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Lunéville : une tranchée de 1915 à l’espace Chaubet de Friscati

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13/05/2015

Au fond de la tranchée, les guides du site ont revécu un instant le quotidien des soldats.

« quand tu recevras ce mot, je ne serai plus depuis longtemps… » Voilà la dernière lettre de René Haumesser à sa mère, soldat du 69e RI, tué le 25 septembre 1915. Cet homme, originaire du pays messin, était passé par la Légion Étrangère afin de changer de nom pour ne faire courir aucun risque à sa famille, restée côté allemand. Il est devenu René Maillard et a rejoint le régiment d’infanterie d’Essey-lès-Nancy.

« Ce soldat et son régiment sont le fil rouge permettant de continuer la commémoration du centenaire de la Grande Guerre pour l’année 1915, il n’y pas eu de combat autour de Lunéville », indique Jean-Luc Georgin, préparateur de la tranchée allemande de cette année-là, avec un abri nommé « chez Maillard du 6-9 », exposée à l’espace Chaubet du site de Friscati Mouton noir (quatre mois de mise en place). « Les hommes de ce régiment ont combattu dans le secteur en août 1914. » Là, pour cette reconstitution, le 69e RI et René Maillard sont dans la Marne, à Beauséjour, aux entonnoirs près de Mesnil les Hulus (aujourd’hui camp militaire de Suippes). Le régiment occupe une tranchée prise aux Allemands, le soldat s’y est fait un abri. C’est la veille d’une grosse attaque faisant partie du « grignotage de Joffre » en Champagne. Les renseignements ont été trouvés dans le journal historique du 69e RI.

« Cette occupation par les Français d’une tranchée allemande nous a permis d’exposer des objets des deux camps », précise Jean-Luc Georgin. La tranchée est équipée de bois. « Les Allemands étaient là pour s’installer, contrairement aux Français qui ne faisaient que creuser pour ensuite progresser. » Divers outils utilisés sont exposés : pelle, masse en bois, hache… Ainsi que de l’armement, des pièges comme les versions de chaque pays de système d’empalement aux pointes acérées (une centaine de pièces diverses sont visibles de bas en haut de la tranchée). On peut ainsi découvrir le pétard à raquette, une grenade artisanale fabriquée par les hommes en 3e ligne du front et ses différentes variantes, jusqu’à un système assez abouti appelé « Le petit pot de Béthune ». « C’était une arme typique utilisée en 1915 pour les grosses attaques. » Des photos de ce secteur, où aurait pu se trouver cette tranchée, sont accrochées sur les planches de bois, entourées d’éclats d’obus, de fil barbelé…

Le guide ajoute : « Un totem numérique, installé dans la cagna, devrait raconter l’histoire de Maillard et de la tranchée prochainement ».


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