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2018




Il y a 40 ans, la Légion étrangère sautait sur Kolwezi au Zaïre

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https://www.jeuneafrique.com/

13 mai 2018

Des légionnaires lors de l'intervention française à Kolwezi, dans l'ex-Zaïre, en 1978. © Anonymous/AP/SIPA

 

 

De toutes les interventions de la France en Afrique post-coloniale, c'est la plus légendaire: le 19 mai 1978, la Légion sautait sur Kolwezi au Zaïre (actuel République démocratique du Congo) officiellement pour sauver 2 000 Européens menacés voire massacrés par des rebelles séparatistes.

Six jours plus tôt, 4 000 « Katangais » commandés par Nathanaël Mbumba, venus d’Angola via la Zambie, s’étaient emparés de Kolwezi, ville stratégique au cœur du Katanga minier, gisement des richesses du Congo et haut-lieu de l’industrie métallurgique où sont extraits et transformés cuivre, zinc, cobalt et uranium.

De nombreux Français et Belges, employés par la société minière Gécamines, se retrouvent pris en étau et en otages par les « Tigres du Shaba » qui veulent renverser le maître du Zaïre, le Maréchal Mobutu.

« Nous pouvions perdre la vie pour une parole, pour un geste », se souvient le Français Pierre Tramoni, âgé de 28 ans à l’époque.

Une attaque ultra rapide

Armés de matériel lourd, les rebelles investissent rapidement les points stratégiques : aéroport, hôpital, école… « En une demi-heure, ils ont eu Kolwezi en mains », racontera à l’AFP François Postorino, un ingénieur italien.

Le président Mobutu Sese Seko, que la rébellion a déjà tenté de renverser un an plus tôt, fait de nouveau appel à l’aide étrangère, affirmant en ce temps de guerre froide que les rebelles sont soutenus par les « marxistes » angolais et cubains.

Les puissances occidentales s’inquiètent du sort de leurs ressortissants. « Ils font la chasse aux Européens, particulièrement aux Français », déclare le ministre belge des Affaires étrangères Henri Simonet.

700 civils massacrés

Le 16 mai, une intervention manquée de parachutistes zaïrois et des rumeurs insistantes d’une opération occidentale mettent Kolwezi à feu et à sang.

En trois jours, plus de 700 civils, dont 120 à 170 Européens selon les bilans, sont massacrés.

« J’ai vu des massacres de gens, certains ont eu les jambes coupées, cinq de mes amis sont morts. La femme d’un ingénieur, enceinte de trois mois, a été massacrée », témoigne après son évacuation Pierre Tramoni, l’employé de la Gécamines.

Face aux hésitations du gouvernement belge, le président français Valéry Giscard d’Estaing décide d’ordonner une intervention en solo, avec le feu vert des États-Unis et de nombreux États africains.

600 « bérets verts » mobilisés

L’opération « Bonite » est lancée dans la nuit du 17 au 18 mai. Elle mobilise à 7 500 km de la France le 2ème régiment étranger de parachutistes (REP) basé à Calvi en Corse, sous les ordres du colonel Philippe Erulin.

L’opération est dirigée par le colonel Yves Gras, chef de la mission militaire française au Zaïre.

Les 600 « bérets verts » embarquent vers Kinshasa dans cinq appareils dont trois DC-8 d’UTA, tellement entassés qu’ils partent sans leurs parachutes. Ils utiliseront ceux de l’armée zaïroise.

Le 19 à l’aube, l’opération est annulée puis confirmée par l’Elysée. Faute de place, seuls 400 légionnaires embarquent dans quatre C-130 Hercules zaïrois et un C-130 Transall français, avec deux jours de vivres.

Un spectacle d’horreur

À partir de 15H10, 400 parachutes blancs s’ouvrent dans le ciel de Kolwezi. Les légionnaires prennent d’assaut les quartiers européens et découvrent un spectacle d’horreur.

Des dizaines de corps en état de décomposition avancée, souvent mutilés, jonchent les rues. Des chiens dévorent les cadavres, survolés par les mouches, dans une chaleur insupportable.

