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Immersion sur le Larzac, au cœur de la Légion

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CentrePresse.fr

Depuis quelques mois, le camp militaire du Larzac accueille le légionnaires de la 13e DBLE. Visite guidée au pays des bérets verts et képis blancs.

Les légionnaires, jeunes pour la plupart, sont pratiquement tous logés, à la même enseigne, dans des chambres de quatre ou huit lits, aménagées dans les anciens bâtiments du camp.

Le commandant en second de la 13e DBLE, le lieutenant-colonel Simon, et le chef de bataillon Damien, dans l’une des salles de repos du quartier général Edouard de Castelnau. Originaire de Saint-Affrique, le général de Castelnau était commandant d’armée et chef d’état-major du général Joffre durant la Première Guerre mondiale.

Chaque légionnaire aménage son espace aux couleurs de son pays. Et parfois de ses idées...( José A. Torres / C)

Près de chaque lit, figure le traditionnel porte képi blanc et épaulettes.( José A. Torres / Centre Presse Aveyron )

Une fois à l’intérieur du camp militaire du Larzac, on mesure mieux son importance. Et l’importance des travaux engagés pour accueillir dans les meilleurs délais et les meilleures conditions possibles, les centaines d’hommes de la 13e Demi-brigade de la Légion étrangère. Un vaste programme de 120 à 150 millions d’euros. Et un vaste chantier à ciel ouvert, sur lequel interviennent de nombreuses entreprises et artisans aveyronnais. La « phase d’adaptation », la première tranche de travaux d’urgence, va se poursuivre jusqu’au printemps, afin de terminer les aménagements indispensables des anciens casernements. D’ici la fin d’année, débutera la construction des nouveaux bâtiments d’hébergement, d’instruction et de zones techniques. Une deuxième tranche sera lancée en 2020, le nouveau quartier de la « 13 » devant être opérationnel à l’horizon 2021-2023.

L’ombre de Castelnau

Le jour de notre visite à La Cavalerie, nombre des légionnaires sont en exercice dans un camp d’entraînement extérieur, ou en mission, à Paris, dans le cadre de l’opération Sentinelle. Le commandant en second, le lieutenant-colonel « Simon » et le chef de bataillon « Damien », nous reçoivent dans l’une des salles de repos du quartier de Castelnau, en hommage à ce général de la Première guerre mondiale, natif de Saint-Affrique, qui, assure-t-on dans les rangs de l’armée, était très apprécié de ses hommes. Les premiers légionnaires se sont installés sur le Larzac, en janvier 2016, afin de préparer l’arrivée des troupes. « Les services infrastructures de la Défense ont fait un énorme travail en divisant les lots, afin de permettre aux entreprises locales de pouvoir accéder aux marchés en constituant des groupements. Et les futurs chantiers vont également profiter aux entreprises aveyronnaises et régionales », souligne le lieutenant-colonel.

1 300 hommes en 2018

Avec deux compagnies de commandement et de logistique et une quatrième compagnie de combat, en cours de constitution, le camp du Larzac accueille actuellement 700 militaires, dont 120 hommes de l’ancien Ceito, intégrés à la « 13 ». La plupart des légionnaires (environ 500) ayant moins de 5 ans de service, logent dans le camp. Les autres, des légionnaires de plus de 5 ans de service ou des cadres, logent avec leurs familles, à l’extérieur. À La Cavalerie, dans les villages du Larzac, à Millau et même jusqu’à Rodez. En 2018, ils seront 1 300 avec une cinquième compagnie de combat, ainsi qu’une compagnie d‘éclairage et d’appui. Régulièrement, diverses unités extérieures (jusqu’à 200 soldats) sont également de passage dans cette « Mecque du tir ».

Avec l’intégration de 2 000 nouveaux hommes en trois ans, la Légion étrangère retrouve quelques forces qu’elle avait passablement perdues avec la fonte régulière de ses effectifs (la Légion a compté jusqu’à 60 000 hommes, ils seront bientôt 8 000). La nouvelle « 13 » est composée de légionnaires en provenance de tous les régiments de métropole. 10% des officiers seulement sont des légionnaires, les autres (dont quelques femmes) étant issus d’autres corps d’armée. Formé pendant quatre mois à Castelnaudary (selon les chiffres de l’armée, un candidat seulement sur sept est retenu, après une série de tests et d’entretiens), les nouveaux légionnaires, dont la moyenne d’âge à l’engagement est de 24 ans pour la 13e DBLE, côtoient quelques vieux baroudeurs. Dont les plus anciens ont sauté sur Kolwesi...

« Ce qui prime c’est la Légion »

Des centaines d’hommes de tous âges, de tous horizons, de toutes confessions... Autant dire qu’à la Légion certainement plus que dans tout autre bataillon, on ne rigole pas avec la discipline. « Ce qui prime, c’est la Légion, insiste le lieutenant-colonel. Le principe de base, c’est l’amalgame. Tout le monde apprend le français. » « On fait beaucoup de pédagogie avec les jeunes légionnaires et il y a finalement très peu de tensions », complète le chef de bataillon. Une patrouille est chargée de la sécurité à l’intérieur comme à l’extérieur du camp. En cas de manquement à la discipline, les sanctions varient du simple avertissement, aux travaux d’intérêt général et aux jours d‘arrêt. Une faute grave peut entraîner un blâme du... ministre.

Et le commandant en second du camp, qui a déjà officié 20 ans pour la Légion, de souligner la « qualité d’hommes exceptionnelle des légionnaires ». Avec « un esprit de corps très fort. » Comme il se félicite de « la qualité de la vie, de l’environnement et de l’accueil » en terre larzacienne. Ces vastes espaces naturels dont profitent pleinement les bérets verts pour faire de la marche et de l’endurance. « Tiens voilà du boudin, voilà du boudin...»

 

Les légionnaires sont soumis à une semaine réglementaire de 38 heures et relèvent du réglement disciplinaire de l’Armée de terre. La grande majorité des légionnaires quittent la Légion après leurs cinq premières années de service. Ceux qui poursuivent leur carrière militaire dans la Légion signent des contrats renouvelables de trois ans.

1100 : c’est, en euros, le montant de la solde nette d’un légionnaire de base, sachant que ce dernier est logé et nourri par l’Armée française.


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