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2013




Mali : " On ne peut pas échapper à nos responsabilités en Afrique ", pour le général (2S) Jean-Claude Thomann

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17/01/2013

Le général (2S) Jean-Claude Thomann, 65 ans, a commandé jusqu'en 2005 la Force d'action terrestre à Lille, où il est resté vivre. Il dirige désormais la Mission LEDS, Lille Eurométropole Défense et Sécurité, qui organise une réflexion et des conférences autour de ces thèmes. En tant qu'ancien des troupes de marine et fin connaisseur de l'Afrique, il se penche avec acuité sur l'intervention française au Mali. Pour le général Thomann, pas de doute, " notre priorité stratégique, c'est l'Afrique ".

- Pourquoi la France ne pouvait-elle pas se dérober dans la crise malienne ?

" Un certain nombre d'éléments se dégagent. Premier point, une fois de plus, on s'aperçoit qu'on ne peut pas échapper à nos responsabilités en Afrique même si on ne peut appeler ça une politique néo-colonialiste. On répond à des appels au secours d'Etats africains. On n'y échappe pas parce qu'il n'y a personne d'autre pour répondre ! C'est à mon avis une donnée importante pour les gens qui travaillent actuellement sur le Livre blanc. L'Afrique avait été à tort oubliée dans celui de 2008. Notre priorité stratégique, c'est l'Afrique. Nous sommes là en première ligne. Pas en Afghanistan où notre participation avait plutôt valeur de témoignage dans une coalition. "

-  Pourquoi la France doit-elle prendre seule ses responsabilités ?

" L'expérience africaine de notre armée est assez fantastique. Nous mettons actuellement en place des forces qui connaissent l'Afrique. Et nous sommes les seuls, à part peut-être les Britanniques qui ont un peu la même histoire. Les Américains se sont investis en Afrique depuis cinq ans avec l'Africom. Ils auraient formé l'armée malienne pour 600 millions de dollars. Tout cela pour aboutir à un putsch réalisé par un capitaine... Tout le monde est donc content de se tourner vers la France qui a du savoir-faire, des connaissances régionales et culturelles, des liens. Nous sommes là un peu par délégation du monde occidental depuis cinquante ans. "

- Au-delà des mots, pourquoi les soutiens européens sont-ils aussi minimes sur le terrain ?

" Nous avons encore la démonstration éclatante que l'Europe de la défense n'existe pas. Il n'y a personne en dehors des discours. Visiblement, l'Afrique n'est pas la tasse de thé de nos partenaires européens. C'est grave. On fait des discours sur la mutualisation des moyens au niveau européen. Mais à part quelques avions de transport, des ravitailleurs, il n'y a personne même si le Royaume-Uni et les Etats-Unis donnent un coup de main. Or selon moi, cette zone n'est pas l'unique problème de la France. L'Afrique concerne tout le monde. Si l'on renonçait, on pourrait se retrouver avec une zone d'insécurité totale qui pourrait être importée en Europe. "

 - L'intervention française, avec 2 500 hommes dans quelques semaines, est-elle à la hauteur du défi islamiste ?

" Le volume engagé est de nature à avoir un impact solide. On ne mégote pas. Et on a raison. Il ne faut jamais y aller petit pied. En même temps, le Mali est très vaste. La réponse paraît à la hauteur face à des groupes très mobiles de 1 500 hommes. Ils sont très bien armés, une des conséquences de la Libye. Sur le fond, cette opération de neutralisation est à la portée des forces françaises. Comme toujours, la première phase coup de poing sera satisfaisante. Mais après, qu'est-ce qu'on fait dans la durée ? Il faudra surtout une résolution politique du problème interne du Mali entre les gens du sud et ceux du Nord. Le rôle des armées est de créer les conditions d'un règlement politique. "

- Après l'intervention française, la force africaine pourra-t-elle prendre le relais à long terme au Mali ?

" Que ce soit l'Afrique qui gère ce genre d'opération, on en est encore très loin. D'abord, seul le politique peut donner aux Africains des moyens sérieux et financiers pour monter des forces qui tiennent la route. Au niveau des unités, des sections, même des compagnies, j'ai déjà vu des choses remarquables, comme les troupes sahariennes du Niger après l'attentat du DC10 d'UTA en 1990. Il y a du potentiel comme au bataillon parachutiste du Sénégal. Mais on est loin de la capacité de gérer une opération d'un certain niveau. Les opérations en coalition sont extrêmement difficiles et en Afrique, c'est encore beaucoup plus compliqué. Si nous n'avons pas une intervention d'état-major au niveau des structures sophistiquées des armées occidentales, ce sera un vrai problème. D'où le temps à monter une force africaine. Sous l'empire de la nécessité, les Etats africains réagissent. Dans une deuxième phase, l'Europe consentira peut-être une présence pour aider les forces africaines à maintenir la sécurité. "

- L'opération au Mali illustre aussi que l'armée française a toujours besoin de troupes au sol...

