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2015


L’Amicale des légionnaires de l’Allier s’est réunie à Moulins

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13/01/15

Les bérets verts ont rendu hommage aux victimes des attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher, devant le monument aux morts de la gendarmerie.? - Photo : F-X Gutton
 
 

Les anciens képis blancs bourbonnais se sont réunis au Quartier Taguin, ce dimanche, pour débuter et préparer cette nouvelle année 2015.

Une cinquantaine de personnes se sont réunies dans le mess du Quartier Taguin, pour les vœux de l'Amicale des anciens de la Légion étrangère de l'Allier.

Minute de silence et chants légionnaires

Des vœux qui ont un goût amer cette année, d'ailleurs le président de l'association, Thierry Lecomte a décidé d'emmener ses troupes au monument aux morts des gendarmes pour un ultime hommage. Et une quinzaine de bérets verts ont marché et entonné leurs chants militaires avant d'observer une minute de silence, pour « nos compatriotes assassinés lors de ces attentats commis par des barbares ».

Après l'hommage aux morts, les anciens légionnaires sont retournés au mess de Taguin. Le général Pascal Neron-Bancel, responsable régional des sociétés d'anciens de la Légion étrangère, présente le but de leurs associations : « Un légionnaire n'abandonne jamais son camarade, car la Légion c'est une famille ! Une famille lorsque l'on est d'active mais aussi après. Et c'est à ce moment-là qu'interviennent nos amicales qui redonnent une structure familiale partout en France et en Europe, surtout pour nos anciens isolés ».

C'est ainsi que l'Yzeurien et ex-caporal Philippe Moindrot, après 8 années dans la Légion a adhéré lors de son retour dans l'Allier : « C'était en 1992, et grâce à l'Amicale, cela me permet de garder des liens avec la Légion ».

L'amicale bourbonnaise prépare plusieurs activités pour cette année, dont la plus importante à leurs yeux : Camerone. « Nous organisons pour la première fois, avec l'aide de la Ville de Moulins et de la Délégation militaire départementale de l'Allier, notre traditionnelle cérémonie de Camerone, qui se déroulera le samedi 25 avril au monument de la Victoire à Moulins », précise le président Thierry Lecomte.

Contact. Pour rejoindre les bérets verts bourbonnais : 04.70.58.05.08 ou 06.42.71.83.75.

Farid Sbay

Béziers : en 2001, Bghioua, jeune de la Devèze, se rêvait en soldat du djihad

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13.01.2015

 

Safir Bghioua, 25 ans, détenait un arsenal de guerre. Jean Farret, chef de cabinet du maire, sera la victime de cette nuit là. D.R.

Le 1er septembre 2001, Safir Bghioua, jeune de la Devèze de 25 ans, partait en guerre à l’'arme lourde dans les rues de Béziers. Il fera une victime, Jean Farret.

Samedi 1er septembre 2001, à quelques jours des attentats du World Trade Center à New York, un jeune de la Devèze, Safir Bghioua, est pris de démence et se lance dans un combat à mort avec la police. Armes de guerre en main, il sème la terreur lors d'une nuit qui s'achève dans le sang. Celui de Jean Farret, chef de cabinet du maire, mais également celui du jeune meurtrier.

Un été à l'étranger  

Quelques mois avant cette tragique histoire, Safir avait parcouru l'Europe, de l'Allemagne à la Macédoine. Il reviendra marqué de ce voyage. "On avait entendu dire qu'il avait buté un mec là-bas", racontera l'un de ses copains de cité.

La police supposera que les armes, qui ont servi à cette attaque, provenaient de ces nombreux périples à l'étranger. Ceci dit, rien n'a pu être démontré au cours de l'affaire, Bghioua emportant avec lui les secrets sur les motivations de ses actes.

