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Le prince Albert et Didier Deschamps soutiennent Éric Bermont

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Publié le 23/11/2014

C'est en toute simplicité que le prince Albert II de Monaco est venu saluer et encourager le caporal-chef Éric Bermont, militaire castelsarrasinois du 31e régiment du génie qui court sur pour Loïc Liber rescapé de la tuerie de Montauban./ Photo DDM, DR.

Bras dessus, dessous, ce n'est pas moins que le prince Albert II de Monaco et le sélectionneur de l'équipe de France de football Didier Deschamps qui sont venus soutenir le sapeur castelsarrasinois, le caporal-chef Éric Bermont qui court depuis une semaine non-stop sur la «No Finish line» (notre édition du 18 novembre).

Pour le «para» du 17e RGP de Montauban

Une course monégasque de 8 jours réunissant 11 000 participants sur laquelle le sous-officier du 31e régiment du génie s'est lancé un défi herculéen : celui de courir 606 km en soutien à son frère d'arme, Loïc Liber. Ultime rescapé de la tuerie de Montauban perpétrée par Mohamed Merah, le 15 mars 2012, le jeune para du 17e RGP suit, au jour le jour, les exploits athlétiques de l'ancien légionnaire martiniquais. Ce dernier a été rejoint, hier, par les militaires de la cellule communication du «31e» au premier rang desquels le lieutenant Maude Degraeve qui apportait le soutien du chef du corps du régiment le colonel Guillaume Venard. Nous sommes parvenus à joindre Éric Bermont sur sa course alors qu'il avait déjà réalisé plus de la moitié de son incroyable challenge.

Comment se passe votre course ?

Difficile au début, il pleuvait à torrent, nous avions les pieds dans l'eau et la partie sur pavé est très éprouvante pour les articulations (le circuit de 1 400 mètres, est tracé sur la digue du port Hercule de Monaco, N.D.L.R.) Le plus difficile, c'est le soir lorsqu'après l'effervescence de la journée, où il y a des milliers de participants sur le circuit, nous nous retrouvons juste avec les 43 compétiteurs faisant les 8 jours de courses non-stop. Il faut se remotiver à partir de 20 heures pour courir jusque vers 3 heures du matin.

Vous arrêtez quand même un peu ?

Pour mon sommeil, c'est court quatre heures par jour en deux fois : de 3 à 6 heures et une sieste éclair d'une heure de 11 à midi. À l'exception du petit-déjeuner que nous prenons tous ensemble, je prends le reste de mes repas en course environ toutes les 2 ou 3 heures.

Vous vous êtes fixé un pari fou ?

Je suis habitué de ces challenges, l'an passé, j'ai fait les six jours de Luc-en-Provence où j'ai couru 557 km non-stop. Si je respecte, mon contrat de 80 km par jour (E. Bermont avait franchi 383 km, jeudi), je passerais les 606 km sans souci.

Vous connaissiez Loïc avant le drame de Montauban ?

Absolument pas. Sa situation m'a beaucoup touché et je ne voulais pas venir à Monaco et courir pour rien. Je voulais une symbolique forte de solidarité entre frères d'arme.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que vous êtes parvenus à mobiliser autour de votre défi…

C'est sûr, rien que sur notre page «Facebook», il y a plus de 73 000 vues, de nombreux commerçants du Tarn-et-Garonne m'aident… Avant le départ, le chef d'État-major de l'Armée de Terre m'a rencontré pour m'apporter son soutien, comme jeudi soir le prince Albert et, vendredi Didier Deschamps.

Vous êtes en contact permanent avec Loïc ?

On se téléphone tous les jours, il me demande des nouvelles de la course, il est très enthousiaste et heureux de cette mobilisation. C'est grâce à lui que je tiens bon, il me donne la foi et la force de relever ce défi.


Le chiffre : 606

kilomètres C'est le défi personnel que le caporal-chef Éric Bermont s'est lancé sur la «No Finish line» de Monaco, une course qui réunit 11000 coureurs. C'est aussi le nombre de kilomètres qui sépare Loïc Liber, l'ex parachutiste du 17e régiment du génie de Montauban grièvement blessé et seul rescapé de la tuerie de Montauban, le 15 mars 2012, de la cité d'Ingres de son actuel lieu de convalescence. C'est la distance qu'Éric Bermont a décidé de réaliser pour soutenir son frère d'arme.

Propos recueillis par Max Lagarrigue.

Traduction

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