AALEME

Légionnaire toujours...

  • Plein écran
  • Ecran large
  • Ecran étroit
  • Increase font size
  • Default font size
  • Decrease font size

2010


L’hommage d’Alain Juppé au capitaine tué en Afghanistan 24122010

Envoyer

24/12/2010

Alain Juppé, qui a présidé cette cérémonie, a rendu un hommage appuyé au capitaine Benoît Dupin. Le DL/Manuel PASCUAL

Sur les théâtres d’opérations où sont engagées des forces armées multinationales, on appelle cette technique que les écoles de guerre n’enseignent pas le “hit and run”. “Frapper et courir”, mais aussi mourir.

Le 17 décembre dernier en Afghanistan, le capitaine Benoît Dupin, qui commandait la 3e compagnie du 2e régiment étranger de génie de Saint-Christol, sur le plateau de Sault, y a laissé sa vie. Avec ses hommes, assistés des forces américaines, de soldats roumains et afghans, ils ont été pris pour cibles par des insurgés. La mission de reconnaissance a viré au drame.

Après avoir frappé, et avant de courir, les assaillants avaient incorporé des enfants dans leurs rangs. Comme des boucliers qui ne disent pas leur nom.

Hier au 2e REG, la famille de la légion étrangère pleurait son capitaine. À 34 ans, ce père d’une petite fille, et sa compagnie avaient été projetés en Afghanistan le 13 novembre. Hier, c’est dans un cercueil recouvert du drapeau tricolore que ce légionnaire passionné est revenu dans le Vaucluse. Sur la place d’arme du 2e REG, les honneurs militaires lui ont été rendus.

Depuis plusieurs jours déjà, le chef de corps, le colonel Philippe Kirscher, préparait cet événement chargé en émotion. Alors qu’à des milliers de kilomètres, la mission en terre afghane de la 3e compagnie se poursuit sans désemparer. « Un chef exemplaire » selon Alain Juppé

Hier, le ministre de la Défense Alain Juppé a présidé cette cérémonie en l’honneur d’un soldat tombé au combat. Mais pas n’importe quel soldat. Décrit par tous comme loyal, compétent, et habité par sa mission, le capitaine Benoît Dupin a été l’objet d‘un éloge ministériel appuyé. “Un commandant de compagnie reconnu de tous, un chef exemplaire, un chef plein de courage” a notamment dit Alain Juppé. Alors que de nombreux légionnaires retenaient leurs larmes, la veuve et les parents du défunt étaient accablés par la douleur.

En présence du général d’armée Elrick Irastorza, chef d’état-major de l’armée de terre, des porte-drapeau des associations patriotiques, du régiment au grand complet, et de la musique de la légion, Alain Juppé a remis au capitaine Benoît Dupin les insignes de chevalier de la légion d’honneur à titre posthume, et l'a élevé au grade de commandant.


Noël : le miracle des légionnaires 24122010

Envoyer

Publié le 24/12/2010

Les crèches ne se racontent pas, elles se visitent le 25 après-midi au quartier danjou. c'est gratuit / Photo DDM, Gladys
 
Elles se font dans le plus grand secret mais ce n'est rien trahir que d'imaginer que les théâtres de combat afghans seront présents dans les crèches des légionnaires du « 4 », en hommage à ces camarades tombés là-bas… Du papier, des bouts de bois, des palettes, du carton… « C'est tout du matériel de récup », annoncent d'une seule et même voix les capitaines Vidalo, Allio et Potel, des 1re, 2e et 3e compagnies. Le reste est affaire d'imagination pour la confection des crèches à la légion étrangère. Noël, un moment où la famille légion prend tout son sens. A Castelnaudary, il a la particularité d'être pour tous les jeunes engagés volontaires le premier. Qu'importe d'où on vient, quelle religion est sa religion. On se retrouve autour de la Nativité et la belle tradition des crèches est forte de sens, tout comme l'est la veillée avec les cadres. Sous-officiers, officiers du régiment sans exception, passent le réveillon avec leurs hommes.

