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Association de soutien à l’armée française

18, rue de VEZELAY
75008 PARIS
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www.asafrance.fr

11 avril 2010

 

Lettre de l’ASAF 10/04

« Ne pas subir » (Maréchal Jean de LATTRE de TASSIGNY)

« L’armée inséparable de la nation »

 

 

 

Alors que le débat sur l’identité nationale vient d’être relancé par les dirigeants politiques français, et que la classe politique, tous partis confondus, souhaite la création d’un service civique, il n’est pas inutile de comprendre pourquoi l’armée demeure une composante essentielle de l’identité française et  l’une des rares institutions autour de laquelle peut se retrouver l’ensemble des Français.

 

La défense demeure le premier devoir d’un Etat et l’armée l’assure au mieux de ses capacités quels que soient le parti politique au pouvoir, les difficultés rencontrées et les sacrifices demandés. Nulle récrimination, grève ou contestation. Elle sert la France par un engagement total de ses personnels. Elle place le service du pays au dessus des querelles partisanes, des affaires politiciennes, des intérêts catégoriels et personnels. Elle cultive inlassablement les mêmes vertus, sans lesquelles ni une armée, ni un pays ne peuvent survivre : le courage, l’esprit de discipline et l’abnégation.

 

Malgré la suspension du service national et la réduction de ses ressources financières, l’armée assume avec la même rigueur et la même disponibilité qu’hier, la défense et l’intégrité du territoire, la protection des Français, y compris ceux vivant hors de France, et le soutien de nos alliés quand ils sont menacés ou attaqués; bref l’armée continue à garantir l’indépendance de la France, sa liberté d’action et la sécurité des Français.

 

Comment dans ces conditions ne pas considérer que les Français puissent voir dans leur armée une institution autour de laquelle ils peuvent se rassembler et retrouver les valeurs qui sont le fondement de notre Patrie. Ils constatent que cette institution est, bien souvent, exemplaire quand ils la comparent avec d’autres.

 

Ils constatent par exemple que les chefs militaires d’aujourd’hui ont tous été d’abord de jeunes officiers ou sous-officiers qui ont dormi par terre comme leurs hommes, ont porté le même sac et ont été confronté aux mêmes risques. Ils ont ainsi vécu les « réalités d’en bas » avant d’occuper des postes de responsabilité.

 

Ils savent également qu’entre le jeune engagé de 18 ans et le chef d’état-major des armées de 60 ans qui assume les plus lourdes responsabilités, les revenus s’échelonnent de 1200 € à 12 000 € soit un rapport de 1 à 10. Dans quelle autre entreprise de 250 000 personnes trouve-t-on une fourchette de salaires aussi réduite ? D’ailleurs les plus jeunes des soldats, y compris ceux venus des quartiers dits « sensibles » que l’armée intègre en nombre chaque année, peuvent devenir par leur travail, leur compétence et leur mérite, sous-officiers en 5 ans, voire à terme officiers.

 

Ils comprennent aussi que cette armée est à bien des égards exemplaire pour la nation. Après la décision prise en 1996 de la professionnalisation, en quelques années, elle a su se réorganiser de fond en comble. Quelle autre institution ou entreprise a su le faire aussi radicalement tout en assurant efficacement les missions confiées et sans exiger en retour des avantages catégoriels que d’autres n’auraient pas manqué de réclamer dans des circonstances comparables ?

 

Le 14 juillet, le 11 novembre et d’autres cérémonies notamment celles liées au retour de soldats morts pour la France dans les opérations de guerre actuelles, doivent être l’occasion pour les responsables politiques de rappeler que l’armée demeure une  priorité pour l’Etat. « Les vertus militaires, loin d’être des vestiges d’une époque révolue, demeurent un élément moderne de puissance » écrivait déjà un certain Charles de Gaulle en 1932.

 

La cohésion nationale est plus que jamais une condition première du développement, un facteur essentiel de sécurité intérieure et un élément majeur pour garantir notre liberté et notre indépendance. Il importe donc que l’armée, à travers les valeurs qu’elle cultive et l’exemple qu’elle constitue, demeure au cœur de la Nation.


Traduction

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