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2010


Falco : 75.000 vétérans des opérations extérieures 03112010

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vont bénéficier de la carte d'ancien combattant


Publié le 03/11/2010

Le Point.fr : La France va reconnaître prochainement la qualité d'anciens combattants à tous les soldats ayant servi en opérations extérieures (Opex). Pourquoi cette mesure ?

Hubert Falco : Elle était réclamée depuis vingt ans ! Jusqu'à présent, les critères permettant d'obtenir la qualification de combattant exigeaient que le soldat concerné ait été directement confronté à un ennemi, les armes à la main. C'était sûrement valable pour celle que nous appelons la "première génération du feu" qui a combattu durant la Première Guerre mondiale, pour la seconde qui a connu la Deuxième Guerre mondiale et pour la troisième qui a vécu les conflits indochinois et algérien. Aujourd'hui, on est entré dans une nouvelle définition de la génération du feu : nos soldats sont des soldats de la paix. Ils combattent, mais sur les territoires sur lesquels ils sont engagés, ils ont aussi à conduire des missions de surveillance ou de maintien de la paix. Nous avons aujourd'hui 10.000 militaires en Opex. Ils ne se battent pas en permanence contre l'ennemi. En Afghanistan, au Liban ou ailleurs, ils maintiennent la vigilance, ils luttent contre le terrorisme. À terre ou en mer, ces soldats sont des combattants au même titre que ceux des guerres mondiales.

Qu'est-ce qui a motivé votre décision ?

Nous devions réparer des injustices. Par exemple, tous nos militaires ayant participé à la guerre du Golfe lors de l'opération Daguet (1990-1991) n'étaient pas reconnus comme des combattants. Dorénavant, ils pourront tous bénéficier de la carte du combattant, à la condition qu'ils en fassent la demande. Ils recevront donc la retraite du combattant à partir de 65 ans. Ce n'est pas une somme extraordinaire puisqu'il s'agit de 589,95 euros par an. Mais elle n'est pas symbolique, et 50 euros par mois, ce n'est pas rien. Avec la carte de combattant, ils peuvent bénéficier des maisons de retraite et de toute l'action sociale de l'Onac (Office national des anciens combattants). Mais ils attendaient surtout la reconnaissance de leur statut, et c'est bien normal. Ces hommes et femmes valeureux se sont battus pour le drapeau, se sont engagés pour des valeurs. Ils sont susceptibles de mourir pour elles, il est juste de les reconnaître pour ce qu'ils sont : des anciens combattants. Ils sont 75.000 dans cette situation, et disposeront de la carte d'ancien combattant s'ils ont participé à une Opex pendant quatre-vingt-dix jours.

Quel est le calendrier de mise en place ?

Le décret est déjà passé par le Conseil d'État. Le ministre de la Défense Hervé Morin et moi-même l'avons paraphé et il se trouve aujourd'hui à la signature du ministre du Budget François Baroin. Je dois souligner qu'il m'a vivement soutenu et que la publication au Journal officiel interviendra dans les jours qui viennent. Les services historiques de la défense seront ensuite garants de l'objectivité des attributions.

Colmar: Kiprotich devant Joncheray 07112010

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le 07/11/2010

Le légionnaire français d'origine kényane, Abraham Kiprotich a remporté les 10km de la 26e edition des Courses-DNA de Colmar, hier matin. Kiprotich s'est imposé de peu (30'04 contre 30'06) devant Pierre Joncheray (Ana). L'Alsacien remporte au passage le titre de champion régional du 10km route. Plus loin derrière ce duo intouchable, on retrouve le Huninguois David Eckes, Samir Baala, Maxime Génevé et Mounir Acherki. Malgré la pluie battante, ce rendez-vous a une fois de plus été un succès populaire avec plus de 900 concurrents rien que pour le 10km.