Tandis que se dispute encore le challenge de Noël, on prépare en grand secret les crèches. Si l'on a le privilège de voir l'envers du décor, interdiction est faite de dévoiler ce qui fera la particularité de l'une ou de l'autre. L'émulation est grande pour remporter le concours bien doté. Nous serons donc la discrétion même. « De toute manière, vous ne verrez pas tout », lâche tout sourire, le capitaine de la 3e compagnie. Et pour cause. C'est l'effervescence partout. Difficile d'imaginer dans ces monceaux de matériaux aussi divers que variés ce que l'on pourra admirer au final. « La mission est sacrée. Nous serons prêts à l'heure. On a encore toute la nuit », s'engage le capitaine Potel. « Les crèches, ce n'est pas beau de jour », confie le capitaine Alliot. Lui est disert. Il sait que « la concurrence prévoit quelque chose de grandiose ». La « 2 » se la jouera simple. « Devant une bonne crèche, on rit, on pleure et on s'en rappelle toute sa vie ».

Le budget est modeste. 200 € et pas un centime de plus. Le talent est, lui, immense. Chaque année est l'occasion de découvrir de vrais artistes ainsi ce sculpteur chinois qui a créé des merveilles de santons. « Nous pourrions mettre 1000, 2 000 €, faire venir une troupe de théâtre, remporter le 1er prix mais ce n'est pas l'esprit légion », tranche le capitaine Vidalo. Tout est question de débrouille. « Ce qui nous a coûté le plus cher ? La pâte à modeler qui durcit quand on la réchauffe. Pour le reste… La peinture ? C'est de l'eau et des colorants, le câble vient de l'appareil à « muscu », la lampe d'Emmaüs, la tringle, du rideau de la chambrée… ». On fait avec les moyens du bord. Reste un grand mur nu, pour l'instant, et qui promet de grandes émotions « en donnant soit le sourire soit la larme à l'œil ». Le capitaine Alliot n'en dira pas plus.

Gladys Kichkoff

L'hommage au caporal blessé en Afghanistan 23122010

Envoyer

Édition du jeudi 23 décembre 2010

C'était le 2 juillet dernier.   Pris en embuscade dans un chemin étroit de la vallée de la Kâpîssâ, alors qu'il guidait une colonne sur une mission civilo-militaire, le caporal Emenaya tombait sous les balles des insurgés. Très rapidement rapatrié à Paris, il est longtemps resté entre la vie et la mort, laissant craindre que le conflit afghan ne fasse une victime supplémentaire dans les rangs de l'armée française.

Mais le légionnaire Emenaya s'est battu. Et s'il est toujours hospitalisé dans un établissement militaire parisien, privé de l'usage de ses membres, il est sorti du coma et a récupéré toutes ses facultés mentales.   « Un miracle », dit-on dans l'état-major, qui s'accroche à ce premier rétablissement pour le voir sur pied dans les prochains mois.

Comme pour montrer que ses camarades et sa hiérarchie ne l'oublient pas, le caporal Emenaya va recevoir aujourd'hui, la visite d'une délégation du 1er Reg, composée du colonel Éric Nachez, chef de corps, ainsi que du commandant d'unité de la 3e compagnie, le chef de section du caporal, deux sous-officiers et deux militaires du rang de la même compagnie. Ils se rendront aux Invalides où le chef de corps du 1er Reg remettra officiellement au légionnaire blessé, les galons de caporal-chef.

Le désormais caporal-chef se verra aussi remettre la Valeur militaire - qui récompense les hommes et les femmes titulaires d'une citation pour fait d'armes gagnée sur des théâtres d'opérations - ainsi que la médaille militaire des mains du colonel Le Cour Grandmaison, colonel adjoint du commandant de la Légion étrangère.