" Pour tous ceux qui prédisaient après la Libye qu'on allait désormais régler les problèmes par une projection de puissance et juste quelques forces spéciales, nous avons encore une belle démonstration qu'on a besoin d'engager des forces terrestres. Et spécialement en Afrique, des troupes rompues à ce terrain, l'infanterie de marine ou la légion étrangère. Ces régiments qu'on envoie au Mali ont une expérience incomparable, ont participé à toutes les opérations africaines de ces quarante dernières années, que ce soit en Centrafrique, en Côte d'Ivoire, au Tchad, etc, pour la protection ou l'évacuation de ressortissants, la prise en compte de mouvements irréguliers locaux.

Avec la professionnalisation en 1997, l'objectif fixé, lorsque je travaillais à l'état-major de l'armée de terre, a été de donner à l'ensemble des forces terrestres françaises la culture de nos troupes de marine et de nos légionnaires, en se fondant sur leur expérience, spécialement en Afrique. Aujourd'hui, quelque part, on en recueille les fruits avec un éventail de gens pour qui l'Afrique n'est pas une inconnue. Certes, la France a une armée très moderne, même si elle a un déficit de moyens. Mais nous avons toujours une culture de la rusticité, un peu le système D, adapté à l'Afrique. "

OL. B.


Le Tonkin actuel, 1887 - 1890 / Mat Gioi/ 1891

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Médias d'influence: l'information comme arme de guerre

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Publié le 14/01/2013

L'armée américaine finance des sites, des radios dans les zones de conflits. La France s'y met aussi.

Radio Surobi, qui est abritée dans un ancien bunker soviétique / Légion étrangère, janvier 2010 -

Si vous cherchez des informations sur la Somalie, peut-être êtes-vous arrivés sur Sabahi Online. Le site souligne encore et toujours les difficultés des Shebaabs, le mouvement islamiste radical qui continue de ravager le pays. Un discours qui a étonné les intellectuels somaliens, comme Omar Faruk Osman, le président de l’Union nationale des journalistes somaliens :

«Nous sommes habitués à voir émerger des portails des Shebaabs pour propager leur haine [NDLE: ils viennent d'utiliser leur compte Twitter, @HSMPress pour diffuser une photo apparemment du cadavre d'un occidental en uniforme, légendée: «François Hollande, was it worth it?», cela en valait-il la peine?] et leur propagande. Par contraste, nous n’avions jamais vu de tels sites jusqu’ici. C’est totalement unique.»

Faut-il voir dans Sabahi Online, ce site dédié à l’information sur la Corne de l’Afrique, la volonté de journalistes de faire émerger une presse libre qui dénoncerait les agissements des insurgés somaliens?

Pas tout à fait: ce pays reste l’un des plus meurtriers pour les professionnels des médias, dont 18 ont été tués en 2012 (250 depuis 2007) et pour lesquels, faute d’un appui majeur, il est difficile de pouvoir parler librement des milices islamistes.

Ce soutien majeur, on peut justement le trouver derrière Sabahi online: le site d’information est financé par le commandement africain de l'armée américaine (Africom). Pour s'en rendre compte, il faut cliquer sur le petit «About Us», en bas du site qui renvoie vers un texte promettant «une couverture précise et objective des événements dans la Corne de l’Afrique» sur «une variété de sujets susceptibles d’affecter la région».

La «guerre culturelle»

Dans leur lutte contre le terrorisme, les Américains reprennent les modèles déjà appliqués par le passé dans d’autres régions du monde.

La notion de «guerre culturelle» a émergé dans les années 1950 sous l’impulsion de la CIA, rapidement soutenue par le Président Dwight Eisenhower. L’United States Information Agency est fondée afin d’abreuver la planète –en particulier les zones sous influence communiste– des valeurs américaines. Les vecteurs sont variés: jazz, conférences, diffusion des textes d’auteurs antistaliniens et surtout, subvention de publications, de médias et de manifestations dans plus de 45 langues.

La diplomatie américaine continue largement d'investir dans le domaine des médias dans les zones de conflits.

