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A MADAGASCAR

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Le Monde illustré du 19/10/1895

 


C'est encore une triste scène de l'expédition que nous montrons aujourd'hui, avec ce transport de soldats malades dirigés sur les sanatoriums, et destinés à être rapatriés. Mais au lendemain de la victoire si chèrement achetée, maintenant que le drapeau français flotte sur Tananarive, occupée par nos troupes, il est permis d'oublier pour un instant tout ce qui est venu assombrir cette conquête, pour n'en plus considérer que les heureux résultats.

 

C'est à la date du 11 octobre, que les ministres se sont réunis, à neuf heures, en conseil de cabinet, au Ministère des finances, sous la présidence de M. Ribot, et dès le début de la réunion, le général Zurlinden, ministre de la guerre, a donné communication du télégramme suivant, adressé au gouvernement par le colonel Bailloud, directeur des étapes du corps expéditionnaire, et arrivé à Paris à huit heures et demie du matin :

« Majunga, 10 oct. 1895, 7 h. 15 m. « Je reçois à l'instant l'avis officiel suivant daté d'Andriba, 9 octobre : « Après un action brillante, Tananarive a été occupée le 30 septembre. Les négociations pour la paix ont été commencées le 1er octobre et ont abouti dans la soiré du même jour, sous réserve de la ratification par le gouvernement de la République.

Le général Metzinger est nommé gouverneur de Tananarive. »


Ce télégramme a été immédiatement communiqué au président de la République, puis aux présidents du Sénat et de la Chambre des députés.

Le gouvernement a décidé que le ministre de la guerre enverrait au général Duchesne le télégramme suivant : « Au nom de la France entière, le gouvernement de la République vous adresse ses félicitations ainsi qu'aux officiers, sous officiers et soldats des armées de terre et de mer. Vos admirables troupes, celle de la vaillante colonne de Tananarive comme celles qui gardent vos communications après les avoir ouvertes au prix d'efforts inouïs, toutes ont bien mérité de la partie. La France vous remercie, général, du service que vous venez de rendre et du grand exemple que vous avez donné. Vous avez prouvé une fois de plus qu'il n'est pas d'obstacle ni de péril dont on ne vienne à bout avec de la méthode, du courage et du sang froid.
Vous êtes nommé grand-officier de la Légion d'honneur. Envoyez sans tarder vos propositions de récompenses. Le gouvernement proposera au Parlement la création d'une médaille de Madagascar qui sera donnée à toutes vos troupes. »

Le prince Rahamatra. — Notre correspondant de Toulouse, M. Massip, nous communique un portrait de l'un des chefs de l'expédition malgache, le prince Rahamatra, neveu de la reine de Madagascar, qui passa quelques mois dans la Haute-Garonne, en qualité de lieutenant auxiliaire au 83e de ligne.

 


C'est donc chez nous qu'il a appris à nous combattre, et c'est en qualité de général des troupes malgaches qu'il a essuyé une défaite à Kinajy et sur les croupes de l'Ambohimena, où l'armée qu'il commandait a été mise en déroute.

La marche rapide de notre colonne n'a pas permis aux Hovas de concentrer des forces sur les diverses positions où le gouvernement de Madagascar avait fait exécuter des travaux de défense considérables, notamment dans la plaine de Babaz, qui fut occupée sans coup férir, le 25 septembre.

La marche sur Tananarive n'a d'ailleurs été qu'une suite de combats, et nous n'avons pu nous approcher qu'en enlevant position après position.

La résistance des Hovas a été acharnée. Tananarive était défendue par 15,000 hommes, dont 7,000 armés de fusils et de nombreux canons.

Le 30, après avoir éteint successivement les feux des batteries avancées, nous prenions position vers deux heures, sur les hauteurs voisines et bombardions le palais occupé par la reine et le premier ministre.

Après une heure d'un bombardement efficace, le drapeau blanc fut arboré sur le palais et des parlementaires se présentèrent devant nos lignes pour annoncer la soumission.

Les troupes entrèrent dans Tananarive à six heures.

Nous avons eu 50 blessés, dont 4 officiers et 7 morts.


Traduction

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