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2014


Neutralité suisse, Europe et paix, c’est un tout

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Par Yves Delay. Créé: 17.12.2014

«Yves Delay, professeur retraité et ancien membre de la Commission romande d’éducation civique européenne, imagine une neutralité tournée vers l'extérieur»

Yves Delay (Image: DR)

Historiquement, la neutralité est une notion fluctuante. Selon le général Guisan, elle n’est pas une fin en soi, mais un moyen d’assurer l’indépendance, sans la garantir. Envahie en 1914 et 1940, la Belgique était pourtant neutre.

A l’avenir, la neutralité pourrait perdre sa connotation négative (du latin neuter, ni pour l’un, ni pour l’autre) au profit d’une dimension positive (avec l’un, avec l’autre) dans certains domaines comme la cyberguerre et la sécurité aérienne, où les frontières deviennent floues.

En agissant ainsi avec ses voisins notamment, la Suisse reconnaîtrait qu’une partie de sa sécurité est assurée par l’Union européenne (UE), qui a pacifié ce continent volcanique par la création en 1950 de la Communauté européenne du charbon et de l’acier, formée des vainqueurs – sauf la Grande-Bretagne – et, mieux encore, intégrant les vaincus. Cette première pierre de l’édifice de l’UE prévient le retour du nationalisme, supprime barrières et taxes douanières, assurant ainsi la libre circulation du charbon et de l’acier, placés sous une autorité supranationale. Or avec ces deux matériaux, on fabrique des armes ou on reconstruit les infrastructures d’un pays.

«Soixante-quatre ans de paix dont bénéficie aussi la Suisse: un record sur le Vieux-Continent!»

L’UE est souvent perçue par de «petits» Suisses «bons» patriotes comme un géant menaçant. Cette méfiance mesquine nous isole encore plus. Soixante-quatre ans de paix dont bénéficie aussi la Suisse: un record sur le Vieux-Continent!

Le 11 novembre, près d’Arras (F), au sud de Lille, les représentants de 70 pays inaugurent le plus grand mémorial du monde: une ellipse de plus de 300 mètres à l’intérieur de laquelle ont été inscrits les noms de près de 600 000 combattants de la Grande Guerre de 1914-1918 tués dans le Nord-Pas-de-Calais. Son originalité: les morts des deux camps y sont confondus sans classement par nationalité, alors que d’habitude on n’honore que les soldats du même camp. Parmi eux, des dizaines de volontaires suisses engagés dans la Légion étrangère.

Ce monument à l’architecture révolutionnaire est orienté vers l’avenir, se veut porteur d’un message rappelant une fois de plus que la guerre est absurde, le nationalisme funeste. A noter qu’elle inverse les valeurs (les jeunes meurent en premier; ceux qui tuent sont glorifiés) et que la Première Guerre mondiale est la dernière où les pertes militaires sont plus importantes que les civiles, – à l’exception de celle des Malouines. Le ministre de la protection de la population et des sports était présent à la finale de la Coupe Davis près de Lille (c’était bien), mais absent à l’inauguration d’un mémorial chargé de sens, aussi pour nous… Significatif! (24 heures)


Hans Hartung : l'art moderne contre l'idéologie nazie

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Publié le 16/12/2014  Par Odile Morain

L'espace Miramar de Cannes accueille jusqu'au 1er mars 2015, l'oeuvre noire et prolifique du plasticien Allemand Hans Hartung. Chef de file de l'abstraction lyrique, il a créé et innové tout au long de sa vie et s'est dévoué entièrement à la lutte contre l'idéologie nazie. Une trentaine de gravures du peintre sont exposées, elles accompagnent un hommage au critique d’art Daniel Cordier. Le parcours artistique proposé au public à l’espace Miramar de Cannes est issu d’une collaboration et d’un prêt accordé par la fondation Hans Hartung-Bergman d’Antibes. L'exposition qui présente 27 gravures, lithographies et eaux-fortes en noir et blanc raconte l'itinéraire artistique d'Hans Hartung qui passa sa vie à resister et à créer.