L'Amicale des anciens de la Première armée française Rhin et Danube est en deuil 07112010

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Edition du 07 11 2010

M. François-Xavier Alos Vicens est décédé à l'âge de 96 ans. Il a incorporé la Légion Etrangère le 8 octobre 1937, puis la 5e DB Combat command

L'Amicale des anciens de la Première armée française Rhin et Danube de l'Aude est en deuil
M. François-Xavier Alos Vicens est décédé à l'âge de 96 ans. Il a incorporé la Légion étrangère le 8 octobre 1937, puis la 5e DB Combat commande n° 52 Escadron 1er et a suivi plusieurs campagnes: Afrique du Nord, débarquement en Provence, Libération métropole, Alsace, Allemagne, Autriche. Après le 8-Mai, actions de police et rétablissement de l'ordre à Constantine. François-Xavier était brigadier-chef et a obtenu la Croix de guerre 39-45, la médaille combattant volontaire, croix du combattant, médaille commémorative 39-45, la médaille des engagés volontaires. Une messe sera célébrée lundi 8 novembre à 10h30 à Notre-Dame des Champs à Narbonne. L'Amicale présente ses sincères condoléances à sa famille et ses proches.


Décès du général Jean Compagnon, héros de la Libération 05112010

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Défense vendredi 05 novembre 2010

 

Le Général Jean Compagnon, né le 26 octobre 1916 à Saint-Germain-en Laye, est décédé ce vendredi. Après avoir combattu en Lorraine en 1940, Jean Compagnon est affecté à l'état-major du général Leclerc, à la 2e DB, en janvier 1944, avec laquelle il participe à la bataille de Normandie et à la libération de Paris. En novembre 1944, il prend le commandement d'un escadron de chars du 12e Régiment de Cuirassiers. Ses chars entrent les premiers à Strasbourg et se battent devant le pont de Kehl le 23 novembre 1944. Blessé en Alsace, en janvier 1945, convalescent, il reprend le commandement de la 3e compagnie de chars du 501e RCC le 23 avril 1945, avec laquelle il termine la guerre en livrant, le 4 mai 1945, le dernier combat de la 2e DB à Inzell devant Berchtesgaden. Correspondant à Ouest France Jean Compagnon part ensuite pour l'Indochine. Blessé, il est rapatrié en métropole où il va poursuivre une brillante carrière d'officier d'état-major qui le vit commander les forces française en Allemagne, la 11e division parachutiste ou devenir gouverneur militaire de Paris. Homme de lettres, correspondant « défense » au journal Ouest-France en 1980, membre de l’Académie des sciences d'outre-mer, le général Compagnon a notamment écrit les Plages du débarquement (éditions Ouest-France) en 1978 et 6 juin 1944 - Débarquement en Normandie, Victoire stratégique de la guerre. Outre ses activités littéraires ou médiatiques, depuis sa retraite militaire, il est fréquemment appelé par des municipalités, des universités, des lycées et collèges, pour parler à des jeunes sur les événements qu’il a vécu et décrit dans de nombreux articles de journaux et revues (Revue historique des armées, Ouest-France, Le Soir, Spectacle du Monde, etc.). Il commente des expositions sur la guerre et la Résistance à la demande de professeurs d’histoire. Il accompagne et anime des visites sur les champs de bataille et les plages de Normandie.

Décès de Jean Compagnon, 06112010

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l’un des derniers officiers survivants de la 2e DB

