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Légionnaire toujours...

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Joyeux Noël !

Éditorial du COM.LE du Képi blanc N° 772

Et voici Noël, grande fête légionnaire par-delà toutes les croyances, et fête familiale par excellence. C’est bien en famille, au sein de la grande famille Légion, que nous allons à nouveau célébrer Noël dans les régiments, ensemble, cadres et légionnaires de tous grades et de toutes anciennetés. Mais pour quelles raisons ? L’individualisme actuel ne nous pousserait-il pas à ne réunir dans la nuit de Noël que le personnel pris par les obligations du service ? Et bien, non. Car aussi vrai que Camerone est commémorée avec solennité le 30 avril quel que soit l’endroit, pour célébrer le culte sacré de la mission et de la parole donnée, Noël est fêtée avec ferveur par toute la communauté légionnaire lors de la veillée du 24 au 25 décembre, quelles que soient les circonstances, pour qu’au cours de cette nuit, plus que jamais, la Légion tienne de famille au légionnaire. Pour que ce Noël soit pour tous un bon Noël légionnaire, je souhaite vous délivrer trois messages.

Tout d’abord, il s’agit de prendre conscience de la richesse de l’héritage construit et légué par nos anciens. Noël a de tous temps été fêté à la Légion étrangère. Les écrits nous disent que dès la fin de la guerre de 1870, les Alsaciens et les Lorrains ont donné le ton. Puis, le témoignage verbal le plus ancien est celui d’un habitant de Fez en 1912 : “au 3e Bataillon du 2e Étranger, la veillée se passait autour d’une crèche vivante, comme c’était alors la tradition. Les draps, les chèches, les ceintures bleues constituaient l’essentiel des déguisements de la Sainte-Famille et des bergers ; une poupée représentait l’enfant Jésus, et parfois, un bourricot emprunté à un Arabe ajoutait au réalisme du tableau ; une année même, une moukère avait tenu le rôle de la Sainte Vierge, et l’avait même fort bien tenu. À minuit, les officiers venaient dans les chambres et la veillée commençait alors autour de la crèche avec ses chants, ses chœurs allemands, russes et espagnols…Les Allemands priaient plus que les Français…”.

Le réveillon de l’époque se limitait à un quart de vin chaud. Pendant l’entre-deux guerres, les veillées s’étoffèrent, et comportaient de véritables spectacles, avec presque toujours des mangeurs de verre ou de rasoirs, des illusionnistes, des cracheurs de feu, des ventriloques, des danseurs… Cette tradition a d’ailleurs perduré dans les postes isolés de Djibouti dans les années 1970. Depuis les années 1950, les crèches ont souvent été confectionnées au niveau des compagnies. Toujours plus nombreuses au fil des années, ces crèches sont visitées par le colonel qui remet un prix à la plus belle : pas moins de 33 crèches lors du dernier Noël à Sidi bel Abbès en 1961. Plus près de nous, même en opération, en bivouac sur le terrain, l’esprit de Noël demeure : témoin cet extrait du Journal de marche et d’opérations de la 3e compagnie du 2e REP en Somalie, le 24 décembre 1992 : “Déplacement de Baïdoa à Haddour, arrêt à 17h30 à 30 kms au sud-ouest de la ville, préparation du bivouac pour Noël. Messe à 20h30, remise des cadeaux, pot, sketches et dîner. La compagnie est rassemblée autour d’une petite crèche et d’un sapin de fortune… Humilité et chaleur d’un Noël sur la piste ! Coucher tardif”. Ainsi, la Légion s’est donc toujours ingéniée à créer pour Noël une ambiance permettant aux légionnaires de retrouver autour de la crèche la chaleur de leur nouvelle famille qui tente de faire oublier le poids d’une solitude ou le vide de certaines absences.

Deuxièmement, Noël est l’occasion de former des voeux d’espérance. En décembre 1947, le colonel Gaultier, commandant le dépôt commun des régiments étrangers, utilisa le jeune journal Képi Blanc créé à Camerone de la même année, pour souhaiter un joyeux Noël aux légionnaires en opération ou en mission aux quatre coins du monde : “… Voici venir la fête qui égale celle de Camerone. Qu’elle soit pour vous aussi douce que possible. … Noël, Noël, gloire à la Légion sur la terre et paix au plus profond de nos cœurs unis les uns aux autres par la pensée…”. Dans ce même numéro de KB, le père Jean Hirlemann, compagnon de la Libération, aumônier de la Légion étrangère, écrivait : “Noël à la Légion est une fête de famille. Képi blanc vous le rappelle. C’est aussi, chez nous, la fête de l’espérance. En vous disant cela, je ne veux pas tomber dans le genre “sermon”, je tiens simplement à rappeler une vérité : on vient à la Légion parce qu’on espère : aussi, dans la monotonie des jours qui passent, Noël a sa place, sa grande place… Courage, Noël donne un sens à notre vie de légionnaire”. Ainsi, depuis 1947, grâce au journal Képi blanc, le colonel commandant le dépôt commun des régiments étrangers (aujourd’hui le général commandant la Légion étrangère), et les aumôniers catholique et protestant adressent leur message aux légionnaires comme aux anciens légionnaires. Je poursuis donc cette tradition : “Chers anciens, rappelez-vous les Noëls à la Légion. Je vous souhaite de conserver toujours en vous la fierté d’avoir servi sous le fanion vert et rouge, de guider avec attachement les jeunes légionnaires que vous êtes ou serez amenés à rencontrer, et d’être partout les témoins vivants et fidèles de la pérennité légionnaire. Légionnaires d’active, je vous souhaite de puiser dans la fraternité de la nuit de Noël les véritables signes de l’espérance que vous attendez : laissez parler votre coeur. Et si vous avez une famille personnelle, dites-lui que la discrétion avec laquelle elle s’efface la nuit de Noël pour vous laisser avec vos frères d’armes, est tout à son honneur”.

