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Légionnaire toujours...

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Mot du rédac'chef KB


Mot du rédac'chef KB N° 756

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Pour être un chef...

"C'est une chose d'importance la discipline à la Légion, l'amour du chef, l'obéissance sont de plus pure tradition". C'est avec ces paroles du chant de la 13e DBLE que s'ouvre notre dossier du mois sur l'exercice du commandement à la Légion étrangère.

Commander à la Légion pour tout cadre, officier et sous-officier, implique une connaissance complète du légionnaire. Cela engendre aussi bien des droits, mais surtout des devoirs pour le chef et pour le subordonné. Un principe que l'on mesure à juste titre : ce que l'on demande à ses hommes, on se l'impose à soi-même. La discipline à la Légion est rigoureuse et stricte, car la Légion regroupe une multitude de nationalités, des étrangers de divers horizons dont il faut réussir l'amalgame par l'apprentissage de la vie en collectivité, de la langue française et les règles d'organisation propres à la Légion étrangère. Honneur et fidélité, rigueur dans l'exécution, goût du travail bien fait, sérieux, tenue, disponibilité, abnégation, bravoure et don de soi... On demande énormément au légionnaire. L'officier français doit donc être un exemple pour ses subordonnés, un référent s'il veut gagner leur confiance. Il devra aussi, au-delà de la formation et de la connaissance de ses légionnaires, se montrer exemplaire et impartial dans son style de commandement.

Il est écrit dans l'article 3 du code d'honneur du légionnaire : "Respectueux des traditions, attaché à tes chefs, la discipline et la camaraderie sont ta force, le courage et la loyauté tes vertus". Le légionnaire a pour l'officier une vive reconnaissance, c'est un modèle à suivre. Il a pour lui un dévouement sans limite et un attachement presque filial. En commandant avec justesse et équité, en gagnant la confiance des légionnaires et en entretenant une cohésion forte, on peut tout demander aux légionnaires. C'est ce qui fait la force de la Légion étrangère en opération comme dans la vie au quartier.

Bonne lecture à tous.


Mot du rédac'chef KB N° 755

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Camerone, la légende...

Le 30 avril 1863, 65 hommes, officiers et légionnaires, ont résisté à 2 000 Mexicains, jusqu'au dernier, au nom du devoir, par respect de la parole donnée. Le 30 avril 2013, jour pour jour, la Légion étrangère a célébré en France et au Mexique le 150e anniversaire de ce combat légendaire, pour se souvenir ensemble, jeunes et anciens du courage et de l'héroïsme des légionnaires. Dans tous les régiments de Légion, en opération au Mali, en Afghanistan, en Afrique, partout où des légionnaires sont déployés, tous ont célébré en communion le combat de Camerone pour rendre hommage à leurs morts.

Les cérémonies ont été à la hauteur de l'évènement, à la Maison mère avec la présence des détachements, des chefs de corps, des gardes aux emblèmes des 11 unités de Légion réunies, et de presque tous les anciens généraux ayant commandé la Légion étrangère. La remontée de la Voix sacrée avec le général d'armée (2s) Michel Guignon, entouré de l'adjudant (er) Bethold Vossler et du caporal-chef Sully Laplagne étaient un moment d'émotion intense. Suivait le défilé des troupes, avec à leur tête, le général de division Christophe de Saint Chamas, COM.LE, devant un public ravi. Au même moment, au Mexique à Huatusco, un mausolée était dédié au sous-lieutenant Clément Maudet, signe de réconciliation entre nos deux pays. Tout un symbole. Puis, le 3e REI défilait dans les rues de Camaron de Tejeda... À Aubagne, le nouveau musée de la Légion étrangère a également été inauguré pour l'occasion, en présence du ministre de la Défense. Documentaires, émissions spéciales, couverture en direct sur une chaîne de télévision, un CD de musique de la MLE "Héros" magnifique, et un hors-série de KB "La Légion en images" réclamés à la kermesse... Ce fut un grand Camerone. Et le mérite en revient aux légionnaires. Ils ont montré à nouveau aujourd'hui qu'ils sont dignes de leurs anciens.

