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Né à Calais, l'amiral Stéphane Verwaerde garde une tendresse pour le Nord

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dimanche 30.10.2011 PAR PASCAL MARTINACHE

Le numéro deux de la marine nationale a de très nombreux
amis dans la région. PHOTO JEAN-PIERRE BRUNET

Né à Calais le 24 février 1957, l'amiral Stéphane Verwaerde a été nommé major général de la marine le 1er septembre. Depuis son bureau parisien, le numéro deux de la Royale garde un oeil sur Calais, où il a toujours de la famille, et sur Lille, où vivent un grand nombre de ses amis. 

L'amiral Stéphane Verwaerde voudrait n'attribuer qu'aux « circonstances » le mérite d'avoir été nommé au sommet de la marine nationale. Il cite d'ailleurs le général de Gaulle pour appuyer cette conviction : « Dans la vie, on ne devient jamais que ce qu'on est déjà. L'imagination, la volonté et les circonstances font le reste. » Cette circonstance, ce fut pour Stéphane Verwaerde d'avoir à commenter un document rédigé par une autorité de la marine. « On m'a demandé de critiquer ce travail et j'en ignorais la provenance. Je n'ai pas hésité à donner un avis », apparemment très tranché, mais apprécié par l'auteur lui-même. « Il ne m'en a pas voulu, et la mécanique s'est enclenchée. »

Parcours particulier

La mécanique ? Le mot n'échappe pas tout à fait à l'amiral Ver-waerde : « J'ai eu un parcours très particulier. Ingénieur dans l'aéronautique navale, en charge de la maintenance et de l'entretien des avions de la marine, je me retrouve à un poste de direction. Objectivement, je ne pense pas que ce soit déjà arrivé. » Comment croire dans ces conditions que les circonstances y soient seules pour quelque chose ? N'y a-t-il rien d'autre pour expliquer que Stéphane Verwaerde ait été choisi parmi une poignée d'officiers désignés à suivre un cursus exceptionnel ? Peut-être, le plus simplement du monde, faut-il croire que l'amiral Verwaerde partage le destin si particulier d'Horatio Hornblower, héros de littérature et compagnon d'adolescence ! Curieux, en effet, que ce jeune aspirant britannique de 17 ans, sorti de l'imagination de Cecil Scott Forester, soit lui aussi devenu amiral à la fin de sa vie... L'amiral Verwaerde ne s'attarde pas sur le parallèle, mais confirme : « Mes bouquins d'adolescent, c'est toute la série des Hornblower. Des ouvrages basés sur les livres de bord des frégates britanniques. Ça m'a passionné. » D'ailleurs, l'amiral Ver-waerde « n'a qu'un regret. C'est de ne pas avoir été marin au XIXe siècle. Je pense que c'était la grande époque. On avait des ordres, on partait au bout du monde sur son bateau. Personne pour vous joindre par satellite. C'était le royaume de l'imagination, de la combativité, du romanesque, de l'autonomie ».

La passion de la mer et de la marine daterait donc de cette époque ? Pas seulement. Elle s'explique encore par une circonstance, celle d'une déchirure.

Celle d'un père, lieutenant au 4e régiment étranger d'infanterie, mort en secourant un légionnaire blessé, en Algérie, en février 1961. À la mort du père, la famille avait pris l'habitude de se retrouver à Belle-Île-en-Mer pour les vacances. « Les pieds dans l'eau, je regardais l'horizon, avec l'envie de partir. Un jour, j'ai pu embarquer, et comme je n'ai pas été complètement malade, ça ne m'a pas dégoûté. » L'adolescence, ce fut ensuite le temps de la navigation au large d'Ouistreham, Barfleur, Granville, Saint-Malo, Jersey, Guernesey, avec un camarade de classe.

« L'attirance pour la mer, c'est quelque chose qu'on a du mal à expliquer. Des étendues sans limite, la nature qui commande. Je sais seulement que je suis bien quand je suis sur l'eau. » Bien sur l'eau, comme pouvaient l'être le comte de Grasse ou, dans un autre registre, Éric Tabarly. C'est à eux que l'amiral Verwaerde songe spontanément lorsqu'il évoque ses références.

« Ce sont les grands marins de ma mythologie personnelle. Tabarly m'a hanté la tête quand j'étais jeune. » Les grands espaces, ce sont toujours vers eux que se porte l'attention de l'amiral, mais dans le domaine cette fois de la stratégie. La mer, très convoitée, est en théorie « un espace de res nullius. Personne n'a de droit sur la haute mer. Mais le risque est que des pays tentent de s'accaparer d'immenses zones pour en interdire l'accès. Nous devons garantir la préservation des espaces et de nos flux maritimes. Et là, on a besoin d'une marine ».

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