man bei der Legion ist. Die stellten keine weiteren Fragen.

ZEITmagazin: Wie denken Sie heute darüber, dass Sie heimlich Ihre Familie verlassen haben?

Legionär: Es war ein wahnsinniger Fehler, niemanden zu informieren, nicht mal eine Nachricht zu hinterlassen: Mir geht’s gut, bin bald wieder da, ich melde mich. Ich glaube, es hätte meiner Familie enormen Trost gegeben, von mir so eine Botschaft zu haben. Ich hab’s nicht getan, meine Familie hat sehr darunter gelitten. Meine Mutter konnte zeitweise nicht arbeiten gehen, sie war krank, ich denke, auch mein Vater hat gelitten, obwohl er weniger offen mit seinen Gefühlen ist. Er ist einer, der die Dinge für sich selber verarbeitet. Ich denke, ich habe viel von ihm, was das betrifft.

ZEITmagazin: Würden Sie es wieder tun?

Legionär: Stünde ich noch mal an diesem Punkt, ich glaube, ich ginge wieder zur Legion. Diese Erfahrung hat mich zu dem Menschen gemacht, der ich jetzt bin. Es war eine harte Zeit, trotzdem möchte ich sie nicht missen. Ich bereue den Schritt nicht, ich bereue die Art, wie ich ihn getan habe. Ich hätte eine Nachricht hinterlassen müssen. Einfach so wegzugehen, damit tut man Menschen wahnsinnig weh, das hat keiner verdient. Das habe ich gelernt.

ZEITmagazin: Haben Ihnen Ihre Eltern verziehen?

Legionär: Ja. Es war eines der ersten Dinge, die sie mir sagten, dass sie mir nicht böse sind, weil ich den Schritt getan habe, dass sie einfach nur froh sind, dass ich da bin und es mir gut geht.

ZEITmagazin: Ist das Verhältnis seither belastet?

Legionär: Es ist wahrscheinlich besser als vorher. Man hat immer zwei Wege: Man kann sich verschließen oder versuchen, mit den Situationen umzugehen und daran zu wachsen. Ich glaube, wir sind alle daran gewachsen – ich sehr stark auf jeden Fall.


La mort de deux soldats français accentue les doutes sur l’armée afghane

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29/12/11


Les deux soldats tués, jeudi 29 décembre, appartiendraient eux au 2e régiment étranger de génie de Saint-Christol, dans le Vaucluse.

Deux légionnaires français ont été tués par un soldat de l’armée afghane dans la province de la Kapisa, à l’Est du pays. 

Ils n’ont pas eu le temps de réagir. Jeudi 29 décembre, à Tagab, dans la province de Kapisa où est déployée une partie des 3 700 militaires français servant sous la bannière de l’Otan en Afghanistan, un sergent et un adjudant de la légion étrangère ont été tués par un soldat de l’armée nationale afghane (ANA). 

Les deux sous-officiers participaient à une mission d’appui et de soutien des troupes locales quand un assaillant vêtu de l’uniforme de l’ANA a retourné son arme contre eux. L’homme a aussitôt été tué par des soldats français.

Les victimes dont l’identité n’avait pas été révélée jeudi appartenaient au 2e régiment étranger de génie de Saint-Christol, dans le Vaucluse, spécialisé dans les opérations en montagne. Ce régiment avait déjà eu à déplorer la mort d’un autre légionnaire, le 14 novembre dernier, au cours d’un affrontement dans la Kapisa contre des insurgés. 

Au total, 78 soldats français ont été tués depuis le début du déploiement de la force internationale sous l’égide de l’ONU il y a dix ans. En outre, 2011 restera l’année la plus meurtrière avec 26 victimes rien que pour la France et 563 pour l’Otan.

Les insurgés talibans

Cette dernière attaque a aussitôt été revendiquée par les insurgés talibans. Selon un porte-parole des rebelles, Zabihullah Mujahid, l’assaillant, prénommé Ibrahim, « avait rejoint l’armée afghane dans ce but et a atteint son objectif. Il a été tué en martyr par les envahisseurs. » 

Plusieurs incidents similaires, souvent meurtriers pour l’Otan, ont eu lieu ces deux dernières années en Afghanistan. L’attaque de ce type, la plus grave pour l’Otan, remonte au 27 avril et avait entraîné la mort de huit soldats américains à Kaboul.

