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Légionnaire toujours...

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2018




Camerone 2018 à Larmor Plage

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http://ammacdelorient.over-blog.com/

AMMAC de Lorient le 3 mai 2018


"Péguy le visionnaire" : un hussard de la République, héroïque et très actuel

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http://www.atlantico.fr/

Publié le 7 Mai 2018

"Péguy le visionnaire" : un hussard de la République, héroïque et très actuel

THEATRE

Péguy le visionnaire

De Samuel Bartholin, avec la collaboration de Bertrand Constant

Mise en scène : Laetitia Gonzalbes

Avec : Bertrand Constant

INFOS & RESERVATION

Théâtre de la Contrescarpe

5, rue Blainville

75005 Paris

Tél. : 01.42.01.81.88

http://www.theatredelacontrescarpe.fr

Tous les vendredis et samedis à 21h30, le dimanche à 17h, jusqu’au 30 juin 2018

 

RECOMMANDATION

EXCELLENT

THEME

Paris, août 1914. Charles Péguy, en partance pour le front, ferme le siège des Cahiers de la Quinzaine, la revue de réflexion qu’il a créée en janvier 1900. Entre un jeune journaliste qui « cherche à recueillir les vues de nos intellectuels » sur la guerre qui vient… L’écrivain, en uniforme, tique : les questions de l’importun semblent pétries de cette bonne conscience révolutionnaire et pacifiste que lui, le chantre de la nation contre l’internationalisme, dénonce !

Pourtant, le dialogue s’engage…

Ce prétexte de scène va permettre de dérouler, en une série de tableaux rétrospectifs, la vie et l’itinéraire mental de Péguy au tournant des XIXe et XXe siècle.

Né dans un milieu pauvre dont il ne cessera de louer les vertus d’honneur et de travail face à l’égoïsme contemporain et au culte de l’argent, élevé jusqu’à Normale Sup par l’école de la République, militant de gauche, dreyfusard de la première heure qui fait le coup de poing contre les bandes antisémites, le voilà qui renâcle devant la dérive autoritaire du mouvement socialiste, tandis que la foi de ses pères remonte et finit par le saisir tout entier. Jusqu’à ce jour de septembre 1914 où il tombe à la tête de ses hommes, à 41 ans.

POINTS FORTS

Seul sur scène, Bertrand Constant incarne non seulement Péguy, mais aussi la petite quinzaine de personnages qui interviennent au cours du récit : famille, amis, militants. C’est une gymnastique : Jean, le jeune journaliste qui boîte bas, la vieille Etiennette cassée en deux, Eugène qui tente une (désastreuse) démonstration de savate, un guesdiste enférocé qui veut la peau du traître, Péguy priant au sol, bras en croix… Ça bouge, ça discute, ça s’empoigne si bien qu’on finit par voir des gens et des choses là où il n’y a ni personnages, ni costumes ni décor ou si peu – chaise, table, quelques livres. Une belle performance d’acteur.

Et une jolie mise en scène de Laetitia Gonzalbes qui exploite à propos la forme physique de Bertrand Constant – on n’a pas tous les jours sur les planches un saint-cyrien, ancien légionnaire parachutiste et sportif émérite.

A noter : la partie son et musique créée par David Enfrein et Tim Aknine que Laetitia Gonzalbes a voulu « presque comme un deuxième personnage derrière le comédien ». Son utilisation sur la scène finale, sacrificielle, poignante, est remarquable.

POINTS FAIBLES

Je n’en vois pas.

EN DEUX MOTS

Sortir Charles Péguy de l’oubli dans lequel il a plongé est toujours une bonne action. Il est comme son héroïne, Jeanne d’Arc, un brin ostracisé parce que victime d’une tentative de détournement opérée par les droites radicales, avant – il y a dans la pièce, une confrontation électrique entre Péguy et un journaliste de l’Action française – et, bien sûr, après sa mort.

Pourquoi est-il si “visionnaire”, comme le veut l’après-titre de la pièce ? Parce qu’il défend sans compromis la vérité, ce qu’il appelle « bêtement la vérité bête, ennuyeusement la vérité ennuyeuse, tristement la vérité triste ».

