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2009

 


Mane. Médaille militaire pour José Martin

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Publié le 14/05/2009

 

José Martin décoré à Castelnaudary.Photo DDM. - DDM
José Martin décoré à Castelnaudary.Photo DDM. DDM

Dans le cadre de la célébration du 146e anniversaire de Camerone, date historique pour la Légion Etrangère, à Castelnaudary, José Martin, enfant de Mane a été décoré de la Médaille militaire en reconnaissance de ses actions au sein du 4e Etranger d'infanterie au cours des combats d'Afrique du Nord de 1955 à 1960, au Maroc et en Algérie.

Cette prestigieuse décoration a été remise en présence du général Pascal Peran, de la préfète de l'Aude, des membres de la famille du récipiendaire et d'une foule très nombreuse.

La section des anciens combattants de Saint Martory est fière d'avoir participé à cette remise solennelle de cette récompense.

Au cours de la cérémonie du 8 mai, le maire, Michel Masquère, a rendu hommage à cet enfant du village.

La Dépêche du Midi

L'avenir de l'infanterie : avec ou sans VBCI

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8 mai 2009

Le chef d’état-major de l’armée de terre (cemat) a présenté, jeudi à la presse, le nouvel ordre de bataille de l’armée de terre. Nous le publierons de manière intégrale sur ce blog samedi matin.

Le Cemat a fourni la liste officielle des régiments d’infanterie qui percevront le nouveau VBCI (véhicule de combat d’infanterie). Ils seront huit : 35 RI, 92 RI, 1 Rtir, 152 RI; RMT, 16 BC, 2 REI et  2 RIMa. Par rapport aux prévisions de l’an dernier, dont nous rendions alors compte, cette liste a évoluée. Les 1er RI et 126 RI devaient alors être doté du VBCI et ne le seront pas. A leur place deux régiments, l’un des troupes de marine, l’autre de la Légion : 2 RIMa et 2 REI.

L’infanterie de demain sera donc organisée entre 8 régiments lourds (sur VBCI) et 12 régiments légers (sur VAB). Ces derniers seront répartis en trois catégories : infanterie métro ou colo (1er RI, 110 RI, 126 RI, 3 RIMa, 21 RIMa), parachutiste (1er RCP, 2 REP, 3 RPIMa, 8 RPIMa) et chasseurs alpins (7 BCA, 13 BCA, 27 BCA).

A noter, la vitalité des traditions car pour 20 régiments de quatre types, il n’y a aura pas moins de dix dénominations différentes. Pourquoi d’ailleurs ne pas aller plus loin en ressuscitant quelques traditions comme les zouaves, les grenadiers ou les fusiliers ?


Rencontre avec Jean-Joseph Julaud, auteur du livre Camarón.

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Publié le 01/05/2009 par " Nicolas Quirion "

Le grand journal a pu rencontrer l’écrivain français Jean-Joseph Julaud, auteur du roman historique Camarón. L’occasion de revenir sur le parcours de cet auteur et d’en savoir un peu plus sur sa relation avec le Mexique. Rencontre.

 

L’histoire de Jean-Joseph Julaud pour les nuls.

Professeur de français et d’histoire-géographie pendant trente ans dans un collège de Conquereuil (Loire-Atlantique), Jean-Joseph Julaud a désormais choisit de se consacrer à sa véritable passion : l’écriture.

« J’ai toujours aimé écrire, on peut me demander d’écrire sur n’importe quoi ! », déclare-t-il.

Mais quel rapport entre son ancien métier de professeur et celui d’écrivain ? « Quand on enseigne le français on a un contact avec la langue qui est de l’ordre de l’intime… Alors il se trouve que, parfois, on a envie de lui faire des enfants. Et cet enfant, c’est le livre ! ».

La rencontre en 1998 avec les éditions First sera le déclencheur de sa vie d’écrivain professionnel. « J’ai écrit plusieurs livre dans la collection “pour les nuls”, des éditions First. En août 2004 est parue “l’histoire de France pour les nuls”, un succès qui a surpris tout le monde ! ».

En effet dans ce livre Jean-Joseph Julaud a su renouer avec une façon plus humaine de raconter l’histoire, faite de désinvolture, d’humour et d’anecdotes. Une leçon de pédagogie décomplexée qui séduira même en haut-lieu… Souvenez-vous de cette photo publiée par le magazine VSD en pleine campagne présidentielle : François Hollande, allongé dans un bateau, en train de potasser « l’histoire de France pour les nuls » !