Dans l’ensemble, les combats sont sporadiques sauf au niveau de la gendarmerie, ancien PC rebelle, et à l’école technique, où les « paras » libèrent 20 otages européens et deux officiers zaïrois.

À mesure que les « bérets verts » avancent, des Européens surgissent, hagards, des maisons où ils s’étaient terrés pendant une semaine, sans eau et souvent sans lumière.

Soutien des Belges et des Américains

Dès le lendemain, les forces françaises contrôlent toute la ville. A l’aube, d’autres légionnaires arrivent en renfort, suivis par des Belges.

Débute alors le rapatriement de civils par un pont aérien: plus de 2.000 personnes sont évacuées en deux jours.

Des avions américains assurent le ravitaillement ainsi que le transport des munitions et matériel lourd entre la France et le Zaïre.

Si les Belges quittent Kolwezi dès le 23 mai, les parachutistes français restent pour sécuriser la ville et ses environs. La plupart repartent fin mai, les derniers mi-juin.

Plus de 1 000 morts

La bataille de Kolwezi aura fait plus de mille morts, dont 120 à 170 civils européens, cinq légionnaires et un parachutiste belge, ainsi qu’environ 250 rebelles.

Le États-Unis accuseront Cuba d’avoir entraîné et armé les Katangais, ce que La Havane réfutera.

Selon le président français, l’opération « Bonite » visait à « rétablir la sécurité » et « permettre la protection des étrangers ». Yves Gras, devenu général, écrira dans une lettre au Monde en 1981 qu’il s’agissait aussi d' »empêcher le Zaïre de basculer dans le camp soviétique ».


Charles Ogari domine ses adversaires sur le 10 km des Boucles de Gayant à Douai

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http://www.lavoixdunord.fr/

Pierre Vilcocq (Clp) | 10/05/2018

Le légionnaire Charles Ogari, originaire des Hauts Plateaux du Kenya, s’est imposé au mental ce jeudi dans l’épreuve phare du 10 km qu’il a bouclée en moins de 30 minutes, repoussant sans cesse les offensives de son principal adversaire, le Burundais Dieudonné Nsengiyumva jusqu’au sprint final.

Le légionnaire Charles Ogari s’est montré impressionnant. PHOTO LUDOVIC MAILLARD

Le légionnaire Charles Ogari s’est montré impressionnant. PHOTO LUDOVIC MAILLARD

. Quelques rafales de vent du nord ouest, une température ressentie de 17 degrés, un ciel voilé, de très rares gouttes de pluie. Voilà pour les conditions météo qui donnaient aux 36e Boucles de Gayant un décor idéal. Dans le 10 km qui a accueilli 1 134 athlètes, Charles Ogari et Dieudonné Nsengiyumva se sont vite détachés du gros des troupes, prenant alternativement la première et la deuxième place avec un temps de passage de 5’53’’ au deuxième kilomètre, suivis du marocain Mohamed Agourram et de quelques régionaux comme, notamment, le Catésien Stéphane Chopin, bientôt 44 ans, qui s’alignait sur la première course de...


La Légion étrangère en force samedi

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Publié le 10/05/2018

Une pierre tombale porteuse d’une surprenante épitaphe.

Une pierre tombale porteuse d’une surprenante épitaphe. © Photo NR


Le village de Saulgé accueillera samedi une forte délégation de la Légion étrangère, qui rendra hommage à Armand-Jean Bernier de Maligny, un enfant de la commune tombé au Mexique en 1866, lors de la bataille de Santa Isabel. « Napoléon III avait envoyé à cette époque un corps expéditionnaire pour mettre au pouvoir son cousin Maximilien d’Autriche mais les Mexicains ne l’entendaient pas de cette oreille », rappelle le maire Jacques Larrant. Il s’est plongé dans l’histoire de ces combats oubliés en redécouvrant, il y a quelques années, l’étonnant cénotaphe dans le cimetière communal. Le corps du légionnaire n’est jamais revenu dans son village natal : « Il est inscrit sur la tombe “ Son corps chaud fut dévoré par les vautours et sous cette pierre, rien ”. Nous avons décidé de conserver cette concession et de la réhabiliter au titre du patrimoine de la commune. La Légion étrangère l’a appris, elle s’est associée à notre initiative avec le Souvenir français. »