Ce faisant, ce républicain absolu se place en dehors des clivages politiques, en dehors du discours partisan. On dirait aujourd’hui qu’il n’est pas dans le politiquement correct. Ni de droite ni de gauche, en somme (tout rapport avec un président en exercice étant en l’occurrence fortuit). Pour le philosophe Alain Finkielkraut, « Péguy devrait être une référence incontournable pour tous ceux qui veulent penser le monde moderne ».

UN EXTRAIT

« Mes instituteurs, je les revois, encore jeunes mais sérieux, sanglés dans leurs uniformes noirs. Comme des cavaliers, des hussards, les hussards noirs de la République ! L’expression est de moi, je la trouve assez parlante. »

L’AUTEUR

Samuel Bartholin est journaliste. Il a croisé Bertrand Constant sur un tournage au Cambodge. Les deux se sont vite entendus intellectuellement.« Incarner le personnage de Péguy, seul sur scène, m’intéressait, explique l’acteur. J’ai proposé à Samuel d’écrire la pièce. » Bartholin accepte. Il “digère” des piles de livres de et sur Péguy, et s’y met avec la complicité active de Constant. Ces deux-là avaient bien conscience que faire tenir un tel personnage – pas facile à vivre ni à lire – dans un spectacle de 70 minutes relevait de la gageure. « Nous voulions quelque chose de pédagogique ou on ne s’ennuie pas », dit Bertrand Constant. Pari gagné. (Le texte est paru chez Mareuil Editions - 60 pages, 12 €.)


NÎMES Un festival de la BD au garde-à-vous

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http://www.objectifgard.com/

4 mai 2018

Jean-Claude Mézières, parrain de cette édition 2018, a réalisé l'affiche officielle en réadaptant aux couleurs de Nîmes la une de la bande dessinée Valérian.

 

Dans sa formule biennale, le Festival de la BD de Nîmes revient donc en 2018, du 25 au 27 mai sur l'esplanade Charles de Gaulle. Auteur de la série Valérian, Jean-Claude Mézières est le parrain de cette édition marquée également par la présence d'un stand dédié aux différentes publications sur la légion étrangère.

Daniel-Jean Valade, adjoint au maire délégué à la culture, et Stéphane Corsia, représentant de la société MPO, organisatrice de l’événement, ont présenté le programme de ce festival de la BD de Nîmes 2018. Une manifestation financée intégralement par la ville de Nîmes et dont les bénéfices profitent aux librairies. "La mairie paye, les librairies encaissent", résume clairement l'adjoint au maire. Une manifestation importante pour les quatre librairies nîmoises spécialisées concernées : la Bulle, BéDéphile, Pop up et Cie et Peter Pan.

Et pour attirer le public, cette année c'est Jean-Claude Mézières qui a été choisi comme parrain. Le dessinateur de la série Valérian rencontrera les fans et dédicacera des exemplaires. À l'occasion de sa venue, une exposition grand format "Valérian et Laureline dans l'Arène" sera proposée. L'auteur sera également présent au cinéma Le Sémaphore, pour assister à la projection du film, "Valérian et la cité des mille planètes", adapté en 2017 par Luc Besson. Un hommage à la BD qui met à l'honneur le passé de Nîmes, avec notamment l'exposition "Il était une fois...l'homme", qui revient sur l'histoire de l'empire romain.

Il y en aura pour tous les goûts durant ce festival. Parmi les 39 autres auteurs présents, qui rencontreront le public au Forum BD, on retrouve Achdé, qui a dessiné plusieurs aventures de Lucky Luke. Jean-Marc Borot, spécialisé dans les caricatures de personnalités, Thierry Coppée avec les célèbres blagues de Toto et Marc Jailloux pour Le serment du gladiateur seront également présents. Le samedi après-midi est notamment consacré à une battle impro-dessinée. Durant 45 minutes, deux duos composés d'un comédien et d'un dessinateur se font face dans un ring, à coups de bons mots et de feutres ravageurs. Pour l'occasion le médiabus se transforme en un bédébus qui stationnera à proximité des stands. Le festival sort également du cadre de l'esplanade avec des interventions prévues dans les écoles, au CHU et à la maison d'arrêt avec la présence de dessinateurs.

