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Légionnaire toujours...

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2018




«Morts pour la France», ils reposent désormais dans un carré militaire

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http://www.lavoixdunord.fr/

Marie Delattre | 05/05/2018

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Henri Souris porte le nom de son oncle, légionnaire tué en octobre 1947, durant la guerre d’Indochine. Jusqu’à présent, il s’occupait de l’entretien de sa tombe, creusée au milieu du cimetière de Douchy-les-Mines. À présent, le soldat repose au côté de huit autres militaires « morts pour la France », dans un carré de regroupement, créé à l’initiative du Souvenir français. PHOTO PIERRE ROUANET - VDNPQR

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Henri Souris a déposé la flamme de l’armée de terre devant la tombe de son oncle, dont il porte le nom. PHOTO PIERRE ROUANET - VDNPQR

 

Neuf noms. Neuf vies fauchées par les guerres. Neuf soldats. Jusqu’alors enterrés ici et là, dans le cimetière de Douchy-les-Mines, ils reposent désormais côte à côte, dans un carré de regroupement qui sera officiellement inauguré le 8 mai. Une initiative du Souvenir français saluée par Henris Souris, dont l’oncle, légionnaire, est mort en Indochine.

Son oncle a été tué le 20 octobre 1947, dans la région du Tonkin. En pleine guerre d’Indochine. Henri Souris était âgé de 25 ans. «  Je suis né deux mois après sa mort », confie son neveu, qui s’est toujours occupé de la tombe du légionnaire. «  On porte le même prénom. Je ne sais pas, j’ai pris ça comme un devoir. » Celui de mémoire, sûrement, parce que ces gens «  sont morts pour nous, qu’il est normal de leur rendre hommage ». Ou parce que lui-même a fait partie de l’Armée. Trente ans de service dans les hôpitaux militaires.

Henri Souris a été tué le 20 octobre 1947, dans la région du Tonkin. Il avait une fille, Marie-Paule, décédée. PHOTO PIERRE ROUANET

Henri Souris a été tué le 20 octobre 1947, dans la région du Tonkin. Il avait une fille, Marie-Paule, décédée. PHOTO PIERRE ROUANET - VDNPQR

Jusqu’alors, le soldat reposait en pleine terre, dans un cercueil plombé, au milieu d’anonymes du cimetière de Douchy-les-Mines. «  Dans la commune, ils ne sont que deux à être décédés en Indochine. » Arthur Morelle et Henri Souris. «  J’ai toujours eu mon nom sur le monument aux morts, c’est comme ça. » Aujourd’hui, des croix blanches sont alignées dans un carré de regroupement. Neuf sépultures, dont celle de l’oncle défunt, exhumé en novembre 2017. «  Une très bonne initiative » du Souvenir français, insiste le neveu. «  Les tombes de ceux qui sont morts en 14-18 étaient complètement à l’abandon. Il n’y a plus d’hérédité. »

« Je suis content, je suis sûr qu’on s’occupera de sa tombe pour l’éternité »

Neuf soldats ont été exhumés puis inhumés dans un carré de regroupement, qui sera inauguré officiellement le 8 mai. PHOTO PIERRE ROUANET

Neuf soldats ont été exhumés puis inhumés dans un carré de regroupement, qui sera inauguré officiellement le 8 mai. PHOTO PIERRE ROUANET - VDNPQR

Lui a cherché à retrouver les petits-enfants de son oncle, sans succès. «  Il avait une fille, Marie-Paule, décédée elle aussi. » Les traces des descendants du légionnaire se perdent dans l’Est. Un regret pour le neveu du soldat, qui aurait aimé les voir assister à l’inauguration du carré de regroupement, ce mardi. «  Je suis content, je suis sûr qu’on s’occupera de sa tombe pour l’éternité. Après moi, il n’y avait plus personne pour le faire. » Désormais, c’est le Souvenir français qui veillera. Henri Souris, caporal-chef du premier bataillon du 3e régiment d’infanterie est mort un an et demi après avoir posé le pied en Indochine. Il ne fut rapatrié en France que deux ans plus tard. «  On ne saura jamais pourquoi il s’est engagé dans la légion alors qu’il avait un enfant. » Il sait en revanche que la mémoire de son oncle sera pour toujours entretenue.