La Légion enverra ainsi samedi un détachement de Bordeaux pour prendre part à une commémoration, avec la Fédération des sociétés d’anciens de la Légion étrangère. Son président sera présent et la fédération d’Indre-et-Loire réunira ses membres à Saulgé pour célébrer l’anniversaire de la bataille de Camerone. Cette bataille survenue le 30 avril 1863 avait opposé 62 légionnaires à 2.000 soldats mexicains, devenant l’épisode emblématique de la désastreuse expédition du Mexique, qui prendra fin en 1867.
Commémoration samedi à 10 h 45 au cimetière de Saulgé.


Sète : 73 ans après, un beau moment de recueillement

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http://www.midilibre.fr/

MARC CAILLAUD mercredi 09/05/2018

Yolande Theule-Bacquet et Louis Doise, deux grands Résistants sétois.
Yolande Theule-Bacquet et Louis Doise, deux grands Résistants sétois. VINCENT ANDORRA

Une cérémonie au caractère intergénérationnel prononcé. VINCENT ANDORRA

Anniversaire du 8 Mai-1945 : c'était ce mardi 8 mai, au Monument aux Morts.

Comme toujours à Sète, la commémoration du 8-Mai 1945 a commencé à l'hôtel de ville, lieu de rassemblement du cortège. Et comme toujours, elle s'est achevée une grosse heure plus tard, au pied du Monument aux Morts du Château d'Eau, au son de La Marseillaise.

Grandes figures de la Résistance

Entretemps, on aura eu droit, devant une assistance fournie, sous un ciel avenant, à une belle cérémonie. Tout le monde était là, ou presque. Les élus, le maire Commeinhes en tête, entouré de ses principaux adjoints et de plusieurs conseillers municipaux, aux côtés d'André Lubrano (représentant la Région Occitanie) de Sébastien Andral et Véronique Calueba (conseillers départementaux) ; les représentants des associations d'anciens combattants, de déportés, de victimes de guerre ; les porte-drapeaux ; l'amicale des anciens de la Légion étrangère (qui ont honoré deux de leurs porte-drapeaux pour leurs dix ans d'ancienneté) ; une délégation des sapeurs-pompiers ; les élèves de la promo 2018 de la PMM (Préparation militaire marine) de Sète...

Sans oublier deux grandes figures sétoises de la Résistance, Yolande Theule-Bacquet, 93 ans, et Louis Doise, 94 ans, qui a lu l'un des messages, l'ordre du jour n°9 du maréchal De Lattre-de Tassigny, commandant de la Première armée française. Les autres ont été prononcés par Catherine Tarbouriech (nièce de Maurice, autre grand Résistant, dont la salle du théâtre de la Mer porte le nom), Régis Balana et François Commeinhes.

Les jeunes générations étaient toutefois très bien représentées, elles aussi, entre les membres du conseil municipal des jeunes et les élèves de l'école Renaissance. Bref, pour le 73e anniversaire de la Victoire des Alliés, ce fut un beau moment de recueillement intergénérationnel.


Marseille : l'hommage aux combattants pour le 8 mai 1945

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Par Philippe Faner mercredi 09/05/2018

 

Les cérémonies commémoratives de la Libération ont associé toutes les générations autour de l'Arc de Triomphe de la Porte d'Aix, place Jules-Guesde

Les soldats de la Légion étrangère ont joué un rôle majeur dans cette cérémonie.

Les soldats de la Légion étrangère ont joué un rôle majeur dans cette cérémonie. Photo Georges Robert

 

Les armes se sont tues depuis soixante-treize ans mais ils sont toujours fidèles au rendez-vous de la Victoire. Hier, autorités civiles et militaires, personnalités politiques, représentants associatifs et anciens combattants étaient réunis au son de la musique de la Légion étrangère, autour du monument de l'Arc de Triomphe, place Jules-Guesde (3e), tandis qu'un détachement interarmées (gendarmerie, Légion étrangère, armée de l'Air, Marine nationale) rendait les honneurs.