La légion étrangère à l'honneur

Ne soyez pas inquiets si vous voyez une tente de la légion étrangère avec deux soldats à l'entrée sur le festival. Ils seront bien présents pour parler BD ! Cette année la légion a choisi de venir au festival car il existe un lien fort avec la bande dessinée. Déjà en 1940, les dessinateurs s'y intéressaient et racontaient les aventures de Mickey Mouse à la Legio Nostra. Nîmes est d'autant plus associée aux légionnaires avec la garnison importante qui y réside.

Des auteurs qui ont publié sur la légion ont été invités. Mais plus intéressant encore, d'anciens légionnaires ont lâché les armes pour prendre les crayons et mettre en scène de manière humoristique la vie au quotidien dans la caserne. Un concours pour les jeunes dessinateurs sera organisé et la meilleure planche sera publiée sur un journal de la légion. Attention aux gribouillages et à ne pas dépasser !

Corentin Corger


Après Louis-Ferdinand Céline, la police de la pensée veut censurer Blaise Cendrars ! Et demain Léopold Sédar Senghor ?

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http://www.medias-presse.info/

4 mai 2018

 

La folie du politiquement correct est sans limite. Une certaine Ligue de défense noire africaine (LDNA), petite sœur bâtarde de la LICRA, appelle via les réseaux sociaux à un rassemblement de protestation, ce vendredi 04 mai, devant la maison d’édition Gallimard, située dans le septième arrondissement de Paris.

Cette fois, il ne s’agit pas de tenter d’empêcher la maison d’édition de rééditer les pamphlets de Louis-Ferdinand Céline mais de bloquer la réédition d’un recueil de Blaise Cendrars intitulé Petits contes nègres pour les enfants blancs.

Blaise Cendrars (1887-1961) est un écrivain, poète, romancier et journaliste passé par la Légion étrangère où il eut parmi ses compagnons d’armes Eugène Jacques Bullard qui devint le premier pilote noir des forces alliées en 1917. Publiés pour la première fois en 1929, les Petits contes nègres pour les enfants des Blancs de Blaise Cendrars ne sont pas racistes mais témoignent de son intérêt pour l’Afrique, quelques années après la publication de son Anthologie nègre en 1921.

Si des nouveaux supplétifs de la police de la pensée tentent de censurer ces livres, c’est uniquement parce qu’ils s’arrêtent à l’utilisation du terme « nègre ».

Sur la page Facebook Décolonial News, le 29 avril dernier, deux photographies de la couverture et de la 4e du livre de Blaise Cendrars, Petits contes nègres pour les enfants des blancs, sont accompagnées de ce commentaire :

« Le conte negrophobe pour enfants remis en vente, les époques passent, mais le racisme lui perdure ! voila ce que l’on trouve en 2018 sur les présentoirs de la Fnac de Valenciennes ! C’est comme ça en France que l’on inocule à des enfants la #negrophobie »

Mais ces nouveaux maîtres censeurs ont-ils aussi l’intention de réclamer l’interdiction de continuer à éditer l’Anthologie de la nouvelle poésie nègre et malgache de Léopold Sédar Senghor ?


Retour en images sur la fête de la légion étrangère au Fort de Nogent

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https://94.citoyens.com/

Par C.Dubois 02/05

Retour en images sur la fête de la légion étrangère au Fort de Nogent

 

Installé depuis l’été 2007 au Fort de Nogent, situé à Fontenay-sous-Bois, le groupement de recrutement de la légion étrangère (GRLE) organise chaque année une grande fête au moment du 1er mai pour fêter l’anniversaire de la bataille de Camerone du 30 avril 1863. 

Cette bataille opposa une compagnie de la Légion étrangère de 62 soldats à 2000 soldats mexicains lors de l’expédition française au Mexique. Les six derniers légionnaires encore en état ne se rendirent qu’à la fin de la journée.

