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Le Régiment étranger dans l’État de Puebla et d’Oaxaca (1864 - 1865)

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 1° La pétition - Le Régiment étranger n’avait toujours pas été envoyé au Mexique. Le 15 août 1862, les légionnaires fêtaient la Saint Napoléon. Les soldats avaient décoré la caserne de Siddi Bel Abbès de feuillages et de guirlandes, et ils attendaient maintenant, chantant et buvant, que le colonel de la caserne vint boire un verre à la santé de l’Empereur, avant de passer à table, comme le voulait la tradition. C’est le sous-lieutenant de Diesbach qui nous décrit la scène. Fiers de leurs multiples combats, de nombreuses pancartes étaient accrochées aux fenêtres, portant comme inscriptions les faits d’armes et les campagnes du régiment : l’Algérie, la Crimée, l’Espagne, etc. Une seule de ces pancartes était restée vierge. Le colonel Pierre Jeanningros, entouré de ses officiers, demanda pourquoi rien n’était inscrit sur cette pancarte.

Un de ses hommes lui répondit :

« C’est pour y inscrire la campagne du Mexique ! »

Alors, un cri retentit dans la caserne :

« Partons pour le Mexique! »

 

L’enthousiasme de ces légionnaires était parfaitement compréhensible. Tous étaient volontaires, s’ils avaient signé un engagement, c’était pour se battre ! La légion aspirait donc naturellement à participer à ce conflit qui avait de surcroît mal débuté pour les forces françaises. Cependant, le gouvernement français n’avait toujours pas fait appel à son corps d’élite, alors que le conflit avait commencé depuis la fin de l’année dernière. Les légionnaires décidèrent donc de transmettre à l’Empereur une pétition, lui rappelant ainsi leur goût du combat (cette démarche était considérée à l’époque comme fort peu respectueuse.). Le Régiment fût entendu, bien que certains officiers fussent punis pour leur arrogance. Le colonel Jeanningros, commandant la Légion à cette époque, reçut l’ordre de départ en janvier 1863. 2 000 légionnaires seulement partiraient pour le Mexique. Le 9 février au matin, le Régiment embarquait pour le nouveau monde.

 

2° La traversée - Le voyage vers le Mexique fut long, et les conditions de vie à bord des deux navires, le Saint Louis & le Wagram, n’étaient pas agréables. Fin mars, les légionnaires débarquèrent à Vera Cruz. Ils furent surpris par l’étrange ambiance qui régnait en ville. Les rues aux habitations lézardées étaient désertes, presque aucun habitant ne se montrait. Quelques chiens famélique rôdaient, et une multitude d’oiseaux noirs, les zopilotes, tournoyaient dans le ciel de la cité à la recherche d’une quelconque nourriture. Charognards, ces animaux repoussants avaient tout de même une utilité sanitaire : en dévorant cadavres (animaux & humains.), végétaux et immondices, ils évitaient que des maladies en provenance des corps en putréfaction (ainsi que des déchets.), ne se transmettent aux hommes encore  vivants. Ces créatures se perchaient sur le bord des toits des maisons, serrés les uns contre les autres. Etant des « éboueurs naturels », une loi avait été promulguée à leur sujet : il était devenu interdit de leur faire du mal, sous peine de recevoir une amende. Le Régiment Etranger traversa la ville et alla établir son campement.

Officier et soldat de la Légion étrangère, 1867, musée de l'Infanterie, Montpellier.

Les soldats apprirent alors qu'une épidémie sévissait sous ces latitudes : le vomito negro. Transmis par les moustiques, les symptômes de la fièvre jaune (autre nom de cette maladie.) étaient caractéristiques. D'abord un violent mal de tête, suivi de constipations. Ensuite, des crampes saisissaient tout le corps, puis des vomissements de sang se produisaient. Il ne restait plus aux malheureux qu’une poignée d’heures à vivre…

 

3° La mission du Régiment étranger - Le colonel Jeanningros reçut rapidement ses ordres : assurer la voie de communication allant de La Tejeria à Chiquihuite.