Silence, émotion et recueillement étaient facilement perceptibles autour de cet espace fraîchement rénové, pour lequel le symbole de l'Arc de Triomphe semble davantage adapté aux cérémonies commémoratives. Plus étendu, plus cérémonieux, plus digne d'accueillir un tel rassemblement. La revue des troupes en présence a été effectuée par le général Marc Demier, gouverneur militaire de Marseille. Elle a été suivie d'une remise de décorations au cours de laquelle le général de corps d'armée Marc Lévêque, ayant autorité sur la gendarmerie dans la région, a été élevé au grade de Commandeur dans l'Ordre national du mérite.

Une Marseillaise a cappella

Six officiers ont été faits chevaliers ou promus officiers dans ce même ordre, ou ont été gratifiés de la médaille militaire. C'est à l'issue de la lecture par Pierre Dartout, préfet de Région, du message de Geneviève Darieussecq, secrétaire d'État auprès de la ministre des Armées, qu'a été joué le Chant des partisans, hymne de la Résistance, suivi du traditionnel dépôt de gerbes. Cette année, chaque autorité était accompagnée dans cette démarche par deux élèves du collège Marseilleveyre. Les jeunes générations sont désormais associées aux cérémonies liées à la commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale, le devoir de mémoire ayant trouvé avec eux son prolongement logique de passage de témoin.

Après la sonnerie Aux morts, les mêmes collégiens associés aux élèves de l'Établissement pour l'insertion dans l'emploi (Epide) ont pu entonner une Marseillaise a cappella. Une commémoration sans fausse note, pour laquelle l'Arc de Triomphe et la flamme du souvenir allumée en cette circonstance, ont redonné au lieu un peu de sa splendeur passée.


Le 8 mai commémoré aussi à Mangareva

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le Mercredi 9 Mai 2018

MANGAREVA, le 9 mai 2018. ​Comme chaque année, cette petite île perdue en plein Pacifique met un point d'honneur à commémorer le 8 mai.
Après un magnifique lever de couleurs par un ancien légionnaire, les enfants ont chanté les hymnes. La cérémonie s'est clôturée avec un pot de l'amitié.


Ange parmi les lions

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Publié le 8 mai 2018

Il y a 73 ans, le légionnaire Rotilio fêtait tout à la fois ses 21 printemps et la fin des combats en Europe. En ce jour doublement anniversaire, il témoigne en souvenir de ses «camarades» qui ne sont plus.


Où repose le caporal Berg ?

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6 mai 2018, 18h02

Le 30 décembre 2013, un détachement du 3ème régiment Etranger d’infanterie de Marine commémore au Mexique le 150e anniversaire du combat.

Le 30 décembre 2013, un détachement du 3ème régiment Etranger d’infanterie de Marine commémore au Mexique le 150e anniversaire du combat.

Bruno Mancin, jeune légionnaire à 18 ans.

Bruno Mancin, jeune légionnaire à 18 ans.

En mai 2005, le Journal de l'île relate une cérémonie en hommage au caporal Berg au carré militaire du cimetière de l'Est à Saint-Denis lors d'une commémoration des combats de Camerone. Historien entre autres des rues de Saint-Denis, Albert Trotet est interpellé par cet article.

Dans le cadre de ses recherches sur la rue Evariste Berg au Chaudron il s'était renseigné auprès du Service historique de l'armée de Terre qui avait transmis sa requête au bureau des anciens au commandement de la Légion Etrangère. Ce dernier avait répondu  à Albert Trotet : "Le monument de Camerone existe depuis 1963. Il s'agit du mémorial élevé à l'occasion du centenaire du combat de Camerone. La première tombe commune dans laquelle ont été enterrés les légionnaires tués le 30 avril 1863 à Camerone n'existe plus depuis la construction du mémorial. Les cendres des légionnaires en ont été retirées pour être déposées dans le nouveau mémorial. La dalle qui recouvrait cette tombe et qui porte l'inscription latine "Ils furent ici moins de soixante...” a été également transférée au mémorial et recouvre l'urne contenant les cendres.