Le combat d'une nuit

La Devèze, 23 h 30, le 1er  septembre 2001. "Je vais les niquer ! Allahou Akbar !", clame Safir Bghioua brandissant son arme en tirant et interpellant les habitants du quartier qui appellent la police. Le jeune homme, en embuscade, accueille les forces de l'ordre à coups de lance-roquettes et s'enfuit, peu après, avec son véhicule, à l'aide d'un complice qui était au volant. Cinq heures plus tard, il lancera ce qui s'avérera être son dernier défi. "Envoyez-moi le Raid, je veux finir en beauté !", dit-il aux policiers du commissariat, convenant d'un rendez-vous avec eux au parc des expositions.

Un peu avant 8 h, le 2 septembre, Jean Farret, au volant de sa voiture, est abattu à l'arme de guerre par Safir dont le but était de "tuer du flic". Cet ancien légionnaire, âgé de 72 ans, faisait le plein dans une station-service, un gyrophare sur le toit de son véhicule. 10 h 30, les agents du GIPN attendent le jeune Bghioua, qui arrive kalachnikov en bandoulière et lance-roquettes à la main. Il meurt criblé de balles, comme il l'aurait semble-t-il souhaité, en martyr. "C'est l'acte irrationnel d'un fou meurtrier", déclare le ministre de l'Intérieur socialiste, Daniel Vaillant. C'était, il y a 13 ans.


Bouches-du-Rhône: La Légion étrangère en renfort

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Créé le 12.01.2015

ÉVÉNEMENTPlus de 200 soldats supplémentaires vont venir renforcer les effectifs de Vigipirate pour protéger les lieux de cultes et les écoles israélites...

Une patrouille Vigipirate (photo d'illustration).
Une patrouille Vigipirate (photo d'illustration). - SIPA

Après les attentats de Paris, la préfecture de police des Bouches-du-Rhône renforce le dispositif Vigipirate déjà en vigueur dans certains lieux publics. Les 60 militaires affectés à la surveillance de la gare Saint-Charles ou de l’aéroport de Marignane ont reçu ce matin le renfort de 30 soldats supplémentaires. D’ici demain, ils seront épaulés par 180 autres militaires. Au total, ce sont près de 270 soldats qui seront déployés dans l’ensemble du département.

Ces hommes viennent notamment du 4e régiment de chasseurs de Gap, du 2e régiment de génie du plateau d’Albion et du 1er régiment étranger de Carpiagne. C’est sans doute la première fois que la Légion étrangère est déployée dans les rues de Marseille. «C’est simplement une question de proximité, assure le lieutenant-colonel Denis Cochet, délégué militaire départemental. La présence de la Légion dans les rues n’est pas un signe particulier.»

«La vie continue»

Pour autant, ces soldats ne circuleront plus en Land Rover comme aujourd’hui mais en véhicules blindés légers – non armés. Ils seront équipés de gilets pare-balles et de fusils-mitrailleurs. Ils assureront la surveillance 24h sur 24 de 59 lieux de culte (52 à Marseille) et de 20 d’écoles israélites (19 à Marseille et une à Aix). «C’est donc une présence massive de militaire que nous mettons en place, a expliqué Jean-Paul Bonnetain, préfet de police des Bouches-du-Rhône. L’enjeu n’est pas de figer le pays mais de lui permettre de vivre. Il est important que la vie continue.»

Ce dispositif peut être amené à évoluer. En cas de nouvelle menace, des renforts supplémentaires pourraient être déployés sur Marseille. En cas de déplacement de la menace, ils pourraient être positionnés ailleurs, notamment aux abords des mosquées. Après les attentats, plusieurs lieux de cultes musulmans ont été la cible de dégradations et même de tirs. «Nous nous adapterons et nous protégerons tous autres lieux cultes», a réaffirmé Jean-Paul Bonnetain.


Charlie Hebdo attack: Paris police name three suspects in manhunt as Kouachi brothers and surrendered 18-year-old 'accomplice'

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They fled after the massacre and a huge manhunt is underway

Several people have been arrested in the hunt for two gunmen connected to the massacre of 12 journalists and policemen at the offices of French satirical magazine Charlie Hebdo, the French Prime Minister said today.