De nombreuses radios et journaux sont alimentés par ce que le département de la Défense appelle les «Opérations d'Information» et les «Opérations psychologiques». Ces concepts stratégiques doivent permettre, selon les différents supports consacrés au sujet par l'US Army War College, de «promouvoir les campagnes et les stratégies» américaines sous forme d'activités diplomatiques, informationnelles, militaires et économiques... «y compris en temps de paix».

Quand la France s'essaie aux radios d'influence

L'utilisation de ce type de méthodes reste discrète au sein des forces armées françaises. La notion d’opérations psychologiques, si elle existe dans les textes, sonne comme un tabou et reste entouré de beaucoup de mystère.

Depuis mars 2012, une doctrine d’influence a pourtant bien été produite au sein du ministère de la Défense. Elle prévoit de développer une vraie stratégie dans ce domaine en regroupant au sein d’une même unité les actions civilo-militaires, la communication ainsi que les opérations psychologiques.

Cette approche a été testée en Afghanistan à partir de 2009 où ces différents services, déjà existants mais indépendants les uns des autres, ont été regroupé au sein de locaux communs afin d’obtenir une meilleure coordination.

Les résultats de ce «détachement influence» ont été salués par tous les généraux qui ont commandé sur ce théâtre, remarquant son efficacité dans des opérations de guerre.

Dans ce cadre, une radio d'influence destinée aux populations afghanes sur la zone de responsabilité française est lancée en janvier 2010. Baptisée Omid FM (espoir en pachto et en dari), elle doit permettre de contrer la propagande des insurgés et les rumeurs qui circulent dans les différentes vallées.

L'état-major des armées se félicite de bons résultats obtenus par ce média dont il décrit ainsi le rôle:

«L'objectif prioritaire d’Omid FM était de contrer la propagande insurgée, très réactive et très efficace compte tenu de la pauvreté du paysage informationnel local. Grâce à la radio, les communautés pouvaient recevoir une autre information venant contredire/contrebalancer l’information initiale délivrée par les insurgés. La diffusion de l’ensemble des programmes s’effectuait dans les 2 langues, Dari et Pashto. Par ailleurs, la radio était une source de loisirs, grâce à la diffusion de musique et d’émissions à caractère éducatif.»

L'état-major des armées reconnaît que cette radio, interdite par décret par les talibans, est devenue une cible prioritaire pour les insurgés. Les journalistes afghans qui travaillaient pour Omid FM faisaient l’objet de menaces constantes.

Information contre propagande

Tous les observateurs qui sont passés par l'Afghanistan ne sont pas convaincus par la politique menée par Radio Omid. Civils ou militaires, beaucoup n’y voit qu’un outil de propagande ne pouvant que desservir l’image des Français dans ce type d’opérations.

Ils préfèrent mettre en avant les résultats obtenus par Radio Surobi, une autre radio lancée au même moment par un improbable duo: un colonel de la Légion étrangère et un journaliste français.

Fin 2009, le reporter Raphaël Krafft est invité par le colonel Benoît Durieux à l’accompagner en Afghanistan pour lancer une radio destinée aux Afghans. L’approche de cet officier, qui commande alors le 2e Régiment étranger d’infanterie (REI), est radicalement différente:

«La crise est sociale et réclame une solution afghane. Il existe de très forts antagonismes entre urbains et ruraux, les premiers méprisants les seconds qui les jalousent en retour. Pour les Français, l’objectif n'était alors pas de vaincre l'insurrection, ni d'ailleurs de conquérir les cœurs et les esprits comme le rabâchaient certains officiers américains, mais bel et bien de “rassembler” les gens. Au sein d’un spectre d’opinion particulièrement large, d’un extrême à l’autre, comment arriver à renouer un dialogue?»

Le légionnaire décide de mettre en place une équipe de journalistes afghans pour recréer, autour de Radio Surobi, une communauté d’auditeurs susceptibles de dialoguer entre eux. Raphaël Krafft forme quelques locaux et leur enseigne les bases d'une «éthique» journalistique. Il insiste pour imposer une charte inspirée de celle des radios communautaires européennes.

«Paradoxalement, c’est au sein de la Légion étrangère que j’ai eu la plus grande liberté pour faire mon métier!»

La radio s’imprègne rapidement de canons techniques pour le moins originaux. Les Afghans n’apprécient pas le format court plébiscité par les Français: ils lui préfèrent de longs reportages contés sous la forme de poèmes.

Très vite, l'idée d'une diffusion de musiques du monde est abandonnée: cela n'intéresse personne. L'équipe de Radio Surobi gagne rapidement en indépendance et proposera ses propres reportages, ses programmes religieux et culturels ainsi que des séances de dédicace auxquelles les habitants de villages considérés comme acquis à l’insurrection participent.