Le colonel Nachez en profitera pour lui remettre un ordinateur portable à reconnaissance vocale qui a été financé grâce à la quête du concert de la musique de la Légion étrangère, lors de la Sainte-Barbe du 1er Reg. Preuve que la solidarité est une autre valeur forte des légionnaires.  

L. T.

Honneur, fidélité... et tradition 23122010

Envoyer

Édition du jeudi 23 décembre 2010

Ils ressemblent   à des enfants, jouant avec les petits soldats qu'ils ont trouvés au pied du sapin. Eux, sont pourtant des hommes, des vrais, qui ont combattu sur le théâtre du plus dur des conflits actuels, l'Afghanistan. Ils ont même failli perdre l'un des leurs cet été (lire ci-contre), lors d'une attaque d'insurgés.

Mais Noël est pour ces militaires du 1er Reg un moment très particulier. Une tradition. Aussi forte que Camerone, la fête qui célèbre chaque année l'héroïque bataille des légionnaires. Le 24 au soir, hormis ceux projetés en opération, tous se retrouvent pour la veillée, autour de leur chef de corps. Dans l'après-midi, ils présentent les crèches qu'ils ont confectionnées pendant plusieurs semaines.   « C'est un moment toujours très fort, assure le lieutenant

Hérisson, de la 2e compagnie.   Chaque légionnaire apporte de sa vie passée, son savoir-faire. Électricien, mécanicien... »

Et ainsi, toute une scène se met petit à petit en place, « avec les moyens du bord », pour raconter l'histoire de l'enfant Jésus.   « Mais pas seulement. Ce n'est pas une crèche comme les autres... », reprend le lieutenant Hérisson.

Celle des légionnaires raconte aussi ce qu'ils ont vécu au cours de l'année. La 3e compagnie a ainsi recréé la vallée de la Kâpîssâ où elle était engagée pendant plusieurs mois cette année. Avec, à la fin du scénario, puisque chacune des crèches est jouée le jour J par les militaires avec du son et des lumières, un hommage rendu au caporal-chef Emenaya, blessé au combat.   « Nous devions avoir une pensée pour lui », souffle l'adjudant-chef Vossion, dont les moyens humains étaient limités pour reconstituer le conflit afghan. La plupart de ses hommes sont encore en permission.

Une saine compétition se met ainsi en place entre les différentes compagnies, afin de décrocher le premier prix après le passage du jury - composé de militaires gradés mais aussi de civils.   « Il n'y a pas grand-chose à gagner, peut-être juste de quoi payer une tournée lors de la veillée. Mais ce n'est pas ça qui compte. C'est la tradition », explique un légionnaire.

  Cette année, six crèches ont été réalisées au 1er Reg. Et si certaines semblent plus élaborées, à l'image de celle représentant la Nouvelle-Calédonie, d'autres ont été imaginées avec le cœur. Avec Honneur et fidélité aussi. La devise de la Légion étrangère.  
Ludovic TRABUCHET

La messe des familles en présence de la Légion étrangère 23122010

Envoyer

Édition du jeudi 23 décembre 2010

Laudun-L'Ardoise Demain, vendredi 24,   la fête de la Nativité sera célébrée à 18 h 30 à l'église Notre-Dame-la-Neuve.

Cette célébration est la messe des familles à laquelle participera la Légion étrangère. Elle sera présidée par le père Philippe Jullien, dans une ambiance de fête familiale avec les enfants et la grande famille de la Légion qui apporte avec ses choristes son concours à la chorale paroissiale pour cet événement religieux qu'est cette nuit de Noël.

Le chœur de l'église sera décoré comme à l'accoutumée de la bannière verte et rouge de la Légion étrangère et de ses célèbres képis blancs.