La route reliant La Tejeria à Chiquihuite.

Les officiers, Jeanningros y compris, étaient déçus de la mission qu’on leur confiait. Ces derniers se voyaient déjà à Puebla, prêtant main- forte aux troupes du général Forey. La déception était d’autant plus grande que la ville de Puebla, située sur le plateau de l’Anahuac (haut de 2000 mètres) , était à l’abri des ravages causés par le vomito negro, car localisée dans les Tierras templadas (ou terres tempérées.). A contrario, les légionnaires devraient opérer en plein dans les Tierras calientes, les terres chaudes.

 Le Mexique est un pays situé en zone tropicale. Cependant, le pays étant très nivelé, le climat change selon l’altitude du terrain. Les terres ayant une altitude comprise entre 0 et 700 mètres étaient appelées Tierras calientes. Cette zone est humide, la température y est constamment élevée. Les marécages, alimentés par les pluies torrentielles, amènent quantité de miasmes, qui eux même apportent les pires maladies. Ce territoire, dont la surveillance avait été confiée au Régiment étranger, est insalubre pour les Européens.  Au delà viennent les terres ayant une altitude comprise entre 700 et 1 600 mètres ; les Tierras templadas. Le climat est sain et la température reste toujours comprise entre 20 et 25 degrés. Viennent ensuite les Tierras frias, les terres froides, d’une altitude comprise entre 1 600 et 3 200 mètres. Enfin, les terres gelées sont situées à plus de 3 200 mètres du niveau de la mer.

 

            Les légionnaires se divisèrent pour occuper les points importants de la route ; Vera Cruz, La Soledad, Paso del Macho, Chiquihuite. Mais à Puebla, l’armée de Forey était encore tenue en échec par les rebelles mexicains. Ce n’est que le 29 avril que le colonel Jeanningros apprit qu’un important convoi de munitions à destination de Puebla était parti de La Soledad le 14 avril. Ce convoi, composé de 60 voitures et de 50 Mulets, était à 50 kilomètres de Chiquihuite. Comme nous l’avons vu, il transportait des pièces de sièges, des munitions, des vivres, ainsi que quatre millions en pièces d’or. Il y avait donc de grandes chances pour qu’il soit attaqué.

Quelle attitude Jeanningros devait il prendre ? Partir de Chiquihuite était impossible, la place étant d’une importance stratégique trop grande. Laisser le convoi sous la protection des deux compagnies venues l’escorter depuis La Soledad était insuffisant, bien qu’une troisième compagnie était disponible à Paso del Macho. Jeanningros décida d’envoyer une compagnie en reconnaissance ; c’était au tour de la 3° compagnie de marcher. Cependant, cette dernière, à cause du climat des tierras calientes ne pouvait plus aligner que 62 hommes. De plus, le capitaine de cette compagnie, le capitaine Cazes, n’était pas disponible (il commandait le poste de Medellin.). Le seul officier restant de cette compagnie était le lieutenant Gans, qui était malade. Le capitaine Danjou se porta volontaire pour prendre le commandement, accompagné des sous-lieutenants Clément Maudet (porte-drapeau.) et Jean Vilain.

 

4° Camerone - La 3° compagnie se prépara donc à partir. A 11 heures du soir, ses hommes prirent le café, à une heure du matin, ils partaient. Leur mission n’était pas d’attendre le convoi, mais juste de s’approcher de Palo Verde et de reconnaître le terrain, afin de déceler la présence de rebelles mexicains. La 3° compagnie pourrait ensuite retourner à Chiquihuite, tout en continuant à chercher la présence d’éventuels guérilleros. La « 3 » passa par Paso del Macho & Paso Ancho, traversant la mata, sorte de maquis tropical. Les légionnaires arrivèrent près du village de Camaron aux alentours de cinq heures trente. Le Régiment était passé par ce lieu lors de la répartition des troupes sur la voie Chiquihuite- Vera Cruz, rien n’avait changé. Le village indien était toujours à l’abandon. Ils arrivèrent à Palo Verde aux alentours de sept heures du matin. Marchant depuis une heure du matin, le capitaine Danjou donna le signal de la halte. Ce dernier s’installa avec ses hommes près d’un hangar abandonné. Des sentinelles furent placées afin d’éviter toute surprise, les mulets furent déchargés, et le caporal Magnin, accompagné d'une escouade, partit remplir les marmites avec l’eau des mares (Palo Verde était souvent habité par des bandits mexicains.). Des hommes se mirent à couper du bois pour le feu, d’autres préparaient le café ou se reposaient.

