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Le gouverneur militaire de Lyon reste fidèle aux valeurs humaines acquises à la Légion étrangère

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15/01/15

Les soldats français peuvent être fiers de ce qu’ils ont fait pour la population afghane », affirme le général Pierre Chavancy qui a commandé la brigade La Fayette dans la vallée de la Kâpîssâ en 2010. - Agence ROANNE
 
L’ancien commandant de la prestigieuse 13e demi-brigade de Légion étrangère est l’officier général de la zone de défense du sud-est de la France avec quelque 80 unités et 32.000 soldats sous sa responsabilité.

Il a la démarche carrée et la poignée de main franche et directe du légionnaire qu'il a été et qu'il reste. « À ma sortie de Saint-Cyr, j'ai choisi l'infanterie parce que je voulais commander à la Légion étrangère. Ce qui me semblait être une troupe qui connaissait bien son métier et une société humaine qui valait le détour », explique le Général de corps d'armée (4 étoiles) Pierre Chavancy, gouverneur militaire de Lyon depuis le mois d'août dernier. Il est ainsi passé par le 2e Régiment étranger d'infanterie à Nîmes où il a commandé une compagnie de combat au Tchad, en Centrafrique et lors de la première du Golfe au tournant des années 80 et 90, avant d'y revenir 10 ans plus tard comme chef du bureau opérations instruction. Devenu colonel, il a dirigé la prestigieuse 13e Demi-brigade de la Légion étrangère (DBLE) à Djibouti, celle des Amilakvari et des Gaucher, celle de Narvik, de Bir-Hakeim, d'El Alamein, de Colmar, de Diên Biên Phu.

« Ce n'est pas parce que nous menons des opérations extérieures qu'il y a des attentats »

« Ce qui est passionnant à la Légion, c'est de voir vivre, s'entraîner, combattre des gens qui n'avaient aucune raison de se croiser ailleurs, comme un paysan chinois, un professeur de mathématiques allemand, un commissaire de police belge ou un ex-lieutenant-colonel laotien, expose le Général Chavancy. Leur point commun, c'est d'aimer la France. On se fout de la nationalité, de la race, de la religion. Maintenant, cette machine à intégrer est aussi performante parce que les fondamentaux sont clairs, les filtres forts, on prend un candidat sur 10, et il est donc difficilement transposable. » En tant qu'officier général de la zone de défense et de sécurité du sud-est de la France, Pierre Chavancy a sous sa responsabilité de l'Auvergne à la Corse, de Rhône-Alpes à la Provence-Alpes-Côte d'Azur en passant par le Languedoc-Roussillon près de 80 unités et plus de 32.000 militaires. Certains viennent de rentrer d'Afghanistan après 13 ans de présence française. Le Général Chavancy y a commandé la brigade La Fayette dans la vallée de la Kâpîssâ d'avril à novembre 2010. « Nous n'y avons pas mené une action purement militaire visant à casser du terroriste. Notre mission consistait à permettre aux Afghans de se gouverner par eux-mêmes. Le grand succès de cette opération, c'est que nous avons réussi à faire comprendre à une population de paysans des montagnes très suspicieux que nous n'étions pas les nouveaux envahisseurs à bouter hors d'Afghanistan mais une opportunité pour eux de bouter hors de leur pays les vrais envahisseurs, les Talibans. Ça a marché dans la zone française et les soldats français peuvent être fiers de ce qu'ils ont fait pour la population afghane ». Que ce soit dans le cadre du plan Vigipirate porté à 10.000 hommes depuis mercredi, dont 1.000 en Rhône-Alpes\Auvergne, ou en opérations extérieures, « rien ne se fait sans impact sur la sécurité des Français. C'est bien en étant dans la bande sahélo-saharienne que l'on contribue à la sécurité des Français. Ce n'est pas parce que nous y sommes qu'il y a des attentats mais c'est parce que nous y sommes que l'on peut juguler des attaques sur notre sol. » La mission de Pierre Chavancy est de s'assurer que les unités et les militaires placés sous ses ordres « disposent des moyens de bien vivre dans leurs quartiers et de s'entraîner pour être prêts à l'engagement ». Ce qui dans un contexte budgétaire de plus en plus contraint n'est pas chose aisée. Il assure également le lien entre l'institution militaire et l'autorité préfectorale, les élus. Le Général Pierre Chavancy passe son temps libre le nez dans les atlas et les livres d'histoire. « J'aime beaucoup l'histoire et la géographie, deux matières essentielles pour la culture générale, très liées à mon métier. Je m'intéresse beaucoup à l'histoire des peuples et à l'influence de la géographie sur leurs caractères. Vous savez que le même mot pachtoune désigne l'étranger qu'il soit américain, français ou du village d'à côté. »

Ludovic Daim

Traduction

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