Comme l'a indiqué le père Philippe Jullien, lors de la messe de dimanche dernier ainsi que précédemment le chef de corps, le colonel Éric Nachez,   « chaque légionnaire, en cette fête de Noël, souhaiterait partager la vie familiale et être accueilli pour le repas de midi du samedi 25 décembre. »


En remerciement, ils feront visiter à la famille d'accueil les crèches de la légion du quartier général Rollet de Laudun-l'Ardoise.   

La crèche des légionnaires 23122010

Envoyer

23 décembre 2010

La tradition de la crèche de Noël a été reprise au sein de l'Amicale de la Légion. photo a. f.

Traditionnellement, la crèche symbolise la famille et sa confection représente pour les légionnaires un moment magique et privilégié. « On se retrouve tous autour, fidèles à la devise Legio Patria Nostra », explique Laurent Coustaud, président de l'Amicale de la Légion à Parentis, fondée par Dusan Grulovic il y a plus de 40 ans. « Dans chaque régiment, sa confection, souvent à partir d'objets de récupération, donne lieu à une véritable émulation, les légionnaires rivalisant d'imagination. » La crèche de Noël a été conçue en reprenant le thème « Frères d'armes », placée sous un parachute vert et rouge aux couleurs de la Légion étrangère. Une tradition reprise cette année au sein du local de l'Amicale et qui a donné lieu à une journée de convivialité précédée d'une cérémonie et d'une prière. La crèche pouvait être visitée le dimanche 12 décembre dernier. 


Sidi Bel Abbes : Début de la démolition des anciennes maisons closes 20122010

Envoyer

EL WATAN.com

20.12.10

L’opération de démolition des anciennes maisons closes du quartier dit El Graba a débuté dimanche 19 décembre. La municipalité de Sidi Bel Abbes entend ainsi combattre la prostitution clandestine.

 

L’opération de démolition devrait être accompagnée de mesures de recasement de bon nombre de familles logeant toujours dans ces lieux malfamés où l’insalubrité et le manque d’hygiène ont atteint un seuil alarmant. 

Dimanche, quatre familles habitant les bas quartiers ont été recasées dans des logements sociaux de type F2, dans les quartiers de Sidi Djilali et Sorecor, à la périphérie de Sidi Bel Abbès.

Le quartier « Graba » abrite des dizaines d’habitations précaires qui, il y’a quelques semaines, ont fait l’objet d’une opération de recensement pour être détruites. «Une fois l’opération achevée, nous envisageons de proposer la construction, in situ, d’une salle omnisports aux services de la wilaya», a indiqué, le 25 novembre, le maire de Sidi Bel Abbès, M. Mehdi.

Résorption du commerce informel

En parallèle, les travaux d’aménagement se poursuivaient au lieudit « Hofra », à proximité des bas quartiers, pour abriter quelque 368 marchands ambulants activant dans le commerce informel.

«Les vendeurs recensés seront recasés dans la partie basse d’El Graba où des aménagements sont en cours», a précisé le maire. Selon lui, l’opération de démolition des bas quartiers devrait s’effectuer en deux phases et se prolonger tout au long du 1er trimestre de l’année 2011.

Prévue il y a plus d’une vingtaine d’années, l’opération de démolition concerne d’anciennes maisons closes, datant de l’ère coloniale. Ces maisons qui ont vu le jour avec le déploiement de la Légion étrangère dans la région de la Mekerra sont occupées depuis longtemps par des familles entières, contraintes d’y loger en raison de la crise du logement.

Mammeri Abdelkrim


Le repas du guerrier 18122010

Envoyer

18.12.10

Les talibans sont juste derrière la montagne, mais ça aurait pu être des Viêt-congs planqués dans la jungle, des fellagas embusqués dans les Aurès ou des Argentins débarqués aux Malouines.