Bonne lecture à tous.


Mot du rédac'chef KB N° 754

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Camerone, 150 ans...

À la fin de la guerre d'Algérie, le 26 octobre 1962, le monument aux Morts à Sidi Bel Abbès est démonté, puis reconstruit à Aubagne. Les légionnaires accomplissent alors un travail colossal dans le nouveau quartier du 1er Étranger. Ainsi, le monument est à nouveau érigé le 30 avril 1963, à l'occasion des cérémonies du centenaire du combat de Camerone, soulignant le nouveau départ que prenait la Légion étrangère dont ses unités étaient redéployées en métropole et en outre-mer.

Puis, un autre symbole sort de terre le 30 avril 1966, il s'agit du musée de la Légion, héritier de la salle d'honneur du 1er RE créée en 1892 à Sidi-bel-Abbès, dont la première dalle avait été posée en 1964 par Pierre Messmer, ministre des Armées.

Aujourd'hui, cet édifice prestigieux revoit le jour pour le cent cinquantenaire du combat de Camerone, avec l'inauguration de son extension, devenant ainsi le nouveau musée de la Légion.

Ce 150e anniversaire de Camerone est également marqué à la Maison mère par la présence de 11 groupements et détachements de Légion, avec à leur tête, les chefs de corps accompagnés des gardes aux drapeaux, étendards et fanions.

Trois figures de la Légion sont aussi mises à l'honneur pour remonter la voix sacrée : le général d'armée (2s) Michel Guignon, porteur de la main du capitaine Danjou, accompagné de l'adjudant (er) Berthod Vossler et du caporal-chef Sully Laplagne du 2e REI.

L'histoire de la Légion étrangère continue, avançant à son rythme immuable et légendaire, façonnée par les képis blancs.

Bonne lecture à tous.


Mot du rédac'chef KB N° 753

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Une aventure humaine...

Képi blanc continue de vous livrer l'actualité de la Légion étrangère, au plus près de l'opérationnel et des activités des unités. L'engagement au Mali se poursuit avec le 2e REP, dans le cadre de l'opération Serval.

Ce mois-ci, notre dossier est consacré au dispositif Harpie au 3e Régiment étranger d'infanterie, mission dévolue à la lutte contre l'orpaillage en Guyane. Cette mission a été lancée en 2008, pour laquelle plus de 1 000 militaires sont susceptibles d'être mobilisés, dont en permanence 350 militaires des Forces Armées en Guyane (FAG). L'objectif de Harpie est de harceler les flux logistiques et le ravitaillement de ces réseaux crapuleux. Les légionnaires du 3e REI ont pris une part importante à cette mission en contribuant à de nombreuses opérations sur le territoire guyanais. Elles ont abouti à une baisse de l'activité illégale des chercheurs d'or clandestins, malgré des distances importantes à couvrir avec plus de 85 000 km2 de jungle. À cela s'ajoute un environnement difficile et 1 200 km de frontières entre le Brésil et le Suriname. Depuis 2008, le nombre de ces opérations est passé de 400 environ à plus de 4 000 en 2012. La mission Harpie demeure dangereuse pour les FAG, comme l'a rappelée l'embuscade de juin 2012 qui a causé la mort de deux militaires du 9e RIMa.

Vous découvrirez dans ce numéro d'avril, en seconde page de couverture la toute nouvelle publication de Képi blanc, "La Légion étrangère en images 2013", un ouvrage photos présentant la Légion actuelle et les hommes qui la composent, le légionnaire, cet étranger volontaire, avec en toile de fond ; le thème du 150e anniversaire du combat de Camerone : "Légionnaire, un nouveau départ". Ce livre célèbre l'année Camerone, à travers l'esprit de ce combat légendaire et les valeurs fédératrices de la Légion étrangère, dégageant cette image immuable que l'engagement du légionnaire est une aventure humaine hors du commun.