Publié le 06/11/2010

Le général Jean Compagnon, l’un des tout derniers officiers survivants de la 2e DB, qui a libéré Paris et Strasbourg en 1944, est décédé jeudi à Paris à l’âge de 94 ans, a annoncé samedi sa famille dans le carnet du Figaro.
Né le 26 octobre 1916 à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), sorti de Saint-Cyr en 1936 et versé dans l’arme blindée et cavalerie, Jean Compagnon est blessé en juin 1940 dans les rangs du 4e régiment de hussards.
Muté en Afrique du Nord, il est affecté au 1er régiment étranger de cavalerie (REC, Légion étrangère) au Maroc en novembre 1940 et participe à la campagne de Tunisie de décembre 1942 à mars 1943.
Affecté à l’état-major du général Leclerc à la 2e DB en janvier 1944, le capitaine Compagnon participe à la bataille de Normandie et à la libération de Paris. En novembre 1944, il commande un escadron de chars du 12e Régiment de cuirassiers.
Ses chars entrent les premiers à Strasbourg en novembre 1944. Blessé en Alsace en janvier 1945, il reprend le commandement de la 3e compagnie de chars du 501e régiment de chars de combat en avril 1945, avec laquelle il termine la guerre en livrant, le 4 mai 1945, le dernier combat de la 2e DB près du nid d’aigle de Hitler à Berchtesgaden.
Volontaire pour l’Indochine avec la 2e DB, Jean Compagnon est de nouveau blessé en 1946 lors du débarquement d’Haïphong.
En Algérie, il commande le 1er régiment de hussards parachutistes (RHP) de 1958 à 1960. L’avis de décès publié par sa famille samedi annonce qu’"à la demande du défunt, les prières associeront la mémoire des amis ou ennemis morts de son fait» durant la guerre d’Algérie.
Instructeur à l’Ecole de guerre, il est ensuite notamment attaché militaire à Washington, puis chef d’état-major des forces françaises en Allemagne avant de terminer sa carrière comme gouverneur de la région militaire de Rennes. Il avait quitté le service actif en 1976 avec les quatre étoiles de général de corps d’armée.
Auteur de deux livres sur le débarquement de juin 1944 et sur «Le général Leclerc, maréchal de France», le général Compagnon était notamment grand’croix de la Légion d’honneur et de l’ordre national du Mérite, Croix de guerre 1939-1945 avec 11 citations, et titulaire de la médaille américaine Legion of Merit.
Père de sept enfants, veuf d’une ancienne déportée belge, il s’était remarié avec la veuve d’un lieutenant parachutiste mort en Algérie en septembre 1960.

AFP


Gabriel Robu, artiste et légionnaire 04112010

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Publié le 04/11/2010

Gabriel Robu

Gabriel Robu présente, ici, « Renaissance »./Photo DDM, Gladys

Caporal-chef au 4e régiment étranger chaurien, Gabriel Robu est également un sculpteur de talent qui travaille aussi bien la pierre que le bois.

Sous l'uniforme du légionnaire, un véritable artiste. Quand il manie la gouge, le ciseau, le caporal-chef Gabriel Robu, le soldat, laisse la place à un sculpteur de talent. S'il travaille indifféremment le bois ou la pierre, c'est vers l'olivier que va sa préférence, l'olivier une essence qu'il compare volontiers à celles précieuses que sont l'ébène ou le cocobolo. « Plus complexe que le marbre, il faut l'attaquer millimètre par millimètre, il est si complexe, dur comme de la pierre, qu'il éclate facilement ». C'est en Roumanie que Gabriel Robu a appris à tailler, à sculpter les matières, d'un père artisan qui était à la fois ferronnier, ébéniste et sculpteur dans l'atelier familial spécialisé dans la restauration des pièces d'église. L'olivier y était rare et cher et c'est seulement sous la houlette du père que l'on avait le droit d'y toucher.

Ses œuvres sont pensées. « Je pars toujours d'une esquisse », explique-t-il. Il s'attaque ensuite à la matière brute, en dégage le bois pourri et mets à nu l'essence. Qui mène ensuite la danse, du bois ou de l'artiste ? Il pense que c'est lui. « J'en connais bien les veinures », dit-il. Nous pensons, nous, que sous ses mains, la matière prend vie. Qu'importe au fond ?

Le résultat est saisissant. « Tout est fait à la main. Je n'utilise pas de ponceuse ou autre machine », est-il fier de dire. La précision est inutile tant le rendu est précis, fouillé. Il a consacré jusqu'à deux ans de week-ends et de vacances pour réaliser certaines pièces et en service a travaillé aussi sur commande pour la légion étrangère, riche de ses soldats de toutes nationalités, dont certains sont de véritables artistes. Pour cette œuvre, exposée à Aubagne, le thème en était imposé : la musique. La clé de Sol la symbolise, le dos aux courbes féminines la suggère. « Dans la légion, nous chantons Eugénie, qui fut l'épouse de Napoléon 3 », explique-t-il. Regardez de dos la sculpture et vous y verrez, la silhouette tout en délicatesse d'une sirène qui vous évoquera les chants envoûtants qui tourmentaient Ulysse. Pour le reste, Gabriel Robu n'impose rien et s'il a choisi l'abstrait, c'est pour mieux partager avec ceux qui ont le bonheur d'admirer son travail. « Renaissance », c'est la flamme de la légion qui émerge des flammes, semblable au Phœnix qui renaît de ses cendres, c'est l'aigle, c'est le pied du dragon qui écrase le diable… « Nous avons un chant, « Le Diable marche avec moi », confie le légionnaire. Mais les muses l'inspirent.

