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2012


Le major El Gharrafi a été inhumé hier

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Publié le 05/01/2012

Émotion et recueillement/Photos DDM, Didier Donnat

Après l'hommage national lundi aux Invalides à Paris, celui solennel de son régiment, le 2e régiment étranger du génie à Saint-Christol dans le Vaucluse, c'était hier, au carré musulman du cimetière de l'Ouest, l'inhumation du major Mohammed El Gharrafi, tombé le 29 décembre en Afghanistan. L'adieu au mari, au papa -le major avait quatre enfants- à l'ami, au camarade, tombé sous les balles d'un taliban « infiltré » dans l'armée afghane. Une cérémonie très sobre, dans l'intimité, avec famille et amis ainsi que les frères d'armes -une délégation du 2e REG, une importante du « 4 », le régiment chaurien, avec cinq officiers, en présence du chef de corps, le colonel Talbourdel, de son second, le colonel Petiteau, du commandant de la base défense et délégué militaire départemental, le colonel Vigneron, et du sous-préfet Olivier Delcayrou.

Pas de prise de parole mais le recueillement pour accompagner le major jusqu'à sa dernière demeure au carré musulman du cimetière de l'Ouest et soutenir son épouse et leurs quatre enfants. La famille s'est installée à Saint-Martin-Lalande où le maire Guy Bondouy garde un excellent souvenir de son administré. « Je l'avais vu pour les cérémonies du 8-Mai, et il était venu me dire qu'il partait en Afganhistan quelques jours avant son départ ».

« Il appartenait au groupement de commando de montagne. C'était sa seconde mission en Afghanistan. C'était quelqu'un de calme, avec une grande expérience et un excellent camarade. Nous avons une pensée pour sa famille, ses parents », lui rend hommage, très affecté, le major Morrisson, président des sous-officiers au régiment du disparu. « Il était content de faire ce qu'il faisait au bénéfice du peuple afghan. Nous déplorons sa disparition ». Et avec celles-ci, celle des deux autres camarades tombés avant eux, « quatre en à peine plus d'un an », souligne le major Morrisson.


Hommage National

Une cérémonie d'honneurs militaires s'est déroulée mardi au 2e régiment étranger de génie à Saint-Christol, en hommage au major Mohammed El Gharrafi et au sergent-chef Damien Zingarelli. Une cérémonie au cours de laquelle les deux sous-officiers ont été faits chevaliers de la Légion d'honneur. La veille, ils avaient reçu aux Invalides, des mains du chef d'état-major de l'armée de terre, la Médaille militaire et la croix de la valeur militaire, croix qui décorait, mardi, le drapeau du 2e REG.

Gladys Kichkoff


L'hommage aux soldats tués en Afghanistan

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jeudi 05.01.2012

 

Les écoliers, la municipalité et les anciens

combattants ont rendu hommage aux soldats

tués le 29 décembre en Afghanistan.

Un hommage aux deux légionnaires tués en Afghanistan ...

 

le 29 décembre dernier, l'adjudant chef Mohammed El Gharrafi et le sergent Damien Zingarelli, a été rendu par la municipalité et les anciens combattants mardi à la mairie, en présence des écoliers et des bérets verts vétérans de Phalempin.

Louis Fauquenoy a retracé le parcours des deux hommes sous-officiers de la légion étrangère. Arrivés en septembre en Afghanistan en qualité de conseillers et de formateurs de l'armée Afghane, les deux militaires ont été victimes d'un tir ennemi qui ne leur a laissé aucune chance. Âgé de 39 ans, marié et père de 4 enfants, l'adjudant chef Mohammed El Gharrafi avait rejoint les rangs de la légion étrangère en décembre 1992 et servi 3 fois sur le théâtre des opérations extérieures en ex-Yougoslavie, au Tadjikistan et en Guyane. Il est nommé à titre posthume au grade de major, la Légion d'honneur lui étant attribuée au même titre. Le sergent Damien Zingarelli, 27 ans et originaire du Jura, avait rejoint la légion étrangère en 2005. Il avait effectué une mission extérieure en République de Côte d'Ivoire en 2010. Nommé à titre posthume au grade de sergent chef, la Légion d'honneur lui est attribuée au même titre.


Derniers honneurs pour l'adjudant-chef El Gharrafi

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05/01/2012, 06 h 00

De confession musulmane, le légionnaire El Gharrafi a été inhumé au carré des musulmans. (Photo Didier Rumeau)

Hier après-midi, le légionnaire El Gharrafi, décédé en Afghanistan, a été inhumé au cimetière de l'Ouest. Famille et proches, avec pudeur et retenue, se sont recueillis au carré des musulmans.

Les hommes ont tout d'abord été conviés à se rassembler auprès du cercueil placé dans le corbillard, en attente, à l'entrée du cimetière.

Douleur et gestes de réconfort se sont mêlés pour affronter l'accompagnement de cet ultime voyage.

Ce voyage ténébreux qui rappelle que ces hommes, au-delà des réunions symboliques des parades militaires, meurent, meurent en laissant derrière eux l'accablement de leurs familles.

Puis, emplies par la décence, les femmes ont rejoint les hommes, sous le vent glacial du cimetière. Les légionnaires ont suivi.

Parmi ceux-ci, étaient présents le colonel Talbourdel, chef de corps du 4e RE, le colonel Vigneron, délégué militaire départemental, les maires de Saint-Martin-Lalande et de Castelnaudary, ainsi que le secrétaire général de la préfecture.

Les lycées Jean-Durand et Jeanne-d'Arc étaient également présents, les quatre enfants du disparu étant scolarisés dans ces deux établissements.