Réaction amusée de l’auteur : « Je ne sais pas si ça a joué en faveur de la vente du livre ou pas, mais en tout cas c’était drôle ! Je me suis dit : finalement les hommes politiques ne lisent pas des livres d’histoire, ils lisent des livres de recettes ».

Mais quand il n’est pas accaparé par son travail pour les éditions First, Jean-Joseph Julaud mène une prolifique activité d’écrivain romanesque. Et son petit dernier nous intéresse tout particulièrement puisque son action se déroule dans le Veracruz du 19ème siècle, alors brièvement conquis par les français.

Camarón, ou quand la défaite devient symbole d’honneur.

bataille gravure camerone1 Rencontre avec Jean Joseph Julaud, auteur du livre Camarón.

Le roman Camarón se penche sur un épisode peu connu de l’intervention française au Mexique. Et pour cause -il s’agit d’une sanglante défaite !

 

Rappel des faits : 1861, profitant de la passivité des Etats-Unis -empêtrés dans la guerre de Sécession- Napoléon III décide d’instaurer au Mexique « un grand empire Catholique » qui sera l’allié de la France. Le non-paiement d’une dette contractée par le gouvernement libéral de Benito Juarez fournit aux français le prétexte idéal pour envahir « légitimement » le Mexique.

Son armée subissant de cuisantes défaites et étant constamment harcelée par la guérilla mexicaine Napoléon III accède à la pétition formulée par des officiers de la légion étrangère lui demandant « l’honneur d’aller se faire tuer » pour la France au Mexique.

Le régiment dépêché sur place le 25 Mars 1863 se voit alors confier la mission –ô combien dangereuse !- d’escorter des convois entre Veracruz et Puebla.

Ce qui devait arriver arriva… Le 30 Avril 1863 une poignée de légionnaires, reclus dans une hacienda de Camarón, village situé au centre de l’état de Veracruz, mène une résistance désespérée contre près de 3000 mexicains. « La mort est au bout, ils savent qu’ils ne peuvent pas faire autrement », précise Jean-Joseph Julaud.

Pas vraiment de place ici pour le suspense : la fin sera tragique. Après toute une journée de combat, submergés par le nombre des assaillants, les quelques survivants se rendent, se payant tout de même le luxe d’imposer leur conditions.

Ce sont ces quelques heures de combats acharnés qui piquèrent la curiosité de Julaud et servirent de base au roman Camarón :

« Cette bataille de Camarón m’intriguait, parce qu’elle a été présenté comme le mythe fondateur de la légion étrangère… Je ne suis pas un militariste convaincu, mais j’observe ces choses là avec curiosité : en face il y avait quand même 3000 mexicains ! Ils auraient pu n’en faire qu’une bouchée de ces pauvres légionnaires, ces pauvres soldats souffrant de la fièvre jaunes… Mais ce ne fut pas le cas. Il y a eu une grande humanité de la part des mexicains puisqu’ils leur ont demandé toute la journée de se rendre. Ce qui m’a intéressé c’est de voir, bien sur, toute la naissance de l’esprit de sacrifice et de l’honneur chez les légionnaires, mais aussi la même chose chez les mexicains. Quand les français ont imposé leurs conditions de reddition la réponse des mexicains fut extraordinaire : “ on ne refuse rien à des hommes comme vous” dirent-ils ».

 

legion1 Rencontre avec Jean Joseph Julaud, auteur du livre Camarón.

 

Certains critiques ont voulu voir dans ce livre un plaidoyer pacifiste, mais qu’en pense notre auteur ?

« Ce n’est pas ce que j’ai voulu faire. Le problème quand on publie un livre, c’est qu’il nous échappe ! Mais je n’ai pas non plus fait l’apologie de la légion étrangère. Au final c’est au lecteur de se faire son opinion. Le fait est que les français étaient là depuis longtemps, il y avait un certain respect, tout le monde s’entendait bien. Mais « l’aventure mexicaine » de Napoléon III ça a été une regrettable erreur, une catastrophe parce qu’il a bien fallu partir. Cette expédition est représentative en tous points d’une espèce de dérive conquérante. Ici, il y avait le désir de satisfaire le pape, en envoyant des soldats au casse-pipe. On a vu ce que ça a donné ! »

« Il avait donc tout cet aspect qui me passionnait, mais aussi une deuxième chose : les civilisations précolombiennes… ce passé qui compose avec la civilisation nouvelle une espèce de cocktail unique au monde».

