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Sold’art : la Légion honore ses guerriers devenus créateurs

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De Publié le 23 juin 2018

Blaise Cendars et Alexandre Zinoview : deux artistes engagés dans la Légion

Blaise Cendars et Alexandre Zinoview : deux artistes engagés dans la Légion

Dans le cadre des commémorations du centenaire de la Première guerre mondiale, le musée de la Légion étrangère, à Aubagne, rend hommage à deux de ses glorieux anciens : Blaise Cendars et Alexandre Zinoview. Regards croisés d’un peintre et d’un écrivain sur ce conflit mondial meurtrier.

À l’occasion de cette exposition, les archivistes exhument un feuillet jauni de plus d’un siècle : le document d’incorporation du citoyen Frédéric Sauser, 27 ans, qui deviendra Blaise Cendrars. Le papier date de septembre 1914. C’est en volontaires que le Suisse Cendrars et le Russe Zinoview, artistes du mouvement avant-gardiste alors à Paris, rejoignaient cette troupe dès le début de la Première guerre mondiale, en août 1914. Le premier y laissera son bras droit, comme il le racontera trente ans après dans La main coupée. Et le second reviendra par la suite sur le Chemin des Dames, vers son « ancienne ligne de tranchée », pour y « cueillir des fleurs-souvenirs », une phrase notée dans un carnet, un singulier herbier, en juillet 1948.

Alors que Blaise Cendars est amputé d'un bras, Alexandre Zinoview représente un soldat dont le bras a été arraché dans les combats.

Alors que Blaise Cendars est amputé d’un bras, Alexandre Zinoview représente un soldat dont le bras a été arraché dans les combats.

Deux ans plus tard, de la main gauche, Cendrars écrira Souvenirs d’un amputé et recevra la nationalité française. En 1959, André Malraux le nomme commandeur dans l’ordre de la légion d’honneur. Il mourra à Paris en 1961. Son camarade  “Zino” (bien qu’à ce jour on n’ait pas la preuve qu’ils se soient rencontrés à la Légion) met ses talents au service du music-hall. Aux Folies bergères, il habille Mistiguett. Ses toiles rappellent silhouettes et couleurs à la façon de Dufy ou Chagall. Souvent y surgit le profil anxieux des poilus au combat, dans la vapeur mortelle des gaz et la terreur des regards.

“La ligne de chance”, Alexandre Zinoview (coll.particulière)

Jamais oublier

Blaise Cendars, blessé, quitta le front en 1915, et Alexandre Zinoviev y resta jusqu’en 1918. Ces deux artistes, dans leur art respectif, ont témoigné de cette guerre ; cette exposition témoigne à son tour de leur engagement.

La mise en perspective des tableaux de l’un et des textes de l’autre, et la présentation de quelques documents et objets offrent aux visiteurs une vision sensible et humaine des légionnaires, mais aussi quelques épisodes peu connus du grand public comme le voyage de la Légion aux USA en 1918.

Képis blancs : d’hier à aujourd’hui

Depuis sa création, en 1831, la Légion a toujours attiré des êtres inclassables : aristocrates et voyous, musicien (Cole Porter) ou sculpteur (Zadkine), voire des monarques (le roi Pierre 1er de Serbie). Et ce corps d’élite n’oublie jamais aucun de ces valeureux volontaires. En 2016, plus de huit mille hommes (de 17 à 40 ans) se présentent, venant de 150 pays, rejoindre une force de combat qui en compte autant. Ne seront enrôlées que les 1 300 recrues : les plus vaillantes, et les plus motivées, avec un barda de 40 kilos sur le dos. Un quart deviendra sous-officier. Le contrat initial dure cinq ans. Les seules femmes admises sont les plieuses de parachutes. Depuis 2015, toutes les unités de cette arme participent à l’opération sentinelle, protégeant – dans les gares et ailleurs – les populations face aux risques d’attentat.

Devant la Corse et l’Aveyron, avant Mayotte et la Guyane, les Bouches-du-Rhône, entre Carpiane et Aubagne, recensent le plus nombreux effectif de ces militaires. Au terme de leur carrière, une centaine d’entre eux, désormais à la chevelure blanche, coulent une paisible retraite au cœur des vignes de Puyloubier, au pied de la montagne Sainte-Victoire.

Unique en son genre, le musée de la Légion étrangère aubagnais entretient l’histoire et le culte de ces sapeurs à longue barbe, parfois héroïques, et toujours fidèles à leur engagement.

Informations pratiques> Exposition Regards croisés du 15 juin au 6 janvier 2019
> Chemin de la Tuilière, Aubagne – Tél : 04 42 18 12 41
> Entrée gratuite au musee, du mercredi au dimanche, 10 à 12h et 14 à 18h
www.legion-etrangere.com


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