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Le 10 septembre 1944, ils ont libéré la région autunoise

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Le Journal de Saône et Loire

Le 10/09/2016

En septembre 1944, les troupes allemandes étaient chassées de France. Michel Villard, historien, revient sur les armées de la coalition qui ont menées à la Libération.

Les volontaires du 2 e Dragons.  Photo d’archives DR

Les volontaires du 2e Dragons. Photo d’archives DR

La troupe allemande, porteuse de la diabolique idéologie nazie, était chassée de la terre de France. Les armées de la plus formidable des coalitions, dirigée par Churchill, Staline, Roosevelt, victorieuses sur tous les fronts, traquaient la « bête immonde » de l’axe du mal allemand, italien et japonais.

Je ne reviendrai pas sur le déroulement des combats, mais vous parlerai de l’origine des combattants. Dans la marche en avant d’une armée victorieuse, la première armée de De Lattre de Tassigny, dans sa rencontre avec « L’Armée des Ombres », les insurgés des FFI, l’Histoire révèle qu’il y eut souvent un manque de coopération et de coordination, malgré leur idéal commun : libérer la Patrie. Mais ceci ne remet absolument pas en cause la valeur, le courage, l’abnégation, le patriotisme de nos libérateurs.

Le 1er août 1944, le futur Maréchal Leclerc de Hautecloque, alors commandant la 2e Division blindée des Forces françaises libres, s’adressait en ces termes aux Français : « Nous rentrons aujourd’hui aux côtés de nos alliés, à la tête des troupes françaises, après avoir maintenu notre drapeau dans la lutte, malgré la capitulation de Vichy… Cette fois, nous avons des armes et nous nous en servirons.

Nous voulons ensuite retrouver les bons Français qui mènent depuis quatre ans, dans le pays, la même lutte que nous menons dehors.

Salut à ceux qui ont déjà repris les armes ! Oui, nous constituons la même armée : l’Armée de la Libération !»

Des hommes de toutes origines ont libéré la France

Regardons donc qui étaient, pour Autun, ces hommes de l’armée de la Libération, qui ne furent pas, comme beaucoup, des attentistes. Dans l’Armée régulière, comme dans les maquis, on trouve aux côtés des métropolitains des volontaires venus de partout, avec une majorité de Pieds noirs d’Afrique du Nord, des Polonais, des Algériens, des Tunisiens, des Marocains, des Espagnoles républicains et Italiens antifascistes anciens de la guerre d’Espagne, des Sud-Américains, des Antillais, etc.

Les libérateurs d’Autun dont les frères Petitot

Les unités de l’armée française au combat dans l’Autunois sont, d’une part, regroupées au sein de la première division française libre, 1re DFL, des troupes s’étant ralliées très tôt sous la bannière du Générale De Gaulle, et, d’autre part, un régiment de tradition, le 2e Dragons, issu de l’Armée d’Armistice.

Pour la 1re DFL, sont détachés sur Autun : Le 1er bataillon de la 13e demi-brigade de la Légion étrangère, troupe de vétérans au passé glorieux, ayant combattu à Bir-Hakeim, sous les ordres du Commandant De Sairigné, un « Dieu » de la Légion. Le 2e escadron du 1er régiment de fusiliers marins, crée par l’Amiral Musselier, aux ordres des commandants Savary et Burin des Roziers. Enfin le 22e bataillon Nord-Africain, qui a participé entre autres aux combats de Tunisie, d’Italie et de Provence, composés d’Européens et de musulmans, tous volontaires, toujours à la pointe des combats. Les frères Petitot, célèbres à Autun pour leurs exploits sportifs en faisaient partie.

Et « l’Hirondelle de la mort »

Quant au 2e Dragons, ou Condé-Dragons, c’est un des plus anciens régiments de notre Armée. Sur son étendard figurent des noms prestigieux. En 1940, il fait partie de la 3e division de cavalerie, son efficacité au combat, le fait alors surnommé par l’ennemi : « L’hirondelle de la mort ».

L’État-major le choisit pour appartenir à « l’Armée d’Armistice » en zone libre, et le cantonne à Auch. Son chef, le lieutenant-colonel Schlesser, le prépare à la revanche, par un entraînement intensif, le 11 novembre 1942, c’est l’invasion de la zone libre, le régiment est dissous. Mais la majorité des hommes et des cadres passent au maquis ou en Afrique du Nord, part en Espagne, pour continuer le combat, fidèles au serment fait à leur colonel. Le régiment y est reconstitué avec du matériel américain ultramoderne et retrouve son étendard. Le 1er juin 1944, le lieutenant-colonel Demetz en prenait le commandement.

Michel Villard


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