Un roman mexicain.

« J’ai passé plus de 6 mois à faire des investigations, à la bibliothèque, aux archives… et au Mexique, pour m’imprégner de l’atmosphère. J’aime beaucoup ce pays, il me fascine ! C’est le pays du soleil, de la fête, où on a une conception du temps différente ».Avec Camarón, Jean-Joseph Julaud fait preuve d’une grande virtuosité dans le mélange des genres : la rigueur historique, nous l’avons vu, est là : c’est à n’en pas douter un ouvrage érudit, de passionné du détail. Mais il y a plus que cela.

A travers le personnage fictif d’Ollin, jeune indigène qui souhaite restaurer les coutumes ancestrales de son peuple, Julaud a su laissé parler sa fibre romanesque et sa fascination pour la grandeur perdue des peuples indigènes du Mexique.

camaron2 Rencontre avec Jean Joseph Julaud, auteur du livre Camarón.

« J’y ai été davantage sensibilisé parce que ma belle fille est mexicaine et sa mère est une indigène qui travaille comme professeur de géographie à l’université de Mexico. C’est une personne de convictions. Elle et beaucoup d’autres ne se sont jamais remis de la conquête espagnole. Ils se sentent toujours orphelins de leur culture, nostalgique d’un passé maintenant lointain, et ils désirent poursuivre l’idée d’un retour. Elle m’a dit souvent que son rêve, en quelque sorte, c’était de détruire les églises pour remettre debout les pyramides ».

Ollin, un personnage fictif donc, mais qui aura laissé une descendance fortement ancrée dans la réalité du présent.

Un livre qui suscite des projets.

Nous avons rencontré Jean-Joseph Julaud à Xalapa, capitale de l’état de Veracruz, à l’occasion de ses deux semaines de vacances au Mexique. Un déplacement également riche en attentes puisque les éditions de La Universidad Veracruzana sont intéressées par la réalisation d’une traduction du roman Camarón. « Ce serait logique que ça se fasse ici, à Veracruz, puisque c’est le berceau du roman ».

Mais ce n’est pas tout. En lisant le livre on ne peut s’empêcher de penser que la trame dramatique du récit constituerait une excellente base pour un film…

« Il y a déjà deux producteurs intéressés, il faut réunir les fonds, que le producteur et le réalisateur se mettent d’accord… on verra bien ce que ça donne, dans tout les cas il faudra deux ou trois ans avant que ça débouche sur quelque chose ».

Difficile de ne pas se prendre à rêver d’une coproduction franco-mexicaine !

Visitez le site personnel de Jean-Joseph Julaud

Nicolas Quirion – Edition Veracruz – (www.legrandjournal.com.mx)


Chalabre. Une jeune délégation mexicaine

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Publié le 30/04/2009

 

Le maire de Chalabre accompagné de la délégation mexicaine. - DDM
Le maire de Chalabre accompagné de la délégation mexicaine. DDM

Le mardi 28 avril, trois jeunes mexicains sont venus commémorer la mémoire du capitaine Danjou lors de la célèbre bataille de Camerone (Mexique). Le jour de la bataille, le 30 avril, donne lieu à de nombreuses manifestations partout dans le monde. Mais au Mexique, c'est le jour choisi pour souligner l'amitié franco-mexicaine. L'ambassade de France et le gouvernement de l'État de Veracruz soulignent les liens qui les attachent. Cette amitié a donné naissance, entre autres, à un jumelage depuis 2005 entre Chalabre et la ville de Xalapa ou Jalapa (Mexique), dans l'État de Veracruz. À l'initiative du consulat de Xalapa et de l'attaché de la défense de l'ambassade de France au Mexique, c'est Ivan Diego (16 ans), Mireya (12 ans) et Rogeho (12 ans), accompagnés de leur professeure, la senora Amparo, qui sont venus représenter leur pays à Chalabre. Accompagnés du maire, Christian Guilhamat, et du président des Amis du musée de la légion étrangère, M. Le Flem, les jeunes ont visité le village, sont allés voir la maison natale du capitaine Danjou. Une visite au château de Chalabre a complété ce bref séjour dans le village. Une belle initiative de la légion étrangère qui saisit toutes les occasions de perpétuer la mémoire d'un Chalabrois célèbre.