Inauguration du carré de regroupement, mardi 8 mai, à 10 h 30, au cimetière de Douchy-les-Mines, rue Pasteur.

«Ils ont assez souffert comme ça pour qu’on ne les mette pas à la poubelle»

– Pourquoi le Souvenir français a-t-il pris l’initiative de créer un carré militaire à Douchy ?

« Parce que c’est notre travail. Toutes les tombes abandonnées sont vouées à la fosse commune. Nous les reprenons pour faire des carrés de regroupement. Les soldats ont assez souffert comme ça pour qu’on ne les mette pas à la poubelle. Douchy, ça fait des années qu’on est dessus. Pour pouvoir exhumer des corps, il faut faire des recherches, voir s’il y a encore des descendants, se mettre en rapport avec l’état civil. On ne déplace pas des morts comme ça, c’est très réglementé. »

– Tous les militaires défunts sont-ils réunis dans des carrés ?

« Non, pour ceux qui ont été enterrés dans des tombes familiales, on fait apposer un écusson «Mort pour la France», mais on n’exhume pas. C’est ce qui a été fait à Préseau, notamment. »

– D’autres carrés de regroupement sont-ils à l’ordre du jour ?

« Pour l’instant, nous n’avons plus d’argent. La quête, menée dans les cimetières du secteur, n’a rapporté que 400 € cette année. »

– Le Souvenir français compte-t-il beaucoup d’adhérents ?

« Nous sommes 200 000 en France, 71 à Valenciennes. Nous couvrons le monde entier, on a des soldats tués partout. Les descendants de militaires tombés lors des conflits savent qu’avec le Souvenir français, leurs morts seront toujours honorés et les tombes entretenues. Mais il faut avoir la fibre patriotique pour ça. J’ai 86 ans, j’espère avoir la relève. »


Il lance un appel aux dons pour sauver ses chiens

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https://www.ladepeche.fr/

Publié le 05/05/2018

L’ancien militaire espère récolter les fonds nécessaires pour un «Toit pour toi»./Photo DDM,

L'ancien militaire espère récolter les fonds nécessaires pour un «Toit pour toi»./Photo DDM,

 

Les forces de l’ordre sont venus le trouver vendredi  sous le porche de la cathédrale de Rodez, son repère, pour lui dire qu’il ne pouvait pas garder ses deux chiens tant qu’il était à la rue. Bud, légionnaire pendant cinq ans est sans domicile fixe depuis quelques années. «Pour sauver mes chiens, j’ai contacté l’association "un toit pour toi". Je me suis arrangé et il me faudrait 60€ pour les prendre en charge», explique l’ancien militaire. Deux cafetiers proches de la cathédrale se sont déjà mobilisés pour monter une cagnotte afin de l’aider.

La Rédaction


Célébration du combat de Camerone

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https://www.ladepeche.fr/

Publié le 05/05/2018

La cérémonie a marqué le 155e anniversaire du combat./  Photo B. V. B.

La cérémonie a marqué le 155e anniversaire du combat./ Photo B. V. B.

L'Amicale des anciens de la Légion étrangère des Hautes-Pyrénées a pour habitude de célébrer Camerone sur les lieux de résidence de ses membres. Cette année, c'est à Lau-Balagnas, résidence du président d'honneur de l'amicale, le colonel Jean-Paul Huber ; de Jean-Louis Restori, membre associé, et de Suzanne Deschka, veuve. Étaient également présents le chef d'escadrons (er) Gilbert Hensinger, président de l'amicale ; le colonel Henri Bareilles, maire de Lau-Balagnas, ainis qu'une vingtaine d'anciens légionnaires en tenue avec insignes de décorations dites «pendantes» accompagnés de leur famille et amis.

L'histoire de la Légion étrangère est jalonnée de nombreux combats héroïques depuis sa création par Louis Philippe, en 1831. L'un d'entre eux a été choisi pour symboliser les valeurs de la Légion étrangère, Camerone.

Le 30 avril 1863, dans l'hacienda de Camerone, au Mexique, 3 officiers et 62 légionnaires résistèrent pendant toute une journée à 2000 Mexicains. En se battant jusqu'à la dernière extrémité, les légionnaires avaient empêché les Mexicains d'attaquer le convoi qu'ils devaient protéger. En se sacrifiant, ils avaient permis au convoi de passer. Ils avaient rempli leur mission !

