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La Légion étrangère au Tonkin.

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L'Avenir de Bel-Abbès. 11/02/1885

 

Nous lisons dans la République Française :

Le corps expéditionnaire du Tonkin est formé, comme on sait, de troupes de diverses provenances : troupes d'infanterie de ligne, troupes d'infanterie de marine et troupes d'Afrique, comprenant : tirailleurs algériens, Légion étrangère et infanterie légère. Toutes ces troupes se sont toujours parfaitement comportées au feu, et dans les différentes affaires auxquelles elles ont pris part, on n'a eu que des éloges à leur adresser ; mais il en est une, parmi ces troupes, qui a particulièrement fait l'admiration de tous ceux qui ont suivi la campagne: c'est la Légion étrangère.

Toutes les qualités qu'il est possible de demander à un corps, la Légion étrangère les possède : solidité à 1oule épreuve, discipline parfaite, sang-froid absolu, rien ne lui manque.
C'est merveille, parait-il, que de les voir tirer : déployés en tirailleurs, tous les coups portent, et ces tireurs excellents, bien dans la main de leurs chefs, ne brûlent pas leur poudre aux moineaux. Sans bruit,, sans gaspillage» inutile de munitions, ils infligent à l'ennemi les pertes les plus sensibles.

D'un autre côté, les hommes présentent individuellement les mêmes qualités, auxquelles il faut encore ajouter un courage que rien n'abat.

Un officier de marine qui,après être resté de longues années au Tonkin, vient de rentrer en France, nous cite cet exemple :

Après Bac-Ninh, une colonne expéditionnaire presque tout entière formée par des hommes de la légion étrangère avait été envoyée pour enlever Tuyen-Quang. Ce fut, nous disait cet officier, qui commandait un des bâtiments de la flottille chargée d'appuyer le mouvement, l'opération la plus difficile que la campagne du Tonkin eût présentée jusqu'à ce jour. La marche faite dans un pays inconnu, par une chaleur torride, au milieu de difficultés de toute nature, causait aux hommes les plus cruelles souffrances, et les troupes étaient obligées de monter à bord des bâtiments ; puis dès que le cheminement pouvait être repris, elles étaient débarquées, et l'on Continuait la marche en avant.

Dans un de ces  mouvements, l'officier qui nous a raconté ces faits remarqua sur le pont de son bateau un homme de la Légion étrangère, assis contre le bastingage, son fusil entre les jambes et dont une main était entourée de linges ensanglantés. Il s'approcha de lui et l'interrogea sur, sa blessure ; l'homme lui raconta qu'il avait eu deux doigts fracassés à Bac-Ninh, qu'il s'était fait panser et que sa blessure ne le faisant pas trop souffrir, il avait voulu faire colonne avec ses camarades. L'officier, surpris d'un tel courage, le complimenta et lui fit donner un petit verre de cognac : le soldat en but la moite, puis versa ensuite délicatement le reste sur son pansement que la chaleur avait rendu trop sec.

Le général Millot, "qui assistait en amateur à cette expédition — il était venu en bourgeois et restait incognito dans la cabine du commandant de la canonnière,— vint cependant féliciter le courageux soldat et le proposa pour la médaille militaire.

L'â-t-il eue ? nous l'ignorons.

Mais, si l'on en juge par un tel fait, par un si bel acte et si modestement accompli, combien, dans, ce brillant corps de la Légion étrangère,de belles actions resteront inconnues et sans récompenses !


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