Enfin, pour que Noël soit vécu par tous comme un vrai signe d’espérance, voici quelques conseils : prenez le temps de casser la routine pour préparer avec soin les crèches, les sapins, la décoration des chambres, la veillée et ses sketches. Participez activement au tournoi sportif de Noël. Après le repas de veillée, dans les sections, éteignez les radios et télévisions ; chantez et pas seulement les chants habituels, mais les chants de votre pays d’origine ou de votre jeunesse ; partagez les avec vos camarades ; portez une attention particulière aux légionnaires qui fêtent leur premier Noël à la Légion en les écoutant, en les épaulant, et en vivant pleinement cette fraternité d’armes : la nuit de Noël, cette fraternité nait de la rusticité de la crèche qui, par la chaleur et la paix qu’elle apporte, comble les hommes de bonne volonté que sont les bergers.

Alors, ce Noël légionnaire, qu’il soit le premier ou le 40e (Joyeux Noël, major “154 658” !), marqué par l’espérance, sera un vrai Noël.


« Au drapeau ! » « À l’étendard ! »

Éditorial du COM.LE du Képi blanc N° 771

À l’heure où des jeunes désœuvrés, en mal être, renient notre pays et ses valeurs pour fuir vers des chimères destructrices, il me paraît utile de rappeler le rôle fédérateur que jouent les drapeaux de nos régiments, en particulier pour tous ces étrangers, Français par le sang versé.

Mens sana in corpore sano”, écrivaient les Romains. Une âme saine dans un corps sain. Si l’on applique cette devise au régiment, le corps, c’est la troupe. N’emploie-t-on d’ailleurs pas l’expression “corps de troupe” ? Plus elle est entrainée, physiquement et pour le combat, meilleure elle est. Mais l’entraînement, meilleur soit-il, ne suffi t pas à faire d’une troupe une unité soudée. Il lui faut une âme : c’est le drapeau du régiment.

« Au drapeau ! » « À l’étendard ! »
Tel est le commandement donné par le chef de corps en début de prise d’armes au régiment rassemblé pour rendre les honneurs à l’emblème unissant la troupe en armes. Le pouvoir du drapeau n’est pas seulement dans les couleurs nationales : chaque jour, celles-ci sont hissées à l’aube, descendues au couchant du soleil, au centre du régiment, dans un rituel immuable mené avec une rigueur simple mais solennelle par le sergent, chef de poste qui veillera la nuit sur le régiment. Le drapeau du régiment, outre les couleurs nationales qui donnent sa légitimité à la troupe en armes, c’est son identité, inscrite en lettres d’or sur la soie tricolore :
- l’inscription “République Française” ;
- un numéro, le nom du régiment, la devise “Honneur et Fidélité”;
- la liste des batailles dont la prima inter pares “Camerone 1863”
- sur la cravate, en fonction de l’historique, les insignes de
décoration et fourragères.

Chaque drapeau de régiment est une pierre de la “voûte de gloire”. Cette expression est tirée du premier chapitre du premier livre d’or de la Légion étrangère, voulu par le général Rollet pour marquer, en 1931, le centième anniversaire de la création de la Légion étrangère. Le général Rollet voulut d’abord honorer la mémoire des morts de la Légion : il fi t élever le monument aux morts de la caserne Viénot à Sidi Bel Abbès. En même temps, il demanda un Livre d’or, destiné lui aussi à glorifier ceux qui avaient vaillamment combattu sous le signe de la grenade à sept branches.

Très récemment, lors d’une rencontre fortuite à Puyloubier, un descendant d’une famille ayant longtemps vécu à Sidi Bel Abbès, me remit en don pour le musée un exemplaire de ce premier livre d’or de la Légion étrangère, édité en 1931. Très touché par ce geste, je l’en remercie publiquement par le biais de cet éditorial.