Dans quelques jours, l'artiste reviendra à la vie civile. Il doit travailler au Père Lachaise, pour les Cimetières de Paris où il restaurera les œuvres d'art qu'ils contiennent. Mais continuera à créer et exposer…

Pour en voir davantage : http://gopco.livegalerie.com/

Plus de 100 œuvres

Des milliers d'heures de travail… Quand on aime, on ne compte pas. Jusqu'en 2006, Gabriel Robu sculptait jusqu'à douze, quatorze œuvres par an. Victime d'un grave accident alors qu'il était au régiment de Calvi, à l'occasion d'un saut en parachute, il a un peu levé le pied et n'en crée désormais que quatre à cinq mais avec toujours autant de talent.


Les familles de militaires à la loupe de la sociologie 29102010

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Publié le 29/10/2010

Photo d'illustration © Sipa

C'est un rapport fort utile qu'ont livré à la direction des ressources humaines du ministère de la Défense la sociologue Carine Le Page et le statisticien Jérôme Bensoussan. Titré Les militaires et leur famille, ce copieux document de 172 pages visite en profondeur un aspect mal connu de ce groupe social qui fait encore, par bien des aspects, figure d'énigme. Bourrée de statistiques, de tableaux et de chiffres, cette étude, qui doit être publiée la semaine prochaine, s'intéresse successivement à la situation conjugale des militaires, à leurs enfants et aux modes de garde qui leur sont réservés. Les structures familiales dans lesquelles vivent les militaires sont également étudiées, leurs conjoints sont passés à la loupe et leurs logements au microscope. Sans oublier leurs ressources, leurs diplômes et leur origine familiale. Bref, une somme !

La première leçon que l'on peut tirer de la lecture du document, c'est que les militaires sont très largement des Français comme les autres, et se différencient pour l'essentiel par leur âge (60 % ont moins de 35 ans) et leur sexe (85 % sont des hommes). Leur vie familiale est sans surprise : 75 % vivent en couple, mais ce chiffre monte à 85 % après 35 ans. Rien de surprenant non plus dans le mode de relation du couple : 70 % des jeunes militaires vivent en concubinage et à partir de 30 ans, 66 % des couples sont mariés. À partir de 45 ans, plus de 90 % des hommes militaires et 80 % des femmes sont parents. À en croire l'étude, les couples sont majoritairement stables : "Le modèle familial dominant est composé des deux conjoints et de leurs enfants (65 %), vient ensuite celui restreint au couple (26 %). Les autres formes familiales composées soit d'un seul parent et de ses enfants (3 %), soit d'un couple avec des enfants issus d'une précédente union (6 %) sont largement minoritaires."

Les divorces en augmentation

La jeunesse des militaires est une composante imposante de leur statut familial, qui évolue avec l'âge : "Plus les militaires appartiennent à une catégorie hiérarchique élevée, plus ils sont âgés, et moins souvent ils sont célibataires. Ainsi, moins d'un quart des officiers se trouve dans cette situation, contre plus d'un tiers des sous-officiers et plus des trois quarts des militaires du rang." On notera aussi que les familles nombreuses (quatre enfants et plus) sont en nombre plus important au service de santé des armées, où 9 % des militaires concernés sont parents de familles nombreuses, contre 5 % dans l'armée de terre, 6 % dans la marine, 3 % dans la gendarmerie et 2 % dans l'armée de l'air.