La journée a été rude, les combats ont duré jusqu'à la nuit et la fatigue le dispute à la faim dans le corps des hommes. Le soldat n'a plus que deux envies : manger et rentrer à la maison. Il revient alors à l'intendance de satisfaire la première pour faire oublier la seconde, le temps d'un repas. C'est l'heure de la ration de combat, du MRE (Meal Ready-to-Eat, repas prêt à manger) pour les Américains. Chaque armée a les siennes et le fantassin ukrainien ne se nourrit pas comme l'artilleur espagnol. Ashley Gilbertson a profité de la guerre en Afghanistan – 47 pays engagés – pour photographier l'ordinaire des membres de la coalition.

La ration tient en peu de place. La nature du terrain et la nécessité d'en porter plusieurs dans son barda en sus de l'arsenal militaire interdisent la nappe et le couvert. Déshydratation, lyophilisation, compression, aromatisation sont les maîtres mots de la cuisine de guerre. D'où une multitude de boissons en poudre : soupes, chocolat, café, lait, thé, jus de fruits de différents parfums (fraise et framboise pour les Britanniques, citron vert pour les Américains, citron pour les Français, orange pour les Polonais et les Ukrainiens, exotique pour les Allemands). Il semble acquis que l'eau potable est toujours disponible pour réaliser ces breuvages.

De même, la troupe dispose d'un système pour réchauffer ses aliments. Il s'agit d'une sorte de sucre incandescent qu'il suffit d'allumer dans sa petite boîte métallique et qui va réchauffer la ration, posée dessus comme sur un chauffe-plat. " Nos soldats mangent chaud ", m'a-t-on assuré au ministère de la défense. Le même principe est en vigueur dans toutes les armées.

La fonction première de cette ration de combat étant de reconstituer la force de travail, les denrées énergétiques y figurent en bonne place et sans cache-sexe : comprimés de glucose pour les Espagnols, bonbon à la vitamine C pour les Polonais… A l'exception du contingent danois, tous sont traités aux fruits secs mélangés à d'autres douceurs ou en nougat, barres, gâteaux et biscuits. Très important, le biscuit dans la diététique militaire. Salé, il fait office de pain – à l'avoine pour les Suédois et les Britanniques, en crackers chez les Allemands, les Italiens et les Polonais, voire en tortilla pour les Américains, soucieux de satisfaire les nombreux Latinos de l'US Army. Sucré, il accompagne les nombreuses pâtes de fruits, confitures ou puddings inscrits au menu, dont l'essentiel reste bien sûr le plat principal.

"EXPRESS DE COMBAT"

A lui de remplir l'estomac et si possible de soigner le moral en offrant " le goût du pays ". Le civil imagine mal en effet le plaisir du légionnaire dégustant aux abords de Kandahar un cassoulet (saucisse, confit de canard, haricots) comme à Castelnaudary, celui du soldat de Sa Gracieuse Majesté découvrant son omelette au bacon et son curry d'agneau, celui du bersagliere avalant ses tortellinis en pensant à la mamma.

La joie du GI réchauffant ses pork ribs avec leur sauce BBQ, celle du caporal de la Bundeswehr face à son goulasch aux patates ou celle de son camarade sud-coréen devant son kimchi sauté (légumes, piments macérés et fermentés). Même l'officier ukrainien a le moral qui remonte avec son porridge au bœuf et à l'orge. Pour lui, les harengs " européens " sont à l'huile mais le maquereau italien est à l'huile d'olive.

Le souci du confort des troupes est sensible à quelques détails : un peu de beurre de cacahouètes pour l'Américain, un caramel pour le Français, du Tabasco pour le British, un chewing-gum pour l'Américain, l'Allemand, le Polonais, le Norvégien, l'Espagnol, le Britannique. L'Italien bien sûr, le Français, l'Américain et quelques autres peuvent se remonter à l'"express de combat". Il suffit de se jeter toute la poudre (café instantané, sucre et lait, éventuellement) dans la bouche et de rincer avec de l'eau. Cela donne le goût du petit noir (ou du crème) aux confins du Helmand…

Outre la qualité de ses plats, l'armée italienne se distingue sur le plan de l'hygiène. Les rations de tous les pays sont bien sûr accompagnées d'une serviette – humide ou non, parfumée ou non – semblable à celle des plateaux d'avion, mais seuls les Danois et les Italiens disposent de cure-dents. Trois par repas avec en plus trois minibrosses à dents pour ces derniers. Berlusconi veille à l'hygiène buccale de ses troupes.