Fusilier du Régiment étranger, 1863, musée de l'Infanterie, Montpellier.

Une sentinelle, tournée vers Camaron, y vit quelque chose d’anormal : un gros nuage de poussière s’en élevait. Aucun orage ne se préparant, le capitaine Danjou pris sa lorgnette et ne tarda pas à distinguer l’approche de la cavalerie ennemie.

« Aux armes ! L’ennemi ! » cria- il tout à coup.

Au premier cri d’alarme, les dormeurs se réveillèrent, Danjou fit renverser les marmites, éteindre les feux (la troupe dut renoncer au café.) et les mulets furent rechargés. Le capitaine fit aussitôt revenir l’escouade qui était aux mares. Hélas pour la compagnie, les bidons individuels n’avaient pas été remplis…

Une fois que la compagnie fut prête, Danjou la forma en colonne et marcha vers l’ennemi, souhaitant l’empêcher d’attaquer le convoi (Danjou ne semblait pas craindre d’attaquer les Mexicains. En effet, à chaque échauffourée, les Mexicains, bien que supérieurs en nombre, avaient été défaits.). La cavalerie mexicaine, qui n’avait sans doute pas reçu l’ordre d’attaquer (leur veste de cuir, sorte de « gilet pare- balles » de l’époque, était restée enroulée autour du pommeau de leur selle.) se déroba. Danjou s’engaga dans les sous-bois, la mata, afin de les poursuivre. Les légionnaires s’approchaient sans le savoir du campement des Mexicains, situé à La Joya. Cependant, la marche étant fastidieuse et lente, Danjou craignant de surcroît s’être trop écarté de l’axe qui lui avait été confié, décida de retourner vers la route. Sortant des bois, la compagnie marcha en direction de Camaron. Alors que la compagnie s’approchait de la route, à 300 mètres de l’hacienda de la Trinidad, un coup de feu claqua. Le légionnaire Conrad s’écroula, blessé à la hanche. Danjou décida alors de repartir vers Paso del Macho, attendre des renforts. La « 3 » n’eut pas dépassé le village indien que les légionnaires s’aperçurent de la présence de cavaliers mexicains, situés sur un monticule au nord- est. Ces derniers étaient prêts à charger. Ordonnant au tambour, Casimir Laï, de battre la charge, le capitaine ordonna, dans un premier temps, de marcher vers l’ennemi. Sûrs d’eux, les Mexicains descendirent de leur position au petit trot. Ensuite, ils se séparèrent en deux colonnes, comptant prendre les légionnaires en tenaille. Danjou n’avait pas perdu son temps. Voyant que les juaristes se divisaient, il ordonna alors aux deux groupes de se rallier et de  former le carré. Les légionnaires attendirent calmement l’assaut des Mexicains, qui étaient des centaines, alors que la 3° compagnie ne comptait que 65 hommes. Ce premier assaut fut repoussé, les mexicains s’étant empalés sur la défense des légionnaires. La victoire aurait été complète si les deux mulets de la compagnie ne s’étaient pas enfuis. Affolés par les détonations et par la violence de l’assaut, les deux bêtes durent être relâchées, et, suivant par instinct les chevaux des Mexicains, furent capturés par ces derniers. La perte des mulets était très grave : ils transportaient les vivres et les munitions. Hélas pour les légionnaires, ils n’avaient pas mangé depuis la veille, avaient peu de cartouches, et n’avaient pas d’eau (comme nous l’avons vu précédemment.). Le capitaine Danjou s’aperçut que sa position était mauvaise car sur un terrain plat, propice aux charges de cavalerie. Il profita de la retraite des Mexicains pour déplacer sa compagnie derrière le côté sud de la route, bordée par un talus et par une haie de cactus. L’avantage pour les légionnaires était double ; non seulement cet endroit était moins favorable à la cavalerie, mais en plus, les Mexicains devraient se heurter à une haie de broussaille & de cactus, dangereux rempart naturel. Danjou fit donc reformer le carré à cet endroit. Le second assaut fut donné par la cavalerie mexicaine, plus nombreuse que lors du premier assaut, mais moins vigoureuse. Le calcul de Danjou était bon : de nombreuses bêtes hésitèrent à passer le talus, et les légionnaires repoussèrent le deuxième assaut plus facilement que le premier. Danjou décida alors de se retrancher dans l’hacienda de Camerone, et d’y résister coûte que coûte. Les légionnaires rejoignirent l’hacienda au pas de charge, baïonnette au canon, aux cris de « vive l’Empereur ! »