Manuel Valls says there were "several arrests" overnight in the hunt for the three suspects, telling RTL radio that preventing another attack “is our main priority”.

French police have identified three suspects. Two have been named as brothers Said Kouachi and Cherif Kouachi and are believed to be French nationals of Algerian descent aged in their early 30s. Their accomplice was named as 18-year-old Hamyd Mourad. French media reported in the early hours of Thursday that he had surrendered to police.

Chérif, 32, was known to the French counter-terrorism authorities and was jailed for three years in 2008 for seeking to join extremists in Iraq as part of a jihadist group which had appeared to offer instruction in how to fire the Kalashnikov rifle - the weapon used in the Charlie Hebdo attack.

A special police assault team surrounded a building in a council estate in Reims in northern France tonight, where at least two of the suspects were believed to be hiding.

“We are going in soon. Either there is going to be a shoot out or they have got away, tipped off by social media,” an officer told the French news agency AFP.

Scores of officers from the Raid assault squad had surrounded the building in Reims – the home town of the youngest of the three suspects Police were ordering journalists and members of the public to clear the area.

A member of the unit told journalists at the scene of the operation to remain “vigilant” as there was going to be “a showdown” and the suspects might escape the building, the AFP news agency reported.

Security forces had been searching for the attackers, who fled in a Citroen hatchback that is being examined by forensics teams after being dumped. A police source told Reuters that one of the three suspects had been identified because his identity card was left in the getaway car.

Warning: Viewers may find this video distressing

The interior minister, Bernard Cazeneuve, said three men were being hunted and said “all the means” had been mobilised to “neutralise the three criminals who have committed this barbaric act”.

He added that the operation will take place as quickly as possible in order to “identify the aggressors and arrest them in a way that they will be punished with the severity that corresponds to the barbaric act they have committed”.

The masked attackers, armed with automatic rifles, were heard shouting “Allahu Akbar” - God is great - as they stormed the office before opening fire in an editorial meeting.

A truck tows the car used by armed gunmen who stormed the Paris offices of satirical newspaper Charlie Hebdo

A lorry tows the car used by armed gunmen who stormed the Paris offices of satirical newspaper Charlie Hebdo

Footage showed them shouting in French “we have killed Charlie Hebdo -we have avenged the Prophet Mohamed,” in an apparent reference to the magazine’s publication of controversial cartoons depicting the Muslim prophet.

One journalist who was in the magazine’s office during the shooting texted a friend to say he was alive, according to The Daily Mail. “There is death all around me. The jihadists spared me,” he said.

Benoit Bringer, a journalist who works in adjoining office, said: “There were very many people in the building. We evacuated via the roof just next to the office.”

Witnesses said the gunmen claimed to be part of terrorist group al-Qaeda in Yemen and asked for cartoonists by name before murdering them.

The gunmen fled eastwards towards the Paris suburbs, dumping their car in a residential area, police said. They then hijacked another car before running over a pedestrian and disappearing.

“There is a possibility of other attacks and other sites are being secured,” police union official Rocco Contento said.

Eight journalists, a guest and two police officers were killed, said Paris prosecutor Francois Molin. Eleven more were injured, including four who are in a critical condition.

Gérald Kierzec, 40, a doctor who was one of the first people to go into the magazine’s office after the shooting, told The Daily Telegraph: “There was a first body lying in the lobby. Then I took the stairs which were covered in blood. When I got to the second floor, there were bodies lying one on top of another.

“It was carnage, with war wounds. There was blood everywhere. I have never seen anything like it in my career.”

Charb, the editor of Charlie Hebdo (Reuters)

Charb, the editor of Charlie Hebdo (Reuters)

Footage taken by terrified witnesses from windows and on rooftops overlooking the scene showed the terrorists shooting one of their victims, a police uniform at point-blank range as he lay injured on the pavement.

The Times reported that the injured police officer, who was lying on the ground, said to one of the gunmen: “Do you want to kill me?” The man replied “OK, chief” and then shot him dead.

