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«Morts pour la France», ils reposent désormais dans un carré militaire

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Marie Delattre | 05/05/2018

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Henri Souris porte le nom de son oncle, légionnaire tué en octobre 1947, durant la guerre d’Indochine. Jusqu’à présent, il s’occupait de l’entretien de sa tombe, creusée au milieu du cimetière de Douchy-les-Mines. À présent, le soldat repose au côté de huit autres militaires « morts pour la France », dans un carré de regroupement, créé à l’initiative du Souvenir français. PHOTO PIERRE ROUANET - VDNPQR

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Henri Souris a déposé la flamme de l’armée de terre devant la tombe de son oncle, dont il porte le nom. PHOTO PIERRE ROUANET - VDNPQR

 

Neuf noms. Neuf vies fauchées par les guerres. Neuf soldats. Jusqu’alors enterrés ici et là, dans le cimetière de Douchy-les-Mines, ils reposent désormais côte à côte, dans un carré de regroupement qui sera officiellement inauguré le 8 mai. Une initiative du Souvenir français saluée par Henris Souris, dont l’oncle, légionnaire, est mort en Indochine.

Son oncle a été tué le 20 octobre 1947, dans la région du Tonkin. En pleine guerre d’Indochine. Henri Souris était âgé de 25 ans. «  Je suis né deux mois après sa mort », confie son neveu, qui s’est toujours occupé de la tombe du légionnaire. «  On porte le même prénom. Je ne sais pas, j’ai pris ça comme un devoir. » Celui de mémoire, sûrement, parce que ces gens «  sont morts pour nous, qu’il est normal de leur rendre hommage ». Ou parce que lui-même a fait partie de l’Armée. Trente ans de service dans les hôpitaux militaires.

Henri Souris a été tué le 20 octobre 1947, dans la région du Tonkin. Il avait une fille, Marie-Paule, décédée. PHOTO PIERRE ROUANET

Henri Souris a été tué le 20 octobre 1947, dans la région du Tonkin. Il avait une fille, Marie-Paule, décédée. PHOTO PIERRE ROUANET - VDNPQR

Jusqu’alors, le soldat reposait en pleine terre, dans un cercueil plombé, au milieu d’anonymes du cimetière de Douchy-les-Mines. «  Dans la commune, ils ne sont que deux à être décédés en Indochine. » Arthur Morelle et Henri Souris. «  J’ai toujours eu mon nom sur le monument aux morts, c’est comme ça. » Aujourd’hui, des croix blanches sont alignées dans un carré de regroupement. Neuf sépultures, dont celle de l’oncle défunt, exhumé en novembre 2017. «  Une très bonne initiative » du Souvenir français, insiste le neveu. «  Les tombes de ceux qui sont morts en 14-18 étaient complètement à l’abandon. Il n’y a plus d’hérédité. »

« Je suis content, je suis sûr qu’on s’occupera de sa tombe pour l’éternité »

Neuf soldats ont été exhumés puis inhumés dans un carré de regroupement, qui sera inauguré officiellement le 8 mai. PHOTO PIERRE ROUANET

Neuf soldats ont été exhumés puis inhumés dans un carré de regroupement, qui sera inauguré officiellement le 8 mai. PHOTO PIERRE ROUANET - VDNPQR

Lui a cherché à retrouver les petits-enfants de son oncle, sans succès. «  Il avait une fille, Marie-Paule, décédée elle aussi. » Les traces des descendants du légionnaire se perdent dans l’Est. Un regret pour le neveu du soldat, qui aurait aimé les voir assister à l’inauguration du carré de regroupement, ce mardi. «  Je suis content, je suis sûr qu’on s’occupera de sa tombe pour l’éternité. Après moi, il n’y avait plus personne pour le faire. » Désormais, c’est le Souvenir français qui veillera. Henri Souris, caporal-chef du premier bataillon du 3e régiment d’infanterie est mort un an et demi après avoir posé le pied en Indochine. Il ne fut rapatrié en France que deux ans plus tard. «  On ne saura jamais pourquoi il s’est engagé dans la légion alors qu’il avait un enfant. » Il sait en revanche que la mémoire de son oncle sera pour toujours entretenue.

Inauguration du carré de regroupement, mardi 8 mai, à 10 h 30, au cimetière de Douchy-les-Mines, rue Pasteur.

«Ils ont assez souffert comme ça pour qu’on ne les mette pas à la poubelle»

– Pourquoi le Souvenir français a-t-il pris l’initiative de créer un carré militaire à Douchy ?

« Parce que c’est notre travail. Toutes les tombes abandonnées sont vouées à la fosse commune. Nous les reprenons pour faire des carrés de regroupement. Les soldats ont assez souffert comme ça pour qu’on ne les mette pas à la poubelle. Douchy, ça fait des années qu’on est dessus. Pour pouvoir exhumer des corps, il faut faire des recherches, voir s’il y a encore des descendants, se mettre en rapport avec l’état civil. On ne déplace pas des morts comme ça, c’est très réglementé. »

– Tous les militaires défunts sont-ils réunis dans des carrés ?

« Non, pour ceux qui ont été enterrés dans des tombes familiales, on fait apposer un écusson «Mort pour la France», mais on n’exhume pas. C’est ce qui a été fait à Préseau, notamment. »

– D’autres carrés de regroupement sont-ils à l’ordre du jour ?

« Pour l’instant, nous n’avons plus d’argent. La quête, menée dans les cimetières du secteur, n’a rapporté que 400 € cette année. »

– Le Souvenir français compte-t-il beaucoup d’adhérents ?

« Nous sommes 200 000 en France, 71 à Valenciennes. Nous couvrons le monde entier, on a des soldats tués partout. Les descendants de militaires tombés lors des conflits savent qu’avec le Souvenir français, leurs morts seront toujours honorés et les tombes entretenues. Mais il faut avoir la fibre patriotique pour ça. J’ai 86 ans, j’espère avoir la relève. »


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