Reportage : M. Brucker / R. De Silvestro / D. Roux  

Allemand, mais avant tout resistant pour l'art 

Hans Hartung dédie toute sa vie à la peinture et au combat contre les idées radicales. Il nait en Allemagne en 1904, fuit le régime nazi lors de la seconde guerre mondiale et trouve refuge en France. Il s’engage deux fois dans la légion étrangère aux côtés de la France contre son propre pays et perd une jambe au combat en 1944. Son oeuvre porte en elle le malaise allemand des années 30 et la lutte contre le fascisme. 

T1938-30, 1938 100 X 100 cm, HUILE sur BOIS  

T1938-30, 1938 100 X 100 cm, HUILE sur BOIS   © Fondation Hartung / Bergman

Une technique sans cesse renouvelée
 
Figure centrale de l’art moderne, Hans Hartung a montré un renouvellement constant dans l’invention des techniques et des formes. Depuis ses premiers dessins à l’encre de 1921 et ses aquarelles de 1922 en passant par l’utilisation de larges pinceaux en 1945, jusqu’aux traits noirs ou de couleurs des années 70, l’artiste s’est toujours battu contre la matière. 
SANS TITRE, 1922 / 27.60 X 18.20 cm, AQUARELLE sur PAPIER

SANS TITRE, 1922 / 27.60 X 18.20 cm, AQUARELLE sur PAPIER© Fondation Hartung / Bergman

 La reconnaissance internationale

Après la seconde guerre mondiale, l'abstraction devient "à la mode", et Hartung rencontre une renommée internationale. Plusieurs musées à l'étranger lui consacrent une rétrospective. Sa production se développe jusqu'en1960, année charnière où il remporte le grand prix de peinture de la Biennale de Venise et atteint une reconnaissance internationale. Son geste précis et voluptueux d’autrefois s’accomplit dès lors en acte volontaire et puissant.
 
P1960-176, 1960 / 72 X 48.50 cm, PASTEL & FUSAIN sur PAPIER

P1960-176, 1960 / 72 X 48.50 cm, PASTEL & FUSAIN sur PAPIER © Fondation Hartung / Bergman

La peinture au bout des doigts
 
Hartung n’a jamais cessé de créer, peignant avec toujours plus d’ardeur jusqu’à ses derniers jours. 

En 1989, il décède à Antibes où il a créé une fondation dans une oliveraie avec sa compagne l’artiste Anna-Eva Bergman. Ce lieu où ils ont vécu et travaillé jusqu’au terme de leur existence est aujourd’hui une fondation ouverte au public, conservant des fonds d’œuvres et d’archives et un ensemble architectural, inscrit au patrimoine du 20e siècle. 

Hans Hartung en 1985 dans son atelier de la fondation Hartung-Bergman à Antibes

Hans Hartung en 1985 dans son atelier de la fondation Hartung-Bergman à Antibes© Francis Apesteguy

Les légionnaires dévoilent leur crèche

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Nantes 17 Décembre

Quatre des légionnaires du poste de Nantes autour de la crèche qui sera ouverte au public pendant trois jours. |

La Légion étrangère de Nantes présente au public sa crèche, en son et lumière, jusqu'à vendredi.

C'est une tradition. Où qu'ils se trouvent, les légionnaires fabriquent une crèche dans l'esprit de Noël. Et les cinq militaires du poste information de la Légion étrangère (Pile) de Nantes n'ont pas failli à cette habitude. Ils en ont réalisé une avec le peu de moyens dont ils disposent.