Pour la préface de ce premier livre d’or, fut choisi le discours prononcé par le maréchal de France Franchet d’Esperey pour l’inauguration du monument aux morts de Sidi Bel Abbès. En voici quelques extraits significatifs :
“Cent ans de gloire, sous les plis du drapeau tricolore, ont prouvé que le fondateur de la Légion avait eu une claire vision de la psychologie de ces errants. À l’ombre de ce drapeau a grandi une société, un ordre militaire laïc, unique dans le monde entier. Toutes les races s’y mélangent, tous les espoirs s’y confondent…”. “Troupe étrangère sous le drapeau français, son âme est devenue française”.

Comment aujourd’hui perpétuer la pertinence et la beauté de ce discours du Maréchal de France Franchet d’Esperey, écrit il y a 83 ans mais ô combien d’actualité ?
Bien sûr, en recherchant quotidiennement l’excellence. Mais d’abord, dans l’exécution des petites choses. Ensuite et surtout, en consacrant toute notre énergie pour aider le tout jeune légionnaire à s’intégrer dans la famille Légion qui l’accueille, au nom de notre pays, la France. Et cela, pas seulement à Castelnaudary, mais dans chaque régiment. Faisons tout pour que le légionnaire, particulièrement le plus jeune qui ne maîtrise pas encore notre langue, fasse sienne cette réponse d’un grenadier à l’empereur Napoléon qui l’interrogeait sur son lieu de naissance :
Sire, quand je contemple l’étendard de mon régiment, je vois le clocher de mon village”.


Chef d’État-major de l’AT

Éditorial du général d’armée Jean-Pierre BOSSER, chef d’État-major de l’armée de Terre

C’est avec une immense fierté que je m’adresse aujourd’hui à l’ensemble de la Légion étrangère.

Mes premières pensées vont vers ceux d’entre vous qui sont en ce moment déployés aux quatre coins du globe pour remplir les missions que le chef d’état-major des armées et moi-même leur avons confiées. Avec leurs frères d’armes des autres régiments de l’armée de Terre, je sais qu’ensemble, ils s’engagent dans des opérations exigeantes, souvent au cœur de situations extrêmes et parfois au péril de leur vie, que ce soit dans la bande sahélo-saharienne ou en République de Centrafrique. Je tiens à les assurer de toute ma confiance.

Le mois de novembre est l’occasion d’honorer nos morts. Je sais combien cette tradition vous est chère. Je souhaite donc rendre hommage à vos côtés à tous ceux qui sont tombés au combat, qui ont perdu la vie à l’entraînement ou à l’instruction ainsi qu’aux Anciens qui nous ont quittés.

Comme depuis toujours, fidèle à sa renommée, la Légion étrangère fait la fierté de l’armée de Terre. Troupe combattante d’exception, son excellence opérationnelle, encore illustrée récemment pas son comportement au feu, a d’ailleurs été récompensée à juste titre par la citation attribuée cette année au 2e Régiment étranger de parachutistes.

Partout où elle est engagée, la Légion étrangère imprime traditionnellement sa marque et signe son passage de son empreinte si singulière. Sa réputation et la fascination qu’elle exerce donnent à tout événement qui la concerne un retentissement particulier. Les chefs d’état-major des armées de Terre européennes ont pu en juger à l’occasion de la commémoration de Camerone. Une fois encore, sur les Champs-Élysées, la Nation a quant à elle manifesté le 14 juillet, par ses acclamations, son attachement aux légionnaires et son admiration envers ces étrangers venus du monde entier pour servir la France avec honneur et fidélité.

Comme le reste de l’armée de Terre, la Légion étrangère a participé et participera encore aux restructurations et aux réductions imposées par les économies budgétaires. Je mesure les effets que ces diminutions produisent sur votre capacité opérationnelle. Mais je sais aussi pouvoir compter sur votre esprit pionnier pour rebâtir et pour réédifier ce qui aura été momentanément ébranlé par les mesures d’ajustement capacitaire prises dans l’infanterie, la cavalerie et le génie.

Sous l’impulsion de chefs énergiques, dont je salue ici le primus inter pares en la personne du général de division Jean Maurin, la Légion a toujours su vivre avec son époque et suivre la marche rapide d’un monde en évolution constante. Au rythme imperturbable qui est le sien, elle a su adapter son outil de combat pour le tailler avec pragmatisme aux besoins opérationnels. Le temps est à nouveau venu où, une fois encore, elle va devoir évoluer pour faire face à la pression croissante d’une menace terroriste transnationale, puissante hors de nos frontières et qui manifeste sa volonté de nuire à l’intérieur de notre pays. Pour être mieux préparés à nos engagements futurs et pour être capables de frapper l’ennemi plus efficacement, nous devons adapter nos capacités de combats. Leur organisation doit donc être repensée pour occuper avec la place qui leur revient l’espace des opérations spéciales, l’espace des opérations aéroterrestres et l’espace des opérations sur le territoire national.