Bonne lecture à tous.


Mot du rédac'chef KB N° 752

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La mission est sacrée...

Le 19 février, le sergent-chef Harold Vormezeele du 2e Régiment étranger étranger de parachutistes a été mortellement blessé dans l'accomplissement de sa mission au Mali. La Nation et la communauté légionnaire lui ont rendu un dernier hommage à sa mémoire, le 22 février aux Invalides à Paris. Sa disparition nous rappelle à tous, notre engagement de soldat et en particulier l'article 6 du code d'honneur du légionnaire : "La mission est sacrée, tu l'exécutes jusqu'au bout et, s'il le faut, en opérations, au péril de ta vie".

Depuis le 11 janvier dernier, l'opération Serval, en référence à un félin africain, est menée au Mali par l'Armée française, à la demande du gouvernement malien. Cette intervention militaire a pour but de soutenir les troupes maliennes afin de repousser les groupes armés islamistes qui ont pris le contrôle de l'Azawad, la partie nord du pays. Dans ce contexte, deux régiments de la Légion étrangère ont participé aux opérations : les légionnaires du 3e escadron du 1er REC ont été engagés mi-janvier, avec des blindés légers sur Sagaie, rejoints par 200 légionnaires de la 2e compagnie du 2e REP, d'alerte TAP (troupes aéroportées). Accompagnés d'un état-major tactique aux ordres du colonel Desmeulles, chef de corps du 2e REP, ils ont été largués au nord de la ville sainte de Tombouctou dans la nuit du 27 au 28 janvier, en un seul passage avec cinq avions.

En parallèle, la colonne de blindés de l'escadron du Rif, venue du sud, par Bamako, participe à la prise de Gao le 25 janvier, a sécurisé l'aéroport de Tombouctou et les abords de la cité touareg, mondialement connue pour ses mausolées.

Mission réussie pour nos deux unités de Légion jusqu'à la prise de Kidal le 30 janvier. Les légionnaires ont à nouveau démontré leur savoir-faire, chacun dans son domaine de spécialité. Leur disponibilité et le niveau de préparation opérationnelle a concouru à cette réussite. L'expérience a également compté, la Légion étrangère connaissant bien la terre africaine pour y avoir mené de nombreuses opérations depuis les années 70, avec des interventions successives notamment au Zaïre, en République Centrafricaine, au Tchad, et en Côte d'Ivoire.

L'actualité étant la priorité, Képi blanc consacre donc son dossier du mois à l'opération Serval au Mali, avec des photos inédites. La rédaction remercie à ce titre, le journaliste Sébastien Dufour pour la qualité de ses clichés. Le dossier initialement prévu sur le dispositif Harpie au 3e REI en Guyane, est reporté au prochain numéro.

Profitez dès à présent du bulletin d'inscription joint dans le magazine afin d'obtenir vos invitations à l'occasion du 150e anniversaire du Combat de Camerone à Aubagne qui revêt cette année un caractère tout particulier, avec une représentation significative des régiments et une place d'armes couverte de képis blancs...

Bonne lecture à tous.


Mot du rédac'chef KB N° 751

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À la Légion étrangère, le chant est une tradition séculière qui perdure depuis ses origines Il a toujours joué un rôle fédérateur, à la fois social et culturel, dans l'entretien de la cohésion et dans l'apprentissage du Français au profit des légionnaires. Quelque soit le niveau de grade, le chant se transmet par les anciens aux plus jeunes.

À chaque époque correspond des chants spécifiques, puis les régiments et les unités ont adopté leurs propres morceaux. On trouve généralement deux grands types de chants à la Légion : les chants "de tradition" exprimant l'attachement à l'Institution et faisant référence à différentes campagnes, chargés de contribuer à la cohésion ; et les chants de "marche" ou de "bivouac" des unités, destinés à la distraction.