Théâtre. Ce jeudi 30 avril 2009, au théâtre de Chalabre, les spectateurs auront une heure et demie de rire et de bonheur au pays des cigales en écoutant Jean-Claude Baudracco et son acolyte Jean-Paul Joguin, accompagnés de Denis Bouvier au piano. Jouant dans le registre des acteurs provençaux des années 30 à 50, affectionnant des emplois de colérique au cœur tendre, passant de la comédie au drame, Jean-Claude Baudracco traduit toute sa palette et son talent de comédien, aux côtés de son complice Jean-Paul Joguin, comédien, chansonnier et chanteur, comme lui. Ce spectacle conviendra à tous, ainsi que son prix unique qui est fixé à 5 euros.

La Dépêche du Midi

"L'armée française assiégeait Puebla..."

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30 avril 2009

e à jour : 28 janvier 2015)

Affiche_de_la_ceremonie_de_camerone_2009
Où qu’ils soient, les Légionnaires célèbrent aujourd’hui la fête de Camerone. Chaque 30 avril, la Légion étrangère commémore les combats de Camerone  durant la campagne du Mexique en 1863. En voici le récit traditionnel, tel qu’il est lu chaque année lors des cérémonies. Joyeux Camerone !

 

«L’armée française assiégeait Puebla. La Légion avait pour mission d’assurer, sur cent vingt kilomètres, la circulation et la securité des convois. Le colonel Jeanningros, qui commandait, apprend, le 29 avril 1863, qu’un gros convoi emportant trois millions en numéraire, du matériel de siège et des munitions était en route pour Puebla. Le capitaine Danjou, son adjudant-major, le décide à envoyer au devant du convoi, une compagnie. La 3e compagnie du Régiment étranger fut designée mais elle n’avait pas d’officier disponible. Le capitaine Danjou en prend lui-même le commandement et les sous-lieutenants Maudet, porte-drapeau, et Vilain, payeur, se joignent à lui volontairement.

Le 30 avril, à 1 heure du matin, la 3e compagnie, forte de trois officiers et soixante quatre hommes, se met en route. Elle avait parcouru environ vingt kilomètres, quand, à 7 heures du matin, elle s’arrête à Palo Verde pour faire le café. À ce moment, l’ennemi se dévoile et le combat s’engage aussitôt. Le capitaine Danjou fait former le carré et, tout en battant en retraite, repousse victorieusement plusieurs charges de cavalerie, en infligeant à l’ennemi des premières pertes sévères.

Arrivé à la hauteur de l’auberge de Camerone, vaste bâtisse comportant une cour entourée d’un mur de trois mètres de haut, il décide de s’y retrancher, pour fixer l’ennemi, et retarder ainsi le plus possible le moment où celui-ci pourra attaquer le convoi.

Pendant que les hommes organisent à la hâte la défense de cette auberge, un officier mexicain, faisant valoir la grosse supériorite du nombre, somme le capitaine Danjou de se rendre. Celui-ci fait répondre : »Nous avons des cartouches et ne nous rendrons pas«. Puis, levant la main, il jura de se défendre jusqu’à la mort et fit prêter à ses hommes le même serment. Il était 10 heures. Jusqu’à 6 heures du soir, ces soixante hommes, qui n’avaient pas mangé ni bu depuis la veille, malgré l’extrême chaleur, la faim, la soif, résistent à 2000 Mexicains : huit cents cavaliers, mille deux cents fantassins.

A midi, le capitaine Danjou est tué d’une balle en pleine poitrine. À 2 heures, le sous-lieutenant Vilain tombe, frappé d’une balle au front. À ce moment, le colonel mexicain réussit à mettre le feu à l’auberge.

Malgré la chaleur et la fumée qui viennent augmenter leurs souffrances, les légionnaires tiennent bon, mais beaucoup d’entre eux sont frappés. À 5 heures, autour du sous-lieutenant Maudet, ne restent que douze hommes en état de combattre. À ce moment, le colonel mexicain rassemble ses hommes et leur dit de quelle honte ils vont se couvrir s’ils n’arrivent pas à abattre cette poignée de braves (un légionnaire qui comprend l’espagnol traduit au fur et à mesure ses paroles). Les Mexicains vont donner l’assaut général par les brèches qu’ils ont réussi a ouvrir, mais auparavant, le colonel Milan adresse encore une sommation au sous-lieutenant Maudet ; celui-ci la repousse avec mépris.

