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Tué à coups de marteau : le témoignage des enfants en intégralité

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Par Émile CHAUVOT |Publié le 17/07/2014

Gilianne Skendo, 16 ans, et son frère Mickaël, 18 ans, habitent Marseille avec leur mère. Ils voyaient leur père très régulièrement jusqu’à ce qu’il soit assassiné, le vendredi 4 juillet, à Sisteron.

À la suite du meurtre de Krenar Skendo, le 4 juillet dernier à Sisteron, sa femme et sa belle-fille ont été écrouées pour assassinat et complicité d’assassinat. Les proches d’Anouk Genriès évoquent un couple aux relations orageuses. Les enfants de la victime, qu’il a eus avec son ex-épouse, ont souhaité témoigner. Nous les avons rencontrés à Marseille.

«Nous avons lu beaucoup de mensonges au sujet de mon père. Ça nous a vraiment fait de la peine. » Ce samedi après-midi, dans l’appartement du quartier de La Blancarde à Marseille où ils habitent avec leur mère, Gilianne Skendo, 16 ans, et son frère Mickaël, 18 ans, parlent sans larme, ni haine. Ils souhaitent simplement « rectifier l’image » de leur papa, Krenar Skendo, victime d’un meurtre à l’arme blanche et au marteau, vendredi 4 juillet, à Sisteron. Meurtre pour lequel l’épouse de la victime, Anouk Genriès, et sa belle-fille, Hélène, ont été mises en examen (lire par ailleurs). « Il a été mentionné qu’il battait des femmes, qu’il maltraitait des animaux. Je peux vous dire qu’il a vécu avec ma mère et qu’il n’a jamais levé la main sur elle », assure Gilianne.

Un père « attentionné » et « aimant »

« C’est vrai qu’il pouvait être irascible, nerveux, mais il a toujours été là en cas de problèmes, toujours. C’était juste une “grande gueule” » poursuit Michelle Derambure, laquelle a été mariée avec lui pendant presque 10 ans et avec qui elle a eu Gilianne et Mickaël. « Anouk a posté dernièrement, sur sa page Facebook, un article sur les femmes maltraitées, un autre sur les animaux. Les gens ont fait l’amalgame. » La dernière fois que les enfants ont vu leur père, c’était quatre jours avant le drame, à Marseille, pour l’anniversaire de Mickaël. « Anouk avait le sourire jusqu’aux oreilles. Ils parlaient même de leurs projets. Piscine ou pas piscine, le jardin… », raconte le jeune homme, arborant au poignet le dernier cadeau que son père lui a offert pour ses 18 ans. Un papa « présent », « aimant » et « attentionné » qui a toujours gardé des liens étroits avec ses enfants. « Il répétait qu’il était fier de nous. Il n’hésitait pas à nous mettre en avant », explique Gilianne, laquelle a pour ambition d’intégrer la prestigieuse école de Saint-Cyr et devenir officier de l’armée de terre. « Ils se téléphonaient très régulièrement. Mickaël allait à Sisteron pendant les vacances scolaires, il s’entendait très bien avec le fils d’Anouk. C’était une vie normale », reprend Michelle, ancien agent administratif dans l’Éducation nationale de 54 ans, qui a rencontré Krenar Skendo à Marseille en 1994.

Originaire d’Albanie, il était alors légionnaire depuis un an. « Cela n’a pas duré longtemps. Il est parti à Sarajevo. Quand il est revenu pendant l’été 1995, on s’est marié, on a eu les enfants. Il a commencé les petits boulots ». Il a travaillé dans une société spécialisée dans les ascenseurs, puis dans une casse automobile. Il a également été agent de sécurité, poste qu’il occupait également à Digne-les-Bains, au moment du drame. « Ça n’a jamais été un tire-au-flanc, il n’est jamais resté sans rien faire, assure son ex-femme. D’ailleurs, il envoyait de l’argent à sa famille régulièrement. » Famille dont une partie habite Bergame, en Italie, et dont Michelle redoute la réaction au moment des funérailles [elles se sont déroulées hier, à Marseille]. « J’ai vu Krenar à l’institut médico-légal. Il est totalement défiguré. Je l’ai reconnu grâce à sa cicatrice, confie la mère de famille. « Ce n’est pas possible de faire ça », lâche à son tour son fils. Aujourd’hui, Gilianne et Mickaël souhaitent savoir ce qui s’est réellement passé ce matin du 4 juillet. Et surtout « pourquoi ». Leur mère a rendez-vous cette semaine au service d’aide aux victimes du tribunal de Marseille, afin que la famille puisse se constituer partie civile lors d’un éventuel procès.


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