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Athlétisme. Mimoun, le plus Gaulois des Français s'est éteint à 92 ans

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Publié le 29/06/2013

«C’était un modèle pour moi». Le commentaire de Michel Jazy, à l’annonce du décès d’Alain Mimoun, hier, montre toute l’importance que tient le champion disparu dans le paysage de l’athlétisme français. Français ? Mimoun l’était plus que n’importe qui. Son cœur s’était «enflammé pour ce beau pays de France» qu’il découvrait au fil des récits, donnés par les enseignants métropolitains. En 2002, il racontait qu’«enfant il rêvait devant les cartes de géographie et qu’il montrait la France à sa mère», ajoutant : «J’étais Gaulois avant les Gaulois».

Ali Mimoun Ould Kacha est né le 1er janvier 1921 à El Telagh en Algérie. Une date anniversaire remarquable, comme toutes les étapes qui jalonnent la vie de l’athlète.

La jambe sauvée

La bataille de Monte Cassino, en 1944. Alain Mimoun sert dans les tirailleurs algériens qui sont envoyés au feu des canons allemands. Sa jambe gauche est martyrisée par plusieurs éclats d’obus, et c’est l’intervention d’un chirurgien inspiré qui la sauve. Une aubaine pour celui qui a découvert la course à pied durant son service militaire et qui, la paix revenue, partage son temps entre travail et entraînement au Racing-Club de France.

Le début d’une carrière incroyable, qui le mène aux Jeux Olympiques de Melbourne en 1956. La locomotive tchèque, Emil Zatopek, l’a déjà devancé sur 10000m aux JO de Londres en 1948. Mimoun doit s’incliner encore deux fois en 1952 à Helsinki, sur 5000 et 10000 m derrière Zatopek.

«Les essences de mon village natal»

Alain Mimoun a 35 ans quand il va en Australie avec le secret espoir de voir «enfin monter le drapeau au milieu du mât». Pourtant, il termine 12e du 10000m, loin du Russe Vladimir Kuts.

Mais l’athlète d’origine algérienne a bien caché son jeu. En fait, il s’est préparé pour le marathon, quasiment incognito. «Il s’entraînait trois fois par jour (pour un total quotidien de 35 km) et ce n’était sûrement pas pour le 10.000 m. Même s’il m’avait dit qu’il ne disputerait pas le marathon», avait expliqué en 2006 son épouse Germaine, Corrézienne de Tulle. «Avant de partir pour Melbourne, j’avais effectué ma dernière préparation à Bugeat, une région magnifique où on trouve les mêmes essences que dans mon village natal du Tellag, dans le sud-Oranais», s’était souvenu le quadruple médaillé olympique.

Son heure de gloire était arrivée, malgré la souffrance : «Je m’insultais : fainéant, tu ne vas pas lâcher maintenant. Je pensais à ma mère, à ma femme, à ma fille qui venait de naître» racontait-il.

Le champion olympique restera pour toujours hors catégorie car il incarnait l’histoire de France qui se conquiert par la Légion d’Honneur sur le champ.


Les képis blancs

Alain Mimoun avait rejoint l’Armée d’Afrique en 1942 par amour de la France.

Né à El Telagh, près de Sidi bel Abbès, siège de la Légion étrangère, Mimoun racontait volontiers qu’il avait connu ses premières émotions patriotiques en regardant le défilé dominical des képis blancs.

Admirateur inconditionnel de général de Gaulle, Alain Mimoun avait emmené en 2001 son petit-fils sur la tombe du chef de la France Libre avant de le conduire à Domrémy, village de naissance de Jeanne d’Arc.

La Dépêche du Midi

Traduction

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