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2014


Meftah à la Légion : spéléo et lance-roquettes

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Sarthe - 16 Janvier 

Cross Ouest-France (18-19 janvier). Toute la semaine, le champion sarthois Abdellatif Meftah (End. 72) dévoile les facettes peu connues de son histoire.

Le fameux képi blanc, ça se mérite. À Pau, alors qu'il joue sa place à la Légion Étrangère sur un 10 kilomètres, Meftah laisse échapper le bon wagon pour... un lacet mal noué. « C'était arrivé après 3-4 kilomètres. J'ai dû couper mon effort. Je finis 4e alors qu'ils prenaient les trois premiers. »

Deuxième chance à Marseille. Au boulot un 1er mai. Encore quatrième. Mais derrière trois Kenyans ! Bienvenue à la Légion Monsieur Marda Musasabeker, son nouveau patronyme. Le réveil avant le coq, les corvées et surtout un long mois sans courir.

Après Aubagne, quatre mois de classe au 4e Régiment étranger de Castelnaudary. Là-bas, on ne court pas. On marche ! Avec casque, famas et sac à dos. Première étape : « Le fameux Képi Blanc long de 60 km. Une mise en bouche avant un raid de cinq jours de 120 km. » Meftah en bave comme tout le monde.

Record de la caserne au test de Cooper

Par contre, dès qu'il s'agit de cavaler, il cavale. Au fameux test de Cooper, où il faut parcourir la plus longue distance en 12 minutes, il bat le record de la caserne « avec 4 200 m » à 21 km/h. Réaction des supérieurs ? « Appelle tout de suite tes parents car demain tu vas mourir ! » Intimidation militaire avant le redoutable et redouté test du TAP (Troupes AéroPortées). Un 8 km en treillis, rangers et sac de 11 kg à boucler en moins d'une heure. « Je suis parti 3 minutes après mes supérieurs et arrivé... trois minutes avant. » Respect du Colonel rougissant.

Au tir aussi, Meftah fait mouche. Cinq cartouches à regrouper sur une cible à 200 m. « Un jour, j'ai fait le meilleur score. » Expérience plus douloureuse au lance-roquettes antichar. « Un truc de fou cet engin. J'ai senti mon épaule craquer à la détonation. »

« J'ai failli me noyer ! »

En guise de « vacances », dixit son supérieur, Meftah part une semaine à Formiguères au coeur des Pyrénées-Orientales. Au programme : spéléo, canyoning et escalade. Un triple cauchemar. « Je ne savais pas nager. Il fallait parfois sauter du haut d'une cascade. J'ai failli me noyer [...] Dans les grottes, c'était horrible aussi avec de l'eau jusqu'aux épaules. Je ne voyais pas plus loin que le bout de mon bras. » Ajoutez-y le vertige en escalade. « Quand je regardais en bas, j'avais la tête qui tournait. J'étais paralysé et je bloquais les autres qui montaient en dessous... »

Une école de la vie en accéléré. « J'ai appris énormément sur le dépassement de soi. » Bingo aux 20 km de Marseille-Cassis, où il termine 2e de la Légion en 1 h 02 après seulement 15 jours d'entraînement. Victoire aux interarmées puis à Marvejols-Mende. Un dénivelé de fou sur 22,400 km. Et un record en 1 h 11. Et bientôt sa bouille de vainqueur sur la médaille comme c'est la tradition là-bas.

En 2008, avant de décrocher le bronze par équipe aux Mondiaux militaires en Suisse, il gagne le scratch aux « France » de Laval. Encore Marocain, il laisse la Marseillaise à Mokhtar Benhari. Fermez le ban.


Passé par la Légion étrangère, Renaud Camin se souvient...

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Lancieux - 16 Janvier 

Renaud Camin, dans sa maison de Lancieux.

Portrait

Renaud Camin, n'est pas inconnu à Lancieux : il y séjourne depuis 1980, en tant que résident secondaire, après avoir fréquenté l'endroit, bien auparavant.

