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Formation : « On a tous le droit à une seconde chance ! »

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Christian VEYRE Publié le 09/01/2018

L'actuelle promotion "jeunes diplômés" de l’Institut de Locarn, un centre de prospective économique fondé en 1991 par Joseph Le Bihan, professeur à HEC, et Jean-Pierre Le Roch, créateur d'Intermarché.

L'actuelle promotion "jeunes diplômés" de l’Institut de Locarn, un centre de prospective économique fondé en 1991 par Joseph Le Bihan, professeur à HEC, et Jean-Pierre Le Roch, créateur d'Intermarché. | DR

Depuis plus de 25 ans, l’Institut de Locarn (Côtes-d’Armor), au cœur du Centre-Bretagne, à la fois centre de prospective économique, cercle de réflexion et lobby au service de la promotion de la culture et de l’économie bretonnes, dispense des formations pour les managers de TPE/PME… mais également pour les jeunes diplômés. Une sorte d’école de la deuxième chance !

Ce n’est parce qu’on a une tête bien faite, qu’on est bardé de diplômes, et qu’on est disponible, qu’on va obligatoirement trouver du travail. Surtout quand on est jeune et que l’on vient de terminer ses études. Depuis le temps, ça se saurait ! Il est aussi question de réseaux, de rencontres et aussi, il faut bien le reconnaître, d’un tout petit peu de chance.

Ce qu’on dit moins, en revanche, c’est que la difficulté à trouver un premier emploi et l’échec pour s’insérer dans la vie active peut parfois se transformer en drame personnel et avoir des répercussions familiales.

Un constat qui a conduit l’Institut de Locarn à développer, en partenariat avec l’Agefos-PME, la Région Bretagne et Pôle emploi, un cursus de formation spécifique à destination de ce public pas comme les autres. « Terminer ses études, explique Alain Glon le président de l’Institut Locarn, c’est aussi pour certain le moment où ils commencent à s’interroger sur le sens qu’ils souhaitent donner à leur futur. Ce n’est jamais trop tard ! »

« Remettre debout et redonner confiance »

L’Institut Locarn accueille donc trois fois par an des promotions de 15 à 20 jeunes aux profils variés. « Il y a des BTS, des CAP. Certains ont des licences ou des masters. Tous ces jeunes ont en commun d’avoir vécu des échecs ou des expériences traumatisantes à leur arrivée dans le monde du travail. Notre travail c’est de les remettre debout et de leur redonner confiance, » détaille Alain Glon.

Pour eux, la formation « jeunes diplômés » de l’Institut de Locarn devient alors une véritable école de la seconde chance. En un temps record certes, mais au bout d’un travail sur soi et son projet très intensif (300 heures en 3 mois). « Le groupe est en totale immersion à Locarn. Les journées commencent tôt. Finissent tard. Tout le monde loge sur place. Les repas se prennent en commun. C’est ce que l’on appelle le résidentiel. Ils vont se reconstruire ensemble et retrouver leur place dans un groupe grâce à la cohésion. »

Sur le papier ça donne trois jours de « crapahutage en compagnie d’anciens officiers de la Légion étrangère », des ateliers méthodologiques pour définir leur projet professionnel et de préparation au processus de recrutement. Le tout complété par des rencontres avec des professionnels issus du monde de l’entreprise.

Un paternalisme bretonnant bienveillant

La plupart des intervenants sont bénévoles. Tous ont la même vocation : être utile à la jeunesse en transmettant son expérience et son savoir-faire. Parfois même en ouvrant si besoin soin carnet d’adresses. Mais il ne faut pas s’y tromper, l’Institut de Locarn ne forme pas à un nouveau métier. C'est un accompagnement destiné uniquement à permettre aux participants de redéfinir leur projet et de « retrouver l’envie ».

Alain Glon assume la dimension expiatoire de cette mission quasi sacerdotale, lui, l’ancien grand patron autrefois aux manettes du groupe alimentaire Sanders (chips Bret’s, les œufs Matines, les emballages Ecofeutres, etc.) : « Ma génération doit assumer ses erreurs. Nous avons échoué à donner du travail à notre jeunesse. L’ambition de notre région, de notre pays, c’est notre jeunesse et rien d’autre. La pénurie de main-d’œuvre ne doit pas être vécue comme une fatalité. Il faut se retrousser les manches. »

Intuition prémonitoire ou bon sens paysan, Alain Glon est persuadé que la solution est à portée de main : « Je crois dans notre territoire. Il faut reconnecter nos entreprises et notre jeunesse. C’est notre obligation ! »

Pour en savoir plus sur l’Institut de Locarn c’est par .


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