Leur chef, l'adjudant Marek Salamon, explique leur choix : « Nous avons décidé de prendre la guerre 1914-1918 comme base de construction et une partie du texte du Petit Prince de Saint-Exupéry. Cela correspond bien à l'esprit d'humanité, de sacrifice et de famille qui nous unit tous, à la Légion. »

Un jeu de lumières rythme le fond sonore. Hormis les santons et les petits soldats de plomb, qui, pour la plupart, leur ont été prêtés, les légionnaires ont tout fabriqué eux-mêmes : tranchées, maisons, rochers... Il ne manque rien autour de cette crèche !

Jusqu'au vendredi 19 décembre, de 10 h à 12 h et de 14 h à 20 h, au Pile, 14 bis, rue des Rochettes, à Nantes. Tél. 02 28 24 20 70. Gratuit.


Une histoire de princes

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Par Aurélie Jaquet - 17.12.2014

1/2  Le 1er janvier 1924, la princesse Charlotte et son époux, le prince Pierre, posent avec leurs enfants: le petit Rainier, 7 mois, et sa sœur, Antoinette, debout devant leur grand-père, le prince régnant Louis II. Rainier lui succédera vingt-cinq ans plus tard. Getty

2/2  Monaco a un héritier. Réunis dans une salle du palais de Monaco, Grace et Rainier posent avec Albert, âgé de quelques mois, et Caroline, un peu plus d’un an, qui veille sur son petit frère. Stéphanie naîtra sept ans plus tard. Keystone


Monaco compte deux sujets de plus, et pas n’importe lesquels: le prince héritier Jacques et sa jumelle, la princesse Gabriella, enfants du prince Albert II et de Charlène, nés le 10 décembre dernier à Monaco. C’est Jacques qui régnera, comme ses aïeux. Décryptage.

Sur le Rocher, la naissance du prince héritier et de sa sœur a été honorée par 42 coups de canon (21 par enfant) tirés du Fort Antoine, et les cloches des églises ont retenti pendant quinze minutes, suivies par les sirènes des bateaux. Nés le 10 décembre dernier à la maternité du Centre hospitalier Princesse Grace de Monaco, Gabriella Thérèse Marie (référence au deuxième prénom du prince Honoré V, Gabriel, qui régna entre 1819 et 1841) et Jacques Honoré Rainier, les enfants d’Albert II et de Charlène, seront présentés à la foule le 7 janvier prochain, déclaré jour férié pour les Monégasques. Bien que né deux minutes après sa sœur, à 17 h 06, c’est le petit Jacques qui devient prince héritier, conformément au premier alinéa de la loi de 2002 stipulant que «la succession au trône (...) s’opère dans la descendance directe et légitime du prince régnant, par ordre de primo-géniture avec priorité masculine au même degré de parenté». Il rejoint ainsi les membres de la dynastie Grimaldi qui ont régné sur le Rocher.

Jacques François Léonor de Goyonde Matignon (1689-1751)
Plus de trois siècles les séparent, mais c’est à cet illustre et sulfureux ancêtre que le jeune prince héritier doit son prénom. Rien d’étonnant à ce qu’Albert et Charlène s’en soient inspirés, selon Thomas Fouilleron, directeur des archives et de la bibliothèque du Palais princier de Monaco: «Jacques Ier était un homme des Lumières, un prince éclairé, amateur d’art, lecteur et commentateur de Montesquieu», confiait-il récemment à Paris Match. Un intellectuel ouvert aux pensées nouvelles mais aussi à une certaine idée du libertinage, préférant les animations parisiennes au calme du Rocher, où Louise-Hippolyte Grimaldi, son épouse et mère de leurs cinq enfants, s’ennuie ferme en son absence. Dans la capitale française, il entretient sa réputation de coureur de jupons, au grand désespoir de Louise-Hippolyte. Ironie du sort, c’est grâce à elle qu’il accède au titre de prince de Monaco. Il est intronisé en 1731 sous le nom de Jacques Ier, à la suite du décès de Louise-Hippolyte à l’âge de 34 ans, après onze mois de règne. Il abdique deux ans plus tard pour laisser la place à son fils, Honoré III, qui devient souverain à l’âge de 13  ans.