Ce combat est resté le symbole de la fidélité à la parole donnée, de la mission remplie quel qu'en soit le coût. Le symbole du devoir et du sacrifice.

Le 30 avril est devenu la fête traditionnelle de la Légion étrangère et à cette date, toutes ses entités, où qu'elles soient, se regroupent pour assister à la lecture du combat.

Après une cérémonie religieuse à la mémoire des anciens légionnaires, l'assemblée s'est retrouvée au monument aux morts pour un dépôt de gerbe suivi d'une minute de silence, du refrain de «La Marseillaise», de la lecture du récit du combat de Camerone et du refrain chanté du «Boudin».

La journée s'est poursuivie autour du traditionnel «boudin vin blanc» offert par la mairie, suivi, à Argelès-Gazost, d'un repas de cohésion rythmé par les non moins traditionnels chants de la Légion.

B. V. B.


Intégrer les immigrés en Europe en les intégrant aux armées ?

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http://www.slate.fr/

Elisabeth Braw — Traduit par Bérengère Viennot — 4 mai 2018

Les armées de l’Union européenne ont du mal à recruter et les immigrés sont souvent prêts à s'engager.

L’Allemagne envisage de faire passer les effectifs de la Bundeswehr de 180.000 à 198.000 soldats. | John MACDOUGALL / AFP

L’Allemagne envisage de faire passer les effectifs de la Bundeswehr de 180.000 à 198.000 soldats. | John MACDOUGALL / AFP

 

La Légion étrangère française relève du domaine de la légende militaire: il s’agit d’une bande d’hommes, principalement des étrangers, qui servent le gouvernement français en mercenaires –et qui le font avec un succès extraordinaire. Si la Légion a été créée au XIXe siècle pour faire régner l’ordre dans les lointaines colonies françaises, elle a évolué pour se transformer en force militaire multifonction. En effet, grâce à sa fiabilité au combat, la Légion est devenue si utile que le gouvernement français est en train d’en agrandir considérablement les rangs. Or, d’autres pays européens seraient bien inspirés de marcher sur les traces de la France. En effet, si toutes les nations de l’Union européenne se voient obligées de travailler davantage à la sécurité de l’Europe, leurs armées ont du mal à trouver de nouvelles recrues. La réponse est peut-être juste sous leur nez: beaucoup de ces pays ont une population croissante de jeunes hommes immigrés qui pourraient s’avérer un atout pour l’armée.

La Légion étrangère française est pleine à craquer. L’année dernière, le gouvernement français a annoncé que ses forces terrestres allaient être renforcées par 11.000 soldats supplémentaires, soit un total de 77.000. En gagnant un tiers de ces effectifs, la Légion atteindra alors un total de 8.900 hommes, soit 11% du total de l’armée. Elle s’est même vu gratifier d’un nouveau régiment dont une partie sert déjà au Mali, a confié le colonel Alain Walter à Foreign Policy.

Une tournure d’événements remarquable pour un corps créé en 1831 par le gouvernement français et dont les rangs étaient occupés par des immigrants de fraîche date, envoyés incessamment faire régner l’ordre dans diverses colonies. La Légion étrangère était un moyen efficace de réduire la surpopulation dans les quartiers d’immigrés en France, tout en maintenant l’ordre dans l'empire colonial.

Difficile de remplir les rangs

Malgré ses débuts insolites et sa drôle de réputation (certains légionnaires ont connu des démêlés avec la justice), la Légion est devenue un pilier de la défense française. Certains de ses régiments ont servi lors de la guerre du Golfe et en Afghanistan. En 2013, lorsque le gouvernement français a décidé d’intervenir au Mali, il y a aussi envoyé un régiment de la Légion étrangère; puis un autre l’année suivante en République centrafricaine.

Dans tous ces conflits, les légionnaires n’ont pas hésité à risquer leur vie: un Slovaque et un Serbe servant la France ont été tués au Mali. «Nous avons la même mission, la même paie et le même uniforme que le reste de l’armée française, souligne le colonel Walter. La différence tient seulement dans ceux que nous recrutons. Et beaucoup diraient que nous travaillons et que nous nous entraînons plus dur.» (Si les soldats sont majoritairement étrangers, 90% des officiers de la Légion sont français.)