Corinne “Coco” Rey, a Charlie Hebdo cartoonist, told French newspaper L'Humanite: “I had gone to collect my daughter from day care and as I arrived in front of the door of the paper's building two hooded and armed men threatened us. They wanted to go inside, to go upstairs. I entered the code.

"They fired on Wolinski, Cabu...it lasted five minutes...  sheltered under a desk...They spoke perfect French...claimed to be from al-Qaeda."

Prominent cartoonists Jean Cabut, the magazine’s artistic director, Stephane Charbonnier, its editor, and Bernard "Tignous" Verlhac were among the dead.

The massacre was France's deadliest terror attack in at least two decades and prompted condemnation from world leaders including David Cameron and Barack Obama, alongside journalists and free speech campaigners.

Journalists raise their press cards as others hold up pens during a gathering at the Place de la Republique, following the terrorist attack on the offices of the satirical weekly, 'Charlie Hebdo'
Journalists raise their press cards as others hold up pens during a vigil at the Place de la Republique
 
French president Francois Hollande, who rushed to the scene of the attack, said it had left France in a state of shock. He added: “We need to show that we are a united country. We have to be firm, we have to be strong.”

The Prime Minister, who described the killings as "sickening", met Angela Merkel over the tragedy and said the leaders had contacted President Hollande to offer their support.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Ms Merkel, who is in London on an official visit, condemned the shooting as "barbarous", while President Obama condemned the "horrific" attack.

It has prompted a wave of global solidarity with Charlie Hebdo over what is being seen as a direct attack on freedom of expression.

The hashtag #jesuisCharlie is trending on Twitter and people are wearing stickers bearing the slogan at vigils in Paris and around the world.

Additional reporting by agencies


Le marathonien français James Theuri suspendu pour trois contrôles antidopage manqués

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Le Monde.fr | 06.01.2015 | Par Yann Bouchez
James Theuri lors des championnats d'Europe d'athlétisme à Barcelone, en 2010.
James Theuri lors des championnats d'Europe d'athlétisme à Barcelone, en 2010. | REUTERS/© Miguel Vidal / Reuters

Le marathonien français James Theuri a été interdit de compétition pendant un an pour trois manquements à des contrôles antidopage. La décision de l'Agence française de lutte contre le dopage, datée du 20 novembre 2014, a été publiée mardi 6 janvier sur le site de la Fédération française d'athlétisme (FFA). La sanction court jusqu'au 23 décembre 2015.

Agé de 36 ans, Theuri était l'un des meilleurs spécialistes nationaux du marathon. Kényan de naissance et naturalisé le 23 février 2006, il possède un record de 2 h 10 min 39 s sur la distance, établi en 2009, et compte onze sélections en équipe de France, dont une participation aux Championnats d'Europe de Barcelone, en 2010 (abandon).

Il faisait partie des sept athlètes masculins retenus dans le « collectif marathon » mis en place par la FFA en avril 2014 pour favoriser l'émulation dans cette discipline, au travers de stages communs. Auteur de 2 h 14 min 48 s au marathon de Rotterdam, le 13 avril, il devait faire partie de l'équipe de France de marathon aux Championnats d'Europe de Zurich. Mais la nouvelle d'un troisième no show (non-présentation à un contrôle antidopage) au début de l'été l'en a empêché.

« IL FAUT ÊTRE HYPER RIGOUREUX »

Joint par Le Monde mardi, Philippe Rémond, responsable du collectif marathon avec Jean-François Pontier, était désabusé. C'est lui qui avait convaincu James Theuri de s'aligner en marathon en 2014 et de participer au collectif français.