L’assaut final est donné. Bientôt il ne reste autour de Maudet que cinq hommes : le caporal Maine, les légionnaires Catteau, Wensel, Constantin, Leonhard. Chacun garde encore une cartouche ; ils ont la baïonnette au canon et, réfugiés dans un coin de la cour, le dos au mur, ils font face. À un signal, ils déchargent leurs fusils à bout portant sur l’ennemi et se précipitent sur lui à la baionnette. Le sous-lieutenant Maudet et deux légionnaires tombent, frappés a mort. Maine et ses deux camarades vont être massacrés quand un officier mexicain se précipite sur eux et les sauve. Il leur crie :»Rendez-vous« !

»Nous nous rendrons si vous nous promettez de relever et de soigner nos blessés et si vous nous laissez nos armes«. Leurs baïonnettes restent menaçantes.

»On ne refuse rien à des hommes comme vous !« répond l’officier.

Les soixante hommes du capitaine Danjou ont tenu jusqu’au bout leur serment. Pendant 11 heures, ils ont résisté à deux mille ennemis, en ont tué trois cents et blessé autant. Ils ont par leur sacrifice, en sauvant le convoi, rempli la mission qui leur avait été confiée.

L’empereur Napoleon III décida que le nom de Camerone serait inscrit sur le drapeau du Régiment Etranger et que, de plus, les noms de Danjou, Vilain et Maudet seraient gravés en lettres d’or sur les murs des Invalides à Paris.


»Ils furent ici moins de soixante opposés à toute une armée, sa masse les écrasa. La vie plutôt que le courage abandonna ces soldats Français le 30 avril 1863.

Capitaine Danjou, Sous-Lieutenant Vilain, Sous-Lieutenant Maudet «

En 1892, à leur mémoire, la patrie éleva un monument. Depuis, lorsque les troupes mexicaines passent devant ce monument, elles présentent les armes.


Bagnères. Avec les anciens légionnaires

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Publié le 30/04/2009

Lors des cérémonies, notamment au monument aux morts de Trébons. Photo G. B.

Le 30 avril 1863 s'est déroulé, à Camerone, durant la guerre du Mexique, le combat qui a opposé 60 légionnaires à plus de 1.500 cavaliers et fantassins de l'armée mexicaine, aux ordres du colonel Milan. Le détachement de la Légion étrangère était commandé par le capitaine major Danjou. Ces 60 hommes avaient comme mission d'escorter jusqu'à Puebla un convoi très important amenant armes, munitions et fonds à destination du détachement défendant la ville assiégée par les Mexicains.

Après avoir marché toute la nuit, à l'aube, la troupe s'arrête pour faire le café. Les cavaliers mexicains attaquent, les légionnaires se replient dans l'hacienda de Camerone. Les assaillants infligent de lourdes pertes, le capitaine Danjou est tué ainsi que ses officiers adjoints. Vers 17 heures, après près de douze heures de combats, il ne reste que cinq légionnaires dont un caporal. Le chef des Mexicains, le colonel Milan, les somme de se rendre : le caporal refuse (chaque légionnaire a gardé une cartouche et la baïonnette menaçante…) Il demande à l'officier de les épargner et de soigner leurs blessés. Impressionné par la bravoure et l'audace des légionnaires, le colonel Milan donne l'ordre de les épargner. « On ne refuse rien à des hommes tels que vous… »

cérémonie

Un monument a été élevé sur les lieux du combat et aujourd'hui encore, lorsque l'armée mexicaine passe devant… elle présente les armes. Camerone est inscrit en lettres d'or sur le drapeau de la Légion, le combat est l'exemple du sacrifice suprême pour tous les légionnaires.

D'où l'expression « faire Camerone » qui s'applique, depuis 146 ans, à tous les exploits héroïques réalisés sur tous les théâtres d'opérations et dans tous les conflits où la Légion étrangère a été engagée.

Cette année, c'est à Trébons que l'Amicale des anciens de la Légion étrangère, que préside le colonel Hubert, a décidé de commémorer le combat de Camerone.