Aziz U. Rahman, toujours directeur de Radio Surobi aujourd’hui, assure que lui et ses équipes ont pu travailler dans la plus grande liberté, sans que les militaires français qui les finançaient n'interfèrent avec leurs choix.

Fier de cette autonomie, il remarque ainsi que son antenne n'avait rien de comparable avec Omid FM qui diffusait «principalement des programmes de propagande» et les «traductions de textes fournis par les militaires».

Influencer pour quoi faire?

Si les Français s'inspirent des expériences anglo-saxonnes en matière d'opérations d'information, la pratique reste aléatoire. Alors que les Allemands ou les Britanniques disposent d'unités spécialement formées pour ce type de missions, l'armée française peine à ouvrir des postes dédiés à cette étonnante spécialité. Plus largement, elle peine à l'intégrer dans une réflexion plus globale, coordonnée avec la diplomatie et les politiques.

Emmanuel Dupuy, qui a été conseiller politique pour les militaires français en Afghanistan jusqu'en 2011, fait le constat de ce gâchis:

«Radio Surobi est un joyau que la France a contribué à créer. Malheureusement, elle s'est vite retrouvée loin sur la liste des priorités: les chefs de corps successifs et les pôles développement en ont négligé l'intérêt. La liberté d'expression et le développement de projets culturels sont, dans des conflits comme celui-ci, de véritables indicateurs de l’amélioration de la situation sécuritaire.»

Si Omid FM a définitivement fermé ses portes une fois les Français partis, Radio Surobi continue d'émettre. La petite station locale a attiré plusieurs groupes de presse afghans qui aimeraient bien donner une audience nationale à ce média.

Il semble que l'expérience a été peu sujette à réflexion au sein de la communauté militaire. Si le colonel Durieux estime que l'honnêteté a été le principal moyen de convaincre les auditeurs et de décrédibiliser la propagande insurgée, il admet ne pas avoir été interrogé sur les résultats obtenus à son retour à Paris.

L'état-major des armées salue les résultats obtenus par Radio Surobi mais insiste sur le fait que pour se développer, elle a dû pouvoir bénéficier d’un climat sécuritaire apaisé.

Radio Omid a-t-elle permis de décrédibiliser la propagande insurgée? Rien n’est moins sûr. «Les principes de l'opinion publique s'appliquent aussi en Afghanistan. Les Afghans ne sont pas plus bêtes que les autres: si un média les intoxique, ils s'en rendent parfaitement compte!», conclut un officier français.

En attendant, la plupart des pays de l’Otan ont lancé des radios et des journaux de ce type presque partout où ils se trouvent.

Romain Mielcarek


AG 2013 de l'AALEME

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L'Adjudant-chef Léo MOSKE n'est plus‏

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Le Major (er) François VARESANO et les membres de l'AALE de Pau et de sa région ont la douleur de vous faire part du décès de l'Adjudant-chef (er) Léo MOSKE.
 
Durant dix ans, Léo MOSKE, moniteur parachutiste a été le Président de l'AALE de Pau, Béarn & Soule.
 
Ses obsèques auront lieu le mardi 8 janvier, à 15 h 00, en l’Église de Serres-Castet (64121).
 
Ysabèle VARESANO.

Légion Etrangère n°5

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Au sommaire du magazine Légion étrangère n°5 :

A la Une : Kolwezi 1978, dernière opération aéroportée de l’armée française
L’intervention française au Shaba a été déclenchée le 18 mai 1978 pour faire face à une situation d’urgence imprévue où la population européenne se faisait massacrer à Kolwezi, à 6 000 km de la France. Paris répond alors aux conditions de l’accord de défense signé en 1976 avec le Zaïre. Trente-cinq ans après, referions-nous Kolwezi ? [...]

- Actus : Fort de Nogent, 50 ans de présence légionnaire
- Entretien : Général Rideau, la solidarité légionnaire
- Histoire : La Légion à Alger à la fin de 1832
- Portrait : Le prince Louis Napoléon, alias légionnaire Blanchard, matricule 94 707
- Portfolio : La Légion à Oran
- Point de vue : Origine et évolution du mouvement associatif légionnaire
- Focus : Les légionnaires allemands durant la Grande Guerre
- Uniformes : La Légion au Tchad 1969-1970
- Cinéma : La Légion saute sur Kolwezi

Pour commandez en ligne le magazine Légion étrangère n°5 : hommell-magazines.com


Obsèques de l'ADC Laynaud

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Les obsèques de l'ADC Laynaud se dérouleront en l'église de Cabestany lundi 07 janvier à 15 h 30. Il sera ira inhumé dans le cimetière de cette même commune.