Biographie du général Jean-Pierre Bosser, CEMAT

Le général d’armée Jean-Pierre Bosser est né le 14 novembre 1959 à Versailles. Son parcours militaire commence en 1970 au collège militaire de Saint-Cyr l’École où il effectue l’intégralité de sa scolarité. Saint-cyrien de la promotion “Général Lasalle” (1979-1981), il choisit l’infanterie de marine et poursuit sa formation à l’École d’application de l’infanterie à Montpellier. Il sert au 8e Régiment de parachutistes d’infanterie de marine à Castres à trois reprises, comme chef de section de 1982 à 1985, officier adjoint puis commandant de compagnie entre 1986 et 1990, et enfin, après avoir été nommé colonel le 1er octobre 2000, en qualité de chef de corps de 2001 à 2003.

Entre 1982 et 1992, il est projeté au Liban au sein de la force multinationale de sécurité à Beyrouth à sa création en septembre 1982, au Tchad pour le déclenchement de l’opération Manta en 1983 puis dans le cadre de l’opération Épervier en 1989, en République de Centrafrique en 1984 et en 1986, enfin au Gabon en 1990 pour l’évacuation des ressortissants de Port-Gentil. Il effectue également une mission d’assistance militaire technique d’un an comme conseiller du bataillon para-commando de la République islamique de Mauritanie en 1985. De 1990 à 1992, il occupe le poste de chef du centre opérationnel de l’État-major interarmées du commandement supérieur des forces armées en Nouvelle-Calédonie. Enfin, il est engagé à la tête de son régiment au Kosovo dans le cadre de l’opération Trident en 2002, puis en République de Centrafrique pour ouvrir l’opération Boali en 2003. Breveté de l’École de guerre en 1996, il sert durant cinq ans au bureau études générales de la direction du personnel militaire de l’armée de Terre (DPMAT) avant de prendre le commandement du 8e RPIMa. Il est ensuite nommé directeur des formations d’élèves des Écoles de Saint-Cyr Coëtquidan de 2003 à 2005, avant de retrouver la DPMAT en qualité de chef du bureau mêlée, puis chef du bureau études générales. Nommé général de brigade le 1er août 2007, il devient adjoint au sous-chef d’état-major ressources humaine à l’État-major de l’armée de Terre à Paris. Le 1er août 2008, le général Bosser prend pour deux ans la tête de la 11e Brigade parachutiste à Toulouse. Le 1er août 2010, promu général de division, il retrouve l’État-major de l’armée de Terre où il se voit confier les fonctions de sous-chef d’état-major performance synthèse. Élevé au rang et appellation de général de corps d’armée le 29 novembre 2012, il occupe à cette date le poste de directeur de la protection et de la sécurité de la Défense à Paris. Le 15 juillet 2014, en conseil des ministres, le général de corps d’armée Bosser est élevé au rang et appellation de général d’armée et nommé chef d’État-major de l’armée de Terre à compter du 1er septembre 2014. Titulaire d’une citation, le général d’armée Jean-Pierre Bosser est commandeur de la Légion d’honneur, commandeur de l’ordre national du Mérite et chevalier du mérite national Mauritanien. Marié, il est père de deux grands enfants.


"More Majorum"

Éditorial du COM.LE du Képi blanc N° 769

Quel titre pourrait mieux illustrer l’éditorial de ce numéro de Képi blanc consacré en large partie à nos Anciens !
La locution latine, “More Majorum” se traduit habituellement par “à la manière de nos anciens”.
Sous l’empire romain, elle désignait le nom d’un supplice destiné aux parricides.
Elle a été par la suite employée quasi exclusivement à l’écrit par les juristes, les philosophes ou les théologiens.
Elle apparaît pour la première fois à la Légion étrangère le 25 février 1940, dans l’ordre N°1 du lieutenant-colonel Magrin-Vernerey, commandant la 13e Demi-brigade de marche de la Légion étrangère toute nouvellement créée : “Officiers, sous-officiers, caporaux et légionnaires du Groupement montagne, appelés à représenter la Légion hors d’Afrique, sous les yeux de troupes d’élite, et à combattre pour la plus belle des causes, nous élèverons nos cœurs à la hauteur de cet immense honneur.
Devant des chefs, des soldats et des peuples qui ne vous connaissent pas ou peu, et jugeront d’après vous l’Armée d’Afrique et la Légion, vous prouverez l’esprit de corps, l’exacte discipline et l’union étroite qui cimentent la solidarité légionnaire.
En votre nom, j’adresse l’hommage du Régiment cadet de la Légion à tous les chefs illustres et aux glorieux régiments qui ont conquis la célébrité de l’Arme ; dépositaires de leur gloire, par tous les détachements qui vous ont constitués, confiants dans la supériorité éprouvée de notre tradition, vous obéirez, vous attaquerez, vous tiendrez, selon la devise du Groupement “More Majorum”, à la manière de nos anciens”.

Tout est dit dans ce magnifique 1er ordre du 1er chef de corps de la 13e DBLE, le futur général Monclar :
- honneur de porter les armes pour la plus belle des causes ;
- exigence “d’être à la hauteur”;
- solidarité légionnaire au combat acquise par l’esprit de corps et la discipline ;
- reconnaissance de l’héritage glorieux légué par les anciens ;
- devoir des jeunes d’être dignes, au combat, de cette gloire héritée.
Cette locution devint alors naturellement la devise de la 13e DBLE et fut inscrite sur le 1er insigne de cette formation.