Non sans inquiétude, la coalition y voit une infiltration croissante des rebelles parmi les forces afghanes recrutées et formées depuis trois ans et dont les effectifs doivent atteindre 150 000 hommes. « Ces militaires se battent bien, contrairement aux apparences, mais il leur manque un chef charismatique doté d’une vision stratégique », relève un diplomate en poste à Kaboul. 

L’armée afghane est censée prendre le relais de l’Otan et sécuriser elle-même le pays à la fin 2014. Nombre d’experts doutent toutefois de sa capacité à résister à la rébellion ou à éviter une nouvelle guerre civile après 2014.

OLIVIER TALLÈS avec AFP

Deux légionnaires français tués par un soldat afghan

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Publié le 29/12/2011

PARIS (Reuters) - Deux légionnaires français ont été tués jeudi par un soldat afghan qui a délibérément ouvert le feu sur eux lors d'une mission d'appui dans la vallée de Tagab, située dans la province de Kapisa, annonce jeudi l'Elysée.

Les victimes, des sous-officiers du 2e régiment étranger de génie de Saint-Christol (Vaucluse), sont les 77e et 78e soldats français tués en Afghanistan depuis 2001.

Dans un communiqué, la présidence indique qu'"au cours d'une mission d'appui au profit de l'armée nationale afghane (ANA), en vallée de Tagab, ces deux sous-officiers ont été mortellement touchés par le tir délibéré d'un soldat afghan de l'ANA."

Nicolas Sarkozy "exprime, à nouveau, la détermination de la France à continuer d'ouvrer au sein de la Force Internationale d'Assistance à la Sécurité pour rétablir paix et stabilité dans ce pays et contribuer à son développement."

Un autre légionnaire du même régiment avait déjà trouvé la mort dans la vallée de Tagab le 14 novembre.

Le ministre de la Défense, Gérard Longuet, a indiqué pour sa part qu'il s'agissait d'un "acte isolé" qui "ne remet en aucun cas en cause le processus de transition initié, visant à confier les responsabilités de sécurité à l'armée nationale afghane."

La France compte quelque 3.800 soldats sur le terrain afghan, dont 200 devaient quitter le pays ce mois-ci. La coalition internationale a prévu de retirer ses forces d'Afghanistan en 2014 en cédant progressivement d'ici-là la responsabilité de la sécurité à l'armée nationale.

Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse


Le patron de la Légion en visite au 4° RE

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Le 28/12/2011

 

Le général de Saint-Chamas, le colonel Talbourdel et Patrick Maugard ont remis les décrets de naturalisation à six légionnaires. © Photos Rumeau

Depuis son intronisation à la tête de la Légion étrangère, c'était sa deuxième visite au 4e RE. Dernièrement, le général de Saint-Chamas a, en effet, passé une journée entière au quartier Danjou, pour souhaiter, avec un peu d'avance, un joyeux Noël à ses troupes chauriennes. En avant-première, le commandant de la Légion, ancien du régiment étranger de cavalerie d'Orange et acteur sur de nombreux théâtre d'opération (NDLR : guerre du Golfe, Opération Licorne en Côte d'Ivoire) a même pu visiter quelques-unes des fameuses crèches que construisent les différentes sections du 4e RE.

A Castelnaudary, il a également visité les malades et remis des galons sur la place d'armes.

Français volontaires

Un peu plus tard, le général de Saint-Chamas a pu participer, en compagnie du colonel Talbourdel et des élus municipaux, à une cérémonie de remise de décrets de naturalisation. En tout, six légionnaires sont officiellement devenus Français : le sergent Bassene, les caporaux Paudel, Loukin, Oursoulyan, Lagouna, ainsi que le jeune retraité, anciennement sergent-chef Saouma. Dans la salle du conseil, le maire, Patrick Maugard, a insisté sur l'importance "du droit de vote, pilier de la démocratie et des libertés".