S'agissant du Pacs, les auteurs notent que "parmi les unions enregistrées pour l'année 2007, 36 % des militaires se sont pacsés et 64 % se sont mariés ; en 2008, les proportions sont proches, passant à 41 % pour le Pacs et 58 % pour le mariage. Comme pour le reste des Français, ces deux types d'union sont désormais presque aussi fréquents l'un que l'autre et dans les deux populations, on se rapproche d'un Pacs pour deux mariages. Le rapprochement des régimes fiscaux du Pacs et du mariage en 2005 est de nouveau une piste explicative. Mais une dimension sociologique manque dans cette analyse : le nombre de Pacs conclus entre personnes du même sexe. Il aurait été intéressant de connaître la similarité de ce chiffre, ou pas, avec celui concernant reste de la population. Il semble que la rumeur concernant le nombre des divorcés dans l'armée française, qui serait en augmentation notamment en raison de la multiplication des opérations extérieures, prenne quelque consistance : 4 % des militaires étaient divorcés en 2001. Et 6 % en 2009. Une augmentation presque de moitié, c'est énorme !

Origines familiales

Autre donnée intéressante : le statut professionnel des conjoints : "Plus la catégorie hiérarchique des hommes militaires est élevée, moins leurs conjointes exercent un emploi. L'écart est particulièrement net entre les conjointes d'officiers supérieurs et celles des militaires des autres catégories : la moitié d'entre elles seulement travaille, contre les deux tiers des femmes d'officiers subalternes, et plutôt les trois quarts au sein des autres catégories. La part de femmes au chômage restant relativement similaire d'une catégorie à l'autre, c'est donc la part d'inactives qui augmente de façon sensible."

Arrêtons-nous aussi sur l'origine des militaires : pour plus de 30 % d'entre eux, un membre au moins de leur famille d'origine est lui-même militaire. Dans ce tiers de militaires, 63 % ont un père militaire, et 53 % de ceux qui sont membres d'une fratrie ont un frère ou une soeur dans le même cas : "Quelle que soit l'armée, un tiers des militaires a évolué dans un environnement militaire (un des membres de la famille est militaire). De même, que le militaire soit officier supérieur ou militaire du rang, la proportion de militaires présents dans l'environnement familial ne se distingue pas de manière significative, variant entre 31 % et 39 % d'une catégorie hiérarchique à l'autre."

Des insatisfactions

L'étude se penche aussi sur les "insatisfactions qui impactent le moral" et relève les principales. Les auteurs notent ainsi que "l'inadéquation entre les tâches demandées et les moyens octroyés, ainsi que l'état du matériel et la réduction d'effectifs, qui entraînent une difficulté à remplir les missions et une dégradation des conditions de travail. Cette situation a un effet néfaste sur le moral, qui peut conduire à une démotivation". Mais l'insatisfaction porte aussi sur "les restructurations, qui impliquent la dissolution de certaines unités et entraînent des craintes pour l'avenir."

Par ailleurs, "certains militaires sont démotivés car ils ont peu de perspectives de carrière en termes d'avancement de grade (...) Des militaires du rang, mais surtout des sous-officiers, se plaignent du manque de considération qui leur est accordé dans l'institution." Enfin, la politique d'incitation au départ n'est pas bien acceptée : "certains anciens ne comprennent pas la politique menée actuellement. Pour eux, celle-ci consisterait à recruter beaucoup de jeunes et à écarter les plus expérimentés. Ceci leur semble en contradiction avec la volonté de mettre en place une armée professionnelle."


Castelnaudary. Paul Nevelling, un éducateur « spécial » 02112010

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Publié le 02/11/2010

Paul Nevelling

Paul Nevelling, l'homme qui sait parler à l'oreille des chevaux, et des… ados./Photo DDM