Louis II (1870-1949)
Né après la séparation de ses parents, le prince régnant Albert Ier et Mary Victoria Hamilton, qui file se réfugier au début de sa grossesse auprès de sa famille à Budapest, Louis II ne rencontre son père qu’à l’âge de 10 ans. Elève de l’école militaire de Saint-Cyr, puis de Saumur, il est affecté comme sous-lieutenant dans différents régiments successifs de la Légion étrangère et engagé sur plusieurs missions en Afrique. A Monaco, son goût pour les armes et sa brillante carrière militaire lui valent d’ailleurs le surnom de prince soldat. Lors d’un séjour à Constantine, en Algérie française, il rencontre Marie-Juliette Louvet, fille de paysans et danseuse de cabaret de son état. De leurs amours naîtra Charlotte Louise Juliette Grimaldi de Monaco, fille illégitime et néanmoins seule descendance de Louis II. Pour assurer la pérennité des Grimaldi sur le trône monégasque, Albert Ier, avec la complicité du président français Raymond Poincaré, fait alors changer la loi de succession, qui permet à Louis II d’adopter Charlotte et d’en faire son héritière.

Charlotte Louise Juliette Grimaldi de Monaco (1898-1977)
Son adoption ouvre à Charlotte les portes du royaume de Monaco après des premières années passées incognito en Algérie française auprès de sa mère. La petite Charlotte de Constantine devient alors Mademoiselle de Valentinois, et son père lui assure une éducation digne de son rang en l’inscrivant dans les meilleurs pensionnats de l’époque. En mars 1920, elle épouse le comte Pierre de Polignac dans un mariage arrangé par Louis II. Le divorce est prononcé après treize ans d’une union malheureuse, qui aura tout de même donné deux enfants: Antoinette et Rainier Louis Henri Maxence Bertrand, futur prince Rainier III. Princesse extravagante, plus à l’aise dans l’agitation parisienne qu’à Monaco, elle vit entourée de ses chiens et s’affiche au côté d’hommes au passé sulfureux. Elle se rend au mariage de Rainier et de Grace au bras de René Girier, un ancien voleur de bijoux qu’elle rencontre alors qu’elle est visiteuse de prisons. C’est sa dernière apparition sur le Rocher.

Rainier III (1923-2005)
Il monte sur le trône en 1949, après que sa mère, Charlotte, a renoncé à ses droits de succession quelques années plus tôt pour lui céder sa place. Rainier a 26 ans lorsqu’il succède à son grand-père, Louis II, après des études dans une école privée anglaise et un séjour au célèbre institut suisse Le Rosey, à Rolle (VD). Son mariage avec l’actrice américaine Grace Kelly, le 19 avril 1956 dans la cathédrale de Monaco, attire l’attention du monde entier sur un caillou alors peu flamboyant et en perte de vitesse. Le Tout-
Hollywood se presse pour découvrir ce minuscule royaume de 2 km2. Cerise sur le Rocher, la nouvelle princesse offre, moins d’un an après les noces, une descendance à la dynastie Grimaldi, avec la naissance de Caroline en 1957. Albert arrive l’année suivante, suivi par Stéphanie sept ans plus tard.

Albert II (1958-)
A 56  ans, Albert II, l’enfant terrible des têtes couronnées, s’est enfin assagi. Avant les débuts de son histoire avec Charlène, en 2005, on lui a prêté des aventures avec Naomi Campbell, Claudia Schiffer ou Victoria Silvstedt. Il a reconnu deux enfants nés de relations sans lendemain: Jazmin Grace, 22 ans, qu’il a eue lors de sa courte relation avec Tamara Rotolo, serveuse de pizzéria américaine. Et Alexandre, 11 ans, né de l’idylle du prince avec une hôtesse de l’air d’origine togolaise. Si tous les deux ont été reconnus par Albert, seul Jacques peut prétendre à la succession de son père et perpétuer la dynastie des Grimaldi, vieille de plus de 700  ans.