Le modèle français ne peut être importé tel quel. Seul un petit nombre de pays autorisent des étrangers à intégrer leurs armées. Aux États-Unis, on estime que 24.000 étrangers sont militaires, ce qui leur permet bien souvent d’obtenir rapidement la citoyenneté américaine. En Grande-Bretagne, les ressortissants des pays du Commonwealth peuvent emprunter le même chemin. Et si, en Espagne, la Légion acceptait autrefois les étrangers, aujourd’hui ses soldats sont principalement espagnols.

Mais les pays européens qui ne peuvent recruter que leurs propres ressortissants ont du mal à remplir leurs rangs. Confrontée à une pénurie de volontaires, la Suède a réintroduit le service militaire, cette fois extrêmement sélectif, ce qui signifie que seul un petit pourcentage de jeunes de 19 ans seront sélectionnés. L’Allemagne envisage de faire passer les effectifs de la Bundeswehr de 180.000 à 198.000 soldats, bien que la ministre de la Défense Ursula von der Leyen reconnaisse que la Bundeswehr a un «énorme problème de personnel militaire». La Pologne, quant à elle, envisage de faire passer le nombre de ses soldats de 100.000 à 150.000 (plus 50.000 dans les rangs de l’Armée de défense territoriale constituée de volontaires civils).

Prêts à s'engager

Toute cette expansion paraît logique. Mais elle entraîne forcément une question: vu les difficultés de recrutement actuelles, où trouver tous ces troupiers?

Selon le Demographic War Index constitué par le sociologue allemand Gunnar Heinsohn, en Allemagne, il n’y a que 650 hommes entre 15 et 19 ans pour 1.000 hommes entre 55 et 59 ans. En Italie, Espagne, Russie, Estonie et Lettonie, la situation démographique est aussi problématique. En Suède, les chiffres sont un peu meilleurs mais le pays ne compte que 870 adolescents garçons pour 1.000 hommes entre 55 et 59 ans. Même maintenant que les femmes ont le droit de devenir soldates, la réalité démographique est inquiétante. L’Allemagne envisage de remédier au problème de pénurie de personnel militaire en simplifiant les conditions d’admission ou en admettant les citoyens européens ayant des qualifications spécifiques; en outre, il pourrait être demandé aux soldats et aux officiers en service de rester plus longtemps.

Compte tenu de ces difficultés démographiques, reproduire certains aspects de la Légion étrangère française s’avère une bonne idée. À en croire le rapport annuel le plus récent fourni par l’office allemand de la statistique, environ dix millions d’hommes et de femmes étrangères vivent en Allemagne, soit environ 12% de la population globale. Si les soldats de la Légion étrangère sont presque exclusivement des hommes, la plupart des postes dans les armées européennes sont aujourd’hui également ouverts aux femmes.

«Comme l’armée suédoise est bien mieux gérée, je suis convaincu que beaucoup seraient ravis de s’engager.»

Mohammed al-Balout, Syrien installé en Suède

Parmi les étrangers qui vivent en Allemagne figurent 4,3 millions d’hommes et de femmes d’autres pays européens, dont environ la moitié sont en pleine force de l’âge militaire –entre 20 et 45 ans. Il y a également presque un million de ressortissants dans la même tranche d’âge originaires de pays sollicitant l’adhésion à l’Union européenne. Il faut aussi compter avec 300.000 Africains, 140.000 étrangers originaires d’Amérique du Nord et du Sud, et 1,1 million d’Asiatiques (dont des ressortissants de pays du Moyen-Orient et d’Asie centrale) entre 20 et 45 ans. La Suède abrite quant à elle 900.000 étrangers –quasiment 10% de la population– dont presque 467.000 sont âgés de 20 à 44 ans. En Pologne, 235.000 étrangers ont actuellement une autorisation de travail, dont 193.000 sont Ukrainiens.

