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Résistant et officier allemand il faut le Train pour le faire !

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12/12/2013

On fêtera l’année prochaine les 50 ans de la sortie du Train, le film de John Frankenheimer. Le Blésois Charles Couradjut y était figurant, et s’en souvient.

Aujourd'hui, même s'il n'est pas franchement convaincu, Charles se demande s'il n'aurait pas pu rempiler dans le cinéma !

Soixante-quinze ans, et toujours la carrure d'un fort des Halles ! 14 ans : « homme de ménage » dans une pharmacie. Grâce au goût pour l'étude, il finit préparateur.
Mais le temps se gâte sur l'Algérie : le voici officier parachutiste dans la Légion étrangère, avant d'intégrer l'infanterie de marine. Les Marsouins français, l'équivalent des Marines américains. Après quatre ans, retour à la vie civile, responsable de la formation commerciale dans la vente d'automobiles. Le seul point commun entre tout cela : la capacité à former des hommes.
Et puis il y a l'amour du cinéma, survenu d'une drôle de façon. « Dès l'âge de 10 ans, je me faisais un peu d'argent en récupérant le papier pour le revendre. Je tombais régulièrement sur des magazines de ciné jetés après avoir été lus. A force, je suis devenu une sorte de Monsieur Cinéma ! »

Quand il croise un ancien d'Algérie qui lui dit faire partie d'une troupe de cascadeurs sur le tournage du Train, et que s'il veut… Évidemment qu'il veut !
« C'était pour moi l'occasion rêvée de voir ce qui se passait derrière l'écran. » Première découverte : la « lenteur ». « Une journée de travail, pour quelques secondes de projection. » Également, le professionnalisme. « J'ai vu Burt Lancaster, modestement, s'entraîner longuement à manier une grosse bielle pour paraître un authentique conducteur de train. »
Que dire encore des moyens : « Des scènes de bombardement plus que crédibles, avec de vrais explosifs. Lors du télescopage entre deux trains – qui a failli détruire toute la gare – ce sont de vraies locomotives qui sont utilisées. Quant au souci du détail, par exemple, on manie à l'hôtel Lutetia, de vrais papiers à en-tête de la Wehrmacht. »

Des stars accessibles

Pas de régime de star ! « On mangeait entre figurants dans un petit resto avec nos costumes d'Allemands. Il fallait voir la tête des gens ! Ils devaient se dire : " Pas possible, ils sont revenus ! ". Néanmoins, j'ai pu aller voir Suzanne Flon – si simple et aimable – pour lui exprimer toute mon admiration. Et discuter aussi pas mal avec Bernard Fresson » C'était « un mécanicien allemand ». « Il venait de Reims, une ville que je connaissais bien. Ça fait un sujet de conversation ! »
D'une manière générale, les Lancaster, Michel Simon et autres Jeanne Moreau, Charles, de loin, les bouffait des yeux ! La magie du cinéma, c'est aussi un jour tomber d'un toit en Résistant, et ressusciter le lendemain dans la peau d'un officier de la Wehrmacht ! Trop fort !

Le film raconte l'épopée de Résistants détournant à grand péril un train emmenant en Allemagne les trésors du patrimoine français.

Alain Vildart

Traduction

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