The West Point Legionnaire

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The Observation Post

Academy grad deserts US Army, joins French Foreign Legion

 

Photo: Jacques Brinon, AP Soldiers from the Foreign Legion march during the Bastille Day parade in Paris, Sunday, July 14, 2013. (AP Photo/Jacques Brinon)

This is a strange story that I have not heard about until today.


Un soldat américain condamné pour avoir rejoint la Légion étrangère

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Le Monde.fr avec AFP | 16.12.2014

Un soldat qui a disparu par deux fois et que l'armée américaine considère comme déserteur depuis près d'une décennie est attendu lundi au camp de base de Caroline du Nord. | AFP/PATRICK BAZ

Un jeune officier américain, l'un des meilleurs de sa promotion à la prestigieuse école militaire de West Point aux Etats-Unis, a été condamné par un tribunal militaire pour désertion après qu'il eut rejoint la Légion étrangère.

Lawrence J. Franks Jr. avait abandonné son unité en 2009, rapporte mardi 16 décembre le New York Times. Désormais âgé de 28 ans, il a expliqué devant la cour qu'il avait des pulsions suicidaires depuis plusieurs années et que les conditions de vie difficiles de la Légion étrangère lui avaient offert un exutoire pour sortir de sa dépression.

UN EXUTOIRE POUR SORTIR DE SA DÉPRESSION

« J'avais besoin d'être mouillé et d'avoir froid et faim, a-t-il expliqué au journal, avant sa condamnation. J'avais besoin de la vie éreintante que j'ai seulement pu trouver dans la Légion. »

Le sous-lieutenant avait été porté manquant de son unité médicale de Fort Drum, dans l'Etat de New York, dans le nord-est des Etats-Unis. Sans jamais en informer sa famille, il avait pris un vol pour Paris et s'était engagé pour cinq ans dans la Légion étrangère. Ce corps d'élite de l'armée française, créé en 1831, permet aux recrues de changer d'identité et de construire une nouvelle vie.

Devenu le légionnaire Christopher Flaherty, l'Américain commence en bas de l'échelle et connaît une ascension rapide jalonnée de décorations. Il a effectué des missions en République centrafricaine et à Djibouti, a été chargé de la sécurité du général de brigade Laurent Kolodziej, commandant de l'armée française au Mali lors de l'intervention en 2013 contre les rebelles islamistes, selon le NYT.

« C'est un homme que je n'oublierai jamais et aux côtés duquel je resterai toujours, a déclaré M. Kolodziej en témoignant par visioconférence devant la cour martiale. Il est plus qu'un soldat-né, il est un gentleman-né. J'aimerais avoir dix hommes comme lui dans mon équipe et je serais le plus heureux des généraux. »

FAIRE FACE À SES RESPONSABILITÉS

A la fin de son contrat de cinq ans, en mars 2014, Lawrence Franks a quitté la Légion et s'est constitué prisonnier sur une base de l'armée américaine en Allemagne pour retrouver sa famille et faire face à ses responsabilités, a raconté le journal.

Les procureurs militaires l'ont accusé d'avoir manqué à son devoir et d'avoir causé des problèmes à son unité, affirmant que le jeune soldat avait déserté pour éviter son déploiement en Afghanistan un an plus tard.

Mais celui-ci a affirmé qu'il ne pouvait pas attendre aussi longtemps. « Je me sens très mal pour la douleur infligée à ma famille, pour les perturbations à mon unité, a-t-il déclaré. Mais je ne regrette pas ce que j'ai fait – rien, en bien ou en mal – parce que ça m'a sauvé la vie. »


Armentières : une exposition en hommage aux combattants d’Indochine

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Publié le 15/12/2014

Mitrailleuses, mortier et tenues militaires étaient, entre autres, visibles dans la salle Alain Lebleu.