Prenez des délais car le stationnement est difficile autour de l'église.

Le président de l'AALE des PO.


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La rafale Tome 2 Les traverses de Song-Lap

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Sur la piste Hô Chi Ming, la plus dangereuse du monde, une forteresse roulante est chargée de ravitailler des hommes… 1948, en pleine guerre d’Indochine. Frédéric Daguet, jeune ingénieur du Chemin de fer Transindochinois recruté par la Légion étrangère, est toujours à bord de La Rafale ! Le train blindé vient d’effectuer sa première mission de ravitaillement et non sans mal, puisque les Vietminhs n’hésitent pas à attaquer lorsque l’occasion se présente.
Inquiet face à la situation, Daguet éprouve aussi un respect croissant pour l’audace de l’ennemi en même temps que pour le courage sans artifice des Légionnaires. Lui qui se croyait prévenu contre l’uniforme devient même proche du sergent Pascual Paco, et de son amie, une adolescente prostituée, si frêle qu’il l’a surnommée Moineau, sans savoir que ce drôle d’oiseau appartient au Vietminh. Déchiré entre sa fascination grandissante pour ce pays et sa mission auprès des hommes de la Légion, parviendra-t-il à concilier ses idées avec ses engagements sans risquer sa vie ?...

Parution le 06 Février 2013 

Venez visiter l’Indochine avec La Rafale !


La directrice de l'ECPAD dans le collimateur

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Secret défense

Dimanche 30 Décembre 2012 Jean-Dominique Merchet
 
Isabelle Gougenheim, la directrice de l'ECPAD (Etablissement de communication et de production audiovisuelle de la défense), pourrait quitter son poste dans les prochaines semaines, contre son gré. Elle fait l'objet de critiques de la part du cabinet du ministre de la défense et de son autorité de tutelle, le délégué à la communication (Dicod), Philippe Germain. Un rapport interne a été remis, courant décembre, au cabinet du ministre et son sort pourrait être décidé dans les prochains jours. Son deuxième mandat de trois ans arrive à expiration le 30 mars 2013 et Isabelle Gougenheim souhaitait être prolongée d'un an.

Qu'un haut fonctionnaire ne soit pas renouvelé n'a rien d'extraordinaire, mais cette affaire est entourée de suspicions et d'accusations désagréables. Plusieurs choses lui sont reprochées : le contenu de certains documentaires coproduits par l'ECPAD, des liens jugés trop étroits avec la Chaîne Histoire dirigée... par Patrick Buisson, l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy et des problèmes de gestion interne.  Bref, Isabelle Gougenheim n'est plus en odeur de sainteté, si l'on ose dire. Un homme semble avoir juré sa perte : Alain Simon, haut fonctionnaire des finances, contrôleur financier de l'établissement et membre éminent du Grand Orient - dont ont connait l'influence dans l'équipe Le Drian, comme le raconte, par exemple, le journaliste Vincent Nouzille

Sur le fond, plusieurs documentaires sont contestés. L'un "Par le sang versé" met en cause Elisabeth Guigou, alors ministre de la Justice, dans la décision d'accorder la nationalité française aux légionnaires blessés. Un autre "Algérie, mémoires meurtries", coproduit avec l'Union nationale des combattants (UNC) fait la part belle aux thèses Algérie française, comme un autre sur les "Harkis, histoire d'un abandon". Enfin, un film récemment diffusé sur Arte et consacré à la Légion donnait la parole à des défenseurs de la torture.

Un autre point de la gestion d'Isabelle Gougenheim est contesté. L'un des responsables de l'ECPAD - qui l'a quitté depuis - a fait travailler son épouse documentariste à plusieurs reprises. Cette collaboration a cessé à la suite d'un rapport du Contrôle général des armées, mais la Direction des affaires juridiques du ministère de la défense n'a rien trouvé de juridiquement répréhensible.

Enfin, l'ECPAD travaille régulièrement avec La Chaine Histoire, ce qui n'a rien d'étonnant. Dans quelles conditions financières l'a-t-elle fait ? Selon l'ECPAD, les tarifs appliqués l'ont été en toute transparence et sont les mêmes que pour d'autres diffuseurs.

Reste une question : si le contrat d'Isabelle Gougenheim n'est pas renouvelé, qui lui succédera à la tête de cet établissement public ? La réponse à cette question permettra peut-être de comprendre le climat délétère qui règne aujourd'hui autour de cette affaire.
 

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