Le chant tient donc une place considérable dans la vie du légionnaire. Il est symbole de cohésion, car il réunit les légionnaires, actifs et anciens, en un même esprit de solidarité. Chacun reconnaît son chant section ou son chant régimentaire ou se remémore le chant de popote qui rassemblait tout le monde lors d'une mission ou d'une veillée.

À travers leurs paroles, les chants contribuent au mythe de la Légion pour sa part de prestige et de gloire. Certains sont même devenus célèbres auprès du grand public et du monde militaire, à l'exemple de "Tiens, voilà du boudin".

Du combat de Camerone aux conflits les plus récents, en passant par les deux conflits mondiaux, et les guerres d'Indochine et d'Algérie, toutes les générations de légionnaires ont chanté leur honneur et leur fi délité à l'Institution, le sacrifice de leurs anciens, leur attachement à leur régiment ou leur compagnie ou plus légèrement à "une femme qu'on adorait" ou au vin de Puyloubier...

C'est ainsi que s'est créé à travers le temps un carnet de chants Légion riche et diversifié, toujours actualisé aujourd'hui, et vivant au sein des régiments...

Ce patrimoine précieux et envié doit être entretenu avec fierté, et il nous appartient à tous de le transmettre.

Après la revue des activités de Noël dans les unités, Képi blanc consacre ce mois-ci un dossier spécial au chant à la Légion étrangère.

Bonne lecture à tous.


Mot du rédac'chef KB N° 750

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En famille...

À la Légion étrangère, Noël est la fête de famille par excellence. Quelques jours précédents la nuit de Noël, les légionnaires se retrouvent autour de challenges sportifs où chacun donne le meilleur de lui-même pour faire triompher sa compagnie dans un esprit d’émulation plutôt que de compétition.
Le 24 au soir, officiers, sous-officiers et légionnaires se rassemblent dans les régiments autour de crèches, de cadeaux, de chants, de sketches et d’un repas pris en commun. Là, Noël dépasse le cadre religieux car la diversité des origines des légionnaires enrichit fortement ce moment de volonté de paix. Noël est alors fêté avec ferveur et enthousiasme. Aux quatre coins du monde, partout où une unité Légion est présente, cadres et légionnaires communient ensemble pour célébrer cet instant précieux et faire une pause solennelle, offrant à chacun un répit bien mérité avant de commencer une nouvelle année.
Souvent loin de chez lui, de sa “famille de sang”, quand elle existe encore, le képi blanc s’offre autour de ses chefs, et avec ses camarades, un peu de cette chaleur familiale laissée derrière lui. Lors de cette veillée de Noël, Monsieur légionnaire, festoie, chante, s’amuse, reçoit et offre des cadeaux, au sein de sa “famille de cœur”, cette “famille d’adoption” avec laquelle il partage tout, le meilleur comme le pire.
La Légion étrangère possède cette capacité à maintenir une forte cohésion, un esprit de corps bien marqué. Cette “force morale”, c’est bien l’âme de la Légion étrangère, une communauté vivante d’hommes dans laquelle chacun a sa place. La Légion est une grande famille qui n’oublie jamais les siens, ni au combat, ni dans la vie.
À ces valeurs fédératrices, s’ajoute l’esprit de solidarité, incarné par le Foyer d’entraide de la Légion étrangère (FELE), au profit des actifs comme des anciens, et de leurs familles. Le dossier du mois que nous vous proposons est consacré aux acteurs et aux actions de cette solidarité légionnaire.

Pour ce 750e numéro de KB, la rédaction a préparé un supplément pour l’occasion, un cahier spécial de 8 pages retraçant l’aventure de notre chère revue. Faites le compte, Képi blanc a 65 ans révolus. Cela aussi, çà se fête dignement…

Toute l’équipe de Képi blanc vous souhaite de bonnes fêtes et vous présente ses meilleurs vœux pour 2013.


Bonne lecture à tous.


Mot du rédac'chef KB N° 749

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L'armée et la Nation... La Légion bien dans ses garnisons...