Si vous l’ignorez encore, l’UACA (Union des Anciens Combattants d’Armentières) a désormais son musée, rue des Capucins. Dimanche matin, l’association proposait une exposition temporaire à l’occasion du 60ème anniversaire de la fin de la guerre d’Indochine dans la salle Alain Lebleu, attenante au musée permanent. Les équipements et armements authentiques de l’époque du conflit sont ainsi visibles mais on peut également examiner des télégrammes ou encore des photos de soldats.

Le maire, Bernard Haesebrouck, et son équipe municipale étaient bien évidemment présents pour cet événement tout comme le comité des souvenirs indochinois qui a l’habitude de fêter l’anniversaire de la fin du conflit.

Ancien légionnaire, Laurent Joye est le président de l’UACA depuis 10 ans. Selon lui, le but du musée, et de l’association plus généralement, est « de maintenir le souvenir de ces gens dont on parle peu et de rappeler le prix payé par les acteurs de la guerre pour arriver à la paix qu’on connaît aujourd’hui ».


La Solidaire 2015 déjà en route

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Publié le 15/12/2014

L'arrivée de la Solidaire à Castelnaudary.

La Solidaire est une randonnée cyclo-sportive caritative créée en 2010 par le 4e régiment étranger de Castelnaudary, au profit des anciens de la Légion étrangère. L'édition 2014 a battu tous les records puisqu'une somme de plus de 100 000 € de dons a été collectée. Félicitations aux généreux donateurs, aux courageux coureurs des 500 km et aux nombreux amis de la Légion étrangère qui ont participé à cet élan solidaire autour de son parrain d'exception : Bernard Thévenet, vainqueur du Tour de Franceen 1975 et 1977. La Solidaire est l'occasion à la fois d'entretenir puis de développer les valeurs de solidarité et de dévouement chères à la Légion étrangère, et de mettre en application de manière très concrète son code d'honneur, qui commande de ne jamais abandonner les siens, au combat comme dans la vie.

La Solidaire 2015 est déjà en route et sa préparation est bien amorcée. La page Facebook monte en puissance, n'hésitez pas à la «liker» et à la partager avec vos connaissances. Le site Internet de la Solidaire a été piraté et les organisateurs ont choisi de ne pas le renouveler.

La Solidaire 2015 est maintenant hébergée sur le site du régiment qui est sécurisé.

La page est en cours de mise à jour et le parcours 2015 sera bientôt dévoilé.

La Dépêche du Midi

Tilloloy: un hêtre rouge pour le poète

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Publié le 15/12/2014

Le cèdre de Cendrars est mort. La commune a alors décidé de planter un hêtre rouge en souvenir. 


Un hommage à Blaise Cendrars et un hêtre rouge planté pour ne pas oublier. Ces deux actions ont été menées de front à Tilloloy, samedi 13 décembre, dans le parc du château. Car c’est à cet endroit qu’est visible «  le cèdre de Cendrars », note le maire, Gérard Comyn. «  Nous pouvons encore voir les traces des balles qui l’ont percuté. Ce cèdre a servi d’observatoire aux poilus durant la Grande Guerre, comme Blaise Cendrars  », à l’époque jeune recrue de la Légion étrangère.

D’autres événements en préparation pour le centenaire

Ce cèdre est mort «  comme les combattants de 14-18  », insiste le maire, lyrique. Alors, la municipalité a décidé de planter un arbre, pour se souvenir des combats de la Légion étrangère, de ses soldats qui ont été enterrés dans le parc du château et de Blaise Cendrars, le poète. Pas de cèdre, mais un hêtre rouge a été planté par les élus.

Ce n’est qu’un premier pas vers les commémorations de la Grande Guerre que comptent mener la commune de Tilloloy et l’Association culturelle de Tilloloy.