« Avec le logiciel Adams, il faut être hyper rigoureux, explique Philippe Rémond. Au bout de trois no show, la sanction tombe. James m'a appelé cet été parce qu'il avait été informé de son troisième no show, qui s'est passé dans des conditions assez rocambolesques. Je n'ai pas voulu accepter cette décision sans se battre, c'est pour ça que je suis allé le représenter devant la commission [disciplinaire de première instance de la FFA], de mémoire avant les Championnats d'Europe de Zurich. Il a été relaxé [par une déicsion du 27 août 2014]. Tu peux pas dire : “Ce mec, il est fiable à cent pour cent.” Mais en l'occurrence, James je le connais bien et je savais que c'était de la négligence. »

Et Philippe Rémond de décrire les conditions « rocambolesques » racontées par l'athlète pour son troisième no show :

« Le contrôleur vient un matin à 6 heures, il sonne à la porte. Le téléphone de James est sur silencieux, la sonnette ne marche pas. Le mec ne met pas de mot sur la boîte aux lettres, il l'informe simplement par un message sur le téléphone : “Je suis passé, vous n'étiez pas là. Je suis reparti, boum, sanction.” Ça, ça ne me plaît pas comme attitude. James se réveille vers 8 heures, voit qu'il a un message. Il rappelle le mec, qui était déjà parti. »

LA LÉGION ÉTRANGÈRE

Après avoir couru pour la Légion étrangère au milieu des années 2000, James Theuri avait longtemps été licencié au Clermont athlétisme auvergne (entre 2007 et 2013), avant de se séparer de son entraîneur Jean-François Pontier, également manageur du hors stade à la FFA, et de rejoindre le club de la SCO Sainte Marguerite à Marseille. Avec le club marseillais, il est notamment devenu champion de France de semi-marathon à Saint-Denis, le 26 octobre. « Il est parti de Clermont, mais s'est dit : “Jeff va continuer à remplir les cases sur le logiciel.” », explique Philippe Rémond.

Une négligence qui pourrait probablement coûter sa place à l'athlète dans le collectif marathon. A moins que la FFA ne fasse preuve de la même mansuétude qu'elle a eue vis-à-vis de Teddy Tamgho. Suspendu lui aussi un an pour trois no show, le champion du monde du triple saut a été invité cet été aux Championnats d'Europe d'athlétisme de Zurich, où il a assisté à plusieurs journées d'épreuves dans les tribunes du stade Letzigrund, aux côtés des membres de la délégation tricolore et du directeur technique national de l'athlétisme français, Ghani Yalouz.


Vladimir Poutine lance sa Légion étrangère

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Créé: 05.01.2015

Russie Le chef du Kremlin vient de signer le décret autorisant les étrangers à combattre dans les armées russes.

L’un des premiers décrets signé par Vladimir Poutine en ce début de 2015 autorise des citoyens étrangers à servir sous le drapeau russe.

L’un des premiers décrets signé par Vladimir Poutine en ce début de 2015 autorise des citoyens étrangers à servir sous le drapeau russe.

Personne ne sait s’ils sentiront le sable chaud et défileront, képi blanc sur la tête, en chantant «tiens voilà du boudin». Mais une chose est sûre: l’un des premiers décrets signé par Vladimir Poutine en ce début de 2015 constitue une petite révolution puisqu’il autorise des citoyens étrangers à servir sous le drapeau russe.

S’inspirant de la célèbre Légion étrangère créée le 9 mars 1831 en France par Louis Philippe, le décret du maître du Kremlin permet à tout non-Russe de plus de 18 ans de servir – sous contrat – dans l’armée russe.

Selon les termes du décret présidentiel, ces légionnaires à la mode russe pourront «être engagés dans des actions de combat, en accord avec les principes et les normes du droit international et de la législation russe». Les conditions d’admission physiques et sanitaires seront les mêmes que pour les recrues russes.

Toutefois, et contrairement au modèle hexagonal qui n’exige pas la maîtrise du français, les aspirants à la «légion de Poutine» devront parler le russe. Pour ceux qui souhaiteraient cacher leur passé, précisons que les étrangers sous enquête ou en passe d’être jugés, ceux ayant commis un crime ou purgé une peine de prison seront écartés. Enfin, autre différence notoire par rapport au modèle français, il n’est pas prévu – pour l’heure – de créer un corps séparé pour les «contractors», mais les étrangers seront intégrés dans les unités russes existantes.