            Les légionnaires pénétrèrent dans l’hacienda, qu’ils commencèrent à fortifier activement. Souhaitant se renseigner sur le positionnement des troupes juaristes, Danjou donna l’ordre au sergent Morzicki de se placer sur le toit de l’hacienda. Ce dernier, accompagné de quelques hommes, réussit à y apercevoir l’ensemble des cavaliers mexicains, à peu près un millier selon les estimations. Cependant, les légionnaires furent surpris de constater que les Mexicains ne combattaient pas activement. Ainsi, à neuf heures trente, Morzicki vit approcher vers la maison un officier ennemi, qui se présenta avec un mouchoir blanc à la main.

« Vous êtes trop peu nombreux pour vous battre, vous allez vous faire massacrer inutilement ! rendez- vous, le colonel Milan vous garantit la vie sauve ! »

Morzicki descendit de son perchoir et rendit compte à Danjou de la proposition du Mexicain. Le capitaine demanda alors à son sergent de répondre de la manière suivante.

« Dis- lui simplement que nous avons des cartouches et que nous ne nous rendrons pas. »

Le légionnaire remonta sur le toit et transmit au Mexicain la réponse de Danjou. Le combat éclata alors.

Le capitaine Danjou faisait des va et viens d’un poste à l’autre afin d’évaluer la situation. Encourageant quelques uns de ses hommes postés dans le bâtiment, il leur fit jurer serment :

« Légionnaires, vous allez jurer avec moi que nous ne rendrons pas… que nous tiendrons jusqu’au dernier ! »

C’est en se rendant à un autre poste que Danjou fut frappé d’une balle. Il s’écroula et rendit l’âme peu de temps après.

Le sous-lieutenant Vilain prit alors le commandement. Les légionnaires perdaient du terrain ; tous étaient retranchés dans le corral à ce moment de la journée. Aux alentours de midi, ils entendirent le son du tambour. Hélas, ce n’étaient pas des renforts alliés, mais des troupes d’infanterie mexicaines qui venaient aider leurs collègues. Ces dernières étaient sous les ordres du colonel Milan, qui désirait ardemment défaire les légionnaires au plus vite & ainsi s’emparer du précieux convoi… Milan, pensant que les légionnaires, voyant cette immense troupe, allaient se décourager, les somma une fois encore de se rendre. Le sergent Morzicki, énervé par toute une matinée de combat, ne consulta personne pour la réponse à donner :

« Merde ! » hurla- il.

Il redescendit rendre compte de sa réponse au sous-lieutenant Vilain qui approuva sa conduite. Tous avaient juré au capitaine Danjou de ne pas se rendre, ils tiendraient leur promesse. Alors le combat reprit, encore plus impitoyable qu’auparavant. Vers deux heures de l’après- midi, une balle atteignit le sous-lieutenant Vilain en plein front.