Car si l'adjudant-chef El Gharrafi a servi au 2e REG (à Saint-Christol dans le Vaucluse), sa famille s'est installée à Saint-Martin-Lalande.

Les camarades des deux soldats tués poursuivent leur mission en Afghanistan.


Tué dans l'accomplissement de sa mission au service de la France

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05/01/2012

Retour sur le parcours de l'adjudant-chef El Gharrafi :

"Âgé de 39 ans, il avait rejoint les rangs de la Légion étrangère en décembre 1992. Il avait servi successivement au 1er REG à Laudun, et en Guyane au 3e REI. Ses indéniables qualités de soldats et sa motivation lui avaient permis de réussir les tests de sélection pour intégrer les GCM du 2e REG en 1999. Il avait été projeté trois fois en opération extérieure (ex-Yougoslavie en 1993 et 1995, Tadjikistan pour Pamir en 2009), avait effectué une mission de courte durée en Guyane en 2004, des renforts à Djibouti en 2001, 2003, 2005 et 2007, au Liban en 2006 et deux missions au Tadjikistan et au Liban en 2010".


Une émouvante remise de képi

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Publié le 05/01/2012

Mme le maire remerciant chaleureusement le colonel Yann Talbourdel.

Le 23 décembre, notre village a eu l'honneur de recevoir la légion étrangère. Vingt-six engagés volontaires (dix-huit nationalités différentes) ont reçu leur précieux képi blanc. Ces nouveaux légionnaires de la 1re section du capitaine Vidalo ont pris solennellement l'engagement devant le chef de corps du 4e RE de servir la légion étrangère et le drapeau français. Bon nombre de Peyrousiens étaient présents, dont le conseiller général, M. Stéphane Linou. À l'issue de la cérémonie qui se déroula place de l'Europe, légionnaires, personnalités civiles et militaires, voisins et habitants se retrouvèrent dans la salle Simon-Géli pour le vin d'honneur. Le colonel Yann Talbourdel, commandant la 4e RE du quartier Danjou, s'adressa solennellement à ses hommes dont la fierté et l'émotion étaient palpables. Ensuite, s'adressant à la population, au conseil municipal, à Mme le maire, qu'il remerciera très chaleureusement pour la qualité de l'accueil prodigué lors de cette cérémonie, le colonel remit à notre maire et aux élus quelques précieux souvenirs de cette soirée. C'est alors que les vingt-six légionnaires entonnèrent un chant composé spécialement pour la circonstance, pendant leur stage, par l'un des leurs (pianiste dans le civil), qu'il baptisa lui-même « Mémoires de Noël ». Une grande émotion envahit l'assistance qui leur offrit un tonnerre d'applaudissement.

L'adieu aux deux légionnaires "assassinés" en Afghanistan

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Publié le mercredi 04 janvier 2012

Gérard Longuet, ministre de la Défense, a remis au drapeau du 2e régiment

étranger de génie (2e REG), la croix de la valeur militaire avec palmes :

un hommage qui englobe tous les hommes qui sont actuellement en

Afghanistan. Puis c'est aux familles des deux légionnaires qu'il s'est adressé

longuement. Photo Valérie SUAU

À Saint-Christol, Gérard Longuet a salué hier la mémoire des deux hommes. Tués lors d'une mission d'appuie par un soldat afghan qui a délibérément ouvert le feu sur eux

Quels mots a pu trouver Gérard Longuet, ministre de la Défense, en saluant l'épouse, le père et les enfants de l'adjudant-chef El Gharrafi ? On ne le saura pas. Pas plus que ce qu'il aura dit à la compagne et la famille du sergent Damien Zingarelli, pour leur apporter quelque réconfort hier, sur le plateau d'Albion, au sein du 2e régiment étranger de génie, de la Légion étrangère.

Peut-être que la gravité de la cérémonie qui rendait un hommage militaire aux deux hommes, tués par un taliban infiltré au sein de l'armée afghane le 29 décembre dernier, leur aura apporté le témoignage de l'émotion du représentant du gouvernement. Et celui de l'ensemble du régiment, soudé dans la peine. Il manquait hier, sur le plateau, ces deux hommes et leur compagnie, soit 120 hommes toujours dans la vallée de Tagab à des milliers de km de là. Mais ils ont reçu, via la rare cérémonie de remise de la Croix de la valeur militaire au drapeau de leur régiment, eux aussi un hommage à leur courage.

Dans le silence du plateau d'Albion, le recueillement était impressionnant. D'autant plus impressionnant qu'en un an, le 2e REG a perdu quatre hommes sur le front afghan. Quatre légionnaires, venus apporter à la fois leurs connaissances dans le domaine de la haute-montagne que leurs compétences dans le génie, soit l'organisation et la logistique sur le terrain.

Mais Gérard Longuet n'a pas mâché ses mots, après un hommage appuyé aux deux hommes qui ont été faits chevaliers de la Légion d'honneur à titre posthume. Il a ainsi parlé d'un "véritable assassinat (..), de lâcheté de celui-là qui avait nié les principes mêmes des conflits, de ne jamais se cacher sous un uniforme". Un "odieux assassinat", qui n'avait jamais encore affecté l'armée française : depuis 2007, plusieurs soldats de l'Otan ont été tués par des talibans infiltrés. L'homme a été immédiatement abattu par les forces françaises.

Le drame était là hier. Encore palpable. Dans une émotion que l'on entend rarement de la part des militaires, et qu'on voyait sur le visage du colonel Bonelli, chef de corps du 2e Reg, comme du général Ract-Madoux, chef d'état-major de l'Armée de terre. Les obsèques elles, auront lieu dans l'intimité.

Silvie ARIES


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Traduction

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