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1925

Les Échos des anciens combattants - 03/1925

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Jacques-Emile MAURER Président de la F.F.A.M.C.

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Les Échos des anciens combattants de mars 1925.

 

Jacques-Emile MAURER Président de la F.F.A.M.C.

Le dernier numéro des Échos des Anciens Combattants vous a apporté, en première page, l'heureuse nouvelle de l'attribution, par le Ministre de la Guerre, de la cravate de Commandeur de la Légion d'honneur à notre président, le sympathique Maurer. Il vous a fait connaître aussi le geste généreux et magnifique par lequel le nouveau promu a cru devoir y répondre.

On me demande,aujourd'hui, d'esquisser, pour mes camarades, la silhouette cependant bien connue de notre populaire président. Tâche délicate, difficile! Que dire de neuf èn effet ? Tout le monde connaît Maurer. C'est l'homme le plus actif qui se puisse voir. Et « se puisse voir » est bien le mot, car, accueillant comme pas un, Maurer se prodigue dans toutes les cérémonies, où il stimule par sa présence, le zèle patriotique de chacun. On le voit à notre siège social, on le voit à l'Arc de Triomphe; on le voit à des banquets; on le voit à ses affaires; on le voit partout, partout où sa présence est nécessaire, partout où son intervention peut être utile à la masse ou aux intérêts particuliers de chacun.

C'est un dévoué, c'est un philanthrope ! Jamais on ne s'adresse en vain à lui pour un service, pour l'organisation d'une manifestation. Connaissez-vous quelqu'un qui puisse légalement se plaindre de Maurer ?

Jacques-Émile Maurer est Alsacien, nul ne l'ignore. Son nom sent le terroir; son accent légèrement guttural, qui sonne pourtant agréablement aux oreilles de ses amis, c'est à-dire de tout le monde, décèle ses origines. C'est à Colmar, en effet, que Maurer vit le jour le 24 mars 1869. Élevé sous la domination allemande, dans le culte de la France meurtrie, il aspira de tous ses vœux au retour de l'Alsace à la mère-patrie. Propagandiste précoce, il osa, à 19 ans, pousser à Colmar même, le cri séditieux de « Vive la France ». Il ne dut qu'à la fuite de ne pas faire connaissance avec les geôles teutonnes. Il passa la frontière, s'engagea pour 5 ans dans la Légion étrangère et, avec le 1er régiment de cette arme, il fit campagne dans le Sud-Oranais,et au Tonkin.

Tandis qu'il courait la brousse, à l'abri de notre drapeau, il était condamné, en 1889 — heureusement par contumace — par les autorités allemandes, à 6 mois de prison, pour s'être dérobé — ô ironie des termes ! — au service militaire.

Libéré de notre armée, il se fixe à Paris, où, dès novembre 1898, il fonde « la Légion », société de secours mutuels des anciens officiers, sous-officiers et soldats des régiments étrangers. Bien entendu, il en est nommé président, et depuis cette époque, il s'est vu renouveler son mandat par la confiance de ses camarades reconnaissants. Depuis 26 ans, des milliers d'anciens légionnaires ont reçu de lui aide et protection, car, ainsi qu'il me le disait un jour: « A la Légion, la solidarité n'est pas un vain mot. Tous les légionaires sont des Français et de bons Français, quelle que soit leur nationalité, leur origine, car ils ont opté pour notre pays, qu'ils ont servi vaillamment et loyalement. »

En 1920, Maurer devient président de lia Fédération Française des Sociétés d'Anciens Militaires et Combattants, à laquelle, depuis sa fondation, la Légion est affiliée. Il succède dans ce poste à deux anciens chasseurs d'Afrique, dont le nom reste attaché à la prospérité, toujours croissante, de cet énorme groupement de 110 sociétés : Wallard, décédé depuis 15 ans, et Charles Lemaire. C'est en chasseur d'Afrique, fier de ses aînés, que je parle de ces inoubliables présidents.

