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Association de soutien à l’armée française

18, rue de VEZELAY
75008 PARIS
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www.asafrance.fr

 

« Ne pas subir »

(Maréchal Jean de Lattre de Tassigny)

Lettre de l’ASAF 10/07

 

 

« Les armées, la France et l’Afrique »

 

La France fêtera cet été le cinquantième anniversaire de l’indépendance de ses colonies d’Afrique subsaharienne et de Madagascar. La quasi-totalité de ces pays avait signé avec la France des accords de défense et l’armée française a depuis un demi-siècle participé activement à y maintenir  la stabilité et la paix. Nombreuses furent en effet les interventions des troupes françaises généralement présentées par leurs détracteurs comme des agressions colonialistes.

 

Des interventions pour préserver la paix civile

Pourtant qui peut nier qu’aucune des anciennes colonies françaises n’a connu les guerres civiles à caractère génocidaire comme la Sierra Léone autrefois britannique ou le Libéria sous responsabilité américaine ? Dans ces deux  pays de quelques millions d’habitants chacun, ce furent des centaines de milliers d’hommes mais aussi de femmes et d’enfants qui furent massacrés ou sauvagement mutilés avant que leur ancienne tutelle anglo-saxonne n’intervienne plusieurs années après le début des affrontements. Pourtant là, comme ce fut le cas dans les anciennes colonies françaises, une intervention rapide et ciblée des Américains ou des Britanniques aurait permis d’éviter ces bains de sang effroyables.

Qui peut nier que c’est la présence de l’armée française à Djibouti qui a permis à cette république d’exister face à l’Ethiopie du dictateur communiste Mengistu hier ou à l’anarchie  somalienne aujourd’hui?

Les jeunes Etats africains d’expression française, comme on le disait au moment de leur indépendance, ne furent pas exempts de troubles internes, mais la présence de forces françaises réparties dans différents pays selon un dispositif cohérent et leur rapidité d’intervention ont généralement suffi à empêcher que les affrontements ne dégénèrent. Ce sont ainsi des millions de vies qui ont été épargnées et des haines interethniques durables qui ont été évitées durant ce demi siècle.

 

Un outil privilégié de coopération et de compréhension

Simultanément, l’élite militaire de ces pays a été accueillie dans nos écoles militaires de formation, tissant d’innombrables liens de fraternité avec ses camarades français. Les unités françaises et africaines coopèrent depuis un demi-siècle très étroitement sur le terrain soit dans le cadre de la formation et de l’entraînement, soit lors des opérations de maintien de la paix en Afrique et au Liban. Ces échanges ont donné l’occasion à de nombreux officiers et sous-officiers français d’acquérir en retour une connaissance de l’Afrique approfondie et une passion pour ses peuples.

Cette connaissance des populations, des chefs militaires africains et du terrain par nos forces prépositionnées leur a permis de protéger et d’évacuer, chaque fois que cela était nécessaire, les Français et plus généralement les Européens menacés lors de troubles internes. Nos compatriotes savent ce qu’ils doivent aux unités françaises arrivant à temps en pleine brousse pour les évacuer, alors que leur vie était menacée. La Marseillaise chantée par les Européens retenus prisonniers à Kolwezi, qu’entendirent les légionnaires parachutés peu de temps avant, venait du fond du cœur et aucun d’entre eux n’aurait imaginé que cet hymne de liberté  serait sifflé dans un stade quelques décennies plus tard...

 

Partenariat Europe Afrique : le rôle de la France

Demain, la France quittera la base de Dakar à la demande des autorités sénégalaises. Elle conservera des facilités portuaires et aéroportuaires, mais elle abandonnera les terrains du camp militaire aux autorités sénégalaises. Une page se tournera, mais il n’est pas certain que dans quelques années les Sénégalais ne le regrettent pas.

La France demeurera présente à Libreville au cœur de la zone sensible du Golfe de Guinée, à N’Djamena au centre de l’Afrique sahélienne et enfin à Djibouti dont la position à la corne orientale de l’Afrique, à l’ouvert de la mer Rouge, est stratégique et particulièrement utile dans la lutte contre la piraterie maritime.

La France, dont on cherche parfois à comprendre la stratégie générale en Afrique, ne doit pas oublier que ce continent est le seul qui va voir sa population doubler dans les 30 prochaines années. Il dispose de matières premières considérables dont l’Europe est privée. Il lui appartient, de par son passé, sa vocation et ses intérêts bien compris, d’être le leader européen d’un véritable partenariat stratégique avec cette partie du monde à laquelle notre destin est lié.

Le développement de ce continent, qui pourrait constituer un vrai projet pour l’Europe, est une nécessité faute de quoi les populations pauvres quitteront massivement leurs pays pour gagner les pays européens opulents, et leurs formidables  richesses minières seront pillées par des nouvelles puissances sans scrupules d’Asie.

C’est dans cette perspective que la France se doit de regarder l’Afrique qui constitue un enjeu bien supérieur à l’Afghanistan. De même, il n’est pas certain que le développement de l’arme nucléaire par l’Iran soit, pour l’Europe, un risque plus grand que le sous-développement de l’Afrique.


Traduction

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