Âgé de 82 ans, droit comme un « I », l'homme, affable, n'avait pas pour vocation l'armée. Instruit chez les Jésuites, Renaud Camin a fait sa carrière dans le commerce de spiritueux, à l'exportation. Mais, quand le temps de son sursis expira, il fut appelé sous les drapeaux, il venait d'avoir 26 ans. Aujourd'hui, lorsqu'il parle de cette période, c'est avec une grande fierté qu'il évoque la Légion étrangère, « ce corps d'élites », comme il aime à le souligner, où il a servi de 1957 à 1959.

L'école des officiers

Petit rappel sur la période : après avoir participé aux opérations de sélection du centre de Vincennes, Renaud Camin est dirigé vers la Légion étrangère, le corps d'armée qu'il met en n° 1. Il franchit les étapes en passant de 2e classe à caporal, avant d'être sélectionné pour l'EAI à Saint-Maixent, comme candidat aux élèves officiers de réserve.

Jeune soldat, bien noté, après avoir satisfait aux épreuves de l'examen à la sortie du stage, Renaud Camin est affecté en Algérie, à Sidi Bel Abès, comme aspirant de réserve, avant de rejoindre Saïda, où il sert dans le grade. Il terminera la période au rang de sous-lieutenant de réserve, avant d'être libéré de ses obligations militaires.

L'élite de l'armée

Toujours sous le charme de la Légion étrangère, et fier d'y avoir servi, Renaud Camin, affectionne ce corps d'armée, quand il dit : « J'avais le goût de l'élitisme et c'est aussi par orgueil, que j'ai choisi la Légion étrangère, avec ses cent nationalités, des hommes identifiés sous un numéro. Ce sont des hommes de métier, grands professionnels dans tous les cas, dont la devise affiche Honneur et Fidélité. J'y ai côtoyé des gens extraordinaires qui vous marquent pour la vie : des jeunes officiers qui avaient déjà servi en Indochine et auprès desquels on se sentait en sécurité, l'élite de l'armée française, sur le plan professionnel. »

Renaud Camin, est encore fier de présenter un écrit d'un supérieur le félicitant : « La première compagnie continuera à servir avec honneur et fidélité, valeur et discipline, et vous rappelle que vous avez servi cette brillante compagnie. »

Renaud Camin a été décoré, tout récemment, de la médaille de la Croix du combattant.


Le général Pierre de Villiers prend la tête de l'état-major des armées

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15.01.2014
Pierre de Villiers, 57 ans, était le major général des armées depuis trois ans. | AFP/FARZANA WAHIDY

L'armée française change de tête. Atteint par la limite d'âge, l'amiral Edouard Guillaud cède sa place de chef d'état-major des armées à son numéro deux, un « terrien », le général Pierre de Villiers, 57 ans. Ce cavalier, qui a commandé le régiment de chars de combat de Mourmelon, était le major général des armées depuis trois ans.

La décision a été inscrite à l'ordre du jour du conseil des ministres de mercredi 15 janvier. L'amiral Guillaud doit pour sa part poursuivre sa carrière à la tête de l'ODAS, la société chargée des ventes d'armement entre la France et l'Arabie saoudite, où il remplacera un autre amiral.

La continuité est donc de mise, du moins dans l'affichage. Le président de la République — qui est le chef des armées selon la Constitution — a fait un choix de compétence, disent les spécialistes de la défense. Le général de Villiers, né en Vendée comme son frère cadet, l'homme politique souverainiste Philippe de Villiers, est un planificateur et un analyste des moyens : il a accompagné toute la préparation de la loi de programmation militaire 2014-2019 auprès du chef d'état-major et saura répondre au pouvoir politique au moment où les trois armées encaissent les chocs des réductions d'effectif. François Hollande avait déjà choisi de maintenir l'amiral Guillaud, qui venait de l'Elysée et avait été nommé par Nicolas Sarkozy.

DROITE CATHOLIQUE TRADITIONNELLE

Ancien chef de cabinet militaire du premier ministre François Fillon, le général de Villiers avait été donné gagnant pour le poste de chef d'état-major particulier du président de la République en mars 2010. Il s'était vu in extremis souffler la place par le général Benoit Puga, un légionnaire au profil très opérationnel, à qui M. Sarkozy avait trouvé l'avantage d'avoir été successivement le patron des opérations spéciales et du renseignement militaire.