Le décret de Vladimir Poutine concrétise une longue réflexion commencée après la chute de l’URSS. Confrontés à une démographie en chute libre et à une «crise des vocations», les militaires russes ont de plus en plus de peine à garnir les rangs d’une armée d’un peu plus d’un million d’hommes.

Du coup, l’idée s’est fait jour d’aller chercher, prioritairement dans les ex-républiques soviétiques, les recrues manquant à l’appel sur le sol national. Sachant que quelque 25 millions de Russes de souche vivent encore sur ces marches de l’ancien empire dans des conditions économiques difficiles, les généraux de Poutine pensent pouvoir facilement les attirer dans leurs rangs avec des contrats alléchants. Enfin, pour éviter la longue procédure de naturalisation, le modèle de recrutement de la Légion étrangère s’est imposé.

Restent deux questions essentielles: celle de savoir si la greffe prendra et à quoi serviront ces soldats de fortune? Au vu de la situation internationale, on peut penser que les stratèges du Kremlin savent déjà où ils déploieront ces combattants motivés. Quant à savoir si les candidats légionnaires seront nombreux, seul l’avenir le dira. (TDG)


Un ancien légionnaire devenu SDF se raconte

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3 Janvier 2015

CHARLEVILLE-MEZIERES (08). « Wolf », un ancien légionnaire devenu SDF, se bat aujourd’hui contre la faim et le froid. Seul, dans un hangar abandonné sur les rives de la Meuse, il ne perd cependant pas espoir…

 Les bénévoles de la Croix-Rouge, un soutien moral important pour Thierry, 42 ans.

Aurélien Laudy

Les bénévoles de la Croix-Rouge, un soutien moral important pour Thierry, 42 ans.

Dieu pardonne à ses bourreaux, moi je ne pardonne pas. » Comme en témoignent les quelques lignes tatouées sur sa main droite, « Wolf » a un passé douloureux… L’ancien légionnaire, passé par le Kosovo, l’Irak, le Liban, l’Afghanistan, a appris à survivre en terrain hostile. «  Voir, s’adapter, dominer, c’est ce qu’on nous apprend à la légion étrangère  », commente ce dernier, les traits marqués par la vie.

En 1999, après neuf ans au service de la France, et alors tireur d’élite, il refuse de devenir sergent instructeur et rend sa démission pour s’installer à son compte en tant que bûcheron. «  Je n’en pouvais plus de voir tant d’atrocités. Bon nombre de mes camarades sont morts au combat, et moi aussi, je l’ai échappé belle. Toutes les médailles militaires reçues n’effaceront jamais les images qui me hantent… Celle de ce petit garçon, mort dans mes bras, en plein cœur du marché de Kaboul après une attaque à l’explosif des talibans  », explique-t-il, le regard chargé d’émotion.

« Se relever définitivement »

Il faut dire que l’homme de 42 ans (Thierry de son prénom, NDLR), divorcé et père de deux enfants, est un survivant : ni la balle de kalachnikov qui lui balafre le visage, ni celle qui se loge en bas de son dos alors qu’il tente de secourir un frère d’arme n’ont eu raison de lui.

Son combat, il le mène aujourd’hui quotidiennement, bien loin des montagnes minées d’Afghanistan, dans les rues de Charleville-Mézières.

Thierry vit en effet sans aucune aide sociale, en comptant sur la générosité des différentes associations et des gens qui lui font l’aumône.

Après avoir survécu pendant près de trois ans dans les bois de La Houillère, «  dans une totale solitude  », « Wolf » dort actuellement dans un hangar humide et abandonné au bord de la Meuse ; se lave dans la rivière, ou, la nuit, à l’abri des regards, dans la fontaine de Monge. «  Quand il fait -10ºC, ce n’est pas toujours évident, mais j’ai été élevé à la dure », sourit-il.