Au 1er  mai 2015, une exposition autour de la création de la Croix de guerre pourrait se tenir au château. Pourquoi la Croix de guerre ? Parce que cette médaille a été créée en avril 1915. Il s’agit de la première décoration pour les simples soldats. Celle-ci a été inventée au château de Davenescourt. Mais cette histoire sera à découvrir l’an prochain.


Legiunea e patria lor. “Psihic nu ai voie să cedezi sub nici o formă!”

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Autor: Cristinel C. Popa15 Dec 2014

 
 
 
 
 
 
 
 

Poveştile legionarilor români. Un fost combatant, Irok, își descrie aventura în Legiunea Străină.
Iată ce spune: “…Am plecat în Franţa, drumul te costă 190 de euro cu Eurolines până la Marseille și de acolo primul tren, ce face nouă minute, până la Aubagne. Cine pleacă acolo trebuie să nu aibă nimic de pierdut în ţară, prietenă, un job bun etc.

Cea mai grea parte este cea psihologică în care eşti la ordinul tuturor și vei munci timp de o lună în Aubagne și eventual la Marseille de dimineaţă până seara. După toate muncile, culcare la ora 10.30 și trezire la 5.00, mic dejun la 6.00 fix.

Muncile variază, de la bucătarie la grădinărit și eventual construcţii mici prin bază (cărat pietre, nisip, moloz). Veţi susţine nişte interviuri la care trebuie să declari același lucru peste tot și din care să reiasă motivaţia. În cazul meu, având studii superioare și câştigând mai multi bani ca în Legiune am avut parte de interviuri de până la două ore, apoi ştiam franceza de la şcoală. Am participat astfel la muncile cele mai grele.

Toată lumea e alternată la munci și se ţine o evidenţă cine ce a prestat si cum te-ai comportat.Dacă fizic să zicem nu faci faţă la ceva, e ok, dar psihic nu ai voie să cedezi sub nici o formă, altfel eşti picat din start. Testele fizice: alergare: şapte paliere, dacă eşti cât de cât sportiv și strângi din dinţi le faci fără probleme, imediat după: patru tracţiuni și urcare coardă fără ajutorul picioarelor.

La finalul a vreo 20 de zile, după munci și teste psihologice, 25 sunt opriţi și trecuţi în uniforma. Urmează apoi: alergare după o săptămână cu sergentul şef - un test bereta, cam toţi îl iau. Cine se crede rambo și e violent, sărac cu duhul, slab fizic, mai bine să stea acasă!

Din start câştigi 1000 de euro pe lună dar pentru mia asta munceşti de-ţi sar ochii din cap. Se slăbeşte cinci-şapte kilograme în medie acolo. După o lună de instrucţie, marşuri, devii legionar, dar continui instrucţia. Termini perioada de patru luni și atenţie! Primii cinci din promoţie își pot alege ei regimental: 3500 de euro pe lună pentru stat în Africa și 2500 de euro pentru Guyana.

Regimentul 2 REP are în principal teatru de operaţiuni Africa, 3 REI e în Guyana. În rest, la orice regiment nimereşti, vei face specializări peste tot în primii trei ani (stagii scurte – patru luni și comando, eventual două trei săptămâni).

Legion Etrangere e cea mai bună armată din lume. Ca să fii soldat de elită în Legiune și să pupi misiuni speciale,trebuie să ai luciditate, calm și condiţie fizică bună sau aptitudini pentru a le căpăta. Violenţele cretine nu-și au locul aici și eşti sancţionat instant pentru ele. Statutul tău este de soldat francez, cu tot ce implică asta: asigurare de sănătate, cod personal de la Ministerul Apărării, card etc...

Ideea este că în primul rănd nu-ţi mai aparţii și faci ce ţi se spune fără comentarii. Pe mulţi îi termină numai disciplina în ce priveşte vestimentaţia care trebuie să fie perfectă când ieși undeva sau faci gardă”, povesteşte legionarul român.

