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Légionnaire toujours...

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Maria Iannotti

Ce blog est dédié à mon frère...

Iannotti Domenico alias JANOTTI Domenico "porté disparu" dans la nuit du 7 au 8 janvier 1952 à Xom Phéo, au Tonkin...

Engagé dans la Légion étrangère (matricule : 76286), il faisait partie de la 13e DBLE, 2e bataillon, 5e compagnie lors de sa disparition. (Xom Phéo était un piton rocheux, situé en face de Hoa Binh et défendait la RC6 (route coloniale 6), au carrefour de la rivière noire.)


A mon frère !

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Retrouverais-je un jour la trace de tes pas ?

Perdue dans les méandres de ces sombres années,

Là ! Où la souffrance siège, en maître du trépas,

Intolérable traîtresse de nos cœurs tourmentés.

 

Comment me libérer ? Mon Âme s’y refuse,

T’abandonner ainsi ? Dans cette nuit obscure,

Lorsque ton image, roule, glisse et me diffuse,

Un message si vibrant, empli de forfaitures.

 

A ce jour, la Légion se tient encore et toujours,

Entre Toi et moi, en gardienne d’un injuste secret,

 Dieu ! Que c’est triste de ne pouvoir, même par Amour,

Rompre ce silence qui me donne tant de regrets.

 

Pourtant, j’aurais voulu te serrer dans mes bras,

Te connaître enfin, Toi qui me fus donné,

En cette vie si dure, jonchée par tant d’ingrats,

Parmi toutes les misères que tu as traversées.

 

Mais je reste ta sœur ! Qui, dans l’ombre de tes pas,

Cherchera sans fin, un infime signe de Toi,

Du fin fond de la jungle et jusque là-bas,

Jusqu’à mon dernier souffle, je te suivrai dans ta voie.

 

Le 18 mars 2012


Tristesse....

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J’ai tant d’amour en moi, pour ce frère égaré,

Que je n’aurai de cesse, de l’avoir retrouvé,

Et Dieu seul saura combien je l’aurai cherché,

Tout au fond de la jungle et dans des lieux cachés.

 

Une seule chose importe à mes yeux fatigués,

Le connaître enfin, finalement  libéré,

D’une chaîne invisible, entièrement délié,

De serments et secrets, si lourdement chargé.

 

De tous ces méfaits je ne veux rien écouter,

Que seule Sa présence me manque à en crier !

Cette histoire trop longue, mon cœur, a tant rongé,

Uniquement Sa « Vue « viendra me consoler.

 

      Le 19 Août 2007


La Rivière noire

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Sur les bords de la rivière noire,

Ton destin est devenu noir,

Sur les hauteurs de ce calcaire,

Tu as vécu un long calvaire.

 

Tu as mis fin aux mines, aux bombes,

Tu n’as point mis pieds dans leurs tombes,

De par ta Foi, dure comme fer,

Tu es sorti de cet Enfer.

 

Mais à ce jour, tu es toujours,

Cet Inconnu qui, par Amour,

N’a point voulu, Ô ! Oui, naguère,

Revivre enfin, parmi ses pairs...

 

        Maria Cesare. Le 19 octobre 2006

 

A Toi ! Mon frère que je ne connais pas....

 

Référence au P.A. de la R.C. 6 – Xom-Phéo

Piton rocheux situé en face d’Hoa-Binh et où

Etait cantonné la 13e D.B.L.E., régiment

Dont faisait partie mon frère lorsqu’il fut porté

Disparu....au bord de la rivière noire.... Pour

Mémoire : dans la nuit du 7 au 8 janvier1952

Il avait 20 ans et demi........

Rendez-vous... quelque part...

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Pour toi, mon Inconnu, Toi ! mon frère,

Dussé-je faire le tour de le terre !

Je rechercherai, fusse par mer,

L'ombre de tes pas, même dans l'air.

 

La légion, sous son aile, te tient,

Pour toujours, son emprise parvient,

A cacher ton visage, aussi bien,

Ton Nom ! à son histoire, appartient.

 

Mais moi qui suis ta sœur obstinée,

Je pleure et ne puis me résigner,

A te perdre sans avoir tout tenté,

Je suis là ! pour venir te chercher.

 

Ô ! mon frère, ne pars pas, attends-moi !

N'entends-tu pas l'écho de ma voix ?

Qui t'appelle ici ! tout près de toi,

Sans relâche et sans perdre la Foi.

 

Un jour, je te promets, je saurai !

Le fin mot de ton histoire, j'aurai !

Et ce jour-là ! je t'embrasserai,

Car, crois-moi, je te retrouverai...

                           A mon frère disparu…

Le 10 octobre 2006.

Prière

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Combien d'ennuis, combien de temps ?

Devrais-je vivre en t'attendant,

Les heures, les jours, sont pour autant,

De cauchemars et de tourments.

 

Passent les nuits, soufflent grands vents,

Que ce calvaire est grandissant !

Mon Cœur, mon Âme, sont pour autant,

Déchirés et fardeaux pesants.

 

Sainte Marie ! Je fais serment,

De faire un vœu si déchirant !

Si je n'arrive, malheureusement,

A retrouver ce Frère aimant.

 

Mais Dieu ne veut, assurément !

Échec si fort et si cuisant,

Car "Il" sait bien que durement,

J'aurai cherché, pendant mille ans.

 

         A toi mon frère que je ne connais pas

 

                             Le 23 mars 2005

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