Après un office religieux célébré par l'abbé Courtade, à la mémoire des morts au combat, c'est en présence d'Henry Duboé, maire de Trébons, entouré de son conseil municipal, des drapeaux et délégations d'anciens combattants, que le colonel Hubert et le maire ont déposé une gerbe, avant d'écouter le récit du combat de Camerone par l'adjudant-chef Berg (ancien de la Légion, commandeur de la Légion d'honneur).

Un vin d'honneur, offert par la municipalité, suivi d'un repas fraternel terminait l'évocation du 146e anniversaire du combat de Camerone : les képis blancs ont honoré leurs glorieux anciens.

 G. Bringuier.


Sanvensa. La Légion étrangère au rendez-vous du souvenir de Camerone

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Publié le 29/04/2009

 

De l'église au monument aux morts, sous le regard de Pierre Vivent. Photo DDM. - DDM
De l'église au monument aux morts, sous le regard de Pierre Vivent. Photo DDM. DDM

Samedi, a été commémoré à Sanvensa, le 146e anniversaire de la bataille de Camerone, ville du Mexique qui représente depuis ce fameux 30 avril 1863 le symbole du sacrifice de la Légion étrangère. Pierre Vivent, président pour l'Aveyron des anciens combattants de la Légion étrangère, grand maître de cette journée de souvenir, pouvait être satisfait de l'écho que cette dernière a eu. Il faut dire qu'il n'avait rien laissé au hasard dans son organisation (lire aussi « La Dépêche du Midi » du dimanche 26 avril.)

La Dépêche du Midi

L'union. Pierre Montagnon, référence en matière d'histoire

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Publié le 21/04/2009

 

Pierre Montagnon , dans son bureau, entouré de ses nombreux ouvrages . - DDM
Pierre Montagnon , dans son bureau, entouré de ses nombreux ouvrages . DDM

Pierre Montagnon, célèbre historien et écrivain unionais, fera une conférence sur le thème « La France pendant la Seconde Guerre mondiale », le jeudi 23 avril à 20h30 à la salle des fêtes.

Son œuvre, publiée essentiellement chez Pygmalion, constitue une vaste fresque de l'histoire de la France et de l'Empire français, des victoires et défaites de son armée, de la Deuxième guerre mondiale, de la période de décolonisation et des deux conflits majeurs qui s'en suivirent. Elle porte aussi sur les deux grandes institutions que sont l'École de Saint-Cyr et la Légion étrangère.

Ancien élève du prytanée militaire de la Flèche et de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, il sert comme officier au 1er REP en Algérie. Il est blessé le 18 décembre 1956 . Il connait la dissolution du régiment après le putsch des généraux en avril 1961 et a été favorable à l'OAS.

Commandeur de la Légion d'honneur à titre militaire, sept fois cité, il a par ailleurs été deux fois blessé. Il a reçu le prix Jacques-Chabannes 2003 de l'Association des écrivains combattants. Il a été honoré pour son livre, «Saint-Cyr, deux siècles au service de la France» paru aux éditions Pygmalion.

L'auteur a publié son premier livre en 1965 pendant son activité professionnelle, le deuxième en 1984. A cette époque, en tant que chef d'entreprise durant 15 ans, il écrivait « pour ne pas vieillir idiot entre banquiers, clients et fournisseurs». Pierre Montagnon a écrit l'histoire de la Deuxième Guerre mondiale endix tomes. Il est aussi l'auteur d'un ouvrage titré «la Guerre d'Algérie», couronné par l'Académie française, de trois tomes sur l'histoire des commandos, depuis 1945 à nos jours. Son dernier ouvrage est un dictionnaire encyclopédique. Lors de sa conférence, les passionnés d'histoire seront comblés, pour d'autres ce sera le rendez-vous avec une lourde page de notre histoire.Entrée gratuite.

La Dépêche du Midi

Puylaroque. Dernier hommage à Frédéric Diemer

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Publié le 20/04/2009

 

Les élus et puylaroquains se sont recueillis devant la dépouille funèbre. Photo DDM. - DDM
Les élus et puylaroquains se sont recueillis devant la dépouille funèbre. Photo DDM.DDM

Maire de Puylaroque de 1983 à 1989, Frédéric Diémer a récemment rejoint sa dernière accompagné par une foule nombreuse. Né en 1919 en Alsace, il suit l'enseignement de l'école de Saint Cyr de 1937 à 1939 avant de rejoindre le 4e Régiment d'Infanterie à Auxerre. Blessé le 24 mai 40 sur le canal de l'Escaut, capturé le 4 juin 40 à Zuydcoote par les Allemands, il s'évade en octobre 40, il passe la ligne de démarcation rejoint l'Afrique du Nord et intègre la Légion Étrangère à Fez. Après différente affectation il entre au service de recrutement de l'Armée où il termine au grade de Colonel en 1972, titulaire de la Légion d'Honneur et Croix de Guerre 1939 1945.