2012 est une année particulière pour la Légion étrangère. Notamment pour la Maison mère, puisque le 1er Étranger célèbre à Aubagne, le 50e anniversaire de sa présence au coeur du pays de Marcel Pagnol.

En 1962, la Légion quittait son berceau algérien et Sidi Bel Abbès pour prendre un nouveau départ avec son redéploiement en métropole et dans quelques territoires d'Outre-Mer. Cette "mutation" connaît depuis un franc succès partout où les unités de Légion se sont installées, tissant de forts liens avec les autorités civiles et les populations locales. Cet échange mutuel et partagé se renouvelle chaque année, d'une manière bien visible, au travers des diverses manifestations réunissant militaires et citoyens, telles que les cérémonies de Camerone dans les garnisons ou encore les défi lés du 14 Juillet à Paris ou en province. Dans ces moments de communion, la Légion soulève régulièrement l'enthousiasme et la curiosité des foules.

Les récentes cérémonies du 11 Novembre, devenues journée d'hommage à tous les "Morts pour la France", ont été une nouvelle fois l'occasion de montrer les liens étroits qui existent entre les Français et leur Légion.

Une réalité : des légionnaires qui se sentent bien dans leurs garnisons, des contacts entretenus à tous les niveaux, rencontres culturelles et sportives, sociales et professionnelles... Prenons également quelques exemples récents : le succès de l'exposition "Regards de légionnaires" ou encore les "Assises des Petites villes de France" à Castelnaudary. Plus en arrière, souvenons-nous aussi qu'en décembre 1999, le légionnaire de 1re classe Nemcok disparaissait, mortellement blessé lors de la chute d'un arbre alors qu'il effectuait des opérations de bucheronnage dans le cadre du déclenchement du plan ORSEC. En ces moments douloureux, le Président Jacques Chirac écrivit à son chef de corps : "Je viens d'apprendre la mort en Haute-Vienne du légionnaire Nemcok, dans l'accomplissement d'une mission de solidarité nationale exigeante et difficile, au service de nos compatriotes victimes des intempéries. Je tiens à vous dire que je partage votre émotion et votre tristesse dans ce deuil tragique qui frappe votre régiment, toute la communauté légionnaire et l'ensemble des armées françaises. En mon nom, et au nom de tous les Français, je vous adresse, Mon colonel, l'expression de mes sentiments très attristés".

La Légion étrangère a toujours été un acteur, au travers de cet esprit de solidarité, de ses actions, de son identité et de son esprit de corps qui continue à concourir au mythe de Monsieur légionnaire. Aujourd'hui, comme hier et encore plus demain, on ne cesse de parler de la Légion étrangère. Les médias demeurent friands de son épopée, les productions littéraires restent abondantes et les candidats se pressent toujours aussi nombreux à l'engagement.

La Légion étrangère traverse le temps, s'adaptant et maîtrisant contraintes et objectifs, éternellement...


Mot du rédac'chef KB N° 748

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"Aux légionnaires..."

"Y a des avocats, des médecins
Des juges, des marquis, des roussins,
D'anciens notaires,
Mêm' des curés qui sans façon
Baptisent le bon Dieu d'sacrés noms
Aux légionnaires".

Chaque jour, des candidats se présentent au centre de sélection et d'incorporation de la Légion étrangère à Aubagne. Présélectionnés dans les divers postes de recrutement et d'information de la Légion disséminés dans l'hexagone, ils arrivent de tous les horizons, avec des motivations différentes. Certains ont voyagé depuis plusieurs semaines pour se présenter comme candidats à l'engagement. Ils ont décidé de tourner une page de leur vie pour en commencer une autre, ou recherchent l'action, l'aventure ou encore veulent sortir d'une situation individuelle difficile. Tout ce qu'ils possèdent tient souvent dans un simple sac à dos. Américains, Européens, Slaves, Asiatiques, Africains, Orientaux, toutes les origines sont représentées dans ce vivier humain diversifié et jeune. Avec quelques 150 nationalités représentées, la Légion recrute chaque année plus de 800 hommes parmi les 10 000 candidats qui se présentent en moyenne.

