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Aubagne : Xisto, le légionnaire volleyeur

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Jeudi 07/12/2017

 

L'ancien international brésilien, co-entraîneur des féminines d'Aubagne-Carnoux (N2), est aussi caporal-chef à la Légion étrangère. Portrait

Sports - Aubagne : Xisto, le légionnaire volleyeur

La neige vient à peine de fondre sur Marseille mais le froid est encore vif. Un temps à ne pas mettre un Brésilien dehors en somme. Antonio Carlos da Silva Xisto, lui, n'a pas repoussé le rendez-vous : "L'adversité fait plaisir aux guerriers". Du soldat, le Carioca d'origine a la carrure : 1,93m, 115 kilos. Un mini Teddy Riner. La voix douce, les yeux rieurs et l'appareil qui ceint les dents du haut tranchent avec le physique très imposant. "Les filles ont besoin de ce côté guerrier, parce qu'elles sont trop dans leur confort, explique-t-il. J'essaie de muscler leur jeu pour qu'elles supportent la pression du championnat."

Le nouveau co-entraîneur d'Aubagne-Carnoux (N2F) tient cette mentalité d'une vie parallèle au volley : Xisto est dans la Légion Étrangère depuis 2004. Et il y est entré presque par hasard. Le jeune cinquantenaire se souvient : "Je venais voir un ami pour passer un test au Paris Volley. Il n'était pas à l'heure du rendez-vous, donc j'ai fait un tour." Direction la Légion Étrangère de Vincennes, à la base pour demander des informations, voir les armes et les chars. "Je croyais entrer dans un musée mais je ne parlais pas bien français. C'était un piège", s'esclaffe Xisto. "Ils m'ont donné un survêtement, m'ont rasé les cheveux... À la fin de la journée je dis "allez salut, j'y vais". En fait je ne pouvais plus sortir !" À l'époque, le Brésilien veut se stabiliser en France, la Légion le lui permet. Surtout, elle lui fait connaître une autre existence, loin des hôtels, des bons repas, des salles pleines et des groupies qui rôdent autour des parquets brésiliens. "Avant, tout me tombait dessus. Pour les filles par exemple, je n'avais pas besoin de faire d'effort, certaines me demandaient de signer des autographes sur leurs culottes... C'était mon monde mais ce n'est pas la vraie vie"

Derrière l'intouchable football, le volley est en effet l'un des sports les plus populaires dans le pays lusophone. Là encore, un concours de circonstances fut nécessaire pour rapprocher Antonio de ce qui sera la passion d'une vie. "Quand j'étais petit j'avais un problème aux jambes, mes genoux étaient arqués vers l'intérieur, l'inverse de Garrincha (l'un des meilleurs footballeurs auriverde de l'histoire, ndlr). Mon père m'a offert un appareil pour marcher, on me l'a volé une fois, puis un chien l'a cassé. Ma famille n'était pas riche, donc on n'a pas pu en acheter un troisième." Le médecin de famille est formel : il faut que le tout jeune Antonio fasse du sport. Ce sera le volley-ball, dès ses six ans révolus. La suite, ce sera des titres, des sélections en équipe nationale et beaucoup de clubs, principalement au Brésil, en Argentine ou en France (Étables-Sur-Mer, dans les Côtes-d'Armor). Mais aussi des voyages dans le monde entier pour des tournois, une expérience riche complétée par les missions avec l'armée, en République centrafricaine et en Côte d'Ivoire principalement. "La Légion me permet de partager, je fais ça pour le côté humain. Il y a des gens qui travaillent pour vivre et d'autres qui vivent pour travailler. Je suis plutôt dans la deuxième catégorie", poursuit le caporal-chef, qui a obtenu la nationalité française en 2008 et vit à la caserne d'Aubagne depuis deux ans. Antonio Carlos da Silva Xisto a même prolongé son contrat à la Légion jusqu'en 2024. De quoi continuer longtemps sa mission aux côtés d'Antoine Aleman ? Le président d'Aubagne-Carnoux est en tout cas conquis : "Antonio est une référence dans le volley-ball. Il incarne les valeurs de notre club à savoir le respect et le travail."

"Le volley c'est ma drogue, confirme le principal intéressé. Même si ma vie est à la Légion, je donne chaque minute à mon sport et au club quand c'est possible. Sans salaire, uniquement par passion." Et cette passion, ses joueuses la ressentent, coach Xisto leur demandant un effort permanent pendant l'entraînement.

"Mais elles progressent. À partir du début de l'échauffement c'est'en avant en avant'. Pour que le ballon tombe plus vite, il faut taper plus fort, il faut de l'agressivité, de la discipline et de la concentration." Comme dans l'armée.

Ludovic Ferro


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