Ces immigrants peuvent être une ressource pour l’armée, et nombre d'entre eux seraient prêts à s’engager si on leur en donnait la possibilité. «Beaucoup d’entre nous avons fait notre service militaire dans notre pays d’origine; quand j’ai fait le mien en Syrie, les officiers nous ont mal traités», confie à Foreign Policy Mohammed al-Balout, Syrien venu en Suède comme demandeur d’asile il y a quatre ans et qui travaille aujourd’hui pour un conseil municipal où il aide les migrants qui viennent d’arriver. «Mais comme l’armée suédoise est bien mieux gérée, je suis convaincu que beaucoup seraient ravis de s’engager.»

Se familiariser avec les coutumes du nouveau pays

La Légion étrangère française accueille plus de 140 nationalités. «C’est la Tour de Babel, explique le colonel Walter. La part d’Européens diminue, probablement parce qu’ils sont habitués à une vie plus confortable. À la place, nous avons davantage de recrues de pays plus pauvres. Ce n’est pas facile de faire en sorte qu’ils se sentent tous appartenir à la même organisation, mais cela signifie aussi que nous avons de bons soldats venus du monde entier.»

La plupart des armées continuent de n’engager que des ressortissants nationaux pour des raisons faciles à comprendre. Les citoyens d’un pays éprouvent en général une certaine forme de loyauté patriotique, moins automatique chez des non-citoyens. Vu l’équipement meurtrier que les soldats apprennent à manipuler, il serait idiot de considérer l’armée comme une solution fourre-tout aux problèmes d’intégration de l’Europe.

Mais parmi les millions d’étrangers entre 20 et 45 ans qui vivent en Allemagne, il y a un nombre incalculable d’hommes et de femmes loyales, sensées et prêtes à travailler dur. Pour Daniel Yar Hamidi, professeur d’origine iranienne qui enseigne la création d’entreprise à l’université de Boras, arrivé dans le pays comme demandeur d’asile il y a trente ans: «Comme la vie militaire est très intense, des unités militaires destinés aux étrangers les aideraient à se familiariser avec les us et coutumes de leur nouveau pays». Et ils apprendraient la langue plus vite.

Étant donnés les risques militaires et politiques associés aux combats au sol, le modèle de la Légion étrangère française pourrait ne pas être idéal pour d’autres pays européens. Mais les immigrés peuvent présenter des bénéfices considérables sous d’autres formes pour des armées européennes sous pression. Ils pourraient, par exemple, se concentrer dans des domaines comme l’aide après les catastrophes naturelles, la logistique, même le maintien de la paix des Nations unies.

En outre, comme beaucoup de ces immigrés parlent couramment les langues nécessaires pour les missions des Casques bleus de l’ONU, ils constituent un atout encore plus précieux. Les électeurs allemands n’accepteraient peut-être pas que des ressortissants de pays hors Union européenne servent dans la Bundeswehr, selon le général de division à la retraite Walter Spindler, ancien responsable de la formation militaire jusqu’à l’automne dernier. «Mais si une telle loi était votée, il serait en effet possible d’avoir une légion étrangère affectée à des tâches particulières, ajoute-t-il. Cependant, il faudrait s’assurer que ces soldats ont les mêmes équipements et bénéficient de la même formation que les autres, pour ne pas risquer de former une armée de seconde zone.»

Un plan de carrière prometteur

De plus, des unités militaires étrangères pourraient potentiellement être des incubateurs pour futurs entrepreneurs et aider à intégrer les immigrés dans le marché du travail.

«Les armées d’aujourd’hui sont très high-tech, ce qui procurerait aux soldats d’unités étrangères des compétences extrêmement utiles», note Yar Hamidi. Ils apprendraient à diriger des hommes et à acquérir une expertise technique, ce qui leur permettrait de fonder leur propre entreprise. En Israël, 60% de la population a fait son service militaire – mais dans le secteur high-tech en pleine expansion du pays, 90% des employés sont passés par l’armée. «Le gouvernement obtiendrait un bien meilleur retour sur investissement qu’avec l’aide à l’intégration traditionnelle des immigrés en vigueur actuellement», estime le professeur.