Chaque 1er mai, le fort de Nogent fête cet anniversaire avec des défilés des différents corps et une grande kermesse ouverte à tous. Cette année était une année particulière car le GRLE a reçu la garde du drapeau du 11 ème régiment étranger d’infanterie créé le 6 novembre 1939 à partir de réservistes et de légionnaires d’autres unités et détruit par l’armée allemande en juin 1940.  Etait présent, comme chaque année, le chef étoilé Thierry Marx, parrain du groupement de recrutement de la légion étrangère.

Retour en images (photos de Pierre-André Pelaz)


Légion étrangère : quel lycéen a entendu parler de Camerone ?

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http://www.bvoltaire.fr/

Publié le 30/04/2018

La Légion étrangère reste l’un des derniers endroits, dans notre pays, sachant faire de « migrants » de vrais Français. Par le sang versé.

Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de Camerone. De quoi j’me mêle ? De quel droit viendrais-je parler de cette bataille, moi qui ne suis ni historienne, ni – cela n’aura pas échappé aux plus perspicaces – légionnaire ?

Du droit, chers amis, de celle qui a été biberonnée à Jean-Pax Méfret, et fredonnait donc Camerone à l’âge où d’autres chantaient encore Bécassine, c’est ma cousine. Notons, au passage, que les récents articles dans la presse mainstream dont a fait l’objet « le chanteur de l’Occident » à l’occasion de son retour sur scène ont assez peu relevé, et donc sous-estimé, son rôle « gramcien » dans l’émergence et l’intériorisation, sur plusieurs générations, « Jean-Pax », comme Johnny, étant écouté de 7 à 77 ans, d’une contre-culture assumée dans les familles conservatrices, passant en particulier par l’exaltation – une petite chanson valant souvent mieux qu’un long bouquin – d’un roman national oublié, voire interdit.

« Garçon (mais cela fonctionne aussi avec « fille », je peux en témoigner, NDLA), si par hasard, sur ton livre d’histoire, tu tombes sur ce nom : Camerone ! / Garçon, regarde bien cette page d’histoire, et n’oublie pas ce nom : Camerone ! Garçon, sur le chemin, qui conduit à la gloire, tu dois trouver, ce nom : Camerone !/ Garçon si ton destin exige une victoire, n’oublie jamais ce nom. »

Et si on faisait un petit sondage, juste pour rire ? Si l’on demandait, dans les lycées de France et de Navarre, qui a entendu parler de Camerone ? Sur les mains de combien de manchots compterait-on les doigts levés ?

« Le ciel de feu du Mexique, à jamais se souviendra, de ce combat héroïque, dans les murs de l’hacienda / Pour l’honneur de la Légion, sachant qu’ils allaient mourir, jusqu’au bout de leur mission, fiers de tomber pour l’empire / Ils étaient 62, face à 2.000 cavaliers, le soleil baissa les yeux lorsqu’ils furent exterminés. »

Héroïsme, sacrifice, panache, bravoure même quand tout est perdu fors l’honneur. Ce sont ces valeurs baroques, englouties, oubliées, décriées qui sont toutes contenues dans ce nom de Camerone, symbole d’une arme, la Légion étrangère, qui reste l’un des derniers endroits, dans notre pays, sachant faire de « migrants » de vrais Français. Par le sang versé.

Coïncidence de dates, le rapport sur le Service national universel appelé de ses vœux par Emmanuel Macron vient d’être rendu, et tout laisse augurer, sauf surprise, qu’il sera la version longue (un mois) et fastidieuse de la vaine autant que folklo journée citoyenne.

Mais ce projet montre au moins une confuse prise de conscience, en haut lieu, de l’utilité de ce cercle des valeurs disparues, celui-là même dont est issu Arnaud Beltrame, qui a été cultivé bon an mal an par l’armée – même si l’on a tenté mille fois de l’y éradiquer – parce que nul n’a réussi à résoudre l’impossible quadrature du cercle : comme faire en sorte qu’un groupe d’hommes marchent résolument vers une mort possible pour préserver un bien supérieur à leur propre personne, sans inculquer le sens du devoir, du désintéressement, du bien commun, du sacré – avec ses rites, ses codes, ses traditions – de l’ordre, de la hiérarchie, de la discipline, de l’exemple et de l’amour de la patrie ?