Seule la grille de fer forgé qui ceinturait la première tombe a été récupérée puis envoyée en France. Elle a été déposée dans le carré Légion au cimetière de Puyloubier où elle y est toujours visible. Le lendemain du combat de Camerone, les corps des légionnaires tués la veille et découverts par le colonel Jeanningros, ont été enterrés dans le fossé où les Mexicains les avaient jetés pêle-mêle, non loin des ruines de l'hacienda. Les légionnaires morts postérieurement des suites de leurs blessures (dont le sous-lieutenant Maudet) n'ont pas pu être enterrés avec leurs camarades de combat.

Le caporal Berg fait prisonnier par les Mexicains avant la fin du combat, est décédé en juin 1864 à l'hôpital de Puebla. Les blessures ayant occasionné sa mort n'ont rien à voir avec celles qu'il aurait pu recevoir à Camerone car il aurait été mortellement blessé après un duel. On peut alors en déduire que le caporal Berg a été enterré soit au cimetière des militaires français de Puebla, soit dans celui de l'hôpital”.

La Légion n'oublie pas

L'empereur Napoléon III décide que le nom de Camerone sera inscrit sur le drapeau du Régiment Étranger et que, de plus, les noms de Danjou, Vilain et Maudet, seront gravés en lettres d'or sur les murs des Invalides à Paris.

Le Capitaine Danjou et ses hommes sont d'abord inhumés dans une fosse commune le 1er mai 1863. Un monument est élevé en 1892 sur l'emplacement du combat sur le territoire de la commune mexicaine de Camaron de Tejeda à l'initiative du consul de France à Veracruz qui fait aménager une tombe unique. Le monument porte l'inscription : "Ils furent ici moins de soixante opposés à toute une armée. Sa masse les écrasa. La vie plutôt que le courage abandonna ces soldats français à Camerone, le 30 avril 1863." Son abandon incite en 1948 le colonel Penette à en dresser un nouveau, inauguré officiellement en 1963. C'est sur ce dernier que figure aujourd'hui l'inscription. Les militaires mexicains rendent toujours hommage aux soldats mexicains et français tombés ce jour-là en présentant les armes lorsqu'ils passent devant ce monument.

En 1906, l'anniversaire du combat de Camerone devient la fête de la Légion Etrangère. Chaque 30 avril a lieu une cérémonie militaire à Aubagne, maison mère de la Légion. Devant le front des troupes est lu le récit de Camerone, dans chaque unité de Légion, où qu'elle se trouve, et quelles que soient les circonstances. A cette occasion, un légionnaire porte sur un coussin la main de bois du capitaine Danjou. Il remonte la voie sacrée qui conduit au monument aux morts rapporté morceau par morceau de Sidi-bel-Abbès.


Evariste Berg : Le soldat inconnu

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6 mai 2018

Quatre des six filles d’Achille Berg, petit-fils d’Achille Berg, frère aîné d’Evariste, ont assisté mi-avril à la commémoration.

Quatre des six filles d’Achille Berg, petit-fils d’Achille Berg, frère aîné d’Evariste, ont assisté mi-avril à la commémoration.

Quatre des six filles d’Achille Berg, petit-fils d’Achille Berg, frère aîné d’Evariste, ont assisté mi-avril à la commémoration.

Le 30 avril dernier à Mayotte, le détachement de la Légion étrangère a fêté Camerone.

Le 30 avril dernier à Mayotte, le détachement de la Légion étrangère a fêté Camerone.

A l'exception de la modeste rue au Chaudron, le souvenir du légionnaire Evariste Berg s'est effacé des mémoires. Ancien légionnaire lui-même, vice-président de l'Amicale de la Légion Etrangère à la Réunion, Bruno Mancini s'est attaché à sortir de l'ombre le caporal Evariste Berg.