Un jour ou l'autre, tous ces soldats se croisent et comparent leurs menus. Ashley Gilbertson rapporte que la ration française était généralement la plus prisée (cassoulet, pâté de chevreuil et nougat) et pouvait s'échanger contre cinq rations américaines. Il vient cependant d'apprendre d'un journaliste de retour d'une opération avec les Français que certains d'entre eux cherchent à récupérer des rations américaines (hamburger, chili, peanut butter, bonbons) jugées "plus fun". A l'heure où le "repas gastronomique des Français" vient d'entrer au patrimoine de l'Unesco, il faut réagir, mon colonel !

Découvrez le portfolio qui accompagne cet article paru dans Le Monde Magazine daté 18 décembre sur LeMonde.fr.

J.P. Géné

Un officier de la Légion étrangère, 51° mort français en Afghanistan 17122010

Envoyer

Publié le 17/12/2010

Nicolas Sarkozy, François Fillon et Alain Juppé ont présenté leurs condoléances à la famille du militaire.

Le capitaine Benoît Dupin du 2e régiment étranger de génie de Saint-Christol (Vaucluse) a été tué, vendredi matin, lors d'une opération de reconnaissance dans la vallée d'Alasay, au nord-est de Kaboul. Le site de l'état-major des armées précise que l'officier faisait partie, avec deux autres Français, d'un détachement composé d'une cinquantaine de soldats français, américains, roumains et afghans qui préparait l'établissement d'un poste de sécurité afghan. Les éléments de protection ont riposté à l'attaque avec des tirs de mortiers et un appui aérien. La force de réaction rapide du GTIA (groupement tactique interarmes) Kapisa est intervenue et a provoqué des pertes chez les assaillants, qui se sont repliés, poursuit le communiqué de l'EMA. Le communiqué de l'Élysée qui a annoncé, en fin d'après-midi, ce décès, le 51e d'un soldat français en Afghanistan depuis le début de l'intervention française dans ce pays qui est entrée dans sa dixième année, indique que "ce militaire a payé de sa vie l'engagement de la France, au côté de ses alliés, au service de la paix et de la sécurité du peuple afghan". Le ministre de la Défense Alain Juppé a, lui aussi, loué "le courage des soldats français actuellement engagés sur le théâtre afghan".

Âgé de 34 ans, marié et père d'un jeune enfant, Benoît Dupin s'était engagé dans l'armée pour devenir sous-officier et avait intégré l'École nationale des sous-officiers d'active (ENSOA) de Saint-Maixent le 1er mars 1997. Sergent, il entre dans les troupes de marine et se trouve d'abord affecté au 2e RIMa d'Auvours, non loin du Mans. Il multiplie les opérations extérieures (Sarajevo, Tchad, Kosovo) avant de réussir le concours d'entrée à l'École militaire interarmes (EMIA) de Coëtquidan et de devenir officier. Il rejoint alors l'arme du génie et arrive le 1er août 2005 au 2e régiment étranger de génie (2e REG - Saint-Christol) comme chef de section de combat. Promu capitaine le 1er août 2008, il était devenu commandant de compagnie en juin dernier. Sa biographie diffusée par l'état-major de l'armée de terre le dépeint comme un officier rigoureux : "Pugnace, le capitaine Benoît Dupin est un officier pointilleux et méthodique. Ne laissant aucune place à l'improvisation, il prépare remarquablement son unité tout au long de la mise en condition opérationnelle avant son départ en opération extérieure."