Il n'est pas éducateur spécialisé, mais simplement éducateur technique. Son parcours atypique lui vaut néanmoins ce titre « d'éduc spécial », qui lui va comme un gant. Paul Nevelling, en effet, originaire d'Afrique du Sud, est passé par la légion étrangère avant de déposer définitivement ses valises en Lauragais, après avoir « baroudé » aux quatre coins de la planète. Pourtant mécanicien auto de formation, il est passionné de chevaux (et non pas de chevaux-vapeur). Marié à une éducatrice, père de deux filles, notre solide gaillard, qui en son temps poussait en 1re ligne dans la mêlée saint-gaudinoise, a décidé, par conviction, qu'il s'occuperait de ceux que l'on appelle hypocritement « les jeunes en difficulté », alors qu'ils sont bien souvent complètement à la dérive. 
 À 47 ans, Paul Nevelling a engrangé des tonnes de connaissances empiriques qui lui permettent aujourd'hui de nouer un dialogue avec les gamins dont il s'occupe. Son fil conducteur est pourtant simple. « Pour qu'ils s'intéressent à ce que tu veux leur transmettre, il faut impérativement que tu t'intéresses à eux », dit-il à qui veut l'entendre. Être à l'écoute, voilà le secret de notre « éduc très spécial » à l'allure de bûcheron canadien. Mais Paul ne se contente pas de les écouter. Il cherche en permanence à les intéresser, à leur démontrer que « dans la vie il y a autre chose que le « caillassage » de voitures de « keufs », le vol ou le « chichon ». Au mois d'octobre, une dizaine de jeunes sont allés avec Paul, à Mirepoix, chez Bernard Barbier, un fauconnier, lequel devant leurs yeux écarquillés, leur a montré comment il était possible de chasser avec une buse. Quelques jours plus tard, c'était un ramassage de pommes dans un verger (les pommes au sol sont gratuites), et à l'issue, à l'aide d'un vieux pressoir, Paul les a initiés à la fabrique d'un bon jus de fruit. Ajoutez à cela une randonnée à cheval, dans le cadre de la préparation du « 1er galop », (souvent le tout premier diplôme qu'ils obtiennent)

Les gendarmes mobiles de Pithiviers reviennent de mission 30102010

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Publié le 30 octobre 2010

Ils sont arrivés, mercredi, après quelques heures de vol et une mission de trois mois effectuée en outre-mer. Leur tâche, la sécurité publique générale au service du citoyen et la lutte contre l'orpaillage illégal. Mercredi, à 7 heures, les 72 gendarmes mobiles de l'escadron 44/3 de Pithiviers, sous les ordres du capitaine Tristan Matorez, ont atterri à Orly, après un déplacement de trois mois en Guyane. Le retour dans le froid de la métropole les a brutalement saisis à la descente de l'avion (30o de différence).

Les hommes se sont tous dirigés vers les trois bus de la gendarmerie qui les attendaient ainsi que vers leurs collègues, sourire aux lèvres, enfin de retour ! Partis de leur garnison pithivérienne le 29 juillet dernier (notre édition du 2 août) pour Cayenne, ils y ont mené des missions de sécurité publique générale et ont participé à la lutte contre l'orpaillage illégal au coeur de la forêt guyanaise, tout en constituant une réserve au maintien de l'ordre. 

 

Pendant la mission de lutte contre l'orpaillage, l'adjudant-chef Ayrault donne ses dernières consignes aux gendarmes et légionnaires avant de reprendre la progression à travers la forêt guyanaise.

Prévention et intervention

« Cette mission a été dense et concernait la majorité de l'effectif. En effet, il s'agissait de renforcer l'action de nos camarades de la gendarmerie départementale dans la banlieue de Cayenne, à savoir une zone densément peuplée, concentrant de grandes disparités entre quartiers résidentiels, voire huppés, et d'autres plus défavorisés. Drainant des flux importants, ces zones constituent un foyer de délinquance important », exprime le capitaine Tristan Matorez dès son retour.

Un effectif était déployé en permanence pour prévenir les commissions d'infractions, assurer des missions de sécurité routière et conserver une capacité à intervenir sans délai sur la circonscription. « Ce sont les mêmes missions de sécurités que nous effectuons en métropole mais, la différence c'est la densité de population en un même lieu, les infractions qui divergent et la lutte contre la clandestinité. « En effet, beaucoup entrent dans le pays illégalement par la frontière avec le Brésil ou le Surinam par exemple ».

Dans le même temps, les gendarmes de Pithiviers étaient chargés du transfèrement des détenus entre le centre pénitentiaire et le palais de justice.

Milieu difficile

Au coeur de la forêt guyanaise, à partir du village de Saul, de quelques dizaines d'habitants accessible uniquement par voie aérienne, une vingtaine de gendarmes de Pithiviers ont, de plus, participé aux côtés de militaires de la légion étrangère issus du 3e régiment de Kourou, à la lutte contre l'orpaillage illégal.