Durant son mandat, il se dévoua corps et âme à son village, il laisse une bonne estime dans le cœur des habitants. Pierre Birmes actuel maire du village a rendu un vibrant hommage à un de ses prédécesseurs avec émotion.

Raymond Massip, conseiller général du canton, représentant Jean-Michel Baylet, président du conseil général, a eu plaisir de travailler avec cet « homme d'une grande générosité ». « Il a toujours eu la fibre patriotique et républicaine », assure-t-il.

Le colonel représentant le comité d'entraide de la Légion d'Honneur rappela son parcours étonnant au sein de l'armée.

La Dépêche du Midi

Le légionnaire soupçonné d'avoir tué quatre personnes au Tchad mis en examen à Paris

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Publié le 17/04/2009

Entrée du camp français Etoile Bleue à Abéché. - Philippe Huguen AFP/Archives
Entrée du camp français Etoile Bleue à Abéché. Philippe Huguen AFP/Archives

Le légionnaire soupçonné d'avoir tué quatre personnes, dont deux autres légionnaires, le 7 avril à Abéché (Tchad) a été mis en examen vendredi au Tribunal aux armées de Paris (TAP) pour "assassinats" et "homicides volontaires", a-t-on appris de sources concordantes.

Agé de 27 ans, soldat de deuxième classe de la Légion étrangère d'origine brésilienne, il a été mis en examen pour les "assassinats" de deux autres légionnaires et pour "homicides volontaires" sur un soldat togolais de la Mission des Nations unies en Centrafrique et au Tchad (Minurcat) et un civil tchadien, selon ces mêmes sources.

Il était présenté vendredi en fin de soirée à un juge des libertés et de la détention (JLD) qui devait décider de son éventuel placement sous mandat de dépôt, requis par le parquet.

Le parquet du TAP, compétent pour les crimes et délits commis par les militaires sur les théâtres d'opérations extérieures, avait ouvert une information judiciaire vendredi en début de soirée pour "assassinats", "homicides volontaires" et "détention d'armes et de munitions".

"Il a un discours cohérent pour expliquer son geste, à savoir les brimades à répétition, les violences, le harcèlement, les menaces de mort des caporaux et des sergents et les moqueries du fait notamment de ses croyances religieuses, chrétiennes évangéliques", a déclaré son avocat, Me Eric Morain.

Le légionnaire "regrette bien évidemment son geste et coopérera avec la justice", a ajouté l'avocat.

Selon une soeur du légionnaire, ce dernier était "déprimé et avait très peur". Il est issu d'un milieu chrétien "évangélique" et est un "homme intègre" qui aidait financièrement sa famille, avait-elle expliqué le 9 avril sur la chaîne d'information brésilienne Globo News. Elle avait ajouté que son frère était "comme harcelé" par ses camarades de la Légion.

Le légionnaire avait passé "un examen psychologique lors de son intégration" dans l'armée française en février 2007 et "tous les examens psycho-techniques ne démontraient aucun problème particulier", avait rapporté le 8 avril le ministre de la Défense, Hervé Morin.

Il avait toutefois été sanctionné pour "absence irrégulière" lors d'une mission à Djibouti.

Le légionnaire avait été transféré vendredi après-midi en France en provenance du Tchad.

Il avait été arrêté le 9 avril par la gendarmerie tchadienne alors qu'il tentait de se ravitailler en eau après 48 heures de fuite dans la région aride d'Abéché (est du Tchad). Il avait été remis lundi soir par les autorités tchadiennes à la gendarmerie militaire française d'Abéché.

Le légionnaire et ses deux collègues tués, un sergent de 30 ans d'origine guinéenne, marié et père d'un enfant, et un légionnaire de 1ère classe d'origine roumaine appartenaient au 2e régiment étranger d'infanterie de Nîmes. Tous trois étaient stationnés au Camp des étoiles, proche de l'aéroport d'Abéché.

Les corps des deux victimes ont été transférés en France dans la nuit du 9 au 10 avril.

© 2009 AFP

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