            Ce fut dès lors au tour du sous-lieutenant Maudet, le porte-drapeau, de prendre la tête de ce qui restait de la 3° compagnie. Le combat continuait, les morts s’entassaient, les légionnaires continuaient à se battre, bien que n’ayant rien mangé ni bu depuis la veille. Le soir, une dernière fois, une ultime sommation fut adressée aux légionnaires,  à laquelle ils ne répondirent même pas. A dix huit heures, il ne restait donc plus que cinq survivants sous le hangar : le sous lieutenant Maudet, le caporal Maine, ainsi que les légionnaires Catteau, Constantin et Wensel. Ces derniers tinrent encore quelque temps les juaristes en respect, mais bientôt, ils n’eurent plus qu’une cartouche chacun.

« Armez vos fusils, ordonna le sous-lieutenant Maudet, vous ferez feu à mon commandement ; nous chargerons à la baïonnette, vous me suivrez. »

Les Mexicains, voyant que les légionnaires ne tiraient plus, se rapprochèrent d’eux. Ces derniers remplissaient le corral.

« Joue ! Feu ! » s’écria soudain le sous-lieutenant.

Les cinq hommes bondirent en avant, baïonnette au canon. Les dizaines de Mexicains tirèrent alors à bout portant sur les légionnaires. Le légionnaire Catteau, dans un élan de dévouement, se plaça devant son officier pour le sauver, il s’écroula aussitôt, atteint de dix neuf balles. Le sous-lieutenant Maudet ne s’en tira pas indemne pour autant, recevant une balle dans la cuisse droite et une autre dans le flanc droit. Wensel était tombé lui aussi, blessé à l’épaule, mais il se releva aussitôt. Il ne restait donc plus que trois hommes debout : le caporal Maine, les légionnaires Constantin & Wensel. Un officier supérieur mexicain somma les derniers légionnaires de se rendre.

« Nous nous rendrons, répondit le caporal Maine, si vous nous laissez nos armes et notre fourniment, et si vous vous engagez à faire relever et soigner notre lieutenant que voici là, blessé. »

« On ne refuse rien à des hommes comme vous ! » répondit alors l’officier.

 

Le convoi arriva sans encombre jusqu’à Puebla. Ainsi, l’armée de Forey put prendre la ville aux rebelles mexicains en mai 1863. Les légionnaires, quant à eux, continuèrent leur mission de protection de la voie. Ces derniers comprenaient de mieux en mieux la stratégie des rebelles : la guérilla. Lorsque mes Mexicains étaient en position de force, ils attaquaient, dans le cas contraire, ils fuyaient. C’est afin de lutter contre ce système que fit mit en place la contre-guérilla du colonel Dupin ; une troupe d’hommes du pays (connaissant les dangers du terrain.), avides de richesses & de vengeance.

Forey parvint à chasser Juarez de Mexico. Là, en juillet 1863, une assemblée de notables offrit la couronne Impériale à l’archiduc Maximilien d’Autriche, qui mit plus d’un an à l’accepter…

Les légionnaires quant à eux ne purent quitter les terres chaudes qu’au début de l’année 1864. De nombreux légionnaires avaient été victimes du vomito, des renforts furent donc envoyés d’Algérie.

Les légionnaires reçurent la tâche de pacifier l’État de Puebla. Multipliant les marches, affrontant les guérilleros, fortifiant les villages visités, le Régiment parvint non sans mal à faire régner l’ordre. Mais un obstacle leur barrait la route : la ville d’Oaxaca, fief du chef rebelle Porfirio Diaz.

 

            Le général Bazaine (qui avait remplacé Forey.) mena lui même les opérations contre cette ville. Faisant transporter le matériel de siège jusqu’à ce point, les opérations commencèrent en fin 1864. Mais les Mexicains ne résistèrent pas bien longtemps. En février 1865, Porfirio Diaz signa la reddition d’Oaxaca. Des milliers de Mexicains se trouvaient dans la ville lors de sa chute. Tous ne pouvaient pas être emprisonnés et furent donc relâchés ; quelques jours après ils avaient pour la plupart rejoint les guérilleros du nord.


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