Ce besoin d'élargir les effectifs militaires n’est pas près de disparaître en Europe; il va probablement devenir de plus en plus pressant. À une époque où les pays européens ont beaucoup de mal à intégrer de grands nombres de nouveaux immigrés, voilà qui offrirait un plan de carrière prometteur aux milliers de soldats nés à l’étrangers, sélectionnés pour servir et prouver aux sceptiques que loin de constituer une menace pour le pays, les immigrés sont prêts à risquer leur vie pour le défendre.


Honneurs militaires à un soldat

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Publié le 04/05/2018

Les obsèques émouvantes du sergent, mort  en mission.

Les obsèques émouvantes du sergent, mort en mission.

 

L e légionnaire Anthony Paiba Valverde est mort en mission.
Le samedi 28 avril, une messe célébrée à la Cavalerie par un aumônier de la Légion étrangère, à la fois en français et en espagnol, marquait les obsèques du sous-officier Paiba Valverde tombé en service commandé le vendredi 20 avril à Mayotte. De nombreux camarades légionnaires et beaucoup de personnel civil de la défense...

Le samedi 28 avril, une messe célébrée à la Cavalerie par un aumônier de la Légion étrangère, à la fois en français et en espagnol, marquait les obsèques du sous-officier Paiba Valverde tombé en service commandé le vendredi 20 avril à Mayotte. De nombreux camarades légionnaires et beaucoup de personnel civil de la défense entouraient le lieutenant-colonel d'Haussonville, commandant en second de la 13e DBLE et commandant de la base arrière du régiment. De nombreuses épouses et leurs enfants, dont beaucoup d'époux sont actuellement projetés en opération étaient également présentes autour de Mme Percie du Sert, épouse du chef de corps. Les Cavalériens étaient également en nombre, au premier plan desquels Jean-Michel Monbelli-Valloire, maire adjoint et représentant le conseil municipal.

L'après-midi, la 13e DBLE s'est rassemblée au quartier général de Castelnau-du-Larzac, mais aussi par la pensée et les prières au Sahel, au Liban, à Mayotte et dans le sud de la France, partout où la “Phalange magnifique” est aujourd'hui déployée en mission opérationnelle. En présence du général Jean Maurin, commandant de la Légion étrangère (Comle), elle était entourée des familles du régiment, de ses frères d'armes de la Légion et de ceux de la 6e brigade légère blindée. Mais aussi des Aveyronnais, dont les élus locaux dont le vice-président du conseil départemental et président de la communauté de communes Larzac et Vallées Christophe Laborie, le conseiller régional et maire de Millau Christophe Saint-Pierre, et bien sûr François Rodriguez, maire de La Cavalerie étaient venus rendre hommage au sergent-chef Anthony Paiba Valverde. Décoré de la médaille de la Défense nationale échelon or avec citation par le Comle, le sergent fut interpelé en ces termes par le lieutenant-colonel d'Haussonville : “Tu viens de rejoindre la longue cohorte des légionnaires morts dans l'accomplissement de leur mission. Tu avais compris ce que signifiait un engagement. Puisses-tu trouver au côté des Anciens, le repos éternel”. Apostrophe émouvante qui illustre la célèbre devise du régiment, “More Majorum», à la manière des Anciens.


Fontenay-sous-Bois : Fallone devient Miss Képi Blanc

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03 mai 2018


Fontenay. Fallone Katzlberger (en robe longue), miss Képi Blanc 2018, et ses dauphines Menting Peng (à droite) et Sophie Quaresma (à gauche) ; élues ce mardi 1er mai lors de la fête du combat de Camerone au Groupement de recrutement de la Légion étrangère, logé au fort de Nogent. DR

 

Elle a été choisie parmi 11 candidates lors de la fête de la Légion étrangère, au fort de Nogent.

Elles étaient onze candidates et c’est finalement Fallone Katzlberger, 18 ans, qui a été élue Miss Képi Blanc 2018 ce 1er mai, lors de la fête du Groupement de Regroupement de la Légion étrangère, logé au fort de Nogent. La jeune étudiante est originaire de Beautheil (Seine-et-Marne) et envisage une carrière de psychothérapeute. Poussée par sa tante maternelle, elle a été soutenue par son ami, militaire dans l’armée de terre, et se dit « fière de représenter l’armée ». Elle a partagé le podium avec ses dauphines Menting Peng et Sophie Quaresma. Fallone a été récompensée par un chèque de 500 €, un chèque voyage de 700 € et un autre pour l’achat de lunettes, en plus des douceurs à boire et à manger de grandes marques, de peluches, bibelots. Le képi blanc et l’écharpe lui sont confiés durant cette année où elle participera à des événements avec le corps des légionnaires de Nogent.