Invalide, après avoir fait une chute de huit mètres (qui l’a d’ailleurs conduit dix jours dans le coma) en cherchant refuge dans une maison en ruine pour la nuit, Wolf ne perd pour autant pas espoir sur son avenir. « Je suis à la rue depuis 2008. Les aléas de la vie ont fait que j’ai tout perdu, sauf le sourire. C’est très important de garder le moral. Je me dis que si la roue a tourné une fois, elle tournera peut-être encore à nouveau.   Et puis, j’aime trop la vie pour me laisser abattre  », révèle-t-il. Avant d’ajouter : «  Les gens ne comprennent pas toujours ma situation… Aujourd’hui, tout ce qu’il me reste c’est une carte d’identité et quelques vêtements. Dur de trouver du travail ou de monter un dossier pour des aides dans ces conditions ! J’ai bénéficié du RSA quelque temps, puis j’ai été « oublié » par l’administration qui me demande des papiers que je n’ai pas. Heureusement qu’il existe quelques personnes, comme les bénévoles de la Croix-Rouge, qui se préoccupent de mon sort, en attendant que je me relève un jour définitivement. C’est aussi eux, qui me font tenir le coup  ! 


Hommage aux anciens combattants à Toamasina (Madagascar)

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03 janvier 2015 par

 
Du 15 au 19 janvier 2015, le patrouilleur austral « Albatros » a réalisé une relâche opérationnelle dans le port de Toamasina à Madagascar.
Cette escale, la première de la mission, est intervenue après un transit depuis La Réunion mis à profit pour réaliser de nombreuses actions d’entraînement destinées à consolider les acquis en début de déploiement mais aussi de surveillance de notre zone économique exclusive (ZEE).
Lors de cette escale, l’équipage de l’Albatros a participé à une émouvante cérémonie en hommage aux anciens combattants locaux morts pour la France, le 16 janvier, au cimetière de Toamasina. Cette cérémonie était présidée conjointement par le commandant de l’« Albatros » et le consul honoraire de France. Les derniers anciens combattants malgaches à Tamatave et une veuve étaient présents.
Un dépôt de gerbe a notamment été réalisé, au nom des Forces Armées dans la Zone Sud de l’Océan Indien (FAZSOI), sur une stèle érigée en mémoire des combattants malgaches morts pour la France au cours des différents conflits depuis 1800.
Le consul honoraire de Grande-Bretagne, le proviseur du lycée français de Toamasina, le directeur de l’alliance française et une dizaine de résidents français ont également participé à cette cérémonie empreinte d’émotion. Après un hommage militaire rendu par la garde d’honneur et le commandant, ce dernier a rappelé, en s’adressant à l’ensemble des personnalités présentes, l’attachement profond des FAZSOI à la coopération avec Madagascar. Cette rencontre s’est achevée par des échanges chaleureux entre les marins de l’« Albatros » et les anciens combattants, visiblement émus par l’hommage rendu à leurs anciens camarades. Ce fût l’occasion d’apprendre qu’ils ont tous servi dans l’infanterie, et l’un d’eux, âgé de 103 ans, a participé activement à la libération de notre pays lors de la Deuxième Guerre Mondiale.
(communiqué FAZSOI)

Charente-Maritime : la belle de deux détenus sur l'île de Ré tourne court

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02/01/2015
Des gendarmes contrôlent l'accès au pont après l'évasion de deux détenus de la Centrale de l'île de Ré (Charente-Maritimes), le 2 janvier 2015 ( AFP / Xavier Leoty )
Des gendarmes contrôlent l'accès au pont après l'évasion de deux détenus de la Centrale de l'île de Ré (Charente-Maritimes), le 2 janvier 2015 ( AFP / Xavier Leoty )

Deux détenus se sont évadés vendredi matin de la Centrale sur l'île de Ré (Charente-Maritime) mais ont été rapidement arrêtés moins de deux heures après s'être fait la belle de cette prison construite dans une forteresse Vauban, d'où les évasions sont extrêmement rares.

