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Le dernier poilu de la Grande Guerre est mort

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Publié le 12/03/2008

Lazare Ponticelli participe, , à l'inauguration de l'espace consacré à la mémoire orale, au musée national de l'Histoire de l'Immigration à Paris - Pierre Verdy AFP/Archives
Lazare Ponticelli participe, , à l'inauguration de l'espace consacré à la mémoire orale,
au musée national de l'Histoire de l'Immigration à Paris Pierre Verdy AFP/Archives

>> Vidéos << Lazare Ponticelli, le dernier poilu de la Grande guerre, est décédé à l'âge de 110 ans, a annoncé mercredi l'Elysée.

"J'exprime aujourd'hui la profonde émotion et l'infinie tristesse de l'ensemble de la nation alors que disparaît Lazare Ponticelli, dernier survivant des combattants français de la Première guerre mondiale", a déclaré le président Nicolas Sarkozy, dans un communiqué.

"Je salue l'enfant italien venu à Paris pour gagner sa vie et qui choisit de devenir Français, une première fois en août 1914, lorsque, trichant sur son âge, il s'engagea à 16 ans dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption. Une deuxième fois en 1921, lorsqu'il décida de s'y établir définitivement", a ajouté M. Sarkozy.

Lazare Ponticelli, qui vivait au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), près de Paris, avait dans un premier temps refusé l'idée d'avoir des obsèques nationales comme le proposait le gouvernement, mais avait finalement décidé d'accepter, "au nom de tous ceux qui sont morts, hommes et femmes" pendant la première Guerre mondiale.

L'avant-dernier survivant français de la Grande guerre était Louis de Cazenave, mort le 20 janvier, également à l'âge de 110 ans.


L'âpre vie des poilus dans l'enfer des tranchées


Alors que le dernier poilu vient de disparaître, l'enfer des tranchées, symbole de la Grande guerre, reste difficilement imaginable: les combats sporadiques, les gazages, les pilonnages toujours plus violents, les attaques au lance-flammes mais surtout la peur, omniprésente.

"Ce que nous avons fait, c'est plus qu'on ne pouvait demander à des hommes et nous l'avons fait", écrira l'académicien Maurice Genevoix, alors étudiant précipité dans la guerre de tranchées.

Longtemps, ceux qui survécurent à l'enfer des tranchées eurent du mal à en parler. Certains, atrocement mutilés, sombrèrent même dans la folie.

Trous d'obus aménagés et reliés par des fossés creusés par les soldats, les tranchées étaient le thé?tre de l'horreur, de l'attente de la mort. Malgré la peur, les poux, les rats, la boue et le froid, elles étaient aussi un monde de camaraderie, d'une solidarité sans faille entre soldats d'une même unité qui trouvaient le réconfort dans les plaisanteries, les chansons ou les lettres écrites à leurs familles.

Les poilus, baptisés ainsi parce qu'ils ne pouvaient ni se laver, ni se raser, restaient un mois dans les tranchées avant d'être relevés et envoyés à l'arrière où il pouvaient manger chaud, à leur faim et dormir au sec.

Leur emploi du temps était toujours le même. Le jour, ils dormaient ou se reposaient. Les activités hors de la tranchée étaient très limitées parce que risquées. Des tireurs isolés, embusqués, tiraient sur tous ceux qui osaient abandonner la protection de la tranchée.

La nuit, en revanche, tout s'animait. Les troupes profitaient de l'obscurité pour transporter les munitions, les rations et les provisions à travers le réseau de couloirs.

Une fois les activités nocturnes terminées, les soldats regagnaient leur position et attendaient patiemment et en silence le lever du soleil. Des bombardements intensifs avaient souvent lieu à l'aube ou au crépuscule. C'était en général le meilleur moment pour attaquer.

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