En 1948, à leur création, les légionnaires parachutistes firent leur cette devise “More majorum”, toujours pour insister sur le fait que les “cadets” de la Légion étrangère étaient bien dépositaires de la gloire des détachements issus des régiments étrangers plus anciens.

Plus récemment, les régiments étrangers de génie ont gardé cette même ligne de conduite en faisant référence, dans leur chant respectif à l’exemple des Anciens :
- les légionnaires du 1er REG “marchent sans trêve sur les pas de nos anciens”;
- pour ceux du 2e REG, qui invoquent d’abord “la terre d’Indo où tant d’anciens reposent”, “la mémoire a sonné le refrain”.
Déjà, à la deuxième moitié du XIXe siècle, lorsque furent écrites les paroles du Boudin, la référence au sacrifice des Anciens et l’exhorte des jeunes à suivre l’exemple étaient bien présentes :
“Nos anciens ont su mourir pour la gloire de la Légion, Nous saurons bien tous périr suivant la tradition”.
Pourquoi cette référence aux Anciens, nécessaire aux plus jeunes, est-elle une constante ?

Sans doute, comme Maurice Druon l’écrivait, parce que “la tradition est un progrès qui a réussi”, ce qui permet au jeune de mettre toutes les chances de son côté pour “être à la hauteur” dans l’action, en s’appuyant sur ce qui a déjà fait ses preuves.

Ensuite, parce qu’il faut des rites, comme le disait Saint-Exupéry. Ces rites sont indispensables pour former notre cohésion.
Ce sont les commémorations que nous vivons à la Légion étrangère, et en premier lieu celle de Camerone.
Anciens et jeunes nous nous retrouvons pour honorer nos morts, nous rappeler le serment des hommes du capitaine Danjou, et redire notre fierté d’être leurs héritiers.
Ces rites sont aussi présents dans notre vie quotidienne, en particulier à l’instruction et à l’entraînement au combat.
Ils sont présents à table, qui permet à la famille légionnaire de se retrouver entre les sorties sur le terrain.
Ils sont présents dans le chant, au bivouac, au quartier, ou dans les popotes.
La liste de ces rites est longue, je n’irai pas plus loin.

Enfin, ce lien entre jeunes et anciens est surtout nécessaire, parce que la Légion est d’abord une famille, faite de volontaires venant des quatre coins du monde pour servir la France avec honneur et fidélité. Une famille, c’est plusieurs générations, qui même si elles ne vivent plus sous le même toit, portent toujours le même nom.
Chez nous, cette famille “Monsieur Légionnaire” commence par l’engagé volontaire qui reçoit son matricule, et se termine par l’ancien qui s’éteint. Tous deux, comme le psalmiste peuvent entonner :
“Nous avons entendu et nous savons ce que nos pères nous ont raconté, nous n’allons pas le cacher à nos fils.
Nous redirons à tous ceux qui nous suivent, les œuvres glorieuses...”

Honneur à nos anciens !

ORDRE DU JOUR N°1

Éditorial du COM.LE du Képi blanc N° 768

Officiers, sous-officiers, caporaux-chefs, caporaux, clairons et légionnaires de la Légion étrangère.

Aujourd’hui, c’est avec une immense fierté que je prends le commandement de la Légion étrangère car je mesure pleinement l’honneur qui m’est fait de devenir le chef d’une communauté d’hommes unique servant la France avec honneur et fidélité depuis cent soixante-treize ans.

Conscient de l’œuvre déjà accomplie par nos anciens et respectueux de nos traditions, je salue avec émotion tous nos emblèmes. Je rends hommage à tous ceux qui m’ont précédé dans cette fonction et en particulier, le général de division Christophe de Saint Chamas, auquel je succède. Il a su faire rayonner avec brio la Légion étrangère et ses valeurs humaines. Je lui exprime notre profonde gratitude et lui adresse tous nos voeux de pleine réussite dans ses nouvelles fonctions.

Mes premières pensées vont à nos camarades qui sont tombés au service de la France sous le fanion vert et rouge. Ils ont rejoint discrètement avec les honneurs dus à leur engagement, la longue cohorte des 40 000 légionnaires tombés au service de la France depuis 1831. À nos blessés, Français par le sang versé, j’exprime toute ma gratitude pour leur courage au feu, et leur souhaite un prompt rétablissement. À nos camarades actuellement engagés en opérations, je redis toute ma confiance.