Né en Italie, Bruno Mancini émigre avec ses parents en France. "L'armée m'attirait",confie-t-il. "Je n'avais que 18 ans. J'ai dû imiter la signature de mon père pour m'engager dans la Légion Etrangère." Bayonne, Bonifacio en Corse, le premier régiment Etranger de cavalerie à Orange, la 13ème demi-brigade à Djibouti, Aubagne puis à nouveau Bayonne, le légionnaire Bruno Mancini  va porter pendant sept ans le célèbre képi blanc. De la Légion Etrangère il va passer chez les parachutistes en intégrant à Bayonne le premier régiment de parachutiste d'Infanterie de Marine "Du béret vert, je suis passé au béret rouge", poursuit Bruno Mancini. Le huitième RPIMA à Castres, deux séjours au sein du premier RPMA à la Réunion, la Côte d'Ivoire, entre la Légion Etrangère et les parachutistes Bruno Mancini aura passé 25 ans sous l'uniforme.

Retraité en 1993, il s'implique dans la l'Amicale de la Légion Etrangère de la Réunion. "Ici, il n'y a pas d'unité de Légion" rappelle Bruno Mancini. "Un détachement de Légion Etrangère est cantonné à Mayotte. Il y a un officier au sein de l'état-major des FAZSOI et un réserviste. Nous devons être une cinquantaine de retraités à la Réunion." C'est en 2005 que Bruno Mancini entend parler pour la première fois du caporal Evariste Berg. "Il y avait eu cette cérémonie au cimetière des volontaires avec un article dans le Journal de l'Ile. J'ai voulu en savoir plus sur le seul Réunionnais ayant combattu à Camerone." Bruno Mancini se plonge dans les archives, retrace le parcours d'Evariste Berg, retrouve des descendants dont le colonel Philippe Boyer Vidal, actuel commandant du RSMA. "J'ai réfléchi à la manière d'honorer la mémoire d'Evariste Berg. Sachant qu'un détachement de la Légion Etrangère devait venir participer aux manœuvres Papangue j'avais pensé organiser avec eux une cérémonie rue Evariste Berg. Malheureusement, ils ne sont pas venus. J'ai donc réuni des descendants de l'ancien de Camerone et j'espère par la suite faire apposer une plaque commémorative pour que l'on sache qui était cet homme courageux."

Perpétuer le souvenir

C'est une modeste rue du Chaudron qui se termine d'ailleurs en impasse. La rue Evariste Berg rappelle pourtant le souvenir d'un grand soldat de la Légion Etrangère.

A l'initiative de Bruno Mancini, vice-président de l'Amicale de la Légion Etrangère, s'y sont retrouvés le 18 avril dernier quelques anciens combattants de la Légion Etrangère mais aussi des parachutistes et des descendants de la famille Berg pour rendre un hommage à Evariste Berg.

Mort à 30 ans, Evariste Berg n'aura pas eu le temps de se marier ni d'avoir des enfants. Les Berg d'aujourd'hui descendent de son frère, Achille Berg. Si Evariste a été un grand soldat, Achille aura été lui un grand médecin. Frère aîné d'Evariste, Achille, chirurgien de la Marine impériale, devait mourir en mer après avoir exercé comme chirurgien à l'hôpital colonial de Saint-Denis. Passionné de zoologie et de botanique, Achille Berg a laissé son nom à une orchidée et a découvert de nouveaux insectes.

Présentes mercredi dernier rue Evariste Berg, quatre des six filles d'Achille Berg, le petit-fils du chirurgien de marine Achille Berg frère aîné d'Evariste Berg, Nicole Boyer Vidal, Marie-Andrée Barau, Micheline Chazal, Odile Turquet, toutes nées Berg, et le colonel Boyer Vidal, commandant le RSMA, fils de Nicole Boyer Vidal. "Evariste Berg a été à l'origine de ma vocation pour la carrière militaire", confiait ce dernier. "Mon grand-père s'est passionné pour le parcours d'Evariste Berg. Il a réuni de très nombreux ouvrages sur la bataille de Camerone."


Evariste Berg : Un Réunionnais à la bataille de Camerone

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6 mai 2018

Les derniers instants de la bataille de Camerone.