Les deux plus hauts gradés français choisis par François Hollande sont aujourd'hui des figures assez similaires d'officiers généraux de l'armée de terre, dont la culture familiale est celle de la droite catholique traditionnelle. Le père du général Puga, Hubert Puga, avait engagé son régiment de chars, le 27e Dragons, dans le pustch d'Alger de 1961, et avait ensuite rejoint l'OAS. Le général de Villiers est lui aussi fils d'officier ; Jacques de Villiers, médaillé de la Résistance, a été incarcéré après la guerre d'Algérie pour son implication dans les activités de l'OAS dans l'ouest de la France.

GUILLAUD QUITTE UNE INSTITUTION « FRAGILISÉE »

« Ce sont des officiers généraux très compétents à n'en pas douter. Mais les équilibres choisis par Hollande ont un côté “Mitterrand et l'OAS” », commente un expert de la défense classé à gauche. « On peut caricaturer en disant que l'on a les francs-maçons au cabinet du ministre et les cathos dans la haute hiérarchie militaire. »

L'amiral Guillaud quitte une institution qu'il a lui-même décrite comme « fragilisée » par le trop-plein des réformes engagées depuis 2009. Il se voit accorder d'avoir bien préparé les dernières opérations militaires françaises, Libye, retrait d'Afghanistan, Mali. Mais si les politiques saluent sa souplesse, les militaires l'accusent de faiblesse… pour avoir accepté de trop grandes réductions de moyens et d'effectifs (suppression de quatre-vingt mille emplois prévue entre 2009 et 2019).

En outre, les prérogatives du chef d'état-major des armées viennent, au nom d'une meilleure performance du ministère de la défense, d'être rognées au profit des grands adjoints civils du ministre – le secrétaire général pour l'administration, le délégué général pour l'armement et le directeur aux affaires stratégiques. Son successeur arrive à l'heure de la mise en œuvre de ces réformes difficiles.


Au château de la Nogarède, 35 képis blancs et un Code d’honneur

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14.01.2014

Dans le cadre prestigieux du Parc de la Nogarède,  la Légion étrangère a vécu un de ces moments qui comptent dans la vie d’un soldat. 35 d’entre eux ont reçu leur képi blanc, symbole de leur engagement au service de la France. Avant de clamer, d’une seule et puissante voix les 7 articles du Code d’Honneur du  légionnaire. C’était mardi 14 janvier peu avant midi.

Les deux jours qui précédaient la cérémonie, les nouveaux promus ont dû parcourir 50 km. dormant sur le terrain et affrontant les intempéries. C’est la règle. Ces hommes proviennent de 146 nationalités. Comme l’a souligné le Capitaine François Hervé-Bazin, chargé de communication du 4ème R.E , « ils doivent apprendre au moins 500 mots de la langue française en 4 mois et ils se débrouillent très bien. Le képi blanc leur est remis au bout d’un mois de formation. Aujourd’hui c’est la 1ère remise de képi de l’année dans l’Aude »

La section locale des Anciens Combattants assistait à cette cérémonie, ainsi que le maire et une classe de jeunes élèves de l’école du Cammazou, d’anciens légionnaires  (ci-dessous) et de nombreux amis    du 4ème R.E , invités par Thibaud & Marie-Hélène de Soulages, les propriétaires des lieux. Après les honneurs militaires tout le monde a rejoint une annexe du château où le Colonel Marc Lobel, Chef de Corps, (photo ci-dessus) a évoqué les origines et la vie  de ses hommes, invitant l’assistance à  « échanger avec eux,  tout en se montrant indulgent en raison des difficultés de la langue . Inutile par exemple de leur parler de Molière » a-t-il plaisanté.

L’apéritif a été partagé dans une ambiance chaleureuse avant que nos képis blancs rejoignent leur quartier, toujours avec cette discipline  millimétrée  qui est chez eux une règle sacrée.

ci-dessous :  un  silence impressionnant a régné lors du salut aux autorités
ci-dessous :  les invités ont eu droit à une météo très agréable

150 Mourmelonnais à l’Arc de Triomphe

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Publié le 13/01/2014

MOURMELON-LE-GRAND (51). Dimanche, une délégation de la commune a ravivé la Flamme du Soldat Inconnu et déposé plusieurs gerbes sur son tombeau lors d’une émouvante cérémonie avec sonnerie «aux Morts» et Marseillaise. Invitation rare.

