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La Légion pas étrangère à la «bouffée d'oxygène» du BTP

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Actualités

Publié le 02/11/2016

Germain Albespy, Laurent Saint-Affre et Dominique Fayel (de gauche à droite) ont invité les élus locaux sur le terrain, samedi, pour leur montrer les conséquences concrètes qu'aurait la nouvelle version de la carte./DDM, R.G.

Germain Albespy, Laurent Saint-Affre et Dominique Fayel (de gauche à droite) ont invité les élus locaux sur le terrain, samedi, pour leur montrer les conséquences concrètes qu'aurait la nouvelle version de la carte./DDM, R.G.

 

La fédération du bâtiment et des travaux publics de l'Aveyron a organisé son assemblée générale en fin de semaine dernière. Si le contexte global reste difficile, l'arrivée de la Légion à La Cavalerie a constitué un appel d'air bienvenu pour les professionnels.

Véritable indicateur de la santé économique du pays - «quand le bâtiment va, tout va», selon l'adage bien connu -, le secteur du BTP a connu, entre 2007 et 2015, une crise de grande ampleur, matérialisée par une baisse importante de l'activité avec, comme corollaire, des coupes claires dans ses effectifs. Depuis le début de l'année, une reprise s'est timidement amorcée, mais elle ne bénéficie «ni à l'ensemble des territoires, ni à tous les segments de marché», à en croire les propos tenus par les dirigeants de la fédération française du bâtiment à la fin du mois de mars.

«Les choses se sont améliorées dans les grandes villes mais ce n'est pas le cas en milieu rural, indique Daniel Druilhet, président de la fédération départementale du BTP. Nos entreprises parviennent à trouver de l'activité en se rapprochant des métropoles comme Toulouse ou Montpellier mais dans l'Aveyron, la situation demeure très compliquée, notamment à cause d'une spécificité locale qui est que l'on compte beaucoup de grands bâtiments. Nos collègues d'Albi nous le disent : une façade rénovée chez nous représente le montant global de la rénovation d'une maison dans le Tarn. Les grandes surfaces que l'on peut trouver ici font grimper très rapidement le coût des travaux.»

Compte tenu de cette particularité et de la conjoncture actuelle, les particuliers auraient tendance, depuis un certain temps, à regarder à deux fois avant de signer un devis, au grand dam de ceux chargés de réaliser les travaux.

«Ils n'en font souvent faire que la moitié, par peur de l'avenir. C'est le bon sens paysan. Ils vont faire isoler en priorité les côtés exposés au nord et à l'ouest. Il faudrait leur donner confiance car actuellement, ils sont dans le flou. Les pouvoirs publics doivent fixer une ligne, molle ou dure, mais en fixer une et s'y tenir», analyse l'entrepreneur de Flavin, qui rappelle que «60 % de l'activité dans le bâtiment est assurée par le privé».

«Trouille»

Dans un contexte rendu encore plus délicat par la baisse de la dépense publique (Druilhet : «Les communes ont des sous mais les maires ont la trouille et thésaurisent ou alors n'investissent que de très petites sommes. Même chose pour la Région, avec le Plan Marshall promis par Carole Delga depuis son élection, dont on n'a pas encore vu la couleur réelle»), les professionnels aveyronnais ont tout de même aperçu, récemment, une embellie dans leur ciel, avec l'arrivée de la treizième demi-brigade de la Légion étrangère au camp de La Cavalerie.

«Cette installation a constitué une bouffée d'oxygène, souffle Daniel Druilhet. Au départ, l'Armée ne voulait faire appel qu'à des entreprises générales mais elle nous a finalement accordé quatre macro-lots. Au total, une dizaine d'entreprises du département sont présentes sur place et ont récupéré entre 20 et 40 millions d'euros sur les 150 qui ont été investis pour réaliser les travaux dans le camp.»

En plus de s'occuper de la réhabilitation de certains bâtiments, érigée en priorité par le ministère de la Défense pour permettre l'accueil des premières troupes, les sociétés du département seront également impliquées dans la construction des nouveaux locaux et dans celle, à venir, d'équipements pour la population tels que le collège, la piscine, le gymnase ou la station d'épuration.

«L'idéal serait que les travaux soient échelonnés jusqu'en 2020, espère Daniel Druilhet. Si tous les chantiers sont lancés en même temps, nous n'aurons pas la capacité d'y participer.»

«Une casse très importante»

En invitant les entreprises de l'ensemble du territoire - jusqu'au bassin de Decazeville - à se grouper pour répondre aux appels d'offres lancés par l'Armée, la fédération aveyronnaise, qui regroupe TPE, PME et grandes entreprises, est parvenue à légèrement contenir l'hémorragie qui a provoqué la disparition de plus d'un millier d'emplois en sept ans.

«Les travaux du camp militaire ont permis de sauver quelques boîtes mais la casse avait été très importante auparavant, conclut l'ancien président de la chambre de métiers et de l'artisanat de l'Aveyron. Celles qui ont dû fermer ne l'ont pas fait à la suite d'une mauvaise gestion mais seulement d'un manque d'activité. Aujourd'hui, nous n'avons une visibilité qu'à trois ou quatre mois et nous faisons en sorte de conserver nos salariés. S'il y a un coup de feu, nous avons recours à l'intérim, mais ça ne va pas plus loin.»

Romain Gruffaz


Traduction

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