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Tout ce qu'il faut savoir sur le défilé du 14 juillet

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Publié le 14/07/2015 Par Claire Rodineau

Le «défilé de la victoire», le 14 juillet 1919.
Le «défilé de la victoire», le 14 juillet 1919. Crédits photo : Rue des Archives/Rue des Archives/Tallandier

Depuis son instauration en 1880, la parade militaire célébrant la Fête nationale est devenue un incontournable. À l'image de celle de la France, son histoire est riche de rebondissements.

De l'hippodrome de Longchamp aux Champs-Élysées

Le premier défilé du 14 juillet, en 1880, a lieu sur l'hippodrome de Longchamp, en présence du président de l'époque, Jules Grévy. Ce n'est qu'en 1915 que, pour la première fois, les militaires descendent le long de la plus belle avenue du monde, depuis la place de l'Étoile jusqu'à la Concorde, où ils saluent le président, son gouvernement et le corps diplomatique. De 1974 à 1980, à l'initiative de Valéry Giscard-d'Estaing, la parade change de décor chaque année, défilant tour à tour de la Bastille à la République, en passant par l'École militaire ou le cours de Vincennes. À partir de 1981, le défilé retourne aux Champs-Élysées.

● Marie Vialar, la première femme du défilé

Marie Vialar est la première femme à avoir défilé aux côtés de son régiment en 1886. Cantinière au premier bataillon du 131ème régiment d'infanterie de ligne, elle a notamment servi pendant la guerre de Crimée.

● La lente marche des légionnaires

Chaque année, la légion étrangère, menée par les «pionniers» et leur légendaire hache, cloture le défilé. Et pour cause: si ce n'était pas le cas, les légionnaires auraient vite fait d'être rattrapés par les autres corps d'armée. Avec une moyenne de 88 pas par minute contre 120 pour les autres unités - et 140 pour les Chasseurs alpins, les légionnaires sont les plus lents de la parade.

Un accident au pied de la tribune présidentielle

François Hollande se souviendra de son premier défilé en tant que président. Le 14 juillet 2012, plusieurs parachutistes s'élancent de la Tour Eiffel. Alors qu'il est censé atterrir au pied de la tribune présidentielle, le lieutenant Jean-Michel Poulet, 12.000 sauts à son actif, se blesse sur les pavés de la place de la Concorde. Bilan: une double fracture du tibia et du péroné. Contre toute attente, le président décide alors de bousculer le protocole pour se rendre au chevet du militaire blessé.

● Le défilé de la Victoire

Le 14 juillet 1919 est resté dans les mémoires comme le «défilé de la Victoire». Ce jour-là, deux millions de personnes viennent de toute la France célèbrer la victoire sur l'Allemagne et acclamer les héros de la Grande Guerre. Outre les grandes figures, Joffre, Foch et Pétain, un millier d'anonymes rescapés du conflit, les fameuses «gueules cassées», ouvrent la marche. Georges Clémenceau dira de cette journée: «Qui a vu ce jour a vécu».

● Une tentative d'attentat échouée

Il est 9h du matin ce 14 juillet 2002 quand Maxime Brunerie, militant d'extrême-droite de 25 ans, braque sa carabine 22 Long Rifle sur le convoi qui transporte le président Jacques Chirac. Fort heureusement, plusieurs hommes présents sur place se jettent sur lui et parviennent à le ceinturer, évitant de peu le drame. Le jeune homme, condamné à dix ans de prison, a été libéré en 2009.

 Les Allemands marchent sur Paris

En 1994, les chars allemands foulent le sol de la capitale française pour la première fois depuis l'Occupation. Cette fois-ci, c'est sur invitation du président François Mitterrand, qui a convié les soldats de l'Eurocorps à participer au défilé. En pleine construction européenne, le symbole est fort et vient parachever la réconciliation franco-allemande, entamée par Helmut Kohl et le président français.

● Un Bicentenaire d'anthologie

En 1989, le Bicentenaire de la Révolution française est l'occasion d'une parade dite de «La Marseilleise», imaginée par le créateur Jean-Paul Goude et réalisée par 6 000 artistes et figurants. 800.000 spectateurs viennent du monde entier prendre part aux festivités, parmi lesquels Margaret Thatcher, George Bush ou Helmut Kohl.

● Bachar el-Assad dans les tribunes

En 2008, à l'occasion du sommet de l'Union pour la Méditerrannée, lancé la veille, le président Bachar el-Assad assiste aux festivités. Une présence qui n'est pas du goût de tout le monde, et ce, d'autant plus que défile ce jour-là la promotion de l'Ecole militaire interarmes (EMIA). Une promotion baptisée Antoine de la Bâtie, du nom d'un officier tué en 1983 dans un attentat attribué...au régime syrien. Ce défilé se déroulera finalement sans encombres.

● Le Mexique à l'honneur

Cette année, le président du Mexique Enrique Peña Nieto sera l'invité d'honneur et un détachement de l'armée mexicaine ouvrira le défilé. Un choix qui ne fait pas l'unanimité, le Mexique étant en proie à une corruption et à une violence endémiques depuis dix ans. Une pétition intitulée «M. Hollande, retirez l'invitation au président mexicain Enrique Peña Nieto», a même recueilli près de 7.000 signatures sur Internet.


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