Il paraît que certains parents, dans les Alpes-Maritimes, refusent que l’on nomme le lycée de leurs chers petits du nom d’Arnaud Beltrame – trop récent -, il faut laisser du temps au temps – et trop risqué -, les adolescents pourraient être la cible des islamistes.

S’il faut trouver d’urgence des exemples d’héroïsme, pourquoi ne pas appeler ce lycée Camerone ? 1863, ce n’est pas tout à fait avant-hier. Et il y a peu de chances que les Mexicains viennent se venger, si ?


La Légion étrangère commémore Camerone

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http://www.bvoltaire.fr/

Publié le 30/04/2018

Ce 30 avril, dans les régiments de la Légion étrangère, le soleil brillait d’un éclat un peu différent.

Ce 30 avril, dans chaque garnison de la Légion, sur tous les théâtres d’opérations où elle se trouve, un chef de section un peu fébrile attaquait, dans un silence d’airain, le récit d’une chanson de geste moderne : « L’armée française assiégeait Puebla… »

Ce 30 avril, dans les régiments de la Légion étrangère, le soleil brillait d’un éclat un peu différent. On commémorait le combat de Camerone, au cours duquel, pendant plus d’une journée, le 30 avril 1863, soixante-deux légionnaires résistèrent à deux mille soldats mexicains. Au terme de ce combat, ils n’étaient plus que six, qui acceptèrent de se rendre aux Mexicains à condition qu’on soignât leur lieutenant, qu’on leur laissât leurs armes et qu’on dît à qui voulait l’entendre qu’ils avaient fait leur devoir jusqu’au bout. « ¡Pero estos no son hombres, son demonios! » (« Ce ne sont pas des hommes, ce sont des démons ! »), s’écrira l’officier mexicain qui découvrira cette poignée de héros, hagards et couverts de poudre.

Les esprits chagrins auront beau jeu de dire qu’en France, on aime bien se souvenir des glorieuses défaites. Ils n’auront peut-être pas tort : Bazeilles, avec sa maison de la dernière cartouche, est aux troupes de marine ce que Camerone est à la Légion. Il n’est peut-être pas indifférent, dans notre culture militaire française si marquée par ce que j’appellerais volontiers « le complexe de Cyrano », que ces deux armes d’élite aient en commun le goût de l’héroïsme tragique. Depuis Azincourt, il est toujours mieux vu sous nos latitudes de perdre avec allure que de gagner à tout prix.

Il n’empêche : qui a déjà assisté à une journée de Camerone, avec ce qu’elle comporte de solennité et de fraternité, d’austérité et d’excès, sait « tout le prix du silence »« tout le prix de la guerre », comme le chantait Michel Sardou – philosophe involontaire, comme souvent. Qui a vu un détachement de la Légion fêter Camerone, au cours d’une opération extérieure un peu difficile, a pu sentir la présence d’une continuité généalogique, familiale, entre les héros de Camerone et ceux qui portent le même képi, avec la même fierté, un siècle et demi plus tard. En ces temps où la seule institution qui tienne encore la route est l’armée, au point que l’école finit par lui déléguer sa mission éducative, et à une époque où le seul exemple réussi de « société francophone multiculturelle prête à défendre les valeurs-de-la-république » porte un béret vert sur la tête, il peut ne pas être inutile de prêter l’oreille au récit de ce combat.

« Garçon, si par hasard, dans ton livre d’histoire, tu tombes sur ce nom : Camerone ! », chantait Jean-Pax Méfret, à l’époque où nous étions encore des têtes blondes. Maintenant, il n’y a plus de livres d’histoire, il n’y a peut-être plus beaucoup de petits garçons non plus, et le nom de Camerone s’enfonce dans les sables du temps, méconnu par la société française, qui serait bien en peine de déposer une bougie ou un ballon sur ce bout de terre des environs de Veracruz, faute de savoir où c’est.

Vive la Légion !


