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Les cendres de Bigeard toujours en Lorraine

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le 09/01/2011

Le vœu du général Bigeard : reposer à Dien-Bien-Phu. Photo d’archives A. MARCHI

 

Nancy. « À ma mort, je souhaite que mes cendres soient larguées au-dessus de Dien-Bien-Phu, où reposent mes camarades ».

Cette phrase, le général Bigeard l’a répétée des dizaines de fois, lui qui souhaitait reposer pour l’éternité dans cette terre du bout du monde. Un lieu et un moment (le printemps 1954) où l’ancien des Corps-Francs devint chef de guerre, héros national, symbole du courage et de l’héroïsme.

Mais six mois après la disparition du militaire le plus médaillé de France, ses cendres sont toujours en Lorraine, dans l’attente d’une autorisation des autorités vietnamiennes.

S’il n’est plus question, aujourd’hui, de les disperser au-dessus de l’ex-Indochine qui a vu tant de soldats français mourir (le Vietnam a refusé), elles pourraient reposer, à jamais, dans une urne scellée au pied de la stèle du souvenir, au cœur de l’ancien champ de bataille.

Un courrier à l’Élysée

C’est, en tout cas, le vœu de la famille. «Nous sommes dans l’attente d’une réponse» confie Mme Bigeard. «Gaby», comme la surnommait affectueusement le Général, et sa fille Marie-France, espèrent toujours.

«J’ai adressé un courrier au Président de la République l’été dernier. Le dossier est actuellement sur le bureau de Mme Michèle Alliot-Marie, Ministre des affaires étrangères», précise Mme Bigeard.

Dans ses démarches, elle a reçu le soutien de l’éditeur René Guitton, lequel entretenait des rapports amicaux avec le général-écrivain. En 1994, bravant les difficultés, c’est lui qui avait réussi à emmener Bigeard au Viet-Nam.

En larmes

Quarante ans après une bataille qui figure désormais dans les livres d’Histoire, le Vieux Soldat n’avait pu retenir ses larmes, en foulant ce sol meurtri.

« Brechignac, Botella, Touret, mes copains, ces chefs de bataillon d’élite... Des frères d’armes avec lesquels j’ai souffert...» racontait alors celui qui vécu un grand choc, en découvrant la stèle commémorative, réalisée par un ancien légionnaire, le sergent-chef Rolf Rodel. Devant le monument, les deux hommes tombèrent dans les bras l’un de l’autre, le corps secoué par des sanglots.

C’est au pied de cette stèle que l’urne cinéraire pourrait être scellée.

Mais le temps presse. Selon la législation, un crématorium ne peut conserver le réceptacle au-delà d‘un an. Au terme de ce délai, quatre solutions possibles. L’urne sera inhumée dans une sépulture, déposée dans une case d’un columbarium ou scellée sur un monument funéraire. Les cendres peuvent également être dispersées dans un jardin du souvenir.

Restent cinq mois...

Michel BRUNNER


Traduction

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