À votre tête, mais avec votre aide et dans la continuation de mes prédécesseurs, je compte servir la Légion étrangère en inscrivant mon action autour de trois idées fortes auxquelles je crois profondément :
- la Légion étrangère doit demeurer une force combattante reconnue et respectée au service de la France. Cela signifie que la priorité de chacun d’entre nous, quels que soient notre fonction et notre grade, est et doit rester de s’entraîner inlassablement au combat pour vaincre là où la France nous engagera et nous le demandera. La capacité d’encaisse, la rusticité, la force morale et le souci constant du détail doivent demeurer notre marque de fabrique quels que soient l’engagement demandé et le prix à payer.
- la Légion étrangère est une communauté humaine militaire unique qui doit conserver sa cohérence d’ensemble pour demeurer efficace. Cette cohérence résulte uniquement du travail de fond mené par tous les régiments des forces et du socle pour se préparer au combat mais aussi pour administrer avec compétence nos cadres et légionnaires tout au long de l’année. Il est indispensable de poursuivre nos efforts dans ces domaines en sachant que l’excellence n’est pas un statut mais un objectif et un défi quotidien.
- la Légion étrangère constitue une exception au sein de nos armées du fait de sa seule spécificité : celle d’être autorisée par la loi à recruter, dès le temps de paix, des étrangers pour porter les armes de la France. Cette exception nous oblige à cultiver avec humilité le devoir d’excellence, c’est-à-dire à travailler trois fois plus pour faire accomplir notre devoir, à tout mettre en oeuvre pour apprendre et faire apprendre le français, à nous entraîner en permanence dans le moindre détail afin de maitriser parfaitement les choses même les plus simples que cela soit au combat ou au quartier ! N’oublions jamais que le succès n’arrive que s’il est précédé par l’effort et le dépassement de soi.

Je sais que cette exception m’imposera d’expliquer inlassablement, en votre nom, à tous, pourquoi le légionnaire est différent au sein des armées ; pourquoi ce terrien embarqué à l’année au sein de son régiment, nécessite des mesures de soutien et d’organisation adaptées ; pourquoi cet étranger venu servir la France avec honneur et fidélité a besoin d’un dispositif de solidarité unique marquant la légitime et nécessaire reconnaissance de la France à son égard pour son engagement extraordinaire.

Vous pouvez légitimement être fiers du travail déjà accompli. Continuez à faire honneur à la Légion étrangère, demeurez cette force combattante d’exception sur laquelle la France sait pouvoir compter, s’il le faut jusqu’au sacrifice ultime. Les défis ne manqueront pas. Une seule certitude, demain comme hier, la mission demeurera sacrée.

Vive la Légion étrangère !


L’exemplarité, expression de la fidélité

Éditorial du COM.LE du Képi blanc N° 767

À la Légion étrangère comme ailleurs, lorsqu’une décision est prise, les ordres sont donnés puis exécutés. Ce principe simple a fait ses preuves, mais cela ne veut pas dire que tout soit facile. Les difficultés sont nombreuses, et certaines épreuves parfois douloureuses à surmonter. Pour autant, la Légion se met en ordre de bataille avec détermination.

C’est ce qui se passe depuis plusieurs mois au 1er Régiment étranger de cavalerie qui a commencé à quitter la garnison d’Orange pour s’installer dans le camp de Carpiagne. Il laisse derrière lui de nombreux souvenirs et des amitiés solidement nouées tout au long des quarante-sept années vécues dans cette garnison si accueillante. Et malgré cette émotion légitime, il regarde droit devant lui tous les enjeux qui l’attendent et les projets qui permettront de rebondir au plus vite. L’esprit bâtisseur de chaque légionnaire permettra très rapidement à chacun de se sentir à nouveau chez lui.

Une véritable opération a permis de déménager successivement toutes les unités et de muter cadres et légionnaires, tout en préservant les capacités opérationnelles et l’esprit régimentaire. Avant de quitter leur garnison, les légionnaires cavaliers ont souhaité marquer l’événement et faire leurs adieux avec panache, en montrant à la fois talent et originalité.

Rassemblés dans le théâtre antique devant les Orangeois venus en grand nombre, les escadrons ont interprété avec coeur quelques chants de notre magnifique patrimoine légionnaire, dont nous sommes tous légitimement si fiers. La Musique de la Légion étrangère était de la fête pour prendre le relais des unités et faire vibrer les invités, comme à chaque fois qu’elle se donne en concert. Et celui-ci avait un caractère bien particulier : Nathalie Lermitte, chanteuse de grand talent et amie de la Légion était venue chanter quelques-uns des plus beaux morceaux composés par Edith Piaf. Fierté et émotion ont marqué légionnaires et spectateurs. Et dans quelques jours, une prise d’armes marquera le départ officiel du Royal étranger.

Pendant ce temps, les autres régiments se préparent pour les engagements opérationnels qui s’annoncent. Ils ont comme toujours, le souci d’être parfaitement préparés et d’engager des unités soudées, entraînées et aguerries.

En garnison comme en opération, les légionnaires sont dignes de leurs anciens. Admirés dans le monde entier, respectés par toutes les armées, applaudis par tous les Français, toujours volontaires et fiables au combat, parfois jalousés, les légionnaires n’ont pas changé. Ils tiennent aujourd’hui comme hier une place particulière, celle que soulignait le général Canrobert en 1855 en Crimée, au passage de l’Alma, admirant le comportement des légionnaires au combat : "À la bonne heure, servez d’exemple aux autres, braves légionnaires".