Prise d'armes à Calvi pour le 155e anniversaire de Camerone et pour le saut sur Kolwezi ​en 1978

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https://www.corsenetinfos.corsica/

Rédigé par Jean-Paul-Lottier le Lundi 30 Avril 2018

 

La prise d'armes qui s'est déroulée lundi matin autour de la voie sacrée du Camp Raffalli a marqué le 115e anniversaire du Combat de Camerone mais aussi le 40e anniversaire du saut du 2e REP sur Kolwezi lors de l'opération Bonite

Les honneurs sont rendus au drapeau par les autorités civiles et militaires

Les honneurs sont rendus au drapeau par les autorités civiles et militaires
Cette prise d'armes qui a eu lieu lundi matin au camp Raffalli avait un caractère tout particulier.
Il y avait bien évidemment la commémoration  du Combat de Camerone.
"Il y a 155e , le 30 avril 1863, dans une hacienda du Hameau de Camerone au Mexique, 3 officiers et 62 légionnaires résistèrent pendant toute une journée à plus de 2000 soldats mexicains. Ce combat est devenu un symbole pour toute la Légion étrangère car il est le fondement de l'esprit de combativité et de sacrifice du légionnaire".
Et puis, en ce jour de commémoration, c'était aussi l'occasion pour ce Régiment d'élite qu'est le 2e REP de Calvi de fêter le 40e anniversaire de l'opération Bonite au cours de laquelle nos légionnaires partis de Calvi au mois de Mai 1978  avec à leur tête le Colonel Erulin, allaient sauter sur Kolwezi pour sauver plus de 3000 européens et des centaines de milliers de Zaïrois pris en otage.
Une opération qui pour les légionnaires du 2e REP restera à jamais comme une opération mythique, une opération emblématique  mais aussi comme l'une des plus belles pages de l'histoire opérationnelle du 2e REP.
Lors de cette opération, le 2e REP de Calvi devait perdre 5 de ses hommes morts au combat:  Sergent Chef Daniel, Caporal Arnold, Légionnaire Clément, Caporal Harte, Capotal chef Allioui. Plus d'une vingtaine d'entre eux ont également été blessé.
" En ce jour anniversaire de Camerone, le Régiment a souhaité donc dédier ces commémorations à ceux tombés pour la France à Kolwezi, dont le sacrifice vient en droite ligne de celui des hommes du Capitaine Danjou"
Enfin, pour certains, cette prise d'armes du 30 avril 2018 à Calvi sera la dernière, notamment pour le chef de corps le Colonel Jean de Monicault appelé à d'autres fonctions dès le mois d'août et pour d'autres  mutés et appelés sur d'autres théâtres d'opérations.
Cette journée devait débuter par la traditionnelle messe du souvenir en la Chapelle Saint Michel, suivie de la prise d'armes avec en préambule le passage de deux Mirages 2000 de l'Escadron de chasse Lafayette au-dessus de la voie sacrée où le régiment était rassemblé.
A leur bord, le Capitaine Louis-Henri Blanc, navigateur, a tenu à saluer ses frères légionnaires avec lesquels il a combattu lors de l'Opération Barkhane au Mali en 2015.
Cette prise d'armes rehaussée par la présence de la Musique des Parachutistes de Toulouse ,  était présidée par le Général de corps d'Armée Bernard Barrera, Major général de l'armée de terre, en présence du Général d'armée Benoît Puga, Grand chancelier de la Légion d'honneur, qui était à la tête de sa section de combat à Kolwezi et du Général Patrick Collet, commandant la 11e Brigade Parachutiste.