Jean Guisnel

Les cambriolages augmentent de 50 % 17122010

Envoyer

17 décembre 2010

Les cambriolages sont en augmentation de près de 50 % (par rapport à la même période en 2009), selon les chiffres de la préfecture. 638 contre 446 dans tout le Gard ; 210 contre 141 à Nîmes.  Une recrudescence brutale qui fait du bruit en ville. Et interroge.

Trois tentatives de cambriolage en moins d’un an. Jalel Somrani, ancien de la Légion étrangère, résidant aujourd’hui au Mas de Mingue, tire la sonnette d’alarme : « Quand je suis arrivé, en 1996, il y avait une bonne ambiance, aucun problème. Que fait la Ville aujourd’hui ? Au lieu de faire des travaux pour faire beau, qu’on s’attache aux jeunes. »

En janvier dernier, déjà, alors qu’il était absent et que son épouse était seule avec leurs deux jumelles de 8 ans et demi, des individus ont tenté de s’introduire chez lui : « Quand elle a entendu du bruit, elle a allumé la lumière et a tapé fort sur la porte. » Coût de l’opération, un portail forcé et une porte d’entrée endommagée : 1 200 €. Et une caméra de vidéosurveillance à l’angle de la rue, qui n’aurait pas fonctionné à ce moment-là.


La deuxième fois, les individus ne tenteront même pas de pénétrer dans sa maison. Mais sa moto et deux vélos disparaîtront. Présent ce jour-là, Jalel n’a rien entendu, mais se doutait de l’identité des auteurs des faits : « J’ai demandé à un jeune de me renseigner. Il m’a répondu, “C’est les grands, ils vous demandent une rançon de 350 €”. Mais on ne négocie pas avec moi. » La moto a ensuite été retrouvée dans les caves du Mas de Mingue, tout comme d’autres objets volés. Endommagé, le deux-roues a été évacué par le service de dépannage : « J’ai dû payer 450 € pour la sortir. Et 1 200 € de réparations... »

Alors forcément, lorsqu’il y a quinze jours, la compagne de Jalel Somrani entend une nouvelle fois des bruits suspects, ce dernier démarre au quart de tour : « Dès qu’ils ont vu la lumière, ils se sont barrés. J’ai appelé la police, en leur disant qu’ils étaient dans le jardin. Ils ont fini par me raccrocher au nez parce que je levais la voix, en rappelant que ce n’était pas à moi de faire la justice. »

Alors, après avoir fait un petit tour dans le quartier, Jalel se cache derrière les buissons, chez lui : « Je voulais leur faire comprendre qu’ils n’étaient pas maîtres de la maison. Ils sont revenus en disant “On y va, s’il vient, on lui cartonne la gueule”. » Mais une fois face à lui, les individus, encagoulés, se sont vite carapatés. Il faut dire que l’ancien légionnaire est aussi un spécialiste du triathlon : « Je les ai coursés, avant qu’ils ne tombent sur une voiture de la Bac. »

Malgré tout, Jalel Somrani garde une certaine distance sur les événements : « Je n’ai pas peur et je n’en veux pas à ces jeunes qui sont abandonnés. C’est le système qui ne correspond pas à la situation. Si on leur donnait la possibilité d’être encadrés.... »
Même s’il n’est pas inquiet, Jalel a aujourd’hui décidé d’installer un système de vidéo surveillance. 

Richard BOUDES et Rémy CALLAND

Page 2 sur 30

Traduction

aa
 

Visiteurs

mod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_counter
mod_vvisit_counterAujourd'hui883
mod_vvisit_counterHier5336
mod_vvisit_counterCette semaine6219
mod_vvisit_counterSemaine dernière61251
mod_vvisit_counterCe mois109046
mod_vvisit_counterMois dernier181281
mod_vvisit_counterDepuis le 11/11/0910101068

Qui est en ligne ?

Nous avons 1197 invités en ligne

Statistiques

Membres : 17
Contenu : 13626
Affiche le nombre de clics des articles : 21338124
You are here PRESSE XXI° 2010