Dans quelques semaines, je franchirai le portail du quartier Vienot, après trois années à la tête de la Légion étrangère, et trente années après avoir été affecté pour la première fois parmi les képis blancs.

En saluant une dernière fois le piquet d’honneur, je penserai à tous les légionnaires que j’aurai eu l’honneur de commander, conscient de ce privilège merveilleux d’avoir côtoyé des hommes d’exception, tant de bons larrons venus refaire leur vie, prêts à tout donner pour la gloire de la légion étrangère, et recherchant sans cesse des chefs auxquels donner sans réserve toute leur confiance.

Je leur adresse mes chaleureux remerciements pour ce qu’ils donnent à la France et m’incline avec respect devant le souvenir des quarante mille légionnaires morts au combat depuis 1831, avec une pensée particulière pour ceux qui sont tombés au cours de ces trois années.

Je les remercie pour tout ce qu’ils m’ont appris, notamment sur ce que la Légion leur avait apporté.

Longue vie à la Légion étrangère et honneur aux anciens.


Solidarité consolidée

Éditorial du COM.LE du Képi blanc N° 766



Le 30 avril dernier, en hommage à tous les engagés volontaires de 1914, trois légionnaires ont été mis à l’honneur pour porter et escorter la main du capitaine Danjou. Ils ont remonté la voie sacrée, fiers et émus, dans le souvenir très présent des 36 000 légionnaires tombés au service de la France depuis 1831.

Ils illustraient parfaitement, en ce jour exceptionnel, la force du lien qui demeure entre nous : “on ne cesse pas d’être légionnaire au moment où on quitte l’uniforme. On le reste jusqu’à la mort” (Georges Manue, "Têtes brulées" 1929).

Volontaire avant tout, le légionnaire qui a choisi de porter les armes d’un pays qui n’est pas le sien est souvent un déraciné qui a trouvé une nouvelle famille. Et, en son sein, des valeurs communes sont découvertes et adoptées. Il sera formé, éduqué, promu et acquerra progressivement son indépendance et son autonomie.

La solidarité fait donc partie intégrante des valeurs de la Légion étrangère : “Chaque légionnaire est ton frère d’armes quelle que soit sa nationalité, sa race, sa religion. Tu lui manifestes toujours la solidarité étroite qui doit unir les membres d’une même famille”.

La nécessité de prendre en charge les légionnaires dans les moments de légitime repos ou les moments difficiles, pour leur apporter assistance et réconfort, en se substituant à une famille absente ou défaillante, est donc apparue très tôt. Dès 1834, les premiers centres de repos ont été créés pour accueillir les malades et blessés au combat.

Chef militaire au charisme universellement reconnu et aux états de service exceptionnels, le général Rollet qui repose au carré militaire du cimetière de Puyloubier, a imaginé puis mis sur pieds les premières œuvres sociales de la Légion étrangère.

Dès 1934, c’est en véritable précurseur qu’il a fait acheter un domaine pour y accueillir les légionnaires quittant le service et arrivant à Marseille. Ce projet est aujourd’hui la Maison du légionnaire à Auriol.

En 1953, le colonel Gaultier poursuit l’œuvre du général Rollet : devant l’afflux des blessés d’Indochine il crée le Service du Moral et des Œuvres de la Légion étrangère, une innovation dans l’Armée française. L’action sociale de la Légion étrangère permet alors d’aider le légionnaire, parfois invalide, à s’intégrer dans la société française, malgré son handicap. À l’image d’une famille, l’attention est constante, même après le départ du foyer d’un de ses membres.

En 1954, le ministère de la Défense confie à la Légion étrangère un domaine de deux cents hectares pour y accueillir les anciens légionnaires et les blessés d’Indochine. L'institution des invalides de la Légion étrangère voit rapidement le jour. Tous les anciens, les blessés au combat ou dans leur vie pourront, s’ils le désirent, trouver un havre de paix, des frères d’armes, un esprit de corps et la reconquête de l’estime de soi par un travail adapté.

Depuis sa création, cette institution fonctionne grâce au Foyer d’entraide de la Légion étrangère, le FELE dont l’action est universellement reconnue, malgré un cadre juridique très fragile.

Pourtant, en nous confiant ce domaine, la Nation voulait exprimer sa reconnaissance à ces valeureux soldats. Cette reconnaissance est désormais pérenne. La loi de programmation militaire du 18 décembre 2013 a reconnu la spécificité de l’action sociale de la Légion étrangère. Le FELE va devenir un établissement public dont la mission principale sera la mise en œuvre de la solidarité légionnaire.

En l’inscrivant dans la loi, le parlement a ainsi montré à tous les Français la nécessité d’accueillir et d’accompagner ces anciens légionnaires qui ont tout quitté pour servir la France. Cette consolidation juridique intervient au moment où nous fêtons le soixantième anniversaire de l’institution des invalides de la Légion étrangère, fruit d’années d’efforts, de service et de dévouement.