Leur successeur prouve, dès son arrivée à la tête de la Fédération, qu'un légionnaire n'est pas inférieur à un chasseur d'Afrique dans le rôle d'administrateur. Maurer y excelle et s'y surpasse même. C'est ainsi que le 8 juillet dernier, la F.F.A.M.C. fut reconnue d'utilité publique.


Le 14 juillet 1919, il se distinguait par son entrain enthousiaste à la tête du détachement de la Légion qui passait sous l'Arc de Triomphe, lors du défilé de la Victoire.

Volontaire, tenace, sachant où il veut aller et y allant droit, sans tâtonner, Maurer est un président accompli. Il excelle à diriger les travaux de la Fédération, et, en dépit des questions, sinon arides, du moins complexes qu'on y traite, il conserve, avec le sourire aux lèvres, une humeur égale qui n'est pas étrangère à l'esprit de camaraderie qui règne dans ce groupement. Les difficultés ne rebutent pas Maurer, car il se joue des difficultés. Aussi, la nouvelle distinction dont il vient d'être l'objet a-t-ellle été accueillie avec une satisfaction unanime.

Dans les grands jours, la boutonnière de notre président s'adorne d'une imposante brochette de décorations multiples.

Il est, en effet, titulaire de la médaille commémorative de l'Annam et du Tonkin, de la médaille d'argent de la Mutualité ; il est chevalier du Dragon de l'Annam, officier de l'Instruction publique.Je cite de mémoire au hasard, sans ordre. elles sont trop ! Pendant la guerre, différentes missions, menées à bien, valurent à Maurer la rosette de la Légion d'honneur, pour « services exceptionnels rendus à la Défense nationale». Tout le monde, on le comprend, attendait la cravate.

Tel est le président Maurer. Il eût fallu pour le chanter la lyre vibrante d'un poète. A défaut de la poésie, j'ai mis dans ces quelques lignes, trop sommaires, tout mon cœur d'ami. Mes camarades, en les lisant, suppléeront, par la pensée, à leur insuffisance.

Je crois, en terminant, pouvoir affirmer que la F.F.A.M.C. est fière d'avoir Maurer à sa tête. C'est le président qu'elle attendait. Elle ne le lâchera pas de sitôt !

Léon Moussou,
Président de l'Union Nationale des Anciens Chasseurs d'Afrique.


« LA LEGION » Réunion mensuelle du 14 février 1925

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Les Échos des anciens combattants de mars 1925.

« LA LEGION » Réunion mensuelle du 14 février 1925


La séance est ouverte à 21 heures, sous la présidence du camarade Maurer, président,assisté des camarades Mader, Baruteau, Hildibrand,vice-présidents; Van Grasdorf, secrétaire général; Cuerel, secrétaire adjoint; Corchet, trésorier général; Gros, Kauffmann, Adamovitch, Goldstein, Baudson, membres du Conseil. Le commandant Cornetto et le camarade Nordmann, vice-présidents honoraires.

Excusé: les camarades Baïer et Wetzel.


Au début de la séance, le président Maurer donne la parole à notre camarade Mader, vice-président, qui, à l'occasion de la nouvelle promotion de notre président au grade de Commandeur dans l'ordre de la Légion d'Honneur, que le gouvernement vient de lui conférer, nous prononce les paroles suivantes :

« Mon cher président. Mesdames et chers camarades,

Ce n'est pas sans une vive émotion que je prends ce soir la parole pour exprimer en quelques mots la joie que nous procure la distinction honorifique que le gouvernement vient de décerner à notre président, le camarade Maurer, en l'élevant au grade de Commandeur dans l'ordre de la Légion d'Honneur.

Vous énumérer les mérites de notre président me semble superflu. Vous connaissez son grand cœur de philanthrope, ses efforts constants pour améliorer le sort de notre société, pour faire connaître à tous ce qu'est un légionnaire. Vous connaissez aussi sa valeur personnelle, son esprit de sacrifice, son amour pour la France et vous savez qu'il est un ardent pionnier de la civilisation française dans nos colonies.

Le grand rêve de notre président s'est réalisé.