De son côté, le commandant en chef a souligné que c'était "leur décision de devenir Français. C'est leur choix, c'est une démarche volontaire". Puis, avant de rejoindre Aubagne, il a remis à chacun de ces légionnaires, un livre d'histoire de France. Leur nouveau pays d'adoption.


Le jeune légionnaire n'a pas survécu

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Publié le mardi 27 décembre 2011

Le légionnaire Stojmir Todorovski.
 
L'annonce est tombée hier matin très tôt. Le légionnaire victime dimanche soir d'un accident de la route sur la Balanina, commune de Castifao n'a pas survécu à ses blessures.

Il est décédé à l'hôpital de Bastia une heure après avoir été évacué d'urgence par hélicoptère. C'est un terrible coup du sort qui a fauché ce jeune homme âgé de 23 ans. À 18 heures dimanche, un véhicule en provenance de Ponte-Leccia et roulant en direction de Pietralba a percuté un sanglier de plein fouet. Sous la violence du choc, l'animal a été projeté à travers le pare-brise d'une voiture venant en sens inverse occupée par deux légionnaires. Le conducteur, reçu en soin à l'infirmerie du camp Raffalli de Calvi a été touché à la mâchoire. Le passager, Stojmir Todorovski, a été trop sérieusement blessé au cou et à la tête. Il est décédé quelques heures plus tard. Originaire de Macédoine en ex Yougoslavie, ce légionnaire de première classe avait intégré les rangs de la 3e compagnie du 2e Régiment étranger de parachutistes en mars 2010 avant d'effectuer une mission de courte durée à Djibouti. Ses parents et sa sœur seront reçus aujourd'hui au camp Raffalli afin qu'ils puissent se recueillir devant sa dépouille. Les obsèques auront lieu en fin de semaine en Macédoine.

En ces pénibles circonstances, Corse-Matin présente ses plus sincères condoléances à sa famille, à ses compagnons d'armes et à toutes les personnes affligées par ce deuil.


Décès d'Ugo Guibbi

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Le 27/12/2011

 

C'est avec beaucoup de tristesse et d'émotion que nous avons appris la disparition subite d'Ugo Guibbi, à l'âge de 81 ans.

Établi dans le village depuis une douzaine d'années, Ugo italien de naissance, était entré dans la Résistance très jeune à l'âge de quinze ans en Italie. Il ne deviendra sujet français qu'en 1955, mais voulant se battre pour notre pays, il s'engagera pour la Légion étrangère, ou il fera carrière en 1947, cela l'amènera dans tous les conflits où la France sera engagée notamment en Indochine et en Algérie. Il finira sa carrière au grade d'adjudant-chef.

Homme abordable et très courtois, sans histoire, il rejoindra évidemment la section des Anciens combattants de Théza où il va intégrer l'équipe dirigeante. Apprécié pour sa grande gentillesse et son comportement exemplaire, il laissera au coeur de ses camarades infiniment de tristesse et d'émotion après sa disparition.

A Marie-Christine, ses enfants et petits enfants, ainsi qu'à sa famille nous adressons nos plus sincères condoléances attristées.


Les anciens ont visité le CNCS à Moulins

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27/12/11

Les anciens et amis de la Légion se sont remémorés quelques souvenirs autour d’un repas. Crédit : Centre France

Les anciens et amis de la Légion étrangère de l'Allier se sont retrouvés, à Moulins, pour la visite du Centre national du costume de scène.

Cette visite du CNCS (*) à laquelle participait Jean-Pierre Miloche, président des anciens légionnaires de la Nièvre, fut le prélude à un repas amical au cercle militaire du quartier Taguin.

Après le « Lavage de la poussière » et le traditionnel « boudin », les sociétaires dégustèrent une choucroute servie de main de maître par la brigade du restaurant de la caserve Taguin.

Une traditionnelle tombola devait clôturer cette réunion.

(*) En présence de Greg Sawie, président de l'association ; Daniel Salvan, vice-président ; Mme Macioszek, secrétaire et de nombreux sociétaires.


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