Hommage aux troupes engagées à Kolwezi et au Colonel Erulin
Accompagnés de Ange Santini, maire de Calvi et de Jérôme Seguy, sous-préfet de Calvi, ils rendaient les honneurs au drapeau, avant que le Général Barrera accompagné du Colonel Jean de Monicault ne passe en revue les troupes.
Dans son ordre du jour, le Général Barrera rappelait qu'en ce 30 avril, partout en France, à l'étranger et sur les théâtres d'opérations la famille Légion fête Camerone.
Il devait ensuite préciser que cette année la Légion mettait à l'honneur médecins, infirmiers, auxiliaires sanitaires militaires toujours en 1re ligne sur les différents théâtres d'opérations, avant de rendre hommage à ceux qui ont payé de leur vie pour la patrie.
Puis il poursuivait:
"Pour le régiment, cette cérémonie de Camerone au camp Raffalli coïncide avec d’autres moments forts de son histoire. L’an dernier le REP fêtait le 50 ème anniversaire de son installation dans cette belle garnison de Calvi, dans cette Corse accueillante, fière et fidèle.
Cette année, le régiment fête le 70 ème anniversaire de la création des légionnaires parachutistes. Il commémore les opérations aéroportées BONITE et SERVAL au Zaïre et au Mali".
Le Major Général de l'Armée de Terre revenait dans le détail sur l'opération de Kolwezi en 1978, soulignant l'engagement des troupes et rendant hommage à celui qui a l'époque était à la tête de ces troupes d'élite: 
"Le colonel Erulin demeure pour nous tous, la figure tutélaire de cette opération. Son portrait et son nom ornent le couloir principal de l’état-major de l’armée de Terre, et avec lui l’image glorieuse du REP et de tous ceux qui ont sauté sur Kolwezi, il y a 40 ans, et dont certains sont parmi nous aujourd'hui ».
Le général Barrera concluait son intervention:
« En cette journée où la Légion honore ses morts et panse ses blessés à travers les combats de Camerone, nous nous inclinons avec respect et reconnaissance sur ceux tombés aux Champs d’Honneur, et nous saluons ceux qui repartent en opération pour défendre la France, et faire honneur « More Majorum » à leur régiment ».


Remise de médailles et de décorations individuelles
Les futurs décorés rejoignaient leur emplacement , au centre de la voie sacrée, précédé par le drapeau du régiment sans sa garde . Les généraux Barrera, Puga et Collet ainsi que le colonel de Monicault remettaient la Medaille militaire à l'Adj/C Olivier Fady, au S/C Grzegory Gawron, au Sergent (TA) Gabriel Farkas, Sergent (TA) Andrei Rusu et au Sergent Jefferson Feltrin Macedo: la médaille de la Défense nationale au capitaine Solveig Perree, Serfgent (TA) Clovis Da Silveira, Sergent Simon Lecostey, Adjudant Krzysztof Bredze, S/C  Nuno Da Sulva Braga, Caporal Attila Spisak, légionnaire 1re classe Kristian Madrid Romero.


Récit de Camerone en présence  des deux militaires d'active qui en 1978 ont sauté sur Kolwezi
Au pied du monument "More Majorum", le  capitaine Humbert, officier adjoint de la 1re Cie déclamait le récit du Combazt de Camerone, entouré des deux derniers militaires d'active a avoir sauté sur Kolwezi en 1978: le Majour Charpentier et le Major Rodet-/Low qui aujourd'hui servent respectivement au 4e RE et à la 13e DBLE.

A l'issue de la prise d'armes, tous étaient invité à prendre place pour assister au défilé des troupes, avant le cocktail au Parc Baumont et l'ouverture de la kermesse qui se poursuivra demain et à laquelle la population et vacanciers sont invités à participer.


La Légion, "pierre angulaire" de la défense française

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https://lemamouth.blogspot.fr/

lundi 30 avril 2018

 


Partout où il y avait aujourd'hui plus d'un légionnaire, Camerone était fêté, partout dans le monde, aujourd'hui. En quelque sorte, il est même vrai de dire que le soleil ne se couche plus sur la Légion, du bureau de recrutement ouvert récemment en Nouvelle-Calédonie, jusqu'au 3e REI qui veille sur le CSG et la forêt vierge, en passant sur le Liban (où le 1er REC a les commandes du GTIA Daman) et l'Afrique (avec le GTIA 13e DBLE) A Aubagne, la Légion a reçu un hommage comme rarement elle en reçoit, avec le discours enflammé d'un Premier Ministre imprégné des valeurs qu'elle défend.

A vrai dire, Edouard Philippe ne pouvait pas commettre de fautes de goût, guidé par un chef de cabinet militaire -le général Benoît Durieux- issu lui-même de la Légion, ce qui s'est noté dans le discours du chef du gouvernement.