À la Légion, la sélection est rigoureuse, tests physiques, psychotechniques, médicaux, entretiens de motivation et de personnalité... Un candidat sur huit seulement réussit les sélections avant de signer son contrat d'engagement qui fera de lui un légionnaire à l'issue de son instruction initiale au 4e Régiment étranger à Castelnaudary.

La Légion étrangère, troupe combattante interarmes encadrée par des officiers français, est composée de sous-officiers et de militaires du rang servant à titre étranger. Tous ces volontaires sont liés au service par un contrat d'engagement. Ils souscrivent le premier en qualité de légionnaire pour une durée de cinq ans.

Dotée d'une force morale unique, d'un esprit de corps et de traditions séculaires, jeune, disponible, sportive, dynamique et polyvalente, la Légion d'aujourd'hui est un outil d'action moderne destiné à servir dans des engagements opérationnels de tout type, en tous lieux et à tous moments.

Notre dossier du mois est ainsi consacré au recrutement à la Légion, avec une présentation complète du Groupement de recrutement de la Légion étrangère (GRLE).

Depuis 1831, la Légion étrangère constitue le volet militaire de la tradition d'accueil et d'intégration de la France. Autorisée à recruter des étrangers, la Légion a su faire vivre, rendre homogène et souder une mosaïque humaine très variée. Plus de 35 000 légionnaires, étrangers au service de la France, ont donné leur vie pour leur patrie d'adoption.


Mot du rédac'chef KB N° 747

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"Les fortes têtes..."

"Et le temps passera... Ces hommes, anonymes sous le képi blanc, continueront de défiler majestueusement et de se battre comme ils l'ont toujours fait, relevés par d'autres hommes au même képi blanc, ayant toujours dans les yeux le reflet de cette foi intérieure qui ennoblit la Légion...", confiait le maréchal Juin en parlant des légionnaires. C'est bien cet esprit de corps, ses origines et ses traditions, ses règles propres qui font la force de la Légion étrangère, avec les hommes qui la composent, de par la richesse de leur diversité et de leur engagement volontaire.

Nous commençons cette rentrée 2012 à Castelnaudary, au 4e RE, là où l'on forme le légionnaire. Ces jeunes étrangers ont fait le choix de prendre un nouveau départ en s'engageant dans les rangs de la Légion. En coiffant le képi blanc, ils entrent dans la grande famille Légion. Notre dossier du mois est ainsi consacré à la formation au 4e Étranger, régiment école immuable qui forme depuis des décennies les légionnaires, les caporaux, les sergents, la majorité des spécialistes, sans oublier la FG2 du BSTAT.

Au-delà du 14 Juillet, l'actualité démontre à nouveau que la Légion est partout, ou presque :

Fin août, une délégation de la Maison mère et du 2e REI était invitée sur le port de Saint-Tropez, par la célèbre brasserie Sénéquier dans le cadre d'une opération de relations publiques particulièrement appréciée.

Sur le plan opérationnel, les 1er et 2e REG sont déployés en Afghanistan et au Liban. Soulignons également que dans le cadre de l'alerte Guépard, le 1er REG et la 13e DBLE ont projeté un groupe spécialisé dans la fourniture d'énergie électrique en Jordanie depuis août dernier, au profit des réfugiés syriens.

Pour finir, soulignons le franc succès du dernier ouvrage réalisé par la rédaction de Képi blanc, "Les plus belles photos de la Légion étrangère en 2012", paru à l'occasion des cérémonies du 14 Juillet, aussi bien en interne au sein de la communauté légionnaire qu'auprès du grand public.

Nous invitons nos chers amis lecteurs à découvrir ce hors série inédit en deuxième de couverture, présentant la Légion d'aujourd'hui toute en images.

L'intérêt que suscite la Légion ne faiblit donc pas. Les "fortes têtes" continuent à faire parler d'elles et cette constance dure depuis 1831...


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