Les légionnaires rassemblés pour Camerone

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Publié le 02/05/2018

Avant de défiler, Michel Pou-Vich a rappelé la devise : « Légionnaire un jour, légionnaire toujours ».

Avant de défiler, Michel Pou-Vich a rappelé la devise : « Légionnaire un jour, légionnaire toujours ».

Le 30 avril 1863, lors de l'expédition au Mexique, dans le village de Camerone, 63 légionnaires français, sous les ordres du capitaine Danjou, ont résisté face à une armée mexicaine de plus de deux mille hommes. « Un haut fait d'armes qui fût l'épisode fondateur de la Légion étrangère. Un anniversaire que l'on célèbre chaque année », expliquait Jacques Quere, le président de l'AALE 14 (Association des Anciens de la Légion Étrangère).

Dimanche 29 avril, la commune accueillait une délégation composée d'une centaine de légionnaires et de parachutistes de la Manche et du Calvados. « Pour les bérets rouges et verts, cette journée revêt une très grande importance, affirme un ancien combattant. Cinq années dans la Légion et deux dans la régulière. Légionnaire un jour, légionnaire toujours ! »

Les anciens combattants célébraient également le 40e anniversaire de l'opération Bonite, au Zaïre, République démocratique du Congo (bataille de Kolwezi), « une opération militaire réussie pour rétablir la sécurité et l'ordre et qui avait mobilisé la Légion, en liaison avec les troupes zaïroises », détaillait Pierre Bourge, le maire, participant à l'opération comme « largueur » à bord d'un avion, et un de ses frères d'armes, Michel Pou-Vich, de Marigny, parachutiste membre del'AALE 50.


Des Mâconnais participent à la commémoration du combat de Camerone à Aubagne

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http://www.lejsl.com/

Le 02/05/2018

Les Mâconnais présents à Aubagne lundi. Le délégué militaire départemental de Saône-et-Loire, le lieutenant-colonel Luc de Coligny, était accompagné de Me Jérôme Duvillard, commissaire-priseur de Mâcon (à droite sur la photo), et de Christophe Morizot, lieutenant-colonel de réserve, à Mâcon.Photo DR

Les Mâconnais présents à Aubagne lundi. Le délégué militaire départemental de Saône-et-Loire, le lieutenant-colonel Luc de Coligny, était accompagné de Me Jérôme Duvillard, commissaire-priseur de Mâcon (à droite sur la photo), et de Christophe Morizot, lieutenant-colonel de réserve, à Mâcon.Photo DR

Trois Mâconnais ont participé lundi 30 avril à la commémoration du combat de Camerone, laquelle a eu lieu en présence de Florence Parly, ministres des armées, et Edouard Philippe, Premier ministre. Le délégué militaire départemental de Saône-et-Loire, le lieutenant-colonel Luc de Coligny, était accompagné de Me Jérôme Duvillard, commissaire-priseur de Mâcon, et de Christophe Morizot, lieutenant-colonel de réserve, à Mâcon.

C'est le symbole, l'âme de la Légion étrangère :  "Tu n'abandonnes jamais ni tes morts, ni tes blessés... " comme le précise son code d'honneur.

Au Mexique, le 30 avril 1863, une soixantaine de légionnaires, retranchés dans une auberge isolée, du nom de Camaron, vont résister à 2 000 ennemis dont huit cents cavaliers, pendant plus de 11 heures. A l'issue de ce combat héroïque, trois derniers survivants en état de combattre s'apprêtaient à donner leur vie en chargeant à la baillonnette quand un officier mexiquain a ordonné un cessez le feu.

Le Premier ministre Edouard Philippe et la ministre des armées Florence Parly ainsi que de nombreux officiels particpaient à cette cérémonie qui a réuni près de 10 000 personnes.

Laurent BOLLET


Légion étrangère. Cohésion et respect

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http://www.letelegramme.fr/

Publié le 02 mai 2018

Le général de corps d'armée Bertrand Clément-Bollée, a remis la médaille militaire et la médaille de la Défense nationale à deux anciens légionnaires.