Il s'agissait, en menant des patrouilles communes, de déceler des sites d'orpaillage illégal ou les voies d'approvisionnement logistique utilisées par les Garimperos (orpailleurs clandestins, ndlr).

Lourdement chargés, gendarmes et légionnaires ont crapahuté plusieurs jours durant dans un milieu difficile et hostile. « Mes hommes ont néanmoins vu leurs efforts récompensés par un bilan très positif : durant le déplacement, plus de 600 grammes d'or, sachant que le gramme s'échange près de 25 euros-2 kilogrammes de mercure et 6 armes à feu ont été saisis par les gendarmes. Les installations et matériels d'orpaillage (motopompes, tables de levée...) ou de logistique découverts ont été systématiquement détruits », souligne le capitaine.

Ce type de mission est très différent de celles qui sont effectuées en métropole. Cela exige rusticité, rigueur, goût de l'effort, ainsi que la maîtrise de savoir-faire tactiques propres à la forêt équatoriale. C'est une illustration concrète de la notion de militarité en gendarmerie. De retour à Pithiviers, les gendarmes de l'escadron 44/3 vont prendre quelques jours de repos bien mérité avant de reprendre un rythme d'activité soutenu.

Lutte contre l'orpaillage illégal



L'orpaillage illégal représente un fléau aux conséquences catastrophiques sur l'environnement. Outre la déforestation sauvage pour l'installation des sites, les « Garimperos » (orpailleurs clandestins) utilisent massivement du mercure pour amalgamer les particules d'or dans les rivières, à l'origine d'une pollution dangereuse des cours d'eau.

L'impact sur l'environnement est très fort en causant la destruction d'espèces végétales et animales menacées, la pollution des eaux et des sols.

C'est en réponse à ce fléau que, sur décision du président de la république, l'opération Harpie, mobilisant tous les services concernés de l'État (préfecture, forces armées, gendarmerie, Police aux frontières (PAF), douanes, Office national des eaux et forêt (ONF), Parc Amazonien de Guyane, etc.) est mise oeuvre depuis deux ans.

Des missions de trois mois sont ainsi effectuées par des escadrons de gendarmerie métropolitaine. Pithiviers a été remplacée par l'escadron de Decize (Nièvre).
Agnès Surjus-Tardy

Morin espère transférer la zone de Surobi aux Afghans en 2011 28102010

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 Par Reuters, publié le 28/10/2010

La France espère pouvoir transférer aux Afghans en 2011 la responsabilité militaire d'une des deux zones dont elle a la charge, a déclaré jeudi le ministre de la Défense, Hervé Morin, sans préciser si des troupes françaises seraient retirées d'Afghanistan.

Morin espère transférer la zone de Surobi aux Afghans en 2011

Légionnaire français en patrouille près de Kaboul. Selon Hervé Morin, la France espère pouvoir transférer aux Afghans en 2011 la responsabilité militaire d'une des deux zones dont elle a la charge, mais le ministre de la Défense n'a pas précisé si des troupes françaises seraient retirées d'Afghanistan. (Reuters/Ahmad Masood)

Cet éventuel transfert s'inscrit dans le cadre des évaluations menées par l'Otan et qui pourraient se traduire par des déplacements ou des retraits de troupes l'an prochain.

Les Etats-Unis et d'autres membres de la coalition comme l'Italie ou le Japon ont annoncé leur souhait de retirer des troupes ou du personnel logistique d'Afghanistan en 2011.

Surobi, "c'est une zone dans laquelle aujourd'hui la stabilisation et la pacification sont réellement assurées et c'est une zone dans laquelle, nous l'espérons, au cours de l'année 2011, nous pourrons transférer la responsabilité aux Afghans", a dit Hervé Morin sur RTL.

L'armée afghane, "c'était une armée de pieds nickelés, aujourd'hui c'est une vraie armée", a ajouté Hervé Morin. "C'étaient des guerriers, les Afghans, on en a fait des soldats."

Hervé Morin a déclaré qu'"il n'y a absolument aucun lien" entre un possible début de retrait des troupes françaises et la demande en ce sens figurant dans un message attribué à Oussama ben Laden et diffusé mercredi.

Cinquante militaires français sont morts depuis le début de l'intervention militaire en Afghanistan en 2001.


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