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Mali : la tension reste vive à Gao, où les islamistes sont toujours présents

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Publié le 11.02.2013

 



Les combats au sol se sont poursuivis lundi à Gao, la grande ville du nord-est du Mali, reprise par les soldats français et maliens. Cette ville avait déjà été la cible de deux attentats suicides en 48 heures et d'attaques répétées des islamistes. En début d'après-midi, des soldats français ont déminé les ruines du commissariat, découvrant au quatre mines enfouies dans la cour du bâtiment, ainsi qu'une roquette et deux grenades. Ces engins ont été détruits dans une explosion contrôlée. Le principal de la ville, à proximité du commissariat, avait été évacué en début d'après-midi par des soldats français pour faciliter le travail des démineurs.

«Nous sommes dans la crainte d'un attentat, c'est pour cela que pour des raisons de sécurité, nous avons évacué le marché de Gao», avait affirmé de son côté un officier de l'armée malienne. Le marché, dans le centre de Gao, se trouve à proximité du commissariat où des islamistes armés s'étaient retranchés dimanche,après avoir affronté des soldats maliens dans le centre ville.

Au moins 5 morts et 17 blessés dans les affrontements de dimanche

Au moins deux islamistes et trois civils ont été tués dimanche dans les affrontements qui ont également fait 17 blessés, a-t-on appris lundi de sources militaire et médicale. A l'hôpital, nous avons reçu 15 blessés par balle, «tous civils», a indiqué un médecin urgentiste, Fatoumata Kanté. «Les blessés étaient tous civils, nous n'avons reçu aucun islamiste», a confirmé le chirurgien Jiteye Moulaye. Deux civils morts reposent a la morgue, tandis qu'un troisième cadavre, lui aussi un civil selon des proches, a été retrouvé dans la cour du gouvernorat proche des combats.

Deux soldats maliens ont également été légèrement blessés, selon un haut gradé malien, ce qu'ont confirmé les médecins. L'officier a indiqué qu'à sa connaissance, «au moins deux terroristes» avaient été tués.

Un commerçant du marché de Gao, où se situe le commissariat dans lequel les jihadistes s'étaient retranchés, a lui évoqué cinq personnes mortes, tuées par des balles perdues. «C'étaient des commerçants dans le marché, des frères», a ajouté Malik Maïga. L'affirmation est plausible, les cadavres n'étant pas systématiquement amenés à la morgue, ont jugé les médecins.

VIDEO. Un commando islamiste attaque Gao

Des attentats revendiqués par le Mujao. Les attaques de vendredi et samedi ont été saluées et revendiquées par Abou Walid Sahraoui, porte-parole du Mujao. «Les fidèles de Dieu ont attaqué avec succès aujourd'hui l'armée malienne, qui a laissé venir les ennemis de l'islam à Gao. Les combats vont se continuer jusqu'à la victoire, grâce à la protection de Dieu. Les moujahidines sont dans la ville de Gao et y resteront», a-t-il déclaré. C'est la première fois que les islamistes ciblent ainsi une ville récemment repassée sous le contrôle des soldats maliens et français. Gao, située à 1.200 km de Bamako, avait été reprise le 26 janvier aux groupes islamistes armés liés à Al-Qaïda, dont le Mujao.

«La situation n'est pas totalement sécurisée», selon Laurent Fabius. Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a admis dimanche soir sur BFM TV que la situation dans la ville de Gao n'était «pas totalement sécurisée». Il n'a pas exclu de nouvelles incursions de groupes jihadistes, même s'il a assuré qu'ils ont «été frappés durement» depuis le début de l'intervention militaire française le 11 janvier.

VIDEO. La sécurité renforcée à Gao après un attentat suicide
Bamako hésite toujours à autoriser des Casques bleus

Le gouvernement malien «hésite toujours» à donner son feu vert pour une opération de maintien de la paix de l'ONU dans le pays quand la sécurité le permettra, a indiqué lundi un haut responsable de l'ONU. «Il semble y avoir une convergence de vues croissante sur la nécessité d'une telle opération» parmi les cinq membres permanents du Conseil de sécurité ainsi qu'au sein de la Cédéao (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest) et de l'Union africaine, a estimé le vice-secrétaire général de l'ONU Jan Eliasson devant quelques journalistes. Mais l'ONU «n'a pas encore reçu un feu vert clair de la part du gouvernement malien qui hésite toujours», a-t-il ajouté. «Pour l'instant la situation militaire n'est pas claire», pas plus que la situation politique à Bamako, a-t-il résumé.

 

Obama débloque 50 millions de dollars pour la France et le Tchad

Le président des Etats-Unis Barack Obama a donné l'ordre d'allouer 50 millions de dollars (environ 37,5 millions d'euros) à une aide militaire d'urgence pour la France et le Tchad dans le cadre du conflit au Mali, a annoncé lundi la Maison Blanche. «J'ai déterminé qu'il existait une situation d'urgence imprévue requérant une assistance militaire immédiate au Tchad et à la France dans leurs efforts en cours pour protéger le Mali des terroristes et des extrémistes violents», a affirmé Obama dans un mémorandum mentionnant la somme de 50 millions de dollars.

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