L'Alsace-Lorraine est redevenue française. Mais il a un autre rêve! C'est celui d'empêcher à tout jamais un retour offensif des vaincus, pour anéantir une victoire si chèrement acquise; aussi il est de notre devoir à tous d'empêcher un pareil fait en nous groupant d'une  façon solide et constante, en multipliant nos efforts dans l'éducation morale et physique de la jeunesse, en cultivant le patriotisme, étant unis à tout jamais.

C'est avec une ténacité et un courage inlassables que notre président poursuit son but; nous avons maintenant notre place auprès du gouvernement, la reconnaissance d'utilité publique de notre Fédération et la distinction conférée à notre cher président en sont des preuves éclatantes.

D'autre part nous les anciens militaires et combattants, nous aurons notre Maison; le capital augmente de jour en jour grâce à des versements importants dont le journal l’Écho des Combattants vous donnera les détails. La Légion figure en tête de liste, par son président et par nous-mêmes.

Le Conseil d'administration se réunissant en une séance extraordinaire, a décidé d'offrir au nom de la Société un souvenir à notre président pour perpétuer notre reconnaissance. »

En terminant le camarade Mader laisse la parole à Mlle Kauffmann qui est chargée par le comité de dire quelques paroles en remettant à notre président un souvenir au nom de tous les légionnaires, en reconnaissance de son dévouement inlassable et pour tous les bienfaits que sans arrêt il a toujours apporté à nôtre belle société « La Légion ».

Après les quelques paroles simples et belles prononcées avec autant de sincérité par la demoiselle d'un ancien légionnaire, notre président, très ému, embrasse Mlle Kauffmann comme un père embrasse sa fille.

Devant ce geste aussi touchant, l'assemblée très nombreuse exprime par ses applaudissements sa joie à l'hommage simple rendu par notre président.

Le camarade Maurer, quoique profondément touché par cette marque de sympathie, comme de coutume reprend toute son énergie et fait réponse aux félicitations que vient de lui adresser le camarade Mader au nom de toute la Société.

Le camarade Nordmann ayant demandé la parole, elle lui est accordés; toujours avec un air de sympathie et toujours aussi noble, il retrace en quelques mots son estime, son admiration pour son vieux camarade Maurer, qui est notre président, et lui rappelle d'anciens
souvenirs très sensibles, en un mot leurs débuts au régiment, ainsi que les débuts de la Société; il répète que grâce à son énergie, à sa ténacité et son dévouement il a su agir en bon pilote qui d'un simple petit bateau en a fait un grand navire qui est notre société « La Légion ».

Le président Maurer répond aux paroles touchantes que vient de lui adresser le camarade Nordmann.

En suite la parole est donnée au secrétaire général, le camarade Van Grasdorf, qui donne lecture du procès-verbal de la dernière réunion, qui est adopté sans observations.

Le président rappelle le décès d'un de nos bons camarades, vieux sociétaire, ancien membre du bureau, le camarade Moesch; aux obsèques, la Légion était représentée par une délégation de 18 membres suivant notre drapeau. Le président adresse à sa veuve, ainsi
qu'à toute sa famille, toutes nos condoléances pour le terrible deuil dont ils viennent d'être frappés.

Lecture du courrier. — Lettres d'excuses des camarades Jacob, Monot, Delcure, Fischer, Watter.

Pour terminer, notre président rappelle à l'assemblée présente que la distribution des prix de la Société mixte de Tir de la F.F.A.M.C. aura lieu le dimanche 15 février, en la salle des fêtes de la mairie du 10e arrondissement, sous la présidence effective du général Lagrue. et il insiste pour que nous y assistions en grand nombre, notre drapeau y étant représenté.

N'ayant plus rien à l'ordre du jour, la séance est levée à 22 h. 30.


Le secrétaire général,VAN GRASDORF.


Comme chaque réunion mensuelle, cette soirée mémorable s'est terminée par une sauterie intime.


Les Echos des anciens combattants - 02/1925

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Les Echos des anciens combattants - 01/1925

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