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Dialogue autour de la guerre 1914-1918

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Publié le 21/12/2013

L' écrivain Gisèle Bienne avec une classe de première littéraire.
L'écrivain Gisèle Bienne a rencontré des élèves du lycée Sophie Berthelot.
Elle leur a présenté son livre " La ferme de Navarin ". Un lieu-dit qui se situe dans la Marne, près de Reims, et qui fut le théâtre de la grande offensive de 1915 pendant la guerre 1914-1918. Un ouvrage qui éclaire surtout la figure de Blaise Cendrars, poète ami de Guillaume Appollinaire.
Ce livre fait partie de la collection " L'un et l'autre ", une collection qui demande à un auteur de se pencher sur la vie d'un autre auteur.
« Blaise Cendrars était suisse. Il s'est engagé volontairement dans la légion étrangère pour combattre pour la France en 1914. Il raconte avoir découvert à cette occasion des copains incroyables, aux histoires personnelles incertaines » confie l'écrivain. « Chez les légionnaires tout est faux sauf leur mort » dit le poète, qui portait l'accent sur l'épreuve de vérité que constituait la guerre.
Un récit qui raconte l'attente puis l'offensive dans la zone rouge de la Marne, plus meurtrière encore en septembre-octobre 1915 que le Chemin des dames en 1917.
Des documents, des lettres, éclairent ce que vivent alors Blaise Cendrars et ses camarades de combat. Les paysages, la grande plaine champenoise, le désert de terre blanche, le temps statique, puis la déflagration de l'assaut.
Après la présentation de son livre, Gisèle Bienne a dialogué avec les lycéens.
« Leur maturité, la pertinence de leurs questions m'ont frappée. Les jeunes gens s'intéressent aux trajectoires de ces soldats anonymes, ils essaient de penser des rapports avec leurs propres histoires, l'histoire de leurs familles pendant la première guerre mondiale. L'engagement, la puissance de la camaraderie, la sensation d'absurdité que dégage le récit de ces épisodes de guerre les touchent » confie l'écrivain.
Elle-même est petite fille de soldat, et trois hommes de sa famille sont morts à la guerre. « Les récits de guerre récèlent souvent des secrets de famille. Ils dévoilent des choix concrets, des engagements parfois douloureux. Partager ces moments avec des jeunes gens, c'est une façon de prolonger la vie souvent trop courte de ces jeunes gens dudébut du XXème siècle, de perpétuer leur mémoire » explique Gisèle Bienne.
Cette rencontre s'inscrivait dans un projet soutenu par le conseil régional " Voix de passage", porté au lycée Sophie Berthelot sur deux années par Mme Resplandy, professeur de lettres et référente culture. Il s'agit d'organiser des rencontres entre des auteurs et les lycéens. Le 14 janvier ce sont deux autres créateurs qui interviendront, Eddy Kaddour, romancier poète qui anime l'atelier théâtre de normale sup et Olivier Barbarant, écrivain.
Une dynamique qui trouve aussi une validation dans un atelier d'écriture qui réunit tous les lundis au lycée des élèves volontaires.
« Mes jeunes interlocuteurs m'ont séduite par leur pertinence, leur vivacité d'esprit. Loin des clichés sur la jeunesse que l'on se plaît à véhiculer » conclut Gisèle Bienne.
O.F 


Traduction

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