Les deux hommes, dont ni l'âge, ni la durée de la peine n'ont été communiqués, travaillaient aux ateliers de la Centrale de Saint-Martin-de-Ré lorsque, vers 10H00, ils ont "agressé le technicien qui les encadrait, lui dérobant son portable, ses clefs et le ligotant avec du câble électrique", a indiqué le parquet de La Rochelle dans un communiqué.

"Ils sont ensuite sortis des bâtiments, parvenant à franchir le mur d'enceinte au moyen d'un câble électrique".

Des gendarmes contrôlent une route sur l'île de Ré après l'évasion de deux détenus de la prison de Saint-Martin-de-Ré, le 2 janvier 2014 ( AFP / Xavier Leoty )

Une fois à l'extérieur, "ils ont menacé une automobiliste avec une arme", dont la nature n'a pas été précisée par le Parquet, afin de se faire conduire sur le continent, de l'autre côté du pont, seul accès à l'île. Mais cette dernière "est parvenue à prendre la fuite", a ajouté le parquet.

Les deux fuyards ont été interpellés moins de deux heures après leur évasion par les gendarmes de La Rochelle, qui avaient "déployé un important dispositif de recherches comportant le contrôle du pont et le bouclage de la commune de Saint-Martin-de-Ré, notamment de ses accès routiers et maritimes".

"Des équipes territoriales, cynophiles, nautiques et des gendarmes motorisés, représentant une cinquantaine d'hommes, avaient été mobilisées dès l'alerte", a précisé le parquet.

 

- Rares évasions -

 

Les évasions de Saint-Martin-de-Ré, une Centrale d'une capacité d'accueil de 460 places en cellules individuelles aménagée dans une fortification conçue en 1690, par l'architecte militaire du roi Louis XIV, Sébastien Le Prestre, marquis de Vauban, pour défendre l’île, sont rares.

La sécurité est particulièrement renforcée dans les Centrales où sont rassemblés les condamnés purgeant de longues peines. En outre, sa situation géographique, sur une île avec un seul accès terrestre, induit une seconde difficulté de taille pour les candidats à la poudre d'escampette.

Le seul et unique cas d'évasion réussie est celui, en novembre’67, de Claude Tenne, un Suisse engagé dans la Légion étrangère, membre de l'Organisation armée secrète (OAS), rassemblant les "ultras" de l'Algérie française, condamné à perpétuité en mars’62 pour avoir participé en juin’61 au meurtre d'un commissaire à Alger. Il s'était évadé en se cachant dans la cantine d'un prisonnier libéré et les gardiens ne s'étaient aperçus de son absence que le lendemain, ce qui lui avait laissé le temps de s'enfuir avant le bouclage de l'île.

L'homme, âgé de 30 ans, n'avait pas été repris et était revenu en France après l'amnistie générale d'août’68 de nombreuses infractions commises en lien avec les évènements d'Algérie.

Plus courantes ont été les évasions réalisées lors de permissions de sortie. En juillet 2004, un prisonnier, profitant d'une formation professionnelle comme tailleur de pierre hors de l'enceinte de la prison, avait été repêché nageant en pleine mer après 48 heures de cavale où il avait passé la plupart de son temps tapi dans un buisson.

Localisation du centre pénitentiaire Saint-Martin-de-Ré d'où deux détenus se sont évadés, avant d'être repris ( AFP / I. Vericourt/E. Tôn )

En 2005, un autre détenu avait profité d'une activité en VTT avec d'autres prisonniers et des surveillants pour s'échapper en vélo, puis en volant une voiture, avant d'être repris trois mois plus tard. La dernière tentative remonte à juin 2013, lorsqu'un détenu s'était fait la belle lors d'une sortie sportive sur l'île. Il avait volé une voiture mais n'avait jamais réussi à regagner le continent et avait été repris au bout de quelques heures.

En 2014, l'administration pénitentiaire a constaté 24 évasions concernant 29 détenus sur tout le territoire.

Par Laurent ABADIE© 2015 AFP


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