Les derniers instants dela bataille de Camerone

Le caporal Evariste Berg.

Le caporal Evariste Berg

 

HISTOIRE. Dans la chanson de geste de la Légion Etrangère, la bataille de Camerone au Mexique le 30 avril 1863 occupe une place à part. Le caporal Evariste Berg, est le seul Réunionnais à avoir pris part  à cet épisode glorieux. Ancien légionnaire, vice-président de l'Amicale de la Légion Etrangère de la Réunion Bruno Mancini se bat pour que l'on n'oublie pas Evariste Berg dont seule une modeste rue au Chaudron perpétue le souvenir.

Evariste Berg voit le jour à Saint-Benoît le 13 février 1834. Son père, Louis Berg, commandait le stationnaire La Lionne à Nossy-Bé en 1844. Lors d'une escale à la Réunion Louis Berg épouse Antoinette Rolland dont le frère, le futur général Emile Rolland, jouera un rôle décisif dans la carrière d'Evariste Berg. Ce dernier grandit sur la propriété de son grand-père Dauphin Rolland à Sainte-Anne.  Il s'engage dans l'artillerie de Marine le 18 novembre 1852. Il n'a que 18 ans. Il est fait caporal le 21 juillet 1853, sergent le 1er avril 1854. Evariste Berg se bat dans la Baltique en août 1854. En Crimée, il retrouve son oncle Emile Rolland. Evariste Berg rejoint le 25 juin 1855 le premier régiment de Zouaves comme simple soldat. Dans ses rangs, il combat en Afrique, en Italie, en Syrie et prend du galon. Il devient officier. Pour des raisons restées mystérieuses, Evariste Berg est rayé des cadres le 30 novembre 1861. Il démissionne en juin 1862 mais l'uniforme lui manque.

Comme simple soldat il s'engage dans la Légion Etrangère le 25 décembre 1862 et participe à la campagne d'Afrique. En 1863, Evariste Berg est caporal dans la troisième compagnie du premier régiment étranger cantonné à Sidi-Bel-Abbès en Oranie dans le nord-ouest algérien. Depuis 1861 la France est engagée dans une expédition au Mexique décidée par Napoléon III. En pleine guerre de Sécession américaine, il s'agit de contrer l'expansion des États-Unis et leur domination sur tout le continent américain. Au début de 1863, le régiment  d'Evariste Berg, commandé par le colonel Jeanningros, est envoyé au Mexique en renfort des troupes françaises. Il reçoit comme mission d'assurer la sécurité des convois de ravitaillement des unités qui assiègent Vera Cruz. Ce port  dans le golfe du Mexique et la ville fortifiée de Puebla, protègent la route de Mexico. Embarqués sur le "Saint-Louis" le caporal Evariste Berg et ses camarades arrivent à Veracruz le 26 mars 1863. Les hommes du colonel Jeanningros ont mission de surveiller une partie de la route de Veracruz à Cordoba.

"Nous ne nous rendrons pas"

Le 29 avril 1863, le colonel Jeanningros apprend qu'un gros convoi emportant trois millions en numéraires, du matériel de siège et des munitions est en route pour Puebla. Le capitaine Danjou, son adjudant-major, le décide à envoyer au-devant du convoi une compagnie. Le 30 avril, le colonel Jeanningros demande à la compagnie du capitaine Danjou de faire une reconnaissance près de Palo Verde, à une dizaine de kilomètres de Camerone. A ce moment, l'ennemi se montre et le combat s'engage. Arrivé à la hauteur de l'auberge de Camerone, vaste bâtisse comportant une cour entourée d'un mur de 3 mètres de haut, le capitaine Danjou décide de s'y retrancher pour fixer l'ennemi. Il répond  à un militaire mexicain le sommant de se rendre : "Nous avons des cartouches et ne nous rendrons pas". Puis, levant la main, il jure de se défendre jusqu'à la mort et fait prêter à ses hommes le même serment. Face aux soixante hommes de la Légion Etrangère, deux mille Mexicains : huit cents cavaliers, mille deux cents fantassins. A midi, le capitaine Danjou est tué d'une balle en pleine poitrine. Vient le tour du sous-lieutenant Vilain deux heures plus tard qui tombe frappé d'une balle au front. A ce moment, le colonel mexicain réussit à mettre le feu à l'auberge. Les légionnaires persévèrent, nombre d'entre eux sont tués, si bien qu'à 5 h, il ne reste que 12 hommes autour du sous-lieutenant Maudet. Le caporal Evariste Berg tient la porte principale de l'hacienda. Il est fait prisonnier.  Le caporal Maine, l'un des seuls survivants, raconte dans quelles circonstances : "L’assaut repris plus terrible que jamais. L’ennemi se précipitait sur toutes les ouvertures à la fois. A la grande porte le caporal Berg seul restait debout, il fut entouré, saisi par les épaules, par le cou, enlevé ; l’entrée était libre, et les mexicains s’y jetèrent en foule." Les Mexicains donnent l'assaut général par les brèches qu'ils ont réussi à ouvrir, mais auparavant, le colonel mexicain Milan adresse une dernière sommation au sous-lieutenant Maudet.