Le Soldat Inconnu est inhumé sous l’arche principale, face aux Champs-Elysées.

Ils viennent de vivre un moment fort en symboles et gorgé d’émotion dont ils se souviendront très longtemps. Dimanche fut effectivement un jour pas comme les autres pour 150 Mourmelonnais, Anciens combattants, Médaillés militaires, porte-drapeaux, membres du conseil des jeunes et du conseil municipal, qui ont eu le privilège d’intégrer le carré très réservé où repose pour toujours le Soldat Inconnu. À l’initiative de cette invitation, le maire, Fabrice Loncol, avait noué de nombreux contacts avec les autorités militaires, et notamment le général d’armée Bruno Dary, Saint-Cyrien, qui fut patron de la Légion étrangère, gouverneur militaire de Paris, et en l’occurrence président du comité de la Flamme. Il a d’ailleurs honoré les Mourmelonnais de sa présence, ce qui est rare ; lors du cérémonial de dimanche, où les invités provenaient à 100 % de la commune. Rare aussi qu’une seule ville soit représentée sur site. En amont, c’est au centre culturel Napoléon III que les convives étaient réunis. Là, un petit café d’accueil les attendait, avant que chacun ne monte dans les trois bus affrétés pour l’occasion. Sitôt les tickets distribués et autres consignes communiquées, Fabrice Loncol a alors tiré au sort le prénom des enfants qui allaient être amenés à l’accompagner afin de raviver la flamme : Nolwenn et Valentin.

Devoir de mémoire

Audrey et Tristan eurent pour leur part l’honneur de déposer une gerbe comme leurs aînés Anciens combattants, sur le tombeau du Soldat Inconnu. Outre une cérémonie solennelle et protocolaire réglée au millimètre près, une émotion était bien palpable sous l’Arc de Triomphe. Notamment chez Pascal Dubois, porte-drapeau de la fédération des régiments de chars de combat qui était présent sur place avec un document précieux dans sa poche, le brevet militaire de Louis son grand-père qui a combattu en 14-18. L’ancien militaire du 501e RCC a alors pensé à son aïeul lors du cérémonial. Et à tous ceux qui ont payé de leur vie pour que libres nous soyons. Pensons à eux.


Mazamet. Képis blancs au Jardin des Promenades

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Publié le 09/01/2014

Des légionnaires tout fraîchement coiffés du képi Blanc au Jardin des Promenades. / Photo DDM .

Le 4e Régiment Etranger de la Légion à Castelnaudary était à l’honneur au jardin des promenades pour marquer la fin du 1er mois de formation des nouveaux engagés volontaires, soit une compagnie de 50 militaires constituée de 35 nationalités. Cette cérémonie de remise du képi blanc a été sobre dans le respect du code de la Légion.

Le Capitaine Frédéric Lavignasse (Commandant la 3e compagnie) et le maire Laurent Bonneville ont présidé ce moment qui mettait fin à la mise

«en ferme» durant 4 semaines de ces soldats qui ont clôturé par une marche dans la montagne noire et un défilé chanté en entrant dans la ville. «Durant cette instruction, les militaires ont appris le français, le vivre ensemble, le combat et les valeurs de La Légion étrangère» nous a confié l’officier de communication du seul régiment en France qui à la vocation des formations initiales.

Têtes nues, les soldats ont été à l’écoute de leur chef qui a rappelé l’histoire de la Légion Étrangère pour laquelle ils vont désormais servir et poursuivre encore 3 mois de formation, «notamment que 36 000 légionnaires sont morts pour servir la France». Ce fut le major de ce groupe qui a eu l’honneur de recevoir de son commandant le Képi Blanc, illustrant l’entrée dans la famille légionnaire. Tous ont ensuite juré fidélité et honneur à leur régiment et arme, récitant le code d’honneur où il a été exprimé d’être «des frères d’armes solidaires, quelque soit la race ou la religion».

Un dernier défilé en képi blanc a mis un terme à cette cérémonie avant de donner place à un moment plus convivial et d’échange avec la réception offerte par la municipalité au 4e Régiment Etranger.

G.L.

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