“E greu și de regulă dacă poţi face bani altfel e de preferat. Dacă ai în schimb instinct de fiară și vrei să fii alături de alţii la fel (dar perfect stăpâni pe sine) și să ai parte și de ceva acţiune în viaţă, pe lângă multă-multă muncă, poţi încerca Legionea Străină. E o lecţie de viață care îţi va conferi un permanent avantaj pentru tot restul vieţii.

Nu contează cât stai în Legiune: o lună, un an, doi, trei, se va schimva ceva la tine cu siguranţă în bine. La testele medicale într-adevăr trebuie să fii sănătos tun. La început se uită la tine, examen ORL, EKG, test urină (steroizi), ca după ce iţi dau uniformă să îţi facă și test de sânge, iar în final, înainte de a te trimite la Fermă se face și examinarea dinţilor mai în amănunt. După cele patru luni de instructţie, se ridică restricţiile iniţiale (telefon,regim alimentar) și, ajuns la regiment, intri în program normal. Iar aici performanţa fizică va creşte, nu va scădea”.

Astăzi politician, ieri legionar
Cristi Manolache, un politician bacăoan a parcurs perioada obişnuită în Legiunea străină. S-a întors acasă, s-a apucat de afaceri și politică. “M-am înrolat în Legiunea Franceză în 1992, la centrul de recrutare Fort de Nogent, în Paris.

Primul pas a constat în testele necesare acceptării în acest corp al armatei franceze: teste psiho-tehnice, fizice și medicale, fiind apoi trimis pentru perioada de instrucţie la Castel Naudary, locul de pregătire al tuturor celor admiși în rândurile Legiunii.

După perioada de instrucţie am luat drumul regimentului de cavalerie cantonat în Orange, în rândurile căruia am fost timp de patru ani, participând la diferite schimburi de experienţă cu caracter militar, instrucţii speciale dar am fost trimis și în unele teatre operationale. Am mers întâi în fosta Iugoslavie și apoi pentru doi ani în Djibouti, ca membru al corpului de menţinere a păcii, având și misiuni de pază a unor obiective strategice. Atunci am avut onoarea de a-l cunoaşte pe preşedintele Franţei, Jacques Chirac, venit într-o inspectie a trupelor cantonate în torida ţară africană.

A fost o perioadă nouă în viaţa mea, petrecută pe un continent al contrastelor, unde cel mai mare inamic a fost căldura. Am revenit în Franţa unde mi-am continuat activitatea la un alt regiment, cel de geniu, cu sediul la Avignon, unde am rămas până la sfârsitul contractului semnat cu Legiunea Străină Franceză.

A fost un nou început, într-o altă specializare, conform specificului noului regiment. Dar, fără nici un dubiu, a fost în același timp și o nouă provocare. Timp de opt ani am participat la teatrele operaţionale din Africa Centrala (1994), Iugoslavia (1995-1996) și o altă misiune de patru luni în Djibouti, în afara celor doi ani petrecuţi acolo (1996-1998).

Anii în care am fost în legiunea Franceză înseamnă cea mai bogată experienţă pe care am trăit-o, unde mi-am format un caracter puternic și am învatat că tot ceea ce-ţi propui în viaţă se obţine prin muncă și sacrificiu. Regulile, ordinea și rigoarea sunt elemente definitorii ale celor ce au îmbrăcat uniforma Legiunii Franceze.

Am revenit în ţară în 2000, și mi-am deschis propria afacere, cu banii câştigaţi în cei opt ani petrecuţi în armata franceză. Întors acasă, văzând că lucrurile nu funcţionează, m-am implicat și în viaţa politică, începând cu 2002. Sper ca, prin experienţa de viaţă acumulată până acum să reuşesc, cu acceptul și sprijinul oamenilor, să pun umărul la schimbarea în bine a comunităţii în care trăim. Datorie, reguli și progres! Aceasta este deviza după care mă călăuzesc și care îmi va fi mereu în faţa ochilor”, încheie politicianul român.


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