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Henri Weill, journaliste : «Légionnaire un jour, légionnaire toujours»

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le 31 mai 2011

Légionnaires. On ne pouvait pas faire plus informatif. Henri Weill, journaliste, est parti à la recherche d’histoires de Légion étrangère dans l’Hexagone et sur les autres continents. L’occasion d’en savoir un peu plus sur ce corps d’armée, qui possède un bureau de recrutement dans la capitale des Flandres,  suscitant les fantasmes depuis sa création. Interview de l’auteur.

DailyNord : Pourquoi écrire un livre sur la Légion étrangère ?

Henri Weill : En fait, c’est mon huitième ouvrage. Ça aurait pu être le premier car j’ai une histoire avec la Légion étrangère. Mon père était légionnaire et j’ai donc baigné dedans dès mon plus jeune âge, même si ses témoignages étaient toujours très elliptiques. Un jour, en 2009, le caméraman, avec qui j’avais l’habitude de travailler, revenait d’un reportage sur la Légion. Je me suis dit : « C’est le moment d’écrire » .

« La Légion vous tendra toujours la main »

DailyNord : Qu’est-ce qui vous a le plus marqué dans cette enquête sur la Légion étrangère ?

Henri Weill : C’est vraiment la notion « Légionnaire un jour, légionnaire toujours ». En fait, lorsque vous avez servi dans la Légion durant cinq ans, si vingt-cinq ans plus tard, vous êtes dans une situation inconfortable, la Légion vous tendra toujours la main. Le lien est très fort. Si le légionnaire est un guerrier, ce lien social est important. Il faut rappeler que la Légion étrangère regroupe 146 nationalités, en majorité non francophones. Pour faire marcher ces gens ensemble, l’institution a un sacré travail. Qui se fait d’abord autour de la langue française, mais aussi autour des valeurs de la Légion.

DailyNord : La Légion, étrangère, c’est aussi de nombreux clichés…

Henri Weill : Oui, il y a la représentation dans les magazines et documentaires d’hommes d’actions. Et on a également l’image du défilé du 14 juillet. Mais je retiens d’autres choses : une armée très exigeante d’abord (un candidat sur huit est accepté, contre un sur deux dans l’Armée de terre); des méthodes de commandement qui ont beaucoup évolué ensuite ; et une institution qui cherche son point d’équilibre entre la tradition et l’évolution nécessaire dans le monde d’aujourd’hui.

« En 2010, 368 personnes se sont présentées au PILE »

DailyNord : Plusieurs des témoignages de ce livre proviennent de Nordistes, de Belges, mais aussi de Picards…

Henri Weill : Dans les chapitres deux et trois, je parle du colonel Bellot de Minières. C’est quelqu’un qui est originaire de la Picardie et qui reste d’ailleurs très attaché à sa région. Le musicien dont j’évoque l’engagement dans le chapitre « Pourquoi la Légion » est un Lillois. J’ai également interrogé un Douaisien, des Belges… Lille a d’ailleurs un centre de recrutement, rue Princesse. Ouvert 24h/24, il accueille ceux qui veulent s’engager avant que les élus soient dirigés vers Nogent-sur-Marne ou Aubagne. En 2010, 368 personnes se sont présentées au PILE. 35 ont été engagées définitivement.

DailyNord : Pourquoi a-t-on l’impression qu’il y a beaucoup de Belges dans la Légion ?

Henri Weill : Pour une raison toute simple : jusqu’à l’an dernier, quand un Français était engagé, il devait l’être sous une fausse nationalité. Francophone bien entendu. Et une fausse identité pour permettre à la Légion de vérifier le passé du légionnaire. D’où l’impression d’une forte présence de Belges, mais aussi de Monégasques ou de Luxembourgeois.

DailyNord : Dernier cliché : les Légionnaires sont-ils tous des exclus ?

Henri Weill : Encore une fois, ce n’est plus du tout le même profil. Alors, certes, on n’y va pas par hasard : souvent il y un échec personnel ou professionnel qui nous invite à nous engager. Puis les raisons économiques : dans les années 80, beaucoup d’Anglais ont rejoint la Légion. Après la chute du Mur, les Européens de l’Est sont arrivés. Aujourd’hui, on a de plus en plus de Chinois, de Sud-Américains. Il est vrai qu’à chaque fois, le légionnaire a une histoire derrière lui. Une histoire d’homme.

Légionnaires, Henri Weill, Pascal Galodé éditions. Disponible en librairie et en ligne (FNAC, Furet, etc.)

Poste de recrutement de la Légion étrangère, 1 rue Princesse 59998 Lille France Tel : ( 00 33) 3 28 36 08 72


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