"Ce ne sont pas des hommes, ce sont des démons"

La bataille terminée, il ne reste que six hommes : le sous-lieutenant Maudet, le caporal Maine, les légionnaires Katau, Wensel, Constantin, Léonhart. Chacun d'eux cependant garde encore une cartouche, et, dans un coin de la cour, le dos au mur, ils font face. Le sous-lieutenant Maudet et deux légionnaires tombent frappés à mort ; Maine et ses deux camarades vont être massacrés quand un officier mexicain se précipite sur eux et les sauve. Il leur crie : "Rendez-vous!" - "Nous nous rendrons si vous nous promettez de relever et de soigner nos blessés et si vous nous laissez nos armes". Leurs baïonnettes restent menaçantes. "On ne refuse rien à des hommes comme vous !" répond l'officier qui ajoute : "Ce ne sont pas des hommes ce sont des démons". Les soixante hommes du capitaine Danjou auront tué 300 soldats mexicains et blessé autant. La compagnie de Légion  déplore : 31 morts au combat, 9 morts des suites de leurs blessures, 24 prisonniers dont 17 blessés parmi lesquels le caporal Evariste Berg et un légionnaire laissé pour mort qui sera retrouvé par les renforts français sur les lieux du combat le 1er mai.

"La troisième n’avait que des bons soldats"

Après le combat, la colonne de secours du colonel Jeanningros ne retrouve que des corps dépouillés. On cherche en vain la main articulée que le capitaine Danjou, dix ans plus tôt, en Algérie, s'était fait fabriquer à la suite d'un accident d'arme à feu. La prothèse est retrouvée le 20 juillet 1865 par un lieutenant autrichien Grüber chez le propriétaire français d'un ranch des environs de Tesuitlan. Il l'achète pour 50 piastres. Elle est actuellement au musée de la Légion Etrangère à Aubagne. Le caporal Berg est chargé par ses camarades de rédiger un rapport au colonel Jeanningros. Il écrit : "La Troisième du Premier est morte mon colonel mais elle en a assez fait pour que parlant d'elle, on puisse dire : elle n'avait que de bons soldats."

Evariste Berg est fait sous-officier puis officier. Il continue à prendre part à la campagne du Mexique. Les circonstances de sa mort ne sont pas clairement établies. Il serait décédé de la fièvre jaune à 30 ans ou lors d'un duel à Orizaba avec un camarade sous-lieutenant comme lui ou encore des suites d'une blessure reçue lors du siège de Puebla. Transporté à l'hôpital d'Orizaba il aurait eu le temps de recevoir la visite de l'empereur Maximilien qui selon un témoin "s'arrêta avec une intention toute particulière  auprès du lit d'Evariste Berg et le fit parler du combat de Camerone autant que les forces du blessé le permirent. En se retirant l'empereur  annonça qu'il lui enverrait la décoration de la Guadeloupe." Evariste Berg s'éteint dans les bras de son oncle maternel le futur général de division Emile Rolland sans avoir revu sa terre natale.

Alain Dupuis


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