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Association de soutien à l’armée française

18, rue de VEZELAY
75008 PARIS
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www.asafrance.fr

« Ne pas subir »

(Maréchal Jean de Lattre de Tassigny)

Lettre de l’ASAF 12/10

« L’armée dans la Nation »

 

Le 30 août 2012, Samia Ghali, sénatrice (PS) des Bouches du Rhône et maire du 8ème arrondissement de Marseille, femme de terrain, prônait le recours à l’armée pour lutter contre la délinquance liée au trafic de drogue et demandait le retour à une forme de service militaire pour réapprendre la discipline aux jeunes qu’elle connaît bien. « Je pense que les autorités ne mesurent pas la gravité de la situation.» ajoutait-elle !

L’armée de la nation et l’ultime recours.

Cette déclaration qui a immédiatement suscité de vives réactions de la part des ministres de la Défense et de l’Intérieur exprime au moins deux idées essentielles : - d’une part, les responsables politiques, quel que soit leur bord, considèrent que l’armée est bien au service de toute la Nation et non d’une fraction ou d’un parti. Neutre politiquement, elle sert exclusivement l’intérêt national ; - d’autre part, elle constitue aux yeux d’élus, confrontés à une situation de crise dont la résolution semble dépasser les moyens jusqu’alors mis en oeuvre, l’ultima ratio, le dernier recours, la solution de la dernière chance.

Intégrité du territoire et protection de la population.

D’ailleurs, depuis des décennies, quand les moyens de secours ou de sécurité intérieure s’avèrent insuffisants, les armées sont engagées, sur l’ensemble du territoire national, dans son espace aérien, ses approches maritimes, avec des effectifs souvent importants, leurs équipements et même leur armement, sans que personne n’y trouve à redire, bien au contraire. On peut citer la lutte contre les feux de forêt, les opérations de secours conduites quotidiennement en mer avec les aéronefs et les navires de la Marine et au sol par les unités de l’armée de Terre lors des catastrophes naturelles, les missions de contrôle de l’espace aérien assurées par les chasseurs et hélicoptères de l’armée de l’Air en métropole mais aussi en outre-mer, en particulier autour du Centre spatial de Guyane. Qui ne voit au quotidien, apprécie et souvent remercie les patrouilles de soldats dans les gares, aéroports et ports en soutien des forces de sécurité intérieure ? Mais au-delà de ces opérations de secours et de contrôle, les armées - en liaison avec la Gendarmerie nationale et d’autres organismes - sont déjà engagées dans la lutte en mer contre les trafics de drogue avec des bâtiments de guerre autour des Antilles et sur terre en Guyane contre l’orpaillage dans le cadre de l’opération Harpie avec deux régiments de l’armée de Terre.
D’ailleurs l’armée n’a-t-elle pas pour mission première de garantir l’intégrité du territoire et d’assurer la protection de la population ?

L’armée : un appui et une référence.

Mais dans la demande formulée par cette élue, ce qui semble avoir suscité le désaveu de deux ministres, c’est la perspective d’un engagement militaire armé qui est envisagée. C’est oublier que l’armée peut être déployée, dans la durée sur une zone avec ses véhicules protégés, ses moyens d’observation nocturne, mais aussi ses sportifs et ses médecins, son organisation, et - pourquoi ne pas le dire - sa discipline et son comportement ; bref avoir un rôle dissuasif , exemplaire et protecteur, susceptible de faciliter l’action des autres institutions dont c’est la mission première. Dans un article récent « Société, valeurs militaires et pacte social », Henri HUDE, philosophe, écrivait : « …Dans un cadre de pensée politique et novateur, les armées sont une matrice indispensable et un lieu d’expérimentation nécessaire à la formation du nouveau pacte social. Tel est, regardé d’un point de vue civique, et politique, le plus haut des rôles sociaux des armées aujourd’hui et demain, dans la République française… »

Quelle place dans le Livre blanc ?

La place et le rôle de l’armée dans la Nation comme élément contribuant à la cohésion nationale et à la résilience du pays devrait figurer en tête des préoccupations des membres de la commission du Livre blanc surtout au moment de proposer les capacités dont doit disposer notre armée, le niveau de ses effectifs et l’organisation de son implantation en métropole et dans les DOM-COM. Malgré le contexte budgétaire extrêmement contraint, il serait irresponsable et dangereux d’avoir de la Défense une approche exclusivement financière ou comptable. Les armées ont, sans doute plus que jamais, une place centrale dans la Nation. Elles sont une référence dans une société déboussolée ; elles demeurent l’ultime recours dans les situations de crise que notre pays ne manquera probablement pas de traverser dans les prochaines années.


Traduction

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