 

Beaucoup d'émotion, ce lundi matin, à Larmor-Plage. L'Amicale des Anciens de la Légion Étrangère du Morbihan (AALM) organisait la cérémonie du 155e anniversaire du combat de Camerone. Plus d'une centaine d'anciens légionnaires, venus des amicales du grand Ouest, mais aussi d'anciens de l'amicale des fusiliers marins et commandos de Lorient et plus d'une quarantaine de drapeaux des associations patriotiques du département ainsi que des officiels civils, étaient tous réunis autour du monument aux Morts pour honorer la mémoire des légionnaires. Ces derniers s'étaient illustrés il y a 155 ans, en se sacrifiant pour protéger les militaires français. L'orchestre des sapeurs-pompiers a accompagné cette cérémonie.

« Se recentrer sur nos valeurs d'honneur »

Le président de l'AALM, le général de corps d'armée Bertrand Clément-Bollée, a remis la médaille militaire et la médaille de la Défense nationale à deux anciens légionnaires. Il a rappelé : « fêter Camerone n'est pas seulement une ardente obligation pour le légionnaire », mais reste l'occasion de « prendre le temps de se recentrer sur nos valeurs d'obéissance, d'engagement, d'honneur, de fidélité ». Il a aussi rendu hommage aux légionnaires actuellement sur des terrains militaires en souhaitant que « la cohésion, la détermination et l'engagement des légionnaires inspirent nos comportements ».


Les Fortes têtes ont commémoré Camerone

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Publié le 02/05/2018

Le défilé a clôturé la cérémonie militaire../Photos DDM, Gladys

Le défilé a clôturé la cérémonie militaire../Photos DDM, Gladys

 

Des personnalités parmi lesquelles le préfet Alain Thirion , des anciens légionnaires, amis du régiment, Chauriennes et Chauriens ... comme à l'accoutumée, ils étaient nombreux à assister à la commémoration du combat de Camerone auprès des soldats du 4e Régiment étranger. Une belle , très belle cérémonie pour se rappeler ce combat au cours duquel se sont illustrés des légionnaires dont le courage , 155 années après, a toujours, aujourd'hui, valeur d'exemple. Une cérémonie présidée par le général de division Pierre Liot de Norbecourt, adjoint au général , directeur des ressources humaines de l'Armée de terre qui s'est adressé aux hommes du colonel de Roffignac : «Ici, certains d'entre vous commémorent pour la première fois, le souvenir de cette bataille. Ils le commémoreront rituellement tout au long de leurs années de service». Avant de revenir sur le thème choisi pour cette édition 2018, «un article du code d'honneur du légionnaire : Légionnaire, tu n'abandonnes jamais ni tes morts ni tes blessés». L'occasion d'une pensée pour tous les légionnaires engagés en mission sur le territoire ou à l'étranger et de rendre hommage aux deux légionnaires tombés, depuis le début de l'année, dans l'accomplissement de leur mission. La Légion ne pleure pas ses morts, elle les honore. Nous le ferons pendant la minute de silence».

Des légionnaires méritants ont également été mis à l'honneur à l'occasion de la cérémonie. L'un d'entre eux , un adjudant-chef de la compagnie d'instruction des cadres, ayant servi dans de nombreuses missions et opérations extérieures, notamment en ex-Yougoslavie, en Côte d'Ivoire, Kosovo, Afghanistan et Mali , s'est vu remettre les insignes de chevalier dans l'Ordre national du Mérite, par le général. Quant au second, c'est le colonel de Roffignanc qui lui a remis la médaille d'honneur de bronze pour acte de courage et de dévouement. Affecté à Castelnaudary depuis 2015, le sergent-chef a , le 10 décembre 2016, participé au sauvetage d'un cycliste d'une cinquantaine d'années victime d'un malaise cardiaque. Avec l'aide d'une infirmière, il a procédé aux gestes de premiers secours en attendant l'arrivée des pompiers . Une action déterminante qui a permis de sauver la victime. Après la cérémonie, les festivités se sont poursuivies durant deux jours avec la traditionnelle kermesse.

Gladys Kichkoff


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