Mais c'est Edouard Philippe qui prononçait, et manifestement, le Premier Ministre tenait à ce qu'on se souvienne de son passage, tressant des lauriers aux képis blancs. "Camerone témoigne des plus belles vertus militaires : le courage qui permit à ces hommes de se dépasser et d’entrer dans la légende ; la volonté de faire face et de ne pas subir ; la fidélité à la parole donnée car c’est l’honneur du soldat ; l'esprit de sacrifice enfin, qui pousse les légionnaires à charger à la baïonnette un ennemi trente fois supérieur en nombre, alors qu’ils savent qu’ils vont mourir." (...) La Légion étrangère dit en réalité beaucoup sur la France, sur ses valeurs, sur son armée. Elle dit d’abord qu’il n’est pas de grand destin sans engagement, sans effort, sans éducation, sans volonté, sans idéal. Elle dit aussi qu’il n’est pas de grande réussite sans confiance, sans ouverture, sans capacité à s’adapter aux réalités du monde et aux soubresauts de l’histoire. Elle dit finalement l’importance du collectif, de la discipline, des forces morales et de la profonde dimension humaine dans les grandes aventures. (...)L’évocation de nos morts et de nos blessés m’amène à vous dire combien, face aux défis du monde, sous l’autorité du Président de la République, le Gouvernement est mobilisé pour une France forte et lucide, où la crédibilité militaire que vous incarnez est une pierre angulaire de notre défense et de notre sécurité."

Le PM a aussi évoqué la mémoire de deux légionnaires morts récemment en opérations (1), et les blessures infligées à d'autres, lors de l'attaque de Tombouctou. Rien de larmoyant -comme les légionnaires le déteste- mais une façon de rappeler que dans les bureaux, à Paris, on suit les compte-rendus.

Édouard Philippe a donné deux certificats de naturalisation, décoré quelques légionnaires, mais surtout, s'est immergé dans l'histoire de la Légion, en s'autorisant une longue (52 minutes) visite du musée de tradition, là aussi, une première.

On ignore la suite : les VIP ont été ensuite aspirés à l'abri des regards.

Mes infops et photos sur le twitter @defense137.

(1)  le sergent Anthony Valverde de la 13e DBLE s'est tué à Mayotte et le caporal Bogusz Pochylski du 2e REI a perdu la vie à Bagdad.


CAMERONE 2018

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http://lesouvenirfrancais.comitedeploemeur.over-blog.com/

30 avril 2018

Larmor Plage le 30 avril

Nous étions très nombreux ce matin à répondre à l'invitation de l'Amicale des Anciens de la Légion Etrangère du Morbihan pour commémorer le 155ème anniversaire du combat de Camerone.

Beaucoup de bérets verts, portés à gauche ou à droite, drapeaux des associations patriotiques, un public nombreux : une très belle cérémonie.

Messe en l'église de Larmor Plage

Messe en l'église de Larmor Plage

Messe en l'église de Larmor Plage

Messe en l'église de Larmor Plage

Messe en l'église de Larmor Plage

Déplacement vers le monument aux morts "Place du souvenir" accompagné de la musique des sapeurs-pompiers du Morbihan.

Déplacement vers le monument aux morts "Place du souvenir" accompagné de la musique des sapeurs-pompiers du Morbihan.

Déplacement vers le monument aux morts "Place du souvenir" accompagné de la musique des sapeurs-pompiers du Morbihan.

Déplacement vers le monument aux morts "Place du souvenir" accompagné de la musique des sapeurs-pompiers du Morbihan.

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Cérémonie avec remise de décorations.

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Cérémonie avec remise de décorations.

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Vin d'honneur à la salle des Algues.

Vin d'honneur à la salle des Algues.

Vin d'honneur à la salle des Algues.

Vin d'honneur à la salle des Algues.

Vin d'honneur à la salle des Algues.

Vin d'honneur à la salle des Algues.

Au centre, Erwann notre jeune porte-drapeau qui aujourd'hui était à la musique !

Au centre, Erwann notre jeune porte-drapeau qui aujourd'hui était à la musique !

 Etienne béret noir perdu chez les verts, le Souvenir Français de Ploemeur avec le représentant de Lann-Bihoué

 Etienne béret noir perdu chez les verts, le Souvenir Français de Ploemeur avec le représentant de Lann-Bihoué

Etienne béret noir perdu chez les verts, le Souvenir Français de Ploemeur avec le représentant de Lann-Bihoué


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