Honneur à tous ceux qui ont contribué à cette action merveilleuse et indispensable dont nous pouvons être fiers. Car à Puyloubier vibre au quotidien, l’âme de la Légion étrangère.


60e anniversaire de l'INSTITUTION DES INVALIDES


Communiqué de presse : 60e anniversaire de Puyloubier


L'engouement pour défendre le camp de la liberté

Éditorial du COM.LE du Képi blanc N° 765

Chaque année la Légion étrangère honore le sacrifice des légionnaires du capitaine Danjou, glorieusement tombés au Mexique, le 30 avril 1863, dans l'accomplissement de la mission qui leur avait été confiée : assurer la couverture au profit d'un convoi logistique ravitaillant les unités françaises qui assiégeaient la ville de Puebla.

Ce combat regroupe à lui seul toutes les valeurs fédératrices de la Légion étrangère : le caractère sacré de la mission, la fidélité à la parole donnée ainsi que la communauté de destin choisie et acceptée par les officiers, sous-officiers et légionnaires. Ces trois vertus légionnaires connues de tous, expliquées aux plus jeunes et commentées à chaque occasion constituent le fondement de l'esprit de corps qui nous anime.

Il s'agit de mettre en avant la conception héroïque et désintéressée de l'accomplissement de la mission, quel qu'en soit le prix. Le serment renouvelé par les légionnaires face à la mort souligne le sens profond de leur engagement, le culte de l'honneur, de la fidélité au chef et aux frères d'armes. À cela s'ajoute un témoignage exceptionnel de solidarité, faite d'estime réciproque, de confiance mutuelle et de cohésion. Tout cela afin que, dans les moments les plus durs du combat, les légionnaires témoignent toujours de ce supplément d'âme, de cette force morale et de ce remarquable sens de la discipline qui ont été forgés patiemment et quotidiennement au quartier comme à l'entraînement.

Aujourd'hui comme hier, Camerone demeure la référence pour tous les légionnaires qui vivent cette cérémonie avec une intensité particulière. En entendant le récit de ce combat, chacun renouvelle intérieurement le serment qu'il a fait le jour où il a coiffé le képi blanc qu'il avait mérité, en promettant alors de servir avec honneur et fidélité.

Aujourd'hui comme hier, dans nos régiments, ces valeurs restent immuables. Le culte du courage et du dépassement de soi sont source d'une légitime fierté faite d'estime de soi, à l'instruction comme en opération.

Aujourd'hui comme hier, la mise en avant de l'abnégation et du sens de l'honneur, prend tout son sens.

Cette année est marquée par le centenaire du déclenchement de la Grande Guerre. Dans cette période riche et douloureuse de l'Histoire de France, la Légion étrangère a écrit des pages magnifiques montrant l'héroïsme d'étrangers ayant choisi de combattre dans le camp de la liberté. Dès 1914, ils se bousculent pour rejoindre la Légion, seule formation pouvant les accepter. Parmi eux, quelques-uns formeront le noyau de la future escadrille La Fayette. Témoignage de l'histoire, le 28 septembre 1919, à l'Hôtel des Invalides, une plaque est inaugurée, portant cette inscription : "Le 21 août 1914, des hommes libres de toutes les Nations du monde, s'enrôlèrent ici, pour la France et le droit". Tous ces hommes avaient peut-être partagé la vision de Jefferson, troisième président des États-Unis, philosophe et très francophile, pour qui "tout homme de culture a deux patries, la sienne et puis la France".

Le 30 avril prochain, en hommage à tous ces volontaires de 1914, trois légionnaires seront mis à l'honneur pour porter et escorter la main du capitaine Danjou, trois étrangers engagés pour servir ce pays qui n'était pas le leur.

Enfin, la cérémonie à Aubagne sera rehaussée cette année aussi par la présence d'un invité d'honneur bien particulier : SAS le prince Albert II de Monaco dont la présence témoignera du lien historique très privilégié qui unit la principauté de Monaco et la Légion étrangère. Sortant de Saint Cyr en 1893, son arrière-grand-père, futur Louis II, est affecté au 1er Régiment étranger en tant qu'officier servant à titre étranger. En 1914, il s'engage à nouveau pour la durée de la guerre. Il sera plus tard nommé sergent-chef d'honneur et la Principauté de Monaco recevra la distinction de 1re classe d'honneur de la Légion étrangère. À l'occasion du centenaire de son engagement dans la guerre, la Légion étrangère est fière et très honorée d'accueillir un tel invité.

Comme chaque année, le cérémonial superbement orchestré regroupe les légionnaires autour de ces valeurs qui font notre force. Partageons ensemble ce moment unique, fait d'un profond recueillement, et d'une rigueur parfaite.

Les légionnaires d'hier et d'aujourd'hui savourent avec une immense fierté, le droit qui leur a été donné de servir la France.

Général Christophe de Saint Chamas,
commandant la Légion étrangère

Source